Strasbourg : un Iranien organise une exposition artistique de couteaux…

Publié le 28 mars 2019 - par - 24 commentaires - 1 153 vues
Share

C’est une histoire qui débute plutôt bien, par une belle journée, il y a quelques jours à Strasbourg. Il fait beau, et je suis dans un bus au centre-ville. Ce bus remonte lentement les quais, et le cours d’eau – l’Ill -, qui traverse la ville. Il vient de passer – à une centaine de mètres environ – devant le tribunal d’instance, situé non loin de la célèbre place Broglie qui enchante les touristes venus du monde entier, notamment lors du marché de Noël, ou en été. Tout va plutôt bien, le chauffeur est affable, les voyageurs aussi, et des jeunes discutent et blaguent tranquillement.

En bref, un début de journée ordinaire qui me met moi aussi de bonne humeur. À un moment donné, à une centaine de mètres du tribunal d’instance, à un feu rouge, je pose mon regard sur une dame qui est à l’avant du bus. Elle regarde à l’extérieur, à gauche, vers l’Ill, et semble stupéfaite, pour ne pas dire pétrifiée. Sur le moment, je ne fais pas attention, mais quelques arrêts plus loin, – intrigué et comme j’ai un peu de temps devant moi -, je décide de descendre du bus, et de rebrousser chemin, en direction de ce feu rouge.

Qu’est-ce qui a bien pu heurter cette dame ?…

Au début, je mets un peu de temps, pour comprendre, mais pas longtemps, car il y a plusieurs personnes qui s’agitent, et regardent à travers les vitres d’une petite “guérite”, communément appelée, “Le petit cabinet du Pont de Pierre”, qui a été aménagée par une association “Envie de quartier”, et qui d’ordinaire expose des œuvres d’artistes plus ou moins inspirées, souvent improbables, – il faut aimer l’art contemporain -, mais qui sont censées donner de la vie à un quartier (Tribunal, Halles, Place de Haguenau et Palais des fêtes .

À l’intérieur – à la vue des passants, bambins, ados, touristes -, il y a une installation, censée être une œuvre artistique, ce qui est bien présomptueux, quand vous comprendrez de quoi il s’agit !… Là, en effet, sur fond d’un blanc glaçant, sont suspendus par des fils de nylon, et comme en lévitation, entre 20 à 25 couteaux de cuisine aux manches noirs, et qui mesurent jusqu’à trente centimètres environ. Pas très engageant comme installation !… 

Deux trentenaires qui sont à côté de moi, et dont l’un a sursauté au sens propre du terme, en arrivant sur place car pris de frayeur comme la dame du bus, s’est exclamé en direction de son ami : “Wouuuaaah, tu as vu la taille des couteaux ? Bizarre, l’expo ! Cheulou, l’artiste !…”

Et son ami de lui répondre, sur un ton technique : “ C’est sûr… Dans le contexte de tensions sociales que connaît la France, et qui se sont renforcées avec les manifestations GJ commencées le 17 Novembre, et aussi dans un climat d’agressivité lié aux attentats qui émaillent l’actualité nationale et internationale, était-il bien utile d’exposer ce qui est considéré en droit français comme des armes blanches de catégorie D, en plein centre-ville ?… Bonne question…

À noter sur ce point, et pour rappel, que la justice est très claire sur cette réglementation, et interdit le port (sur soi), et le transport (dans une mallette), d’armes de cette catégorie, sauf pour les professionnels, comme les forces de l’ordre ou de maintien de l’ordre (sécurité), par exemple, et ce, depuis la loi du 6 septembre 2013.

Alors que je suis toujours pensif, et que les trentenaires sont partis, un homme d’un certain âge s’approche, et me dit avec malice, et un brin provocateur :

“L’exécutif strasbourgeois veut sans doute s’attirer les faveurs et les bonnes grâces des autorités japonaises en rendant un hommage appuyé au cannibale “Issei Sagawa”, qui avait défrayé la chronique dans les années 1980… en dévorant sa copine néerlandaise, vous ne croyez pas ?…”

Amusé, je lui rétorque: “Mais non, cher Monsieur, à mon avis, ce doit plutôt être une ode rendue à notre cuisine française et à sa gastronomie régionale, à moins que cela ne fasse référence aux lanceurs de couteaux que l’on peut encore découvrir dans certains cirques ou sur des plateaux de TV en Lituanie…”

Et j’ajoute : “Vous connaissez mieux que moi le slogan “Strasbourg mon amour, qui fleurit sur les murs du métro début février… en prévision de la fête des amoureux. C’est plutôt un message de paix et d’accueil “… “À mon avis, on est loin de votre interprétation japonisante”.

Manifestement, nous ne sommes pas les seuls à nous interroger. Une fillette vient d’arriver entourée de ses parents, et comme elle semble plutôt vive d’esprit, elle les presse de questions :

– “Papa, Maman, c’est quoi ce truc ?”

