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Soutien à tous les admirables combats de Saucisse Rousseau

Elle se prénomme Saucisse, est-ce la faute à Voltaire ? Je dois vous avouer une chose dont je ne suis pas peu fier : j’ai au moins deux points communs avec Rousseau pour qui j’ai une admiration sans bornes. Je ne parle pas de Jean-Jacques, je n’ai pas cette grotesque prétention, mais de Saucisse! J’ai avec elle un problème de mémoire des prénoms, un exemple? Il m’arrive souvent de l’appeler Sardine, vous voyez?

Dans un hommage publié il y a quelques mois, Saucisse Rousseau a donné à Bebel le prénom de Jean-Pierre alors que tout le monde sait qu’il s’appelait Jean-Jacques, non pas Rousseau, Belmondo! S’il vous plait, faites l’effort de me suivre. Mon autre point commun avec elle, et c’est le plus important, est la détestation absolue de la caricature. C’est donc sans surprise que je crie haut, fort et avec la plus grande des convictions : Saucisse, je suis avec toi !

Non, non et non à la caricature! Et s’il faut passer par une loi, je la soutiendrai; et passer par la délation, je l’utiliserai! D’ailleurs, dans un prochain article, j’entreprendrai ce salutaire travail de dénonciation en commençant par un certain Paul le P….., qui, avec son humour décapant, nous fait tordre de rire, ce qui aggrave son cas quant aux souffrances qu’il inflige à nos politiciens, souvent sensibles, et qui n’ont qu’une seule préoccupation : notre bonheur. C’est le message de Saucisse Rousseau qui devra passer et être entendu.

Sur ce sujet, comme sur les autres bien sûr, elle se démène, se donne, se répand dans tous les médias pour faire prendre conscience de ces fléaux que sont les railleries, les dérisions envers ceux d’en haut. Oui, nous devons accepter, c’est son crédo, qu’il y a des gens plus égaux que d’autres. Elle en fait partie et n’hésite pas à entreprendre un tour de France pour essayer de convaincre, par son combat idéologique et humain, ces nombreux Français arriérés et restés un peu Gaulois, qu’ils se doivent de revenir dans le droit chemin. Il faut qu’ils apprennent maintenant la distance respectueuse due à ceux qui gagnent dix ou vingt-mille euros par mois, pour trois heures et quart de travail par semaine, preuve de leurs talents supérieurs à la moyenne, donc aux nôtres, de leurs capacités à apporter le bonheur écolo-socialo-mondialo-LGBto- incluso-déconstruit à toute cette valetaille que sont les prolos, les gens du peuple restés trop indisciplinés et qui gardent encore, dans cette France sinistrée, mourante, un peu d’humour pour ne pas sombrer dans le désespoir.
Il suffit maintenant : non à la caricature des élites, dont elle fait évidemment partie.

Tantôt à Strasbourg ou Montbéliard, tantôt à Morteau, Saucisse, prise en sandwich entre son devoir familial et ses réunions politiques, porte son combat sur tous les fronts avec une détermination sans failles. Un jour à Dijon, l’autre à Francfort -car Saucisse est aussi une européenne convaincue- elle ne baisse pas les bras. Faute de temps, elle n’a pas pu faire une pause à Lyon, ratant de peu son Jésus. A-t-elle perdu sa foi pour autant? Que nenni!
Un tour de France sous pression et même sous intense stress quand elle fut prise de soubressades, pardon je veux dire de soubresauts, apprenant, en escale dans le joli village de Rosette, le décès d’une de ses meilleures amies annoncé avec brutalité : « Elle est morte Adèle ».

Mais rien ne l’arrête même si rien ne lui est épargné, ce qui rend l’engagement de Saucisse si noble et les caricatures, les dérisions, si minables.
Les combats à mener sont nombreux et urgents. Certains sont chers à Saucisse.
Le non-partage des tâches ménagères par exemple n’est-t-il pas une des batailles prioritaires dans cette France délabrée? La réponse va de soi comme la solution d’ailleurs : un huissier de justice équipé d’un chronomètre dans chaque foyer de sept heures à dix-neuf heures tous les jours.

Pour le délit de non-accomplissement du devoir conjugal, c’est un peu plus délicat. Il faut un lit supplémentaire, ce qui nous confronte à un problème de surface des chambres à coucher, car dormir à trois dans un lit pour deux n’est pas du plus grand confort. Quant aux « dérapages » nocturnes qu’elle pourrait entraîner, cette solution pose un problème à la fois éthique et technique. En revanche, les avantages de la promulgation de ces deux lois seraient un bénéfique effondrement des courbes du chômage, et une reprise économique par une envolée des ventes de chronomètres, ce qui est à prendre en compte. Mais chaque chose en son temps.

Je n’ose imaginer ce que Saucisse Rousseau devra endurer lors de sa guerre prochaine, dont elle a dévoilé une partie du programme à des amis proches : avant de faire disparaître à jamais ce répugnant symbole du machisme, il faut imposer sur les étals le saucisson déconstruit. Déconstruit par qui et comment? Elle a son idée qu’elle nous dévoilera en temps utile.

Une dernière fois et avec toi : non, non et non à la caricature, la moquerie chère Saucisse et Salami, pardon, Salam à toi qui ne veux rien déconstruire en Seine-St-Denis.

Jim Jeffender