Sopo, pourquoi n’y a t-il aucun noir dans l’équipe d’Algérie ?

Ri7Sopo-sifaouiOn l’attendait. On l’a eu. SOS-Racisme a fait savoir, par la voix du Huffington Post, qu’elle porte plainte contre l’entraîneur Willy Sagnol pour ses propos sur « le joueur typique africain », et pourfend par là-même « une expression décomplexée du racisme anti-noir ».

Sagnol n’a jamais parlé de « noir », mais c’est pas grave. Il l’a pensé. Et penser est criminel.

Autant l’Européen se doit d’être bariolé et métissé, autant l’Africain est noir, nickel-charbon.

Les Egyptiens, multi-vainqueurs de la Coupe d’Afrique des Nations, sont noirs. De même que leurs voisins marocains, tunisiens et algériens. Et la victoire de la « black and white » Afrique du sud lors de la CAN 1996 n’est due qu’à une erreur de casting. Africain = noir, géographie = ethnie, qu’on ne vous y reprenne plus.

Franchement, Sagnol, avec son teint clair et ses yeux verts, vous ne trouvez pas qu’il a une tête de délinquant? Le « criminel-né » parfait à la mode Lombroso revu et corrigé bien-pensance. Il doit expier.

Ceci étant, la noble tâche que se sont auto-assigné les preux chevaliers de SOS R ne pourra déboucher sur la découverte du Graal qu’après qu’aient été aussi annoncées les condamnations respectives des hurluberlus suivants (liste non exhaustive):

-Les dirigeants africains, lesquels recrutent majoritairement des techniciens européens, et souvent français, sans pouvoir exciper de la proximité linguistique : Le Français Hervé Renard a apporté la CAN 2012 à l’anglophone Zambie ;

-Le musulman bosniaque Vahid Halilhodzic, technicien de la sélection algérienne, qui a bâti son effectif autour des recrues grandies et formées en France, au détriment des joueurs « africains » (noirs, donc), lesquels constituent pourtant l’essentiel du vivier. Comme nous l’avons constaté, pas un seul joueur noir dans l’équipe lors de la Coupe du Monde. Saleté de raciste ;

– Le monumental Pierre-Antoine Delhommais qui, dans un éditorial d’anthologie à « le Point »(voir lien, surtout les cinq dernières lignes) nous explique que le « joueur typique japonais » étant petit, frêle, bref proche du rachitisme, nos amis nippons devraient procéder à quelques croisements génétiques, histoire d’améliorer le rendement de la « race ».

Comme pour les vaches laitières.

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/pierre-antoine-delhommais/les-infortunes-de-l-immigration-zero-03-07-2014-1842942_493.php

 

Jacques Vinent

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