Stuttgart : la dure réalité des résistants à l’islamisation de l’Allemagne

Publié le 6 juin 2011 - par - 2 082 vues
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En Allemagne, le collectif Bürgerbewegung Pax Europa (BPE) s’occupe d’alerter la population sur les dangers de l’islamisation dans la vie quotidienne, sur l’introduction, toujours à son insu, de pans entiers de la charia dans la législation allemande, sur la criminalité, si souvent issue de la jeunesse musulmane prétendue défavorisée et sur l’inégalité de traitement en droit entre allemands de souche et immigrés, trop souvent au détriment des premiers.

Mais ca n’était pas pour ces raisons, pourtant largement préoccupantes, que les quelques 30 membres (courageux) de Pax Europa se sont réunis ce jeudi sur la Schloßplatz (la place centrale) à Stuttgart, dans la capitale du Land de Bade-Wurttemberg.

Ils étaient venus en compagnie d’un pasteur soudanais, de jeunes araméens, de l’éditorialiste américain Robert Spencer ainsi que de quelques autres figures de la critique radicale de la fameuse RATP (non, pas la compagnie de transport parisienne) pour dénoncer les pogroms dont sont victimes nombre de Chrétiens de par le monde, au nom de l’islam. Leur nombre est estimé aujourd’hui à pas moins de… 200 millions ! Le conflit israélo-palestinien en comparaison est une paille aussi disproportionné dans son traitement médiatique qu’insignifiante dans le nombre de personnes véritablement touchées.

Aujourd’hui en Occident, il semble cependant socialement accepté voire de bon ton de considérer les Chrétiens comme des gens qui, au mieux, sont dignes d’indifférence, au pire « méritent » quelque part ce qui leur arrive. Il ne faut donc pas s’étonner en tant qu’organisateur que cette manifestation n’obtiendrait pas qu’un assentiment populaire béat, une certaine compassion auprès d’une population pourtant anciennement christianisée ou une certaine empathie. Non non, mais de là à voir de telles images, il y avait un pas qui a été allègrement franchi.

La tournure qu’a prise cet événement a montré (s’il en était encore besoin) combien les Européens, les Allemands en particulier (il en reste encore à Stuttgart, si si !) se couchent lamentablement devant ceux qui crient (et surtout tapent) plus fort qu’eux. L’histoire bégaie…

Et ceux qui ont crié n’étaient pas ceux qui attiraient l’attention sur les exactions évoquées plus haut mais bien ceux qui voulaient empêcher leur mise sur place publique. Les opposants les plus endoctrinés semblent maintenant ne plus reculer devant rien.

En effet, près de 300 personnes, pour la plupart des jeunes alcoolisés de moins de 18 ans, n’ont rien trouvé de mieux à faire de leur jeudi après-midi que de venir déranger massivement la manifestation à l’appel d’organisations d’extrême-gauche comme le parti « Die Linke », divers groupuscules anarchistes autoproclamés antiracistes ou antifascistes mais aussi et de facon plus surprenante du parti SPD et du syndicat Ver.Di.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le SPD, c’est le parti socialiste allemand (plus libéral que le PS francais puisqu’il a formellement abandonné la critique du capitalisme dès 1959) mais toujours très présent auprès des syndicats historiques les plus puissants (IG Metall).

Mais au fur et à mesure de la disparition des membres historiques (changement démographique, i.e. mot politiquement correct pour « dénatalité de la population européenne »), de l’embourgeoisement et donc la sortie « par le haut » du parti par d’autres ou encore le moindre engagement de la jeunesse (soit apathique, soit individualiste, soit peu attirée par un parti vu comme trop peu révolutionnaire), le SPD mincit dangereusement. Et ne sais plus comment gagner de nouveaux cerveaux (et, à défaut, de bras) à sa cause.

Quant au syndicat Ver.di, censé défendre auprès de la représentation patronale le pouvoir d’achat des salariés qui cotisent, il est plus connu pour ses engagements extrémistes (il s’en trouvera encore n’en doutons pas pour les qualifier de « citoyens ») dont un qui restera marqué d’une pierre blanche lorsqu’il a appelé à manifester en juin 2010 à berlin contre la politique de rigueur budgétaire du gouvernement (qui n’a ceci dit rien à voir avec le dialogue salariat-patronat mais comme nombre de petits copains/cotisants sont occupés par l’état, on comprend soudain l’intérêt ce « combat »).

