Sondage en Allemagne : la religion islamique tue l'intégration et favorise la violence

Ce texte est la traduction d’un excellent résumé en allemand écrit par deux responsables d’une étude de grande envergure qui montre clairement les liens dangereux et irréfutables qu’il y a entre islam et violence, entre islam et manque d’intégration des jeunes Turcs en Allemagne. Ce que vous vouliez toujours savoir, voilà nos voisins Allemands qui arrivent à le chiffrer.
Le texte original ne contient pas les sous-titres, totalement neutres, que le traducteur (Pascal Hilout) a ajoutés ici
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Religion, intégration et délinquance des jeunes en Allemagne

Christian Pfeiffer, Dirk Baier

Grâce à des fonds du Ministère fédéral de l’intérieur, le KFN, l’Institut de recherche en criminologie de Basse-saxe a pu réaliser un sondage représentatif auprès de presque 45.000 élèves des deux sexes. Il s’agissait d’élèves de la neuvième année scolaire (fin du premier cycle du secondaire). Ce sondage a été réalisé dans les années 2007/2008 au niveau national dans 61 villes et arrondissements.
Il s’agissait essentiellement de répondre à la question suivante : quels effets pouvaient avoir l’appartenance à une religion et le degré de religiosité personnelle sur les attitudes et les comportements des jeunes de 14 à 16 ans ?
Le degré de religiosité est cerné à l’aide de quatre indicateurs :
• Fréquence de la prière,
• Participation aux prières collectives à l’église, à la mosquée, au temple etc.
• Importance donnée par les personnes interrogées à la religion dans la vie quotidienne et puis
• Importance de la religion dans l’éducation reçue au sein de la famille.
Une religiosité plus prononcée chez les musulmans
Les réponses obtenues permettent de dire clairement qu’en Allemagne de l’Ouest 7,9% des jeunes n’appartiennent à aucune communauté religieuse. Ce taux atteint 75,8% en Allemagne de l’Est.
Parmi les jeunes qui appartiennent à une communauté religieuse, les chrétiens se déclarent à 29,9% non pratiquants (sans religiosité). Pour les adeptes d’autres confessions (bouddhisme, judaïsme etc.) ce sont 20,5% qui se déclarent non pratiquants. Par contre la « non-religiosité » tombe à 5,2% chez les jeunes se déclarant appartenir à la communauté musulmane.
Selon l’appartenance ethnique, la catégorie « pratiquant » respectivement « très pratiquant » varie entre 20 et 45% des jeunes chrétiens. Cela veut dire qu’ils prient au moins une fois par semaine, vont plusieurs fois par mois à l’Eglise et considèrent que la religion représente quelque chose d’important dans leur vie ou dans leur éducation familiale. Chez les jeunes d’une autre religion (bouddhisme, judaïsme etc.), ce taux s’élève à 54,5% et il atteint le taux très élevé de 71,2% chez les jeunes de confession musulmane.
Religion et intégration
C’est à l’aide de quatre indicateurs que nous avons mesuré l’influence de la religion sur l’intégration des jeunes migrants :
• L’usage de la langue allemande dans différents domaines de la vie,
• La part des amis allemands qu’ils ont,
• Le taux de ceux qui envisagent de continuer leurs études secondaires afin de passer le baccalauréat,
• Le taux de ceux qui se considèrent eux-mêmes comme Allemands.
Les résultats de l’enquête font ressortir que, à tout point de vue, le petit groupe de jeunes migrants qui sont les mieux intégrés est constitué de ceux qui n’appartiennent à aucune communauté confessionnelle.
Ces jeunes s’orientent, par exemple, à passer le bac pour 41,2% d’entre eux, 62,9% d’entre eux ont des amis allemands et ils se sentent comme Allemands à 66,1%.
A l’évidence la simple appartenance à une communauté religieuse a comme effet de se mouvoir plutôt à l’intérieur des réseaux sociaux de sa propre ethnie et, en général, de moins s’ouvrir à son environnement allemand.
L’autre extrême est constitué de jeunes musulmans : ils ne sont que 15,8% à viser le baccalauréat, ne sont que 28,2% à avoir des amis allemands et se sentent à 21,6% comme Allemands. Les taux correspondants atteignent 27,5%, 58,7 et 57,4% chez les jeunes migrants chrétiens.
La différentiation en fonction du degré de religiosité indique que le taux d’intégration augmente légèrement chaque fois que cette religiosité augmente chez les migrants protestants et chez les adeptes d’autres religions (bouddhisme, judaïsme etc.).
Pour les jeunes catholiques on constate une légère baisse de l’intégration avec l’importance que prend la religion dans leur vie. Ce qui indique qu’une religiosité accrue, est partiellement accompagnée d’un repli sur sa propre ethnie.
Cette tendance apparaît encore de façon plus marquée chez les jeunes musulmans. Démontrons cela à l’exemple de jeunes Turcs : ils sont d’autant moins intégrés qu’ils sont plus attachés à leur religiosité. Les plus pratiquants des migrants turcs n’ont d’amis allemands qu’à 21,7%, ne sont que 11,5% à vouloir fréquenter le lycée et ne se sentent qu’à hauteur de 14,5% comme Allemands alors que 88,5% d’entre eux sont nés en Allemagne. Par contre, les jeunes d’origine turque qui ne sont pas pratiquants ont pour 43,5% d’entre eux des amis allemands, envisagent d’arriver au bac pour 22,3% et se sentent à 51,3% comme des Allemands.

