Sous Valls-Taubira, la violence à l’hôpital, c’est banal…

Publié le 6 septembre 2013 - par - 1 430 vues

HollandeIL NOUS FAIT HONTELa prise d’otage dans un hôpital de Marseille, survenue dans la nuit du 12 août et pudiquement passée sous silence depuis (https://ripostelaique.com/scandale-detat-le-gouvernement-socialiste-passe-sous-silence-une-prise-dotages-a-lhopital-nord-de-marseille.html) est emblématique de cette France qui est en train de crever. Quand on croit avoir atteint le fond, un nouvel événement bien ignoble et bien révoltant vient nous rappeler que notre descente aux enfers n’est pas près de s’arrêter.

Hier soir, j’entendais sur une radio de service public qui, autrefois, s’adressait à « ceux qui avaient quelque chose entre les oreilles » mais n’est plus aujourd’hui qu’une moulinette à décérébrer, une émission consacrée, quelle heureuse coïncidence, « aux violences à l’hôpital » (http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=712384). Sauf inattention coupable de ma part, les solutions lénifiantes proposées par les différents intervenants vont toutes dans le même sens : il faut plus de moyens, plus de personnel formé à ces situations, plus de lits, plus de vigiles, plus d’interventions policières, plus de « médiateurs », etc. À la fin, on peut même entendre un médecin battre sa coulpe : « la première violence c’est celle qu’on fait aux patients » ; quelles que soient les qualités professionnelles de ce médecin, on ne fait pas plus soumis à l’air du temps. Naturellement, cette violence « n’est pas acceptable », affirme un pompeux technocrate. Naturellement.

Toutes ces propositions sont dans la droite ligne du credo droit-de-l’hommiste contemporain : puisque c’est la société qui est violente, il est normal qu’on retrouve cette violence à l’hôpital, alors on l’accepte implicitement, on s’y résigne au lieu de la combattre, on s’y adapte, on s’y soumet. Concrètement, c’est la bunkerisation généralisée : on multiplie les vigiles, les policiers, les systèmes de sécurité, les sas, les contrôles d’entrée, etc. Bientôt, on ne pourra plus entrer dans un hôpital que par un portique blindé entouré de CRS surarmés et ce sera pareil partout, dans les écoles, les universités, les administrations, les transports, les banques, les magasins, les stades, les églises, les résidences, etc. Les entreprises de sécurité se frotteront les mains, la France et son « vivre-ensemble » tant rabâché et vénéré, sans doute pas. Pourtant, même cela ne nous sauvera pas puisque les criminels auront toujours sur nous l’avantage de ceux qui se foutent des règles contre ceux qui s’efforcent de les respecter.

Mais la vraie raison de cette montée exponentielle de la violence n’est JAMAIS dite : la vraie raison est qu’on a laissé entrer chez nous la pure et simple sauvagerie, la sauvagerie inculte, ignare, barbare, tribale, violente, parasitaire, criminelle, la sauvagerie de ceux qui ont tout entre les jambes et rien entre les oreilles ; on l’a laissée se pavaner et prendre ses aises avec arrogance sur le dos du peuple ; certains, au plus haut de l’État même, l’ont soutenue et encouragée contre le peuple au nom de concepts délirants tels que la culture de l’excuse, la sempiternelle victimisation, le refus de punir (« Il est interdit d’interdire ! »), l’inversion des valeurs ; aujourd’hui, bien que la réalité effrayante de cette sauvagerie ne fasse de doute pour personne, on continue obstinément et pathologiquement à la nier, on prépare même des mesures qui ne peuvent que l’amplifier encore et encore ; aujourd’hui, on préfère aller guerroyer en Syrie sur ordre de l’Oncle Sam que libérer nos hôpitaux (entre autres) de cette gangrène qui les tue.

Naguère, en France, agresser un médecin ou une infirmière était impensable tant les personnels de santé étaient aimés et respectés ; aujourd’hui, dans ce cloaque qu’est le Frankistan, c’est devenu si banal qu’on n’en parle même pas.

Michel Tonarelli

PS. Ce soir, sur la même radio pleine de bouillie entre les oreilles, la même émission a pour thème « Comment va s’appliquer la réforme pénale de Christiane Taubira, la garde des sceaux ? ». Comme on peut s’en douter, pas la moindre contestation, pas la moindre voix discordante, la réforme pénale de Taubira est unanimement présentée comme un progrès, sans doute la voie directe vers le paradis. Le monde des bisounours dans tous ses délires et toute son horreur : tout pour les délinquants, rien pour les victimes ! Si vous voulez réellement savoir comment la justice en France alimente notre barbarie quotidienne, lisez « Quand la justice crée l’insécurité », de Xavier Bébin, puis faites vos valises pour des contrées moins dangereuses.

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