– “Bah, des couteaux de cuisine qui sont suspendus… tu ne vois pas ?…”.

– “Mais ça veut dire quoi ? On n’est pas devant une boucherie”.

 Un peu gênés, les parents se regardent, tout en se grattant la tête, et lui rétorquent :

– “C’est de l’art moderne (subventionné) censé plaire à quelques (naïfs) happy few, tu ne peux pas comprendre, Manon”.

 La gamine ne s’en laisse pas conter. Son visage se durcit brutalement en fixant ses parents, et elle finit par lâcher :

– ”Mais enfin, c’est bien à Strasbourg – capitale de l’Europe – qu’il y a trois mois à peine, il y a eu 5 victimes et dix blessés lors des attentats tout près d’ici ? Souvenez-vous, vous nous avez amenés avec mon cousin Thibault qui est venu à Noël nous promener Place Kleber. Il y avait beaucoup de personnes ; des politiques régionaux et nationaux, des artistes… des habitants ou de simples citoyens venus rendre un dernier hommage aux victimes … ”.

 – “On a apporté des fleurs… “. “Il y avait même une fille de mon école qui a fait un joli discours – émouvant – qui a fait pleurer beaucoup de mes camarades”… 

À court d’arguments, les parents répliquent : ” Décidément, tu ne comprends rien à l’art contemporain … ”  ” Et puis, surtout, pas d’amalgames ”… 

Et sur ces dernières paroles, le couple fait le choix de partir fissa… désarçonné par les propos de leur petite Manon.

Continuant à chercher un semblant de sens à cette installation, je finis par l’avoir, via une note explicative collée sur la porte, note qui lève – enfin ! – le voile (sans jeu de mot), sur les intentions de l’auteur. Elle nous apprend que cette œuvre a été réalisée par un étudiant titulaire d’un doctorat en arts plastiques : Mohamad-Reza Kabirnia et s’intitule:

Esthétique de violences latentes”

Cette note précise aussi qu’il est iranien, natif de Rasht, dans la province du Gilan… Pourquoi cette précision ? Sans doute pour nous faire croire que Rasht est LA ville “glamour” par excellence (lol), une sorte de Venise du Moyen-Orient, sans les gondoles… Petit bémol, toutefois : il est utile de rappeler que l’Iran – comme la ville de Rasht d’ailleurs – est bien connu pour ses spécialités locales : les pendaisons en public (1 000 en 2015 sur l’ensemble du territoire) … Dépaysement assuré !

L’auteur – également commissaire d’exposition, rien que ça !  – condamne-t-il la violence ? À commencer par la violence conjugale, ou terroriste ? Quel esthétisme peut-il trouver dans la violence ordinaire ? Et surtout pourquoi l’afficher en pleine rue ? Pas un mot. Par ailleurs, aucune mise en garde de la part de l’association “Envie de Quartier” en direction des parents de jeunes de moins de 16 ans comme cela se passe au cinéma ou dans des musées, car dans cette rue passe tout type de public.

À noter que cette association de quartier est un collectif qui s’est aussi donné comme objectif de recréer du lien entre voisins. Avec cette “œuvre”, on est loin du compte ! Sans explication claire et franche, il nous reste donc un sentiment de malaise… beaucoup d’interrogations, et l’impression que cette installation est passée sous les radars du service culturel de la mairie.

Une jeune étudiante qui passe me tire de ma réflexion, et elle regarde – perplexe elle aussi – cette “œuvre” : “Un psychiatre pourrait peut-être apporter des éléments de réponses”, m’indique-t-elle en m’adressant un sourire narquois.

Je trouve sa remarque plutôt pertinente, et je lui fais part de mon point de vue : “C’est un message ambigu qui est transmis aux passants, et qui n’est pas de nature à les rassurer, car ce type d’installation est censée apporter du lien social aux habitants du quartier et non de la violence latente ; par ailleurs elle est située à une centaine de mètres du tribunal d’instance, qui doit avoir à gérer des cas de violences conjugales et / ou de djihadisme, les Jaf apprécieront”.

Elle est étudiante en droit, et nous tombons tous deux d’accord sur cette explication, avant qu’elle ne parte vaquer à ses occupations, comme je le ferai par la suite. 

À l’adresse de celles et ceux qui seraient tentés de prendre la défense d’un artiste natif d’une terre d’islam, comme cette association “Envie de Quartier”, ou de faire des faux procès en islamophobie à Riposte Laïque, on ne saurait que trop leur conseiller de promouvoir ce type “d’œuvres” dans des pays musulmans, justement.

Je ne suis pas convaincu que les mollahs iraniens ou la police religieuse saoudienne partagent la même sensibilité artistique que cette association de quartier strasbourgeoise, et qu’elle autoriserait une exposition de couteaux / d’armes blanches en plein centre-ville de Téhéran ou de Djeddah.