Religiosité et délinquance
Le rapport entre religiosité et délinquance des jeunes fait ressortir un tableau contrasté. Un résultat reste valable pour toutes les religions : plus les jeunes sont fortement ancrés dans leur foi, moins ils sont enclins à commettre des vols à l’étalage ou n’ont de problèmes d’alcool. Ceci est encore plus marquant chez les jeunes musulmans que chez les jeunes chrétiens. Mais c’est tout à fait la tendance contraire qui apparaît lorsqu’il s’agit de comportements violents. Pour les jeunes chrétiens une religiosité accrue est synonyme d’une baisse de la violence.
Pour les jeunes migrants, par exemple, si la part des auteurs de violence est de 21,8% pour les « non-pratiquants », elle tombe à 12,4% pour ceux qui sont « très pratiquants ». Comparativement, chez les jeunes des « autres religions » (bouddhisme, judaïsme etc.), ce taux passe de 26% à 8,5%.
Au contraire, chez les jeunes musulmans le lien entre religiosité et violence est totalement inversé : la religiosité est synonyme d’une montée de la violence. Le taux de 23,5% d’auteurs de violence, le plus élevé, est ici atteint chez les « très pratiquants ». Un taux de 19,6% se retrouvent chez les « peu pratiquants ». De plus, il faut remarquer qu’en comparaison avec les jeunes migrants chrétiens, le taux élevé qui pèse sur les jeunes musulmans est exclusivement du fait des mâles parmi eux. Aucune différence significative de comportement n’apparaît chez les filles.
Les facteurs explicatifs
Une première explication est fournie par les analyses multivariées qui tiennent compte de l’effet des facteurs d’influence que l’on contrôle simultanément. Ces analyses indiquent que chez les jeunes chrétiens, l’augmentation de la religiosité est accompagnée d’une diminution de trois facteurs qui renforcent la tendance à la violence, à savoir :
• la culture machiste, du mâle dominant
• le nombre d’amis délinquants et
• l’usage de médias avec des contenus violents.
Mais lorsqu’il s’agit de jeunes musulmans, la tendance est tout à fait inverse : plus ils sont ancrés dans leur foi, plus ils adhèrent aux normes machistes et plus ils préfèrent les médias à contenu violent. De plus, leur religiosité accrue s’accompagne d’un facteur à haut risque : ils ont plus de cinq délinquants comme amis. Ce qui différencie nettement les jeunes musulmans des jeunes chrétiens est justement le poids de ces facteurs qui renforcent la tendances à la violence : s’ils sont presque à égalité lorsqu’il ne sont pas pratiquants (24,6% respectivement 23,5%), le taux s’élève par contre à 27,% chez les pratiquants musulmans alors qu’il baisse pour atteindre 15,4% chez les pratiquants parmi les jeunes chrétiens.
Explications d’un expert en religion d’origine turque
Pour expliquer ces résultats, nous avons eu recours à une récente étude de Rauf Ceylan, expert scientifique en matière de religion. Il est d’origine turque. Son étude empirique présentait l’image de soi que relatent les imams (les clercs) turcs en Allemagne ainsi que leur activité professionnelle.
L’étude indique que la grande majorité de ces imams est employée uniquement pour un temps limité en Allemagne. Faute de connaissances en langue allemande, ils ne peuvent pas développer d’attitude constructive et positive à l’égard de la culture d’accueil. L’expérience de M. Ceylan permet de dire que l’éducation religieuse des jeunes musulmans que pratiquent ces imams renforce plutôt le repli communautaire au sein d’un islam conservateur et au sein de sa propre ethnie. Rauf Ceylan considère uniquement une minorité des professeurs de religion musulmane comme imams « intellectuellement offensifs » qui invitent les jeunes à s’engager dans une attitude positive à l’égard de la société allemande et à saisir les chances d’intégration qui leur sont offertes.
De plus, l’étude de Rauf Ceylan montre clairement que la grande majorité des imams considère la domination des mâles dans la famille et en société comme allant de soi et qu’elle fait partie intégrante des contenus de l’éducation islamique. C’est aussi à travers cela que se trouve renforcée chez les jeunes musulmans l’intériorisation de normes machistes et la préférence donnée aux médias à contenus violents.

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