Strasbourg, ses voitures brûlées et sa mosquée bientôt inaugurée par Ayrault et Valls

Nombre de leurs fidèles strasbourgeois de résidence se livrent, chaque année, à un concours de voitures de voisins incendiées dans la nuit de la Saint Sylvestre. D’autres, s’en iront organiser un guet-apens, rouant de coups un policier puis l’abandonnant sans conscience dans son véhicule pour le livrer aux flammes du véhicule auquel ils mettront le feu.

Le dit policier n’échappera que de peu à l’autodafé, prévu à la gloire des réseaux de « jeunes » devenus le terreau fertile de ce djihadisme qu’on a retrouvé en Irak et qui combat aujourd’hui en Syrie, dans les rangs de salafistes armés s’opposant au parti Baath pour imposer la charia à tout le peuple syrien sans exception.

Pas rancuniers, Normal-Premier et son Fouché de bazar. On n’est pas fauché avec ces deux là.

Le policier voué aux flammes n’étant pas mort, on est passé à autre chose. Il ne faudrait tout de même pas « mettre de l’huile sur le feu », en braquant les projecteurs sur ces faits sinistres, comme disait le journal radiophonique (RTL ou Europe1) de ce matin.

Comme si de rien n’était, comme si 151 salafistes hommes et femmes n’étaient pas venus dimanche passé manifester sur les champs Elysées pour dicter leur loi et menacer de mort, par égorgement, par six fois, tous les Juifs, Normal Premier vantera, au Louvres, l’extraordinaire culture qui s’imposera en Inde, au prix de quatre-vingt millions de vies humaines…

Personne, juges, politiques, journalistes, n’a jusqu’à ce jour entendu ces menaces publiques, -menaces de mort exprimées, scandées, au nez et à la barbe de la police ; menaces de mise à mort répétées par égorgement de tous les Juifs.

Laurent Delahousse les trouve même presque gentils, ces « terribles radicaux de l’islam ». Ils sont bien polis, nous confiera-t-il.

Bien polis nos « radicaux »? Cela ne vous rappelle rien ? En 1940, ils étaient bien polis, les missi dominici du troisième Reich.

Je disais que, des présentateurs vedettes jusqu’au Président de la normalitude, en passant par le ministre de l’intérieur, -sans oublier les formations politiques-, personne n’avait entendu ces menaces de mort relayant et amplifiant les exécutions sommaires toulousaines d’enfants juifs, par un membre des réseaux salafistes existant dans ce pays.

Personne n’entend, ou plutôt ne veut entendre, les nouveaux craquements violents qui s’annoncent sous prétexte : « qu’il ne doit pas y avoir de non-lieu dans l’affaire de la mort de Zyad et Bouna ».

Il est vrai que les menaces de mort publiques, répétées six fois, devant les cordons de police, ont été proférées en arabes, pas en français.

L’arabe, n’est-ce pas la langue exotique de la révolution du jasmin ?

Comment la soupçonner d’appeler à la mise à mort de tous les Juifs ?

C’est une langue aux sonorités si douces aux  oreilles de nos journalistes et de nos édiles, mais qu’ils ne comprennent pas.

Alors, comment en vouloir aux journalistes et aux juges taubiro-hollandistes, s’ils n’ont pas relevé ces six fois « Etbakh al Yahoud » dans la bouche des cent cinquante et un salafistes interpellés et relâchés sans inculpation?

Est-ce leur faute à eux, journalistes et  juges, si les menaces ont été proférées dans une autre langue que le français ?

Ah, si seulement les 151 salafistes hommes et femmes avaient scandé, -en français audible par les oreilles des juges-, égorgez tous les Juifs– là, vous auriez vu et entendu !

Tous les médias auraient bruissé ! SOS-Racisme, le MRAP, le PCF/FG, NPA, le PS (même celui de la tendance Boniface), tous comme un seul être humain, tous se seraient levés, pour -sans tarder- descendre dans la rue, comme pour Copernic.

Tous, ils auraient exigé l’application des décrets de 1936, qui permettent l’interdiction immédiate (et la dissolution judiciaire) des ligues factieuses. Car qu’est-ce d’autre que des ligues factieuses, ces groupements « religieux » salafistes et leurs vitrines politiques du PIR et autres « indigènes de la république » ou des groupes de réflexion liés aux « frères musulmans », pour lesquels ce n’est pas un délit que d’appeler à égorger les Juifs?

Mais, malheureusement, les protestataires « religieux », ayant usé de leur « liberté religieuse » pour appeler au meurtre contre tous leurs concitoyens juifs, en langue arabe, cela aura échappé à la police, aux juges, à Madame Taubira, à Monsieur Valls et au Président de la République et à nos bons journalistes.

Par conséquent, le ci-devant Président et son simili Clémenceau de l’intérieur pourront, la conscience en paix, goûter à Strasbourg les délices des violations répétées des lois laïques. Ils pourront, l’âme en paix, inaugurer la grande mosquée strasbourgeoise, enfant d’une forte participation financière publique.

Jusques à quand, les maires, les ministres et les présidents de la république Laïque vont-ils, au nom de la « laïcité », aider à dresser un cercle de fer totalitaire « religieux », de plus en plus violent, enserrant l’ensemble de la population, les musulmans et les non-musulmans ?

