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Soutien inconditionnel à nos policiers et gendarmes, ces héros au quotidien

Défense du CRS de Nantes, abandonné par Collomb, lynché par la presse - RUTUBE.fr

Cette image, à elle seule, en dit long sur ce qu’affrontent nos forces de l’ordre lors de chaque manifestation, sans la moindre reconnaissance de leur ministre de tutelle, plus prompt à condamner ses troupes toutes les 48 h au moindre dérapage qu’à rendre hommage à leur difficile mission, de plus en plus dangereuse.

Une fois de plus, c’est la curée contre des policiers accusés de violences sur un Noir, sans la moindre réserve, sans le moindre recul, sans la moindre question, en bafouant outrageusement la présomption d’innocence, à laquelle ont pourtant droit ces policiers dans un État de droit, quels que soient les faits reprochés.

Mais la France est-elle encore un État de droit quand 100 000 peines de prison ne sont pas exécutées chaque année, tandis que toute interpellation musclée d’un délinquant récalcitrant entraîne aussitôt une enquête de l’IGPN pour soupçon de violences policières ?

Si le laxisme judiciaire fait le bonheur des malfrats, la réponse pénale est systématique pour les policiers, présumés coupables avant toute enquête.

Les membres de nos forces de l’ordre, dans une France en état avancé de décomposition morale, ne sont que des sous-citoyens systématiquement taxés de racisme et de violences. Seuls les hors-la-loi ont droit à la présomption d’innocence.

Mais le plus scandaleux, c’est de voir un sinistre ministre de l’Intérieur condamner d’emblée ses propres troupes, les radier de la police avant même que l’enquête n’ait commencé, sans connaître le 1/100 de la vérité, puisque la garde à vue des intéressés a été prolongée de 24 h.

Non, ce n’est pas à Gérald Darmanin, tout ministre qu’il soit, de juger et condamner publiquement ces policiers au 20 h, ce n’est pas aux politiques, ce n’est pas à la rue, ce n’est pas à la presse, ce n’est pas aux associations immigrationnistes, aux artistes ou à quelques figures de renom de les déclarer coupables – sans jugement.

Rappelons au premier flic de France qu’avant de jouer les durs sur un plateau TV, il faut d’abord une enquête administrative, une enquête judiciaire et une commission de discipline avant de révoquer, éventuellement, un policier.

C’est à la justice de rendre une décision, pas à une meute de chiens enragés qui salit, l’écume aux lèvres, l’ensemble des forces de l’ordre.

Darmanin a oublié que sans le dévouement et le professionnalisme de ces mêmes forces de l’ordre, en décembre 2018, les émeutiers auraient pris d’assaut l’Élysée et contraint Macron à s’enfuir, exfiltré par hélicoptère.

Par conséquent, un minimum de reconnaissance et de considération, sincère et non simulée, ne serait pas de trop !

Armée et police sont les piliers de la République. Sans ces deux institutions éminemment respectables, il n’y a plus d’État, et c’est l’anarchie.

Oui, les images de la vidéo sont violentes, mais Darmanin sait-il ce qui s’est passé avant ces images ? Non, puisque l’IGPN poursuit son enquête.

Le premier flic de France est incapable de réclamer la présomption d’innocence pour ses propres troupes. C’est dire l’éthique de ce monsieur !

À tous les bouffeurs de flics qui chassent en meute en réclamant justice, je rappelle que hier soir, ce sont 62 policiers et gendarmes qui ont été blessés. Plusieurs ont été tabassés, un policier a été lynché et massacré alors qu’il était à terre.

Où sont donc passés Darmanin et sa meute de braillards pour dénoncer ces agressions sauvages ?

Pas de manifestations pour les policiers tués et blessés chaque année, alors que l’ensauvagement de la société s’aggrave chaque jour.

En 2018, 25 policiers et gendarmes sont morts en service, et près de 11 000 ont été blessés. Ce qui donne 30 blessés par jour parmi nos forces de l’ordre. Pour eux, pas de manifestations contre les racailles cagoulées qui les agressent, 99 fois sur 100 en toute impunité.

Soixante suicides sont à déplorer chaque année parmi les forces qui assurent notre protection.

Un policier nancéen lynché depuis une année, pour avoir expulsé des clandestins ! - Riposte LaïqueRiposte Laïque

Un policier massacré à Nantes. Qui en parle ?

La « Marche des Libertés », c’est aussi ça :

Agence Anadolu

Ou bien ça :

Les images insoutenables des policiers lynchés au sol par des manifestants à Paris

Bien sûr, certains bas du front nous diront qu’après tout, c’est leur job, ils sont payés pour ça. Ah bon ? Et si nos forces de l’ordre, lasses d’être méprisées et salies, laissent brutalement tomber le casque et le bouclier lors des prochaines émeutes, on fait quoi ?