Lors de cette manifestation 15 policiers seront blessés par une bombe artisanale (voir http://www.youtube.com/watch?v=XwPHIRjDfFE&feature=related 4’50) dont 2 gravement au point de devoir être opérés en urgence.
On imagine d’ici les relations légèrement tendues entre syndicalistes verdi « historiques », verdi « new generation » et ceux de la police. La lutte des classes n’est décidément plus ce qu’elle était !

Mais le plus dangereux de tous, le fédérateur, c’est le fameux parti « Die Linke » dont la capacité au « dialogue social » ressemble fâcheusement à celle d’un salafiste dans une conférence sur les rapports inter-religieux entre bouddhisme et sunnisme (au hasard) !

Comme le SPD ne sait plus comment faire pour gagner des sympathisants, il court après ces individus. Une course perdue d’avance puisqu’il est bien connu que ceux qui sont potentiellement séduits par cette rhétorique préfèrent l’original à la copie et ceux qui quittent le SPD maintenant se félicitent de l’avoir fait lorsqu’il voit la teneur du discours et les têtes de ceux qui les écoutent avec une attention non feinte.

Le Parti « Die Linke » ne recrute clairement plus chez les « prolétaires » (ceux qui ne vivaient que de leur travail, avait donc un emploi, mais aussi une fierté de travailler, d’avoir une utilité sociale, enfin au moins pour une part d’entre eux). Les prolétaires ? Bof ! Trop de principes, trop de terre-à-terre, trop de romantisme social, pas assez de hargne, une trahison après 1968 et avec ca un potentiel embourgeoisement, une possible fatigue des luttes sociales. Et puis en Allemagne le socialisme réel a coupé le peuple allemand en deux, voire divisé des familles, a créé un vrai traumatisme et montré à tous la corruption, la pénurie et les inégalités en droit qu’il engendre systématiquement. Bref, cette contestation du capitalisme n’est plus utilisable, il faut trouver autre chose. Mais quoi ? Et avec qui, sapristi ?

Die Linke a trouvé (sans chercher bien loin : il faut faire vite, donc simple) : le lumpenprolétariat le plus vulgaire fera l’affaire : pêle-mêle on trouvera des désoeuvrés alcoolisés vivotant depuis 20 ans de l’aide sociale et trouvant cela tout-à-fait moral, éternels étudiants en socio en mal de révolution pas chère, immigrés sans volonté de s’intégrer par le travail et l’effort mais à la recherche d’une improbable reconnaissance sociale à peu de frais (au point où l’on en est, il y a intrusion des milieux d’extrême droite turque qui voient dans cette décadence morale une « fenêtre d’opportunité »), collégiens déculturés et festifs prêts à tout pour se croire du bon côté de la barrière, représentants de la sub-culture du vendredi soir, adeptes du squat « kiffant » l’afghan et surtout quelques « intellectuels » de haut vol en rupture avec leur famille (pour être cool) et considérant l’antisémitisme comme un bon moyen de réunir tout ce qui n’a ni cerveau ni culture mais pourrait tenir lieu de bon vieil idiot utile À défaut de chaire à canon.

Atout majeur : la capacité de mobilisation dans ces milieux est élevée : tous ces sympathiques figure de la contestation subventionnée ont pléthore de ce qui manque tant à ceux (petits patrons et salariés) qui travaillent : du temps !

Mais trêve de digression sur le haut niveau des doux participants non-invités au happening festif de BPE. L’agressivité de ces personnes lors de la manifestation a dépassé l’entendement : ils ont d’abord envahi l’estrade avant d’en être délogés par les forces de l’ordre, ont formé un bloc devant les quelques 30 membres de BPE et ont tenté de les empêcher de prendre la parole. Ils ont attaqué un des manifestants ce qui s’est soldé par un tour gratuit en ambulance. Puis comme si cela ne suffisait pas, ils ont apporté du fumier qu’ils ont réparti sur la place et l’ont projeté à intervalles réguliers, soit sur les forces de l’ordre, soit en direction de l’estrade. On passera sous silence les insultes, les menaces (façon « on vous retrouvera ») et autres joyeusetés caractéristiques dudit lumpenproletariat, la décence nous empêche d’en parler (encore).

