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Stop à l’intox : l’armée russe a gagné la guerre!

Il faut arrêter de délirer et de diffuser des aberrations sur le conflit en Ukraine.

Les médias occidentaux entretiennent l’image d’une résistance acharnée des Ukrainiens, tandis que l’armée russe piétinerait, avec des soldats démoralisés, des officiers dépassés et un commandement désemparé. Stop au ridicule.

Dois-je rappeler qu’en Syrie, les Sukhoï de Poutine ont réglé leur compte aux islamistes en trois jours et rétabli Assad sur son trône, alors que les Occidentaux armaient depuis des années ces mêmes jihadistes pour renverser Assad ? À Damas, qui a perdu, qui a gagné ?

Dois-je rappeler que les multiples expéditions occidentales, au Vietnam, en Irak, en Libye, en Syrie, en Afghanistan, se sont toutes soldées par des désastres ?

On n’est pas dans la 7e compagnie ! La réalité est que Poutine a d’ores et déjà gagné la guerre.

La presse américaine, jamais avare d’énormités sans nom, en est même à annoncer que des unités russes entières commencent à se rendre. 

Une armée victorieuse en Tchétchénie, où les combats furent d’une violence extrême, ne risque pas de fléchir en Ukraine.

Comme si les Ukrainiens, aussi courageux soient-ils, allaient briser l’armée russe avec quelques cocktails Molotov. Soyons sérieux. En réalité, Zelensky est aux abois.

Il n’y a plus d’armée ukrainienne. Les unités régulières sont dans la nasse, l’aviation est détruite tout comme les défenses anti-aériennes, les villes sont toutes encerclées, certaines ont capitulé.

Les Russes ont la maîtrise du ciel et des communications, ainsi que le contrôle des centrales nucléaires. Les armes occidentales n’arriveront jamais à destination.

La résistance va se concentrer dans les villes. Une guérilla urbaine qui devra minimiser les pertes civiles. Tout dépendra de l’acharnement ou non de Zelensky.

Par conséquent, les lamentations, la désinformation, l’intoxication ne servent à rien. Poutine ne reculera pas et poursuivra son plan comme prévu. Assez de lavage de cerveau.

Pour lui, c’est une guerre de libération pour dégager un pouvoir mafieux et corrompu.

L’armée russe ne piétine pas, mais la logistique sur très longue distance impose des délais. Et si on ne veut pas raser les villes pour éviter les pertes civiles, toute opération prend du temps.

Rappelons qu’il a fallu 78 jours de bombardements sur la petite Serbie, avec 800 avions et 38 000 sorties, pour qu’elle capitule.

Zelensky, après avoir fanfaronné les premiers jours, sait très bien que Poutine ne reculera pas. Par conséquent, résister dans son bunker, ce n’est pas de l’héroïsme, c’est transformer son peuple en bouclier humain.

Il a joué d’abord sur la fibre compassionnelle en faisant pleurer dans les chaumières, ensuite il a réclamé un soutien massif en armements, puis il a fait planer la menace du conflit s’étendant en Europe après la chute de Kiev, il a réclamé une intégration à l’UE en procédure d’urgence, il a brandi le risque nucléaire avec un nouveau Tchernobyl programmé par Poutine, et enfin il vient de réclamer à l’Otan une zone d’exclusion aérienne dans l’espace ukrainien ! Pure folie.

Une grande bataille aérienne entre chasseurs russes et occidentaux pour sauver Kiev. Voilà l’illuminé va-t-en-guerre que les Occidentaux encensent, sans comprendre qu’il maintient la pression sur l’Otan et pousse Poutine à durcir le ton.

Le vrai pousse-au-crime ce n’est pas Poutine mais Zelensky.

« Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a opposé vendredi une fin de non-recevoir à la demande de Volodimir Zelenski d’établir une zone d’exclusion aérienne (no-fly zone) au-dessus du territoire de l’Ukraine, mesure qui reviendrait de facto pour les Occidentaux à entrer en guerre contre la Russie. »

Zelensky a commis deux erreurs, celle de croire que Poutine se dégonflerait et celle de penser qu’en désespoir de cause, la puissante alliance de l’Otan finirait par voler à son secours.

Il aurait dû penser que Poutine à lui seul possède autant de têtes nucléaires que les huit autres puissances atomiques réunies.

Il aurait dû penser qu’aucun soldat occidental n’a vocation à mourir pour l’Ukraine.

Il aurait dû penser que cette guerre fratricide ne concerne que modérément l’Occident et que le droit d’ingérence humanitaire, si cher à l’Oncle Sam pour entraîner ses bombardiers, sert uniquement contre les faibles et certainement pas contre la première puissance nucléaire de la planète.

Par conséquent, l’Occident a eu tort de pousser Zelensky à la résistance, sachant que Poutine parviendrait à ses fins.

Ce que veut le maître du Kremlin, c’est la reconnaissance de la Crimée russe, l’indépendance du Donbass, la démilitarisation de l’Ukraine, le changement du régime mafieux proche de groupuscules nazis, comme le régiment Azov.

Après le grand nettoyage de printemps qui s’annonce, l’Ukraine restera un pays neutre, sans vocation à rejoindre l’UE ou l’Otan.

Poutine ne veut pas d’un État mafieux comme le Kosovo à ses portes. Il ne veut pas de base Otan à ses frontières. C’est pourtant simple à comprendre ! Et rien ne l’arrêtera, ni les sanctions, ni la mise au ban des institutions internationales, ni aucune menace militaire, y compris nucléaire.

Il est ridicule de penser que la Russie est isolée après le vote à l’ONU condamnant la guerre en Ukraine. À part les pays occidentaux, les autres pays antirusses ne pèsent rien sur l’échiquier international.

Quatre puissances nucléaires, Inde, Chine, Corée du Nord et Pakistan, se sont abstenues ou ont voté pour Moscou. Compte tenu du poids économique et militaire de ces pays, je n’appelle pas ça un isolement.

C’est Zelensky qui détient les clés de l’arrêt des combats. S’acharner ne mènera qu’à des souffrances et des morts inutiles.

Jacques Guillemain