Street-Art : Hidalgo a fait recouvrir sa langue de lèche-babouches

Publié le 26 juillet 2018 - par - 4 commentaires - 1 475 vues
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Malgré ses belles déclarations sur la liberté d’expression des dessinateurs de Charlie Hebdo, Anne Hidalgo traîne en justice Riposte laïque pour un dessin humoristique de Ri7 présentant Notre Drame de Paris tirant la langue. Rappelons le contexte : Riposte Laïque avait organisé sous une pluie battante, une protestation le 9 juillet 2014 contre la célébration de la fin du Ramadan par Anne Hidalgo, n’hésitant pas à violer le principe de laïcité.

Un article relatant l’évènement est accompagné d’un dessin de Ri7 qui n’a pas été du goût de la mairesse de Paris : elle dépose plainte contre Pierre Cassen qu’elle croit encore directeur de publication, pour « fait d’injure publique envers un citoyen chargé d’une mandat de service public ». Et le parquet, en la personne de Marie Christine Fritsch n’a pas cru bon classer sans suite cette plainte ridicule : on est Charlie, mais il y a des limites !

Or, curieusement début juillet 2018 on retrouve un portrait d’Hidalgo, avec une étonnante similitude, sur le mur de la rue d’Aubervilliers, Paris 19 eme, célèbre pour avoir abrité la fresque de 450 m dédié au personnage emblématique de Rosa Park.
Des artistes parisiens auraient-ils plagié Ri7 avec les subventions d’Hidalgo ? C’est la thèse de Lucette Jeanpierre dans son article du 2 juillet 2018 preuve à l’appui !

https://ripostelaique.com/des-artistes-parisiens-ont-ils-plagie-ri7-et-riposte-laique-avec-les-subventions-dhidalgo.html

Mais coup de théâtre, voilà que fin juillet, le portrait satirique disparaît mystérieusement du mur de la « libre expression » animé par « des artistes graffeurs reconnus »… Il faut dire que les recrues de la Ville de Paris ont un talent hors du commun pour le camouflage ! Mais le lecteur reconnaîtra facilement le placard électrique en bas à gauche qui trahit l’entourloupe !


Curieusement, il n’y a que cette partie du mur qui a été re-taggée. Nous invitons nos lecteurs à se rendre rue d’Aubervilliers afin d’observer les dessins faisant l’apologie de la guérilla urbaine toujours présents et déjà mentionnés début juillet par Lucette Jeanpierre.
A gauche un détail de la « fresque », à droite, une voiture brûlée parmi tant d’autres à Pantin, le soir de la coupe du monde. Pour info, le mur de la rue d’Aubervilliers figure d’ailleurs dans les guides touristiques de la capitale…


A lire les théoriciens du Street Art, tout est merveilleux et l’on peut lire dans l’article référencé ci-dessous : « La particularité du Street Art est d’être une pratique spontanée et transgressive (ça oui on avait compris !), héritière depuis les premiers graffitis new-yorkais d’un mouvement contestataire. (…) Art éphémère (bingo !) à la croisée entre pratiques populaires et contestataires et art légitime institutionnel »

http://www.revue-urbanites.fr/9-street-art-renovation-urbaine-et-gentrification-dans-le-nord-est-parisien-entre-marketing-urbain-et-gender-mainstreaming/

Au-delà des beaux discours, il faudra bien un jour revenir à la réalité et dénoncer le détournement de l’argent public pour incitation à la violence et à la haine.

Hector Poupon

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Notifiez de
DUFAITREZ

La « Preuve » semble avoir disparu !
Accusation de plagiat à formuler du dessin « original » financé par elle…
Délice pour un avocat talentueux !

Marie d'Aragon

Une langue de vipère en moins ! Cela me convient !

wika

Le détournement d’argent public pour un « art » qui n’est pas forcément du goût de tout le monde.
Quand je veux voir une exposition je vais au musée et je supporte assez mal ces grafiti parfois talentueux, certes, mais qui agressent le passant avec des thèmes et des dessins que tout le monde n’est pas obligé d’apprécier.

Victor Hallidée

Ces « street artistes » sont des dessineux autodidactes maladroits, pressés de se faire voir, prétentieux, mendiant la reconnaissance et la gamelle auprès des institutions … Glauque « art » charriant l’idéologique dominante, un pseudo art, de caniveau.