On peut en tout cas s’étonner que le service culturel de la ville de Strasbourg cautionne ce type d’installation, car ”cerise sur le gâteau”, cette série de couteaux de cuisine est facilement accessible… car exposée derrière une simple vitre que personne évidemment n’encourage à briser.

Souhaitons que des personnes compétentes sur le plan juridique se penchent sur la question et n’hésitent pas à donner – si besoin était – la suite appropriée qu’il se doit. Après tout, des chanteurs de rap ont bien été poursuivis pour apologie de la violence.

Amaury Dumas

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
Gilles

Incompréhensible !, Quel rapport avec la création de lien social entre voisins promis par cette asso. de quartier ? … – Aucun, bien sûr; Le degré zéro de la création artistique ?: On peut le penser, sans trop se tromper !.

Le Blob

Choquant mais tout à fait représentatif de lisses lames.

Une patriote

N’importe qu’elle connerie ou mocheté est maintenant classée comme de l’art ! Une fois de plus il n’y a rien d’artistique là dedans, nous sommes simplement devant UNE BONNE GROSSE PROVOCATION MUSULMANE encouragée par des soumis à l’islam !

Jill

Les instruments d’allah…

La générale bohl

La connerie à l’état brut.Il y aura certainement un ramassis de crétins de goooooche pour pleurnicher si on demande à la taupe Iranienne de remballer sa marchandise. Ils testent pour voir à quel point de veulerie nous sommes arrivés….Et ce n’est pas fini. bonjour

DUFAITREZ

Ce n’est pas du Laguiole ! (dépossédé de son nom…).
C’est du muzz ! Et du solide !
Pré catalogue de la … Redoute islamique ! Adresse internet ?

Chotard

Ça ne m’étonne pas, bon nombre d’Iraniens expatriés ici sont des taupes des mollahs. Même ceux qui sont arrives à la chute du shah, pas mal sont nostalgiques de leur pays et critiquent le nôtre…takkya? Tu grattes un peu, ils ne sont pas clairs avec l’islam.

patphil

pourquoi cet “artiste” iranien ne fait il pas son exposition en iran? où il serait vite mis en prison

PANDRE

De mieux en mieux. Et si on organisait une exposition du cochon devant une mosquée. Avec dégustation en prime. Et un ptit coup de rouge pour faire passer tout çà. Pas mal!

Larapède

A quand une exposition de couteaux Laguiole “made in Pakistan” ?

amril

Le nom de l’exposition, ‘Islames’ (humour bellattardique).

Eric des Monteils

Le message est clair : sauf pour les crétins gauchosbobos qui s’extasient devant ce genre de ce genre de pseudo réalisation artistique. Mais là on assiste à de la provocation, de “l’incitation à la haine” Non ? Non? vraiment ?

the end

il ne manque plus que les pauvres victimes de sales criminels , ce n est pas les antifas et les (bobocococollabosocialaud) qui vont casser cette vitrine.

katarina prokovich

compter combien de gens ont été touchée à Strasbourg par l’attentat? ça correspond au nombre de couteaux! c’est une provocation envers les français, encore la terreur

marzia perez

mais non c est bastion social le danger pauvre france

Le Blob

Des couteaux fous en latence ? Mais qu’est-ce que c’est degueulasse quand même !

the end

il ne manque plus que les têtes et du sang et c est parfait les petits modèles pour nos enfants et les grands pour nous , pauvre pays qui est le notre.

Déséquilibré

Encore un “étudiant” de 40 ans, comme celui qui a éclaté la tête d’un flic au marteau à ND de Paris. Bon, celui-ci est iranien, l’autre algérien, padamalgam, les sunnites et les chiites c’est pas pareil. Peut-être que Momo-Reza voulait rendre hommage à cette belle tradition de l’achoura, “fête” au cours de laquelle les pédo assassins iraniens s’ouvrent la tronche à coup de couteau, comme s’ils étaient déjà pas assez moches et tarés.

kancau11

Vu que l’expo a lieu à STRASBOURG ce sont certainement des couteaux spécialement destinés à la découpe des saucisses de (voir plus haut).

Caughnawaga

Envie de quartier, c parce que l’artiste veut vous coupez en quartier.

Demain c exposition de guillotines encore en état de marche. On fera un remake de la révolution, venez nombreux. On commence être à court de comédiens.

the end

AH ! la fameuse guillotine / la veuve / la bascule a charlot ….si belle sur son châssis droite dans ses piliers , son grand sourire qui brille de toute sa lame attendant une chose d accueillir les têtes de collabos et complices , bientot le retour de la vraie FRANCE ? : (j’en rêve le soir avant de me coucher ou la noblesse ayant encore un sens et des devoirs) .

Durocher

Est-ce de l’art ou du cochon ?…

4711

C’est du l’ard

the end

c est notre lard et pour bientot pour bientot .