Sos Mélenchon : c’est 10 % ou le chômage !

Publié le 17 mai 2014 - par - 821 vues
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Ri7meluche raclée3  jpegIl a maintenu le suspens jusqu’au bout, mais les masses sont rassurées : après de longues hésitations, Jean-Luc Mélenchon a décidé encore une fois de faire don de sa personne, et d’être tête de liste dans le Sud-Ouest (lui qui habite Paris) pour les prochaines européennes. Avantage immédiat, on le voit de nouveau sur les plateaux de télévision. Il prépare même une volte-face intéressante sur la question de l’euro. Lui qui, sous l’influence de son gourou en économie Jacques Généreux combattait avec une farouche énergie toute idée de sortie de l’euro, tout simplement parce que Marine Le Pen y était favorable, paraît commencer à évoluer sur la question.
Cela lui suffira-t-il pour être élu ? La question est grave. En effet, dans le Sud-Ouest, il y aura dix postes à prendre. Les mathématiques étant une science exacte, on peut donc supposer qu’avec 10 % des voix, Méluche serait certain de continuer à siéger à Bruxelles. Mais, dans une région où il y a 25 postulants (dont Renaud Camus, dont le numéro trois de la liste est membre de la rédaction de RL), atteindre ce score ne coule pas de source, surtout que les Verts ont également des listes indépendantes.
L’enjeu est de taille pour Jean-Luc Mélenchon. Ce sera en effet Bruxelles ou le chômage. Eh oui, Méluche, en cas de mauvais score, n’aurait plus, pour la première fois depuis 1986, date de son entrée au Sénat, le moindre mandat électif. En effet, le malheureux, depuis plus de deux ans, a tout raté.
– Il a donné ses 11 % à Hollande, dès le soir du 22 avril 2012, sans rien négocier. Résultat, il n’est pas ministre.
– Il a voulu être élu député à Hénin-Beaumont, mais s’est fait virer dès le premier tour. Résultat, il n’est pas au Palais Bourbon.
– Il avait annoncé qu’il allait s’ancrer dans cette ville, pour lutter contre le Front national jusqu’à la mort. Mais, sans doute découragé par sa gamelle aux législatives, on ne l’a pas vu aux municipales. Résultat, il n’est pas maire d’Hénin-Beaumont.
– Contrairement à son complice Pierre Laurent, secrétaire du PCF, il n’a rien négocié, au niveau du Sénat, avec les socialistes. Résultat, il n’est plus au Palais du Luxembourg.

Il ne lui reste donc plus que son mandat de député européen pour continuer à vivre dignement, et à exister sur la scène politique française. Alors, électeurs du Sud-Ouest, faites un beau geste, car la vie politique française sans Jean-Luc Mélenchon, c’est comme un cirque sans clown, on ne rigolerait plus…

 

Joël Locin

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