Suicides à France Télécom, Robert Hue le retour, l'écologie en folie

On achève bien les salariés à France Télécom : A bas le management !

Vingt-troisième suicide à France-Télécom, pour cause de… management ! Et oui, ce modèle anglo-saxon de la gestion qui nous vient du marketing et a envahi l’entreprise privée a aussi pris d’assaut l’entreprise publique et de façon générale y compris même les services publics tout court.
Il s’agit de rationaliser le travail sur le mode de « l’efficience » dont la philosophie est de « faire plus avec moins », en appliquant les règles de la mobilité et du redéploiement sous une logique de compression des personnels, où suppressions de postes, économies et productivité, riment avec un accompagnement très individualisé qui comprend toutes les formes de pressions et d’intimidation.
Il s’agit de faire monter les bénéfices en réduisant les coûts au maximum en jouant essentiellement sur une variable d’ajustement : l’emploi c’est-à-dire l’homme, le salarié ! C’est une nouvelle forme de bureaucratie qui transforme les responsables de service en administrateurs de biens au point de créer chez les salariés un malaise et un mal être qui peuvent aller jusqu’à la dépression, voire au suicide.
Le meilleur dans cette conception de l’organisation de l’entreprise, c’est le principe de la consultation des personnels avant tout changement, à l’appui de diagnostiques réalisés au titre de l’évaluation, fréquemment par des bureaux de conseils privés dont c’est la spécialité et qui ne font pas dans la dentelle. Le bilan renvoie des résultats qui culpabilisent les employés tout en leur proposant des solutions qui les mettent en concurrence sur de nouveaux objectifs que les leaders décident, à l’appui de cette illusion d’écoute qui ne sert qu’à mieux les soumettre au final à la seule logique de la rentabilité de l’entreprise ou de la réduction des dépenses publiques.
Des méthodes qui n’ont qu’un but, gagner plus de fric et faire des économies tout en réduisant les résistances aux changements qui permettent d’y parvenir. C’est ce qu’on appelle « la modernisation de l’entreprise… »
L’homme ne compte plus pour rien en regard d’une logique qui est dans le privée celle de la loi de l’argent ! Une logique qui s’étend de plus en plus à la gestion des personnels des services publics et sert à préparer leur démantèlement et le passage de leurs missions au domaine du rentable, au privé.
Le management, c’est inhumain ! C’est normal, c’est du capitalisme !

Régionales : Robert Hue, une gauche unie pour battre la droite, mais sur quoi ? Rien !

Robