« Soumission » de Houellebecq : chronique d’une bombe annoncée

Publié le 2 janvier 2015 - par - 7 755 vues
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On les entend déjà : Houellebecq le facétieux. Avant son Goncourt, on disait « le sulfureux ». On le traitait de tous les noms d’oiseaux. Le facétieux : une manière de plus de le rabaisser en restant poli, Goncourt oblige. Car il vient de lâcher une belle bombe, une de celles dont il est coutumier et qui promet à son auteur la condescendance amusée des politiques suivie des tirs de mortier des médias. Il a l’habitude, il s’en délecte. Au mieux, il s’en fout.

En 2022, à l’issue du premier tour des présidentielles, les deux grands partis traditionnels font alliance avec le parti musulman pour barrer la route à Marine Le Pen. Pari gagné. Pour la première fois de son histoire, la France aura un musulman pour président de la République. Un modéré, s’entend. Un vrai musulman modéré, un bon stratège qui sait que le temps importe peu : démographie et éducation (islamique bien sûr) auront raison des derniers soubresauts d’une France fille perdue de l’Eglise, rabaissée au rôle de catin par ses élites corrompues, asservie à son unique et véritable maître : les pétrodollars halal.

La République islamique de France revêt de nouveaux atours. Pour conserver son poste d’enseignant le héros du livre, professeur à la Sorbonne, finit par emboîter le pas, comme tant d’autres pleutres avant l’heure, aux collègues récemment convertis à l’islam. La perspective d’un gros salaire achèvera de le convaincre que les étudiantes – toutes les étudiantes – contraintes de se voiler, après tout ça n’est pas si grave. C’est que les pays du Golfe savent depuis longtemps se montrer généreux pour halaliser les élites mécréantes. Islamiser les institutions devient alors un jeu d’enfants, l’armée des lâches et des corrompus ayant depuis longtemps ouvert les portes de la France au cheval de Troie de l’islam.

Comment résister lorsqu’on a la quarantaine, qu’on vit seul avec son mal-être et la malbouffe des surgelés aux saveurs vaguement exotiques, et que les plaisirs sexuels ne sont plus toujours au rendez-vous du désir éprouvé ?

Le kit islamique du parfait croyant est là pour tout arranger. Il promet à celui qui se soumet à Allah de sacrifier aux plaisirs désormais franco-légalisés d’une polygamie bien comprise : une épouse de quinze ans pour le nouveau converti dont peu importe l’âge pourvu qu’il ait la foi. Elle, ce sera pour le stupre (comme dirait La Palice, s’il est halal il est autorisé). Quant aux « vieilles » épouses – entendez les ventres usés par les grossesses – elles seront reléguées à la cuisine et autres soins du ménage.

Et puis, « last but not least », les emplois vont enfin se libérer pour les hommes, annonçant la fin de décennies de chômage. Et puis, et puis…

Quand on a dit tout cela, on a encore peu dit de ce livre à la fois drôle – on rit beaucoup en le lisant – et dangereusement effrayant,. Rien, si ce n’est que Houellebecq le facétieux a tapé dans le mille.

Pour mémoire, en 1973 paraissait « Le Camp des Saints ». Jean Raspail fut voué aux gémonies pour ce brûlot. Quarante ans plus tard, l’Histoire lui donne raison avec le débarquement sur les côtes italiennes – plus très loin des nôtres – de dizaines de milliers de braves gens « venus d’ailleurs ».

Le 7 Janvier 2015 sortira en librairie « Soumission ». Gageons que son auteur fera se lever contre lui tous les boucliers de France. Tous, sauf celui des courageux qui oseront admettre, en toute lucidité, que ce livre est à la littérature ce que l’Annonce faite à Marie est à la légende chrétienne et que l’histoire contemporaine, nourrie depuis des décennies de politiques à court terme, de compromissions et de corruption, met les bouchées doubles pour nous précipiter vers l’impensable.

Houellebecq rigole en sonnant le tocsin : les élections de 2022, c’est pour dans sept ans. Sept ans, c’est court et si rien n’est entrepris les jeux seront faits et la civilisation gréco-judéo-chrétienne occidentale, défaite.

Défaite au sens propre du mot, par l’islam et pour les siècles à venir. Mais ce n’est qu’un roman, n’est-ce pas ?

Eve Sauvagère

 

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