Soyons nous aussi des enfants de Jean Raspail

Publié le 18 juin 2020 - par - 10 commentaires - 671 vues

Alors que l’immense Jean Raspail nous a quittés, le journal (L’im)Monde publie en titre, avec la malhonnêteté qu’on lui connaît, “La famille nationaliste pleure la mort de Jean Raspail, prophète du « Grand Remplacement” ! Comme si l’œuvre de ce conteur hors-pair se limitait à quelques thèmes “nauséabonds” destinés à séduire une “esstrème drouate” qu’on fantasme rancie dans le racisme et la haine de l’autre…

Le procédé est d’autant plus malhonnête que peu d’écrivains français se sont autant passionnés pour “l’alter” que Jean Raspail. Voyageur impénitent, ethnologue, explorateur, il a consacré la plus grande partie de sa vie, de sa science et de son œuvre sur les traces de civilisations et de races (qui bien entendu n’existent pas…) disparues ou en voie d’extinction.

Certains de ses ouvrages les plus marquants, mais sans doute inconnus de l’auteur inculte du Monde, comme Bleu Caraïbes et Citrons Verts, Secouons le Cocotier, Pêcheur de Lune ou Qui se souvient des Hommes ? sont entièrement dédiés aux Indiens Caraïbes, aux Alakalufs, aux Indiens d’Amérique du Nord et du Canada et à bien d’autres…

Peu d’écrivains auront autant que Jean Raspail aimé l’homme et cherché à le comprendre, de quelque couleur ou civilisation qu’il soit !

Mais, et c’est bien là que le bât blesse pour les “bien-pensants” auto-proclamés de “l’axe du Bien”, il savait que les civilisations et les cultures sont par essence concurrentes et que leur mélange aboutit forcément à la destruction des plus faibles ou des moins combatives.

Une image qui l’a profondément marqué est récurrente dans l’œuvre de Jean Raspail et se retrouve dans de nombreux romans. C’est celle d’une frêle embarcation d’Alakalufs quasi nus, approchant un navire chilien pour y recevoir l’aumône de quelques denrées alimentaires avant de replonger vers la nuit australe et glacée. La survie d’une civilisation qui ne peut plus combattre est dans la fuite et le repli sur soi.

Et c’est bien à ça que Jean Raspail a voulu nous faire réfléchir dans d’autres romans comme “Septentrion” ou “Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée”… l’exil est le corollaire de la défaite… Vae victis !

En sonnant l’alarme dans son roman “Le Camp des Saints”, Jean Raspail ne prêche aucune haine de l’autre, il se montre même finalement assez compréhensif pour les mécanismes qui poussent le Sud à envahir le Nord. Seulement il nous met en garde contre notre mollesse et notre prétendu amour du genre humain qui n’est que mépris de soi-même et lâcheté. Celui qui n’est pas capable de défendre son empire est juste appelé à en être chassé un jour par les plus combatifs, les plus affamés ou les plus nombreux.

Malgré son catholicisme revendiqué, Jean Raspail est aussi très proche des idées paganistes qui nous renvoient à “l’Ordre naturel” et aux préceptes de David Lane. Il est dans la nature du lion de dévorer la gazelle et dans celle de la gazelle de tenter de s’enfuir pour sauver sa vie. Finalement il appartient à chacun de choisir le destin du lion ou celui de la gazelle et d’être prêt à en payer le prix.

Mais malgré la défaite annoncée, Jean Raspail garde espoir. Dans “Sire”, “L’Anneau du Pêcheur”, “Le Jeu du roi”, “Les Pikkendorf” ou “Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie”, il nous rappelle que les enfants, les poètes et les rêveurs portent en eux la solution car même si le Royaume est détruit, ils portent le Royaume en eux, car il est tout autant spirituel que matériel. Et ce qui vit en eux peut être reconstruit pourvu qu’ils gardent la foi malgré les sarcasmes et les moqueries des faibles, des tièdes et des imbéciles.

À Danton qui disait “On n’emporte pas la terre de sa patrie sur les semelles de nos souliers”, Jean Raspail répond que le Royaume vit dans nos cœurs et dans nos âmes.

Soyons nous aussi des “enfants” de Jean Raspail et portons le Royaume en nous ! S’il venait à disparaître, nous le reconstruirions.

François Galvaire

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Notifiez de
Didon

Magnifique hommage à Jean Raspail.
Acheté le Figaro aujourd’hui pensant y trouver un beau dossier sur l’explorateur Jean Raspail ! Quelle déception! Rien, seulement un bref article de J Sevilla ! Je n’avais pas lu ce journal depuis 5 ans,…devenu nul, laid, cher, sans intérêt, du gaspillage. Alors merci à François pour ce moment et ce joli texte.

josette

.Visionnaire, mage, une intuition fulgurante, il est notre notre grand sachem!
“Le camp des Saints, Qui se souvient des hommes, Journal peau rouge, La hache des steppes, Le son des tambours sous la neige (excellent), sans oublier les magnifiques bandes dessinées de J Terpant travaillant en binôme avec Jean Raspail….

Platipus,

Venue du fond des âges, – fabrique des peuples ou matrice des nations -” la hache des steppes réveille en nous des échos profonds” – Il faut s’en saisir, renouer le fil cassé et reconstruire le royaume volé.

meulien

ils nous avait demande de ne plus combattre les russes car ils etaient notre rempart face aux masses asiatiques

Soazig NEDELEC

Merci pour ce très bel hommage à Monsieur Jean Raspail..

ADLER

Il fut un visionnaire en 1973 par son livre roman “Le camp des Saints”. Il avait prédit la déchéance et l’invasion dans lesquelles nous sommes tombés.

ISA

A 18 ans, j’ai été envoûtée par “les yeux d ‘Irène”.

ISA

Avec l’aide de Dieu ! Que ce grand écrivain à l’âme d’enfant ( de Dieu) repose en paix !

Furax

“La Hache des steppes” un beau livre sur la diversité de l’humanité… une belle sommes de connaissances. A faire connaître car injustement tombé dans l’oubli. Qui brandira la hache des steppes?

Patapon

Contentons nous de brandir “Durandal”!

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