Souveraineté culturelle et sauvegarde des traits de la civilisation française

Publié le 26 avril 2013 - par - 1 927 vues
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Portrait de la « nouvelle civilisation »

En arrivant au pouvoir, les libéraux-libertaires de la génération soixante-huitarde se sont  distingués de tous ceux qui les ont précédés en optant pour un « anti-conservatisme » comme principe de gouvernement.

Une politologue (1) expose en quelques mots en quoi consiste cette mutation et comment elle a été imposée par voie institutionnelle.

« Entre 1967 et 2001, une douzaine de grandes lois ont fait passer notre pays d’un ordre post-vichyste (révérant un modèle procréateur, adulte, hétérosexuel et parfois violent) à un ordre post-soixante-huitard.  Ces lois ont été adoptées au terme de débats et combats très vifs et la question se pose de savoir dans quelle mesure elles étaient à la remorque de la demande sociétale et également si elles n’ont pas elles-mêmes produit des effets libérateurs et en quelque sorte imposé de nouvelles normes à des individus ou des groupes qui ne leur étaient pas favorables. » (2)

Nous découvrons dans ce propos comment une minorité active, en accédant aux manettes institutionnelles, a imposé des mutations  conformes à ses idéaux, à l’opportunité  de l’affaiblissement du consensus majoritaire sur les normes, c’est-à-dire du discrédit des valeurs éthiques qui les supportent. 

 Il en résulte un affaissement du Sens commun, une dissolution des valeurs et symboles constitutifs de  notre identité qui ont  des répercussions multiples dans le champ politique et culturel, notamment la paralysie de la pensée critique et l’improductivité des débats. Sur ces décombres triomphe un relativisme qui se caractérise par l’impossibilité ou le refus de distinguer les valeurs. Au point de promouvoir leur inversion. Le cynisme et la corruption y font leur lit où se vautrent les prestataires du discours officiel.

Redéfinir ce que sont des « valeurs »

Pour nous sortir de cette ornière,  il est primordial de redéfinir ce que sont les « valeurs », dont se réclame toute pensée politique :

Les valeurs sont les critères d’évaluation du Bien et du Mal sur lesquels se fonde une société pour déterminer son orientation sociale, politique, culturelle, c’est-à-dire civilisationnelle. Elles en sont la boussole et les garde-fous. Elles participent de l’élaboration, du respect et de la transmission de normes qui ont pour mission d’assigner des limites au champ d’action des individus qui composent la société.

Mais ces critères d’évaluation du Bien et du Mal sont très différents d’une civilisation à l’autre.

Du point de vue de la société occidentale, inspirée par l’égalitarisme chrétien, l’évaluation du Bien et du Mal s’élabore à l’aune du critère d’humanité. Le Droit occidental qui s’y adosse se spécifie d’opposer des limites à la voracité des plus forts pour garantir le droit des plus faibles.

Ce faisant, le modèle social et culturel chrétien prend le contre-pied de la tendance archaïque qui a cours dans la plupart des sociétés traditionnelles où le Droit a pour fonction de légitimer et maintenir l’arbitraire des inégalités sexuelles, économiques et sociales, c’est-à-dire d’institutionnaliser la loi du plus fort.

En optant pour des « valeurs » comptables (outils de mesure des jouissances et de l’efficacité) et un relativisme culturel sans critère éthique,  la génération soixante-huitarde qui est au pouvoir depuis plus de trente ans  a répudié le meilleur de ce que la culture chrétienne avait engendré : ces valeurs de justice, d’égalité et de solidarité qui donnent sens au concept d’intérêt général.

Nous remarquerons que ces valeurs constitutives de notre société opposent des limites et donc un obstacle majeur à l’expansion totalitaire du mondialisme économique et financier.  Faut-il s’étonner que ses oligarchies s’emploient si activement à faire disparaître les nations et la culture européennes ainsi que les valeurs chrétiennes qui les fondent?

