Sous le voile, qu'est-ce qu'il y a ?

Le poète et fou chantant, Charles Trenet, nous demandait : « une noix, qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix ? »
Moi, lorsque je croise ces femmes enfermées, masquées à nos regards depuis les orteils jusqu’au bout des ongles, dont le visage nous est dérobé et le regard lui-même nous être interdit, je me demande : lorsqu’une de ces femmes est une femme battue, comment peut-on l’aider ?
Je sais, chez ces hommes à la barbe en broussaille, au pantalon coupé, replié ou rentré dans des chaussettes au-dessus des chevilles, il n’y a rien que de doux et bon maris ; jamais aucune brute ne frappe son épouse, sa fille ou sa sœur, dans ce milieu.
Non, c’est seulement chez les « impies » que cela peut se passer qu’un époux, qu’un frère ou qu’un père frappe une femme, sa fille, sa sœur ou son épouse.

Quant une femme ou une fillette est battue, même si telle ou telle chose la retient d’aller voir l’autorité légale pour se faire protéger, le voisinage, témoin de ses souffrances ou qui les constate, peut se substituer à la victime en prévenant l’assistante sociale ou l’autorité policière.
Mais là, c’est impossible, absolument impossible puisque la femme est invisible. L’agression occasionnelle ou répétée ne peut être vue en dehors du couple lui-même.
Je sais, nous dirons la fédération de la « pensée en berne », le NPA, les islamistes, c’est impossible, vous diffamez une population, on n’a jamais vu une femme être battue par son frère, son père ou son époux dans ces milieux très observants de la loi du prêcheur de la Mecque et de Médine. Votre hypothèse est une impossibilité absolue…
Une impossibilité qu’une femme enfermée sous des vêtements religieux puisse être, en plus, rouée de coups ??
Même si une seule femme, enfermée sous l’uniforme intégrale salafiste, taliban, wahhabite et autre, était battue, sans que la société française puisse la protéger, ce serait une victime de trop.
Non à la bourqua et à ses variantes !
Démocratie, garanties pour chaque femme, comme pour chaque homme !
Alain RUBIN
PS. Pour dénoncer comme « liberticide » le projet de prohiber les tenues venues d’ailleurs qui enferment des femmes en les dérobant totalement au regard des autres, dans l’espace public, on nous oppose les mœurs douces des croyants et le libre choix de personnes et la liberté de se vêtir comme elles l’entendent.
Ces mœurs excluraient qu’une épouse, qu’une sœur, qu’une fille puisse être frappée par son entourage masculin ayant prise légale sur elle du point de vue de la charia.
C’est sûrement cette douceur des mœurs résultant de la charia qui a poussé des villageois égyptiens à se rendre hier chez un voisin copte et à le tuer, parce que son fils était soupçonné, par le voisinage musulman venu se faire « justice », d’entretenir de relations amoureuses illicites avec une jeune fille musulmane.
C’est encore cette douceur des mœurs des tenants du grand djihad, le djihad de l’effort sur soi, qui s’est illustrée cette semaine par la condamnation d’une journaliste saoudienne.
Cette saoudienne, a été condamnée a recevoir soixante coups de fouets, au motif qu’elle avait participé à une émission télévisée au cours de laquelle un saoudien avait ouvertement parlé de sexe… Liberté vestimentaire, liberté religieuse, que d’infamies en ton nom.
Alain RUBIN

image_pdfimage_print