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Soutenons la famille Lefèvre, lynchée sur Twitter, car blanche et catholique

J’écris ce texte le mercredi 9 décembre au matin.  Hier soir, les téléspectateurs de M6 ont pu acclamer devant leur écran la famille musulmane Mazari qui a magnifiquement interprété un nasheed (chant religieux a capella) lors de la deuxième demi-finale de l’émission phare de la chaîne La France a un Incroyable Talent. Tout le monde a été bluffé par leur prestation, encore meilleure que la précédente. Les commentateurs sur Internet ont salué « cet hymne vibrant à la diversité », « ce formidable message de tolérance au lendemain d’attentats perpétrés par de faux musulmans ».

Edwy Plenel confie avoir été « bouleversé » si bien qu’il s’est complètement rasé la moustache.
La famille Mazari, l’un des trois choix du jury, sera donc en finale le mardi 15 décembre sur M6 pour le plus grand bonheur de tous.

Sauf que cela n’est jamais arrivé. Car la famille Mazari n’existe tout simplement pas. Une famille a bien été sélectionnée en revanche pour la finale d’Incroyable Talent : la famille Lefèvre. Une famille originaire de Versailles, tout ce qu’il y a de plus blanche et catholique, dont la spécialité est principalement le chant sacré (pas musulman, cela va sans dire) mais qui peut également changer de registre.

Et là, le camp de la tolérance l’est soudain beaucoup moins. « Quelle horreur, la famille catho en finale » hurle de désespoir une jeune femme sur Twitter. Dès leur première prestation, il faut dire que les commentaires avaient fusé. Certains internautes ont pointé du doigt leurs visages « pâles et inexpressifs », d’autres ont évoqué une famille « catho-sarkozyste », « catho-coincée », « ultra-catho », « catho-intégriste » (le qualificatif de « catho » étant celui qui revient le plus souvent). Une famille « bourrée de privilèges » à en lire d’autres. Plusieurs internautes étaient également d’accord pour dire que la musique sacrée n’avait pas sa place dans l’émission mais à la messe : « allez à l’église pour chanter », « on regarde des catho intégristes chanter la messe en latin là ??? »

Cette famille nombreuse blanche et manifestement hétérosexuelle a en outre suscité l’ire d’une poignée de militants LGBTQI+ qui n’ont pas manqué de l’assimiler à La Manif Pour Tous : « la manif pour tous est en finale je rage », « ça pue la manif pour tous ça », « P***** la famille catho était passée. Et ils sont venus sans leurs pancartes un papa et une maman ».

Il y a eu aussi des références à Xavier Dupont de Ligonnès et à la série de films « American Nightmare » plus connue chez nous sous le titre « La Purge » où on voit des Blancs riches et chrétiens massacrer les pauvres et les membres des minorités (le créateur de cet univers fictif est bien entendu un militant anti-Trump acharné).

Je terminerai par le tweet de cet internaute qui écrit « Ils sont chiants les Lefebvre : ils ont un côté cathos de droite qui regardent Cnews et défilent à la manif pour tous. Mais comme ils livrent une prestation de qualité, tu ne peux pas trop les tacler. » C’est certainement ce que pensent Yann Barthès et Guillaume Meurice, eux qui recherchent avant tout des personnes « caricaturales » pour pouvoir d’autant mieux les humilier.

Avoir la peau blanche, être catholique, être hétérosexuel serait-il devenu une tare en France ? Pour ces personnes, sans conteste. Inutile d’être Nostradamus pour prédire que si nous nous laissons faire, nous finirons dans des réserves ou, pire, sous terre. Ne laissons pas ces révolutionnaires « intersectionnels » détruire totalement notre civilisation. Chacune de leurs attaques appelle de notre part une réponse ferme.

Mardi prochain (le 15 décembre), lors de la grande finale de La France a un Incroyable Talent, je vais voter en faveur de la famille Lefèvre afin d’adresser un bras d’honneur à tous ceux qui voudraient voir la France disparaître. Je ne suis personne pour vous donner des consignes, amis lecteurs. J’espère néanmoins que nous serons nombreux à le faire pour crier à la face du monde que les Gaulois, bien que de plus en plus marginalisés, existent encore et ne souhaitent pas disparaître.

Bertrand Livot