Le « multiculturalisme », le relativisme culturel qui l’accompagne, l’organisation de flux migratoires massifs de populations de sociétés traditionnelles, majoritairement musulmanes, leur victimisation et la culpabilisation des populations d’accueil,  ouvrent la voie à l’islamisation des pays occidentaux.

Les idéologues libéraux-libertaires sont doublement intéressés par cette substitution  civilisationnelle :

Des « masses » formatées par une culture qui légitime les inégalités sont mieux adaptées pour supporter l’asservissement et l’arbitraire de lois et dictatures qui fonctionnent  sur le même principe.

Ancrés dans la symbolique sexuelle, les  débats et revendications dans ce contexte concernent pour l’essentiel le domaine des mœurs :  application de la charia, port du voile, excision, âge des filles au  moment du mariage,  modalités de réalisation des rapports sexuels, d’application des châtiments corporels, de la lapidation…

Pour nos « gouvernances », ces revendications sociétales qui ne coûtent rien, se substituent avantageusement aux revendications économiques des populations de culture démocratique.

 Cerise sur le gâteau : sous les auspices de ces traditions archaïques, les limites de la jouissance sont repoussées bien au delà de celles configurées par le Droit occidental : la polygamie,  la pédophilie, l’esclavage sexuel et économique, le meurtre même (il en est « d’honneur ») deviennent praticables en toute légalité.

Pour ce qui concerne l’écologie

La période que nous traversons est marquée par la raréfaction de l’énergie. La production de masse et la consommation continuent mais les « gouvernances » cherchent des solutions politiques et économiques de rechange.

Nous ne serons pas surpris que la solution qu’elles ont choisie ne soit pas une politique alternative compatible avec l’intérêt général, comme le voudrait la démocratie, mais celle qui leur permettra de maintenir leur très haut standing de vie. Celui-ci étant ultra coûteux en énergie et polluant, il ne sera réservé qu’à une infime minorité d’individus. 

 Un article intitulé La biodiversité au bout du fusil (« Biodiversity down the barrel of gun ) paru dans The Economist du 8 février 2010, nous donne une idée de sa mise en œuvre. Evoquant les zones du monde où la guerre a chassé les populations, on s’y réjouit clairement de cette situation en ces termes : « combien la nature peut se porter spectaculairement bien lorsque les humains sont éliminés de l’équation » !  Ce n’est pas que les conflits militaires soient bons pour  l’environnement, rassure le journal. « Ce qui compte est la dépopulation. Les conflits armés et leurs effets destructeurs ne sont que l’une des forces sur la planète qui peut causer une dépopulation profonde et rapide (…) La vérité est que la possibilité de mort violente et aléatoire est la forme la moins chère de conservation qui ait jamais été inventée.» 

Tout est dit, et nous le vérifions sur le terrain : les guerres civiles sont devenues pour nos « élites »  l’instrument le plus efficace de déstabilisation au service de leurs visées géostratégiques mais aussi le moyen le moins coûteux de régulation écologique et démographique.

Les discours sur la surpopulation, relayés par toutes les « gouvernances » lors des  différents « sommets » consacrés à l’écologie, comportent toutefois des contradictions majeures. Par exemple lorsqu’il s’agit d’expliquer les choix politiques de régression sociale, telle la « réforme » des retraites, au motif de l’insuffisante natalité des populations occidentales.

L’ancien ministre écologiste Yves Cochet  nous éclaire sur ces contradictions : « Dans un pays occidental, un humain supplémentaire génère un impact écologique de 12 Burkinabés ». C’est en quoi il préconise une politique de dissuasion de la natalité dans les pays occidentaux. Et d’ajouter : « Le problème démographique ne se pose pas pour l’Afrique aujourd’hui, sa population, par sa sobriété (sic), ne pèse pas démesurément sur les ressources naturelles ». L’emploi de cet euphémisme qu’est le terme de « sobriété » pour désigner ce qui n’est pas un choix éthique, politique ou  social mais la profonde misère résultant de l’indigence économique, conséquence des spécificités culturelles des sociétés traditionnelles et tribales, ainsi que de l’exploitation qui en est faite par les puissances économiques mondiales, nous met la puce à l’oreille.