Mais enfin, reconnaissons tout de même une petite victoire à BPE. Car après s’être fait refouler par la police afin que les intervenants invités puissent prendre la parole, les petits enfants mobilisés par les nazillons bariolés ont du se prendre une volée de bois vert (verbale) de la part d’un Robert Spencer en pleine forme, qui leur a expliqué en anglais (simple pour qu’ils le comprennent) que la démocratie et les droits qui y sont attachés et auxquels ils goûtent actuellement, pourraient bien, par leur rôle d’idiots utiles, disparaître rapidement si les barbus venaient à prendre du poids dans la politique. Et qu’ils seraient les premiers à être égorgés sans vergogne et précipités en fosse commune. (Rappelons-nous de l’Iran…)

Les coups de pieds aux fesses assenés à ces adolescents pas tous prépubères par un Michael Mannheimer très remonté, qui les a traités ouvertement d’idiots utiles et de figures méprisables, n’ont pas manqué d’éveiller en eux les instincts les plus violents que seule la présence massive de la police (plus de 300 fonctionnaires) a su réfréner. Résultat : 19 personnes interpellées, toutes chez ces grands intellectuels de la vie europénne du 21ème siècle, cela va sans dire.
Mais rien n’étant plus sourd qu’un âne qui ne veut pas entendre, gageons qu’ils ne sauront pas activer ce qu’il leur reste de neurones afin de tirer les leçons de démocratie qu’ils ont reçues.

Ces manifestants bien blancs dans leur majorité à l’exception de kurdes et autres arabes atteints d’islamophilie aigue (symptômes : menaces personnelles proférées dans un diarrhée verbale ininterrompue, ponctuées de quelques Allah Akhbar censés permettre de respirer) sont victimes d’un tel brainwashing que certains ont commencé à suivre les membres de BPE à la fin de la manifestation et notamment un pasteur qui sait ce que véritable discrimination veut dire et qui la dénonce régulièrement ouvertement. Les gentils adeptes de la non-violence en sont venus à le menacer avant que la police n’intervienne. Quelques petits adolescents même pas boutonneux s’étant figurés être de fins limiers le suivirent jusqu’à la voiture d’un de ses accompagnateurs pour noter sa plaque et la publier sur indymedia (le média citoyen, vous savez !). Quelques photos seront échangées pour garnir les albums photos respectifs et voilà un échange culturel bien engagé !

Bien moins anecdotique et bien plus significatif de la lâcheté de ces tristes personnages : le véhicule de location mis à disposition avec l’estrade a été mis à feu dans la nuit du jeudi au vendredi dans l’enceinte même du loueur. On commence par brûler des biens et on finit par des personnes…

Bref, même si le vendredi s’est déroulé sans incident (séminaires et autres conférences étaient au programme mais le public fut plutôt restreint), le samedi n’a pas été de tout repos et à nouveau 30 personnes seront interpellées par la police sur le lieu d’organisation. Enfin, le dimanche était prévue une manifestation à Stuttgart non pas organisée par BPE mais par le parti « Die Freiheit » qui a du être annulée, la police ayant argué qu’elle ne disposait pas du personnel suffisant pour assurer la sécurité, un crédit qu’on voudra bien lui accorder : il n’est pas possible d’affecter deux fois dans un WE fût-il long plus de 300 fonctionnaires en un seul endroit et avec de tels risques.

Certes on conviendra que la manifestation du jeudi a du être écourtée, que la liberté de manifester et d’exprimer ses opinions a subi un revers, que la violence a eu en partie raison de la parole mais tout espoir n’est pas perdu pour la critique de l’islam en Allemagne : BPE organise près de 30 rendez-vous par an aux quatre coins de l’Allemagne et les premiers messages de sympathie arrivent déjà. Soit de gens qui critiquaient l’islam avant mais sans connaître BPE et veulent en devenir membre, soit de gens qui découvrent BPE et cherchent à se documenter plus objectivement. Osons espérer qu’ils n’utiliseront pas les médias traditionnels qui ont oscillé jusqu’à présent entre neutralité critique et diffamation.

Karl Breitner

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