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Nous sommes en guerre et le Pape collabore avec l’ennemi

Trois familles de réfugiés syriens musulmans sont montées à bord de l'avion du pape François, samedi après-midi.

Après avoir lavé les pieds de clandestins musulmans le jeudi saint, le Pape François a encore fait des siennes, et c’est peu dire. Il est allé chercher des migrants à Lesbos et tous les journaux du monde affichent cette image, faite pour marquer par sa mise en scène, car le Pape était dans l’avion avec ces gens-là, il en est sorti le premier pour revenir leur serrer abondamment la main devant les caméras. Il est allé chercher trois familles, l’idée était là avant le voyage, émanant d’une association vaticane, nous révèle-t-on. « C’est une idée du Saint-Esprit » dit le Pape. Le Saint-Esprit a bon dos. Ce sont trois familles musulmanes « car les papiers des chrétiens n’étaient pas prêts » dit-on mais on n’en croit pas un mot depuis qu’on sait que les administrations veulent faire émigrer en premier les musulmans et refoulent les chrétiens. Comment peut-on accueillir des gens qui doivent, selon leur texte sacré, tuer des chrétiens ? N’oublions pas Mgr Padovese, égorgé et décapité en Turquie par le jardinier qu’il employait depuis des années.

On attend maintenant chacune des initiatives du Pape (j’allais dire chacune de ses frasques ou chacune de ses trahisons) avec angoisse. Cette initiative est dans le droit fil de sa visite à Lampedusa, qui peut se résumer à ce discours, relayé bien sûr par certains évêques, adressé aux migrants : « venez venez, nous avons le devoir de vous accueillir, honte à ceux qui ne le font pas, ils devront demander pardon. »

C’est Pétain qui serre la main d’Hitler. C’est Daladier, homme de gauche, à Munich. Comme le dirait si bien Churchill s’il était encore là, le Pape est allé à Lesbos en choisissant le déshonneur pour éviter la guerre, et il va avoir à la fois la guerre et le déshonneur.

Ramener de plus des femmes musulmanes étroitement voilées, il fallait le faire. C’est vraiment de la provocation. On plaint les chrétiens d’Orient en visite à Rome qui les rencontreront dans les couloirs du Vatican. La sphère catholique est quand même en émoi, il y a Sami Aldeeb qui écrit au Pape en lui disant : « vous n’avez pas le droit de demander à l’Europe de se suicider. Ce serait criminel de votre part et cela ne profiterait ni à l’Europe, ni aux réfugiés eux-mêmes, ni à l’humanité. »

Un mail circule, d’un catholique jusque là pilier de l’Eglise. Il commente crûment la photo ci-dessus : « Zorro est arrivé, voici le nouvel imam du Vatican ». Quant on pense au véritable culte du Pape dans lequel les gens de son âge ont été élevés, c’est emblématique… Les catholiques se partagent entre deux clans désormais : ceux qui sont désespérés, mais pas vaincus d’un côté, et de l’autre les bisounours, fiers de l’être et prêts à tendre docilement leur cou et celui de leurs enfants à l’égorgeur. Nul doute qu’avec ce nouveau coup bas, les églises vont continuer à se vider. Ce Pape est un diviseur.

Ce n’est pas faute de la part des évêques ou  prêtres ou autres responsables d’Orient d’avertir sans relâche le Pape du danger de l’islam. RL a déjà parlé du P. Henri Boulad, jésuite égyptien. Depuis longtemps l’archevêque de Mossoul a également essayé de le faire :

http://www.ndf.fr/nos-breves/19-08-2014/le-cri-davertissement-de-larcheveque-de-mossoul-aux-europeens#.VxOJ4TE5S-M

Encore tout récemment, un évêque d’Orient est revenu sur le danger d’accueillir des combattants qui vont nous faire subir à tous le sort des chrétiens d’Orient. Mais le Pape ne veut rien écouter. Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre, dit-on. Souvenons nous de cette vidéo présentée il y a quelques années lors d’un synode, et représentant simplement un graphique démographique pour tirer la sonnette d’alarme. L’évêque responsable avait dû s’excuser. Depuis, les évêques se partagent entre prudence navrée et dhimitude absolue.

Le Pape devrait de toute urgence relire le catéchisme de l’Eglise catholique, article 2141, en substance il y a deux limites à l’immigration : la capacité d’accueil, dans les termes « autant que faire se peut », et l’obligation du migrant de respecter l’Etat qui le reçoit : http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_P7R.HTM

Mais il devrait surtout rendre à César ce qui est à César et ne pas faire de politique. Il n’a pas à se mettre sur le devant de la scène ni à peser sur la politique des Etats. Surtout en temps de guerre, car nous sommes en guerre. On peut voir ici François au cours de son voyage à Lesbos, apparemment plongé dans l’admiration du drapeau de l’Armée syrienne libre : et on en déduit immédiatement de quel côté se situe ce Pape d’Argentine, pays de la théologie marxiste de la libération…

Avec ce Pape il n’y a pas beaucoup à espérer. On est loin de Jean-Paul II, qui avait fait chuter le communisme. Le Pape François ne nous défendra pas contre l’islam, au contraire pour l’instant il lui ouvre grand les portes. Il est vrai qu’avec la prière pour la paix organisée par le Pape en 2014 au Vatican et au cours de laquelle l’imam de service avait prié pour que les musulmans aient la victoire finale (et sanglante) sur les infidèles, on ne peut plus se faire guère d’illusions.

Sophie Durand