Le remplacement des peuples occidentaux par des peuples « sobres »,  sans culture démocratique, de culture ethnique et tribale propice aux  guerres civiles,  ne résoudrait-il pas idéalement le projet féodal et « écologique » des « élites » ?

Faut-il s’étonner dès lors que les « gouvernances »  tiennent coûte que coûte à perpétuer l’organisation des flux migratoires ?

La réalisation de ce programme , nous le voyons aujourd’hui  entrain de se réaliser :  décroissance économique pour les « masses », fin de la démocratie et son remplacement par une alliance de deux despotismes : celui  des oligarchies mondialisées et celui  des pays producteurs de pétrole qui entendent  imposer aux peuples leur diktat de gré ou de force.

Culture de la soumission et instrument d’un immobilisme qui a fait ses preuves, l’islam est l’opium qui imposera durablement aux peuples la camisole de force.

Voilà pour l’état des lieux : un aboutissement  sinistre  de la joyeuse épopée libérale et libertaire, dont nombre d’intellectuels n’arrivent pas à prendre acte, faute de ne pouvoir  l’identifier sous son expression aseptisée, technocratique et financière, son maquillage show-biz et paillettes concocté par des médias collabos et corrompus.

Florilège de citations pour un portrait de la « nouvelle civilisation »

Quelques citations peuvent contribuer  à esquisser un portrait assez explicite de la « nouvelle civilisation » pour  susciter son rejet et  la renaissance de nos valeurs.

Commençons par  Denis Kessler, vice-président du Medef, interviewé par le Magazine Challenges le 4 octobre 2007 :

« C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance ».

Laurence Parisot, se confiant au Figaro en août 2005, apporte à ce projet sa  sensibilité et sa veine philosophique : « Si la vie, la santé et l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? ».  

La liberté d’expression ?  « La liberté de la presse est la liberté d’environ 200 personnes de répandre leur opinion », déclare  Paul Sethe, éditorialiste  du Frankfurter Allgemeine zeitung, pour expliquer sa démission.

Education, mœurs ? Distribution de préservatifs sous les préaux et dans les infirmeries dès le collège (11/12 ans). Ouverture officielle de « salles de shoot » permettant la consommation légale de drogues prohibées aux toxicomanes.

La condition féminine ? Le retour du sexisme archaïque (mariages forcés, voile,etc). et la marchandisation extensive du corps féminin.

Je pense que la prostitution n’est pas en soi quelque chose de néfaste pour la personne qui l’exerce, homme ou femme. (…) On confond l’activité avec les conditions dans lesquelles elle s’exerce : ce sont les conditions qui sont déplorables. Moi, je ne vois pas pourquoi la prostitution ne pourrait pas être un métier comme les autres, voire un art ! (Marcela Iacub, juriste, Télérama n°2769, 5/02/2003)

Dans Le Figaro du 16 décembre 2012, l’homme d’affaires Pierre Bergé  promeut sans état d’âme la marchandisation du ventre maternel   : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle est la différence ? »

Comme la marchandisation de l’enfant comportera son revers inéluctable d’insatisfactions et de  réclamations, il est logique qu’elles susciteront un service après-vente, c’est-à-dire la possibilité pour les acquéreurs d’enfants de se  défaire de l’enfant quand il sera décevant ou « défectueux ».

Francesca Minerva, philosophe et médecin de l’éthique à Oxford, exposait tout  récemment dans  le British Médical Journal  des arguments  en faveur de  « l’avortement post-natal »  qui allaient dans ce sens : « Les médecins devraient avoir le droit de mettre fin aux jours d’un bébé parce qu’il est handicapé, qu’il coûte trop cher à ses parents, ou simplement parce qu’il n’était pas désiré. (…) Un nouveau-né n’a pas encore d’espoir, d’objectifs, de rêves, il n’est donc pas encore une personne, et n’a donc pas encore de droit moral de vie.