Pas de manifestation de masse non plus pour ce jeune couple de policiers égorgés devant leur enfant de 3 ans à Magnanville en 2016, pas de manifestation pour les policiers grillés dans leur voiture à Viry-Châtillon, toujours en 2016, et qui ont fini à l’hôpital, gravement brûlés.

Ils n’ont même pas eu droit à un mot de compassion de la part de Hollande, bien trop occupé au même moment à se rendre au chevet du délinquant Théo Luhaka.

Ce pâle Président, entre l’affaire Léonarda et l’affaire Théo, aura déshonoré la fonction présidentielle. Aucune dignité.

L’impunité qui toucherait les forces de l’ordre est une légende. Aucune autre corporation n’est plus surveillée et sanctionnée que cette institution.

Nos policiers n’ont rien de hors-la-loi.

Pour 2020, le bilan de l’IGPN fait état de 39 révocations et  de 1 678 sanctions prononcées. En 2019, il y eut 34 radiations des cadres de la police.

Qu’on me cite une seule corporation aussi surveillée, et où la sanction est aussi sévère en cas de manquement à l’éthique de la profession !

Par ailleurs, les dérapages de quelques-uns ne doivent pas être prétexte à salir l’ensemble des forces de l’ordre, qui font un métier de plus en plus difficile.

Assainir les rangs de la police est nécessaire, mais rappeler ce à quoi et ceux à qui nos policiers et gendarmes ont à faire face ne l’est pas moins.

Insultes, coups et blessures, jets de cocktails Molotov, de mortiers d’artifice, menaces de mort sur les réseaux, combien de casseurs de flics sont de toutes les manifestations, soigneusement cagoulés, pour frapper et blesser, voire tuer ?

Le fossé entre juges et policiers est déjà béant, le laxisme judiciaire des premiers détruisant trop souvent les efforts des seconds ; si en plus la désobéissance civile devient la norme sans la moindre réaction du pouvoir, alors ce sera l’anarchie généralisée pour très bientôt.

Que l’article 24 du projet de loi dite « Sécurité globale » soulève des inquiétudes, tant le texte a été mal géré par l’exécutif, cela n’a rien d’étonnant. Castex et Darmanin ont été au-dessous de tout en voulant contourner le Parlement.

Mais il n’en demeure pas moins impératif que les policiers et leurs familles soient totalement protégés.

Or, nous ne sommes plus dans la France des années soixante, quand la délinquance était 5 fois moindre et quand la haine anti-flics n’existait pas. Aujourd’hui des pans entiers de la population vouent une haine féroce aux représentants de l’État, comme on le voit avec les innombrables guets-apens montés dans les cités contre policiers et pompiers.

La France s’est largement ensauvagée et nos policiers n’ont plus les moyens de se défendre.

Locaux vétustes, véhicules à bout de souffle, matériels de protection et armement insuffisants, sous-effectifs alarmants, et surtout manque de soutien total de leur hiérarchie, plus soucieuse de son avancement que du moral des troupes.

Les caméras individuelles dont on va doter nos policiers ne serviront à rien, si de son côté la justice n’apporte pas une réponse pénale sévère à toute agression contre un policer ou gendarme.

Radier de la police quatre policiers n’aura aucun effet, si les racailles insoumises, qui se rebellent contre l’autorité de l’État, ne sont jamais durement sanctionnées.

En 1960, il n’y avait pas de bavure parce que les citoyens étaient respectueux des lois. Ce n’est plus le cas.

Seule la force légitime et une réponse pénale sans faiblesse peuvent rétablir l’autorité de l’État, face à une violence exponentielle.

Le laxisme judiciaire, c’est le cancer de notre société. Un mal trop largement occulté, pour ne pas froisser nos juges.

Gendarmes et policiers sont nos héros du quotidien et méritent un peu plus de considération que cette image déplorable que véhiculent les autorités et les médias sur les dérapages d’une infime minorité.

Non, ce ne sont pas ces quatre policiers qui salissent le plus la corporation. Ce sont les dirigeants et les médias qui font tourner en boucle un fait divers qui va devenir affaire d’État.

Sur les 3 millions d’interventions menées par les forces de police chaque année, les dérapages sont inévitables.

Mais on notera que compassion et émotion envers les victimes sont toujours à sens unique. Un flic tabassé ou tué, c’est le risque du métier.

Pourtant, des héros qui méritent notre soutien ne manquent pas :

https://fr.sputniknews.com/faits_divers/202011291044849529-seul-et-en-civil-un-gendarme-met-en-deroute-une-vingtaine-dindividus-qui-tabassent-un-jeune/

Et ça :

Tempête Alex : comment un Gendarme a sauvé 17 personnes (Vidéo)

Jacques Guillemain 

 

 

 

 

 

 

 

Agence Anadolu