Sos Racisme poursuit Willy Sagnol : les nouveaux tyrans à l’oeuvre

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Eric Zemmour, sur le plateau de « Ca se dispute », exprimait son indignation et sa colère devant l’affaire Sagnol, cet entraîneur de Bordeaux lynché médiatiquement pour avoir osé dire qu’il souhaitait moins de joueurs africains dans son club, et avoir évoqué quelques caractéristiques de ces joueurs.

Ri7Sopo Lozès mouchardsAprès avoir subi de violentes attaques pendant plusieurs jours, notamment de la part du journaliste de L’Equipe Vincent Duluc, de l’ineffable Thuram, de Pape Diouf, d’Antoine Kombouaré et naturellement du Mrap et de la Licra, il a donc présenté des regrets à ceux qu’il aurait pu offenser. Il n’avait pas à le faire, même si on peut penser que la pression a dû être énorme, malgré le soutien du président de Bordeaux, mais aussi celui, remarquable, du journaliste Daniel Riolo, qui, dans un article mémorable, pourfendra les inquisiteurs.

http://rmcsport.bfmtv.com/football/riolo-le-cas-sagnol-844724.html

Cela ne changera rien, car les parasites de Sos Racisme, association qui, faut-il le rappeler, n’affiche que cinq cents adhérents, mais touche des centaines de milliers d’euros de subventions, sans fournir de comptes depuis plusieurs années, a décidé de poursuivre Willy Sagnol devant les tribunaux, pour « incitation à la discrimination et à la haine raciale » et « injures publiques ». Défense de rire.

http://www.contribuables.org/2014/05/sos-racisme-ou-la-dictature-des-potes/

Le président de Bordeaux a eu cette réaction très lucide : « Je n’ai pas de réaction. Tout ça, pour moi, c’est réglé. Donc je n’ai rien à dire sur le sujet. On a déjà dit qu’il y a des gens dont c’est le fonds de commerce que de sauter sur tout ce qui bouge et tout ce qui peut être mal interprété. On y attachera pas plus d’importance que ça et s’il doit y avoir un contentieux, il y aura un contentieux. N’allons pas plus vite que la musique. »

Jean-Louis Triaud a tout compris. Dans son livre, « Le suicide français », Eric Zemmour, résumait la situation, dans un chapitre intitulé « La loi Pleven, la fin de la liberté d’expression ». Il expliquait, en fin de chapitre, ces évidences que subissent nombre de nos amis traînés devant les tribunaux par des associations nuisibles, se prétendant antiracistes.

En dépit de la pureté de ses intentions, la loi est une régression. Elle introduit la subjectivité là où régnait l’objectivité ; elle condamne l’intention et non les faits ; elle donne au juge le droit et le devoir de sonder les cœurs et les âmes ; de faire l’archéologie des pensées et des arrières-pensées. Elle contraint le magistrat à transgresser ce principe général du droit fort protecteur, selon lequel « la loi pénale est d’interprétation strictement restrictive ». Le droit à la diffamation prévoyait une exception de vérité ; désormais, non seulement la vérité ne rend plus libre, mais elle peut conduire en prison.

(…) Pour faire respecter cette vérité officielle, la loi Pleven a sous-traité sa fonction répressive à des associations à qui elle a accordé des privilèges exorbitants de puissance publique. En les autorisant à saisir la justice au même titre que le procureur de la République pour tout propos déplacé, l’Etat leur a donné droit de vie ou de mort politique et financière sur tous les « déviants » et dissidents. Ces associations en tirent un avantage pécuniaire (indemnités quand elles gagnent le procès), idéologique et médiatique. Cette situation évoque beaucoup la défunte Union soviétique, lorsque le Parti communiste et les organisations sociales qui lui étaient affiliées, se chargeaient d’exercer la police de la pensée devant les tribunaux.

(…) En 2011, Jean Raspail fit rééditer « Le Camp des Saints », roman célèbre à sa parution en 1973 pour avoir conté le débarquement d’un million de gueux venus d’Inde sur les côtes de Provence. Dans une préface caustique, l’auteur signalait qu’un avocat consulté avait noté dans l’ouvrage quatre-vingt-sept motifs d’interdiction pénale.

La rencontre entre le mouvement « politically correct » né dans les universités américaines dans les années 1960, et la tradition robespierriste de l’extrême gauche révolutionnaire française a enfanté dans notre pays un monstre inédit. La liberté de penser, d’écrire et de s’exprimer n’aura été qu’une parenthèse historique de moins d’un siècle. Les monarques absolus ont disparu ; on a seulement changé de maîtres ; mais les nouveaux ne sont pas les moins tyranniques. La liberté et l’imprimerie ne sont plus libres en France.

Rien à ajouter, tout est dit, sauf que ce qui a été fait peut être défait…

Paul Le Poulpe

 

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