Dans son livre « L’avenir de la vie » paru chez Seghers en 1981, Jacques Attali  s’attaque à la vieillesse en se faisant prescripteur de l’euthanasie : « Dès qu’il dépasse 60 / 65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. Je crois que dans la logique même de la société industrielle, l’objectif ne va plus être d’allonger l’espérance de vie , mais de faire en  sorte qu’à l’intérieur même d’une vie déterminée, l’homme vive le mieux possible mais de telle sorte que les dépenses de santé soient les plus réduites possible en terme de coût pour la collectivité. Il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle se détériore progressivement. L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures ».

Non content de condamner les peuples à une vie à durée limitée, Jacques Attali travaille aussi  à l’effacement de la culture chrétienne en proposant de débaptiser toutes ses fêtes  inscrites au calendrier. « La Fête des enfants » en lieu et place de Noël, par exemple.(Blog de Jacques Attali, L’Express, 4 février 2013)

Tandis que BHL s’applique à faire l’éloge de la « liberté tribale »  :  Jeunesse de Benghazi, libres tribus de la Libye libre, l’homme qui vous parle est le libre descendant d’une des plus anciennes tribus du monde » déclame t-il dans « La guerre sans l’aimer, paru chez Grasset en 2011. Et quand il s’adresse à nous dans un article intitulé « La Libye,la charia et nous », paru sur  le site du Point le 3 novembre 2011, c’est pour nous convaincre de nos préjugés sur la Charia :  « Ce n’est pas le nom d’un « code », encore moins d’un « carcan » exhaustif de règles contraignantes, mais d’un ensemble de « valeurs » soumises à l’interprétation des docteurs », dit-il. En se gardant bien d’apporter des précisions sur ces « valeurs » et de présenter les prétendus « docteurs ».

La submersion de notre culture et de nos mœurs est au programme des « gouvernances » et se dissimule sous la novlangue, qui prétend  supprimer la réalité en supprimant les mots qui la désignent.

Déjà, en 2008,  Astrid Thors,  ministre  finlandaise en charge de l’immigration, souhaitait que ses services changent de vocabulaire, qu’ils bannissent les termes « immigrés, réfugiés et demandeur d’asile » pour les remplacer par celui de « client »

Le 6 avril 2013,  l’Associated Press New Agency  a décidé d’abandonner le terme d’ « immigrant illégal ». Un choix salué par la politicienne suédoise Cécilia Malmstrom, Commissaire européen aux affaires intérieures, qui affirme sur son compte twitter que « l’Union Européenne devrait suivre. Je travaille à éliminer le terme d’immigrant illégal  de tous les documents de la Commission. »

François Hollande souhaite voir adopter avant l’été la réforme constitutionnelle qui prévoit de supprimer le mot « race » qui figure dans l’article 1er de la Constitution : « il n’y a pas de place dans la République pour la race. C’est pourquoi, au lendemain  de la présidentielle, je demanderai au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution » avait déclaré en mars 2012 le candidat socialiste lors d’un meeting parisien consacré à l’outremer.  Précisons, s’il était besoin, que l’article 1er de notre  Constitution ne fait pas usage du mot « race » de façon discriminante,  bien au contraire,  puisqu’il l’emploie pour stipuler de manière claire que  «  la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion ». 

Comme toute « pensée »  idéologique, il suffit qu’elle chasse les mots qu’elle ne saurait voir  pour qu’ils lui reviennent en pleine bouche…

Le discours ethniciste et racialiste s’affiche en effet sans complexe et de toutes parts  pour crier haro sur l’objet sacrificiel. Des paroles meurtrières du rap qui promeut le racisme  anti-Blancs dans les bacs des supermarchés jusqu’aux propos  des officines dites « antiracistes » qui le dénie.  Les politiques s’empressant d’apporter leur contribution à ce racisme décomplexé.  En 2007, Dominique Voynet,  candidate des Verts aux élections présidentielles, réclamait l’instauration de « limites d’âges en politique » en ces termes : « Je constate qu’il y a toujours des prétextes pour que les hommes blancs ayant largement dépassé la soixantaine refusent de céder la place  à la diversité de la société française, à la jeunesse, à la diversité sociale et ethnique.

Michèle Meunier, sénatrice PS, trouvait l’opportunité d’apporter sa contribution le  jeudi 4 avril au Sénat, lors du vote du projet de loi sur le « mariage pour tous » : Le mariage homosexuel sort la famille du fantasme « un papa, une maman, un enfant « . Ce qui pose problème, c’est cette famille hétéro-patriarcale blanche.

Quant-à Jean-Luc Mélenchon, interrogé par la radio marocaine Hit-Radio et désireux  de s’en faire bien voir,  il déclare : « je ne peux pas  survivre quand il n’y a que des blonds aux yeux bleus, c’est au delà de mes forces ».

Totalitarisme libéral-libertaire : le retour des dérives politiques criminelles

 Cet « anti-conservatisme » professé pendant trente ans par la droite comme par la gauche a conduit les  dirigeants politiques à  infliger à leur pays et à sa population la plus totale des trahisons :  consentir à la disparition de la France, organiser sa submersion par les flux migratoires, sacrifier ainsi  la culture, la civilisation et le mode de vie français ; soumettre les peuples ainsi déracinés et divisés à la dictature de la finance mondiale et les exposer au danger mortel de la guerre civile.

Une politique despotique qui se donne les gants de la belle âme humanitaire mais qui est en tous points conforme à celle des régimes totalitaires : elle profite aux oligarchies politiques et financières qui la conduisent, qui exercent leur pouvoir sur le peuple afin qu’il travaille aux conditions qu’elles leur imposent, sans possibilité de s’exprimer et de se rebeller. Ce à quoi s’appliquent la police de la pensée prétendument  « antiraciste » et la propagande médiatique.

En leur phase terminale, le totalitarisme économique et l’idéologie libérale-libertaire en arrivent à banaliser et restaurer ces  dérives politiques criminelles que sont  l’eugénisme et  l’euthanasie, qui consistent à statuer sur la légitimité à vivre des plus faibles. Les  condamnations vertueuses du nazisme  ne nous affranchissent pas  de cette horreur sacrificielle car si l’eugénisme et l’euthanasie font retour aujourd’hui, c’est frappés des paradigmes idéologiques actuels : l’économisme, la rentabilité, le profit, la légitimité de la jouissance. C’est en vertu de ces valeurs devenues offensives par leur radicalisation et leur expansion totalitaire  que sont  sacrifiées aujourd’hui  les conditions de notre  survie biologique et jusqu’au concept même d’humanité.

“Si la guerre est horrible, la servitude est pire », disait Winston Churchill.« Si vous ne vous battez pas pour vos droits quand vous pouvez vaincre sans verser le sang, si vous ne vous battez pas quand la victoire est certaine et peu coûteuse, le moment viendra où vous devrez vous battre contre tout espoir, avec des chances de survie très minces. Et il y a pire : peut-être devrez-vous vous battre sans la moindre chance de vaincre, parce qu’il vaut mieux périr que de vivre en esclaves. »

Je concluerai par cette magnifique phrase d’Albert Camus prononcée en 1957, qui est plus que jamais d’actualité : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La nôtre sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais notre tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.                               

Victor Hallidée

  1. 1.       Déclaration de Janine Mossuz-Lavau, politologue et directrice de recherche au CNRS,  recueillie sur le site du club de réflexion de Dominique Strauss-Kahn « A gauche en Europe », avant que celui-ci ne soit dissout suite aux affaires de mœurs touchant son fondateur. 
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