Gageons que Normal-Premier ne profitera pas de cette inauguration, pour dire aux croyants de la « religion » en question :

–          L’Etat vous a aidé, au-delà de ses obligations légales, sur lesquelles il s’est assis, pour vous faciliter les choses. En contrepartie, vous, vous avez des obligations. En contrepartie, vous avez l’obligation de mettre de l’ordre parmi vous, en vous opposant aux djihadismes, en expliquant qu’ici, dans ce pays, il n’y a pas que du Pape, que des curés, que des rabbins ou des nonnes, dont on peut rire, comme on peut rire aux dépens de Lénine, de Marx, de Louis XVI, de Giscard d’Estaing, de l’ancien président de la république ou de l’actuel.

–          Si vous ne savez pas vous autodiscipliner, pour vous couler dans les cadres de la démocratie politique, la démocratie politique saura se défendre !

–          Si vous ne savez pas vous intégrer au contrat social forgé depuis des siècles, en réponse positive à l’intolérance « religieuse », elle saura se défendre*1 contre des ambitions totalitaires « religieuses ». Elle saura se défendre, comme le 16 février 1934 elle sut se défendre contre les ambitions totalitaires voulant imiter, en France, les formes politiques du totalitarisme hitlérien.

–          Et que ce soit clair pour chacun, nous ne pouvons rester l’arme au pied et le sourire niais, à écouter sans réagir -sans frapper des foudres de la loi, tous ceux qui trouvent qu’ils ont le droit de scander dans nos rues : « Etbakh al Yahoud » et y faire référence, comme exemple préconisé, à Khaybar ?*2

–          En arabe pas moins qu’en français, des menaces de mort sont un délit poursuivi et sanctionné.

Un président qui ne serait ni un sot, ni un lâche, constaterait et dirait à Strasbourg : (…) « La France a fait un compromis avec ses principes. Elle l’a fait pour que vous disposiez, avec son argent, d’un imposant lieu de prière. En retour, nous exigeons que ce ne soit seulement qu’un lieu de prière, qui n’entendra aucune prière appelant au meurtre d’impie(s), d’apostat(s), de Juif(s), d’incroyant(s). Nous y veillerons, nous nous en donnerons les moyens. Sans quoi, nous fermerons ce lieu.

En retour, que ce soit clair : La France et son gouvernement, n’accepteront pas les appels au meurtre. La justice poursuivra et sanctionnera ces diatribes, que certains disent découler de leur croyance et liberté « religieuses », et ce quelles que soient les victimes désignées à la vindicte ».

Un Président qui serait normal, au sens classique du mot normal, dirait solennellement devant tout le pays : Non aux morts d’ordre assassins proférés sous prétexte de religion.

Si François Hollande était un Président normal, c’est-à-dire un président comme ce pays doit en avoir du point de vue de ses lois organiques, c’est ce qu’il dirait.

Mais, précisément et malheureusement, ce n’est pas un Président normal. C’est un président qui laisse détruire le pacte social. C’est un président qui laisse disloquer le contrat social laïque, comme il détruit par ailleurs le pacte social, en s’attaquant à la masse des retraités tout en ayant versé l’an passé quelques larmes hypocrites sur les méchancetés sarkozystes concernant les retraites des salariés.

On me dira que le traitement des retraités et celui de la Laïcité ce sont deux histoires sans lien. A ceux qui me feront cette objection je répondrai : que la duplicité de la « normalitude » se retrouve dans les deux problèmes, qui sont deux facettes de la démocratie politique dans ce pays*3.

Alon Gilad

*1 Napoléon, à l’occasion de la guerre contre l’Espagne dynastique et contre l’Angleterre, brisera par la force armée tous les outils odieux des tribunaux de l’Inquisition catholique et l’inquisition elle même. Même si elle fut rétablie après l’Empire, l’inquisition catholique ne fit que se survivre et finalement disparut, non sans quelques convulsions, dont l’assassinat judiciaire de Ferré, un anarcho-syndicaliste, sorte de Chevalier de la Barre espagnol.

*2 Khaybar était une oasis d’Arabie où s’étaient installés des Juifs venus de Judée. Entièrement habitée de Juifs, elle était florissante, jusqu’au moment où la conquête militaire islamique en finira avec son existence juive et sa prospérité. Tous ses habitants, hommes, femmes, enfants, vieillards, furent passés au fil de l’épée, ou du sabre. Un petit groupe survivra cependant, à la suite de l’insistance d’Abou Bakr, un Juif rallié à MHMD. Abou Bakr donnera au conquérant sa fillette de six ans Aïcha (en hébreu, ha hicha, « la femme ») pour épouse, physiquement aimée quand elle en eut neuf dit la tradition compilée par les Hadiths et d’autres récits (voir : Ibn Ishaq, Muslim et Al Boukhari que les auteurs musulmans considèrent comme faisant autorité).

La tradition des Juifs sahariens dit : que le Touat, qui formera un prospère royaume situé au sud ouest de l’actuelle Algérie, résultait d’une alliance entre Juifs -venus de Judée puis de Cyrénaïque, à la suite des différentes révoltes judéennes contre Rome, et de l’Ifriqiya (Tunisie/Carthage) après la destruction de la grande cité punique par Rome, accueillera aussi certains survivants de Khaybar. Ils auraient apporté au royaume Saharien leur savoir-faire et des plans de dattiers.

*3 La presse de ce matin laisse entendre que le Premier ministre aurait fait savoir qu’il ne serait pas ou plus question que les 10% d’abattement, pour le calcul de l’imposition des retraités, soient supprimés ni qu’ils doivent supporter une augmentation de la CSG…que croire ? A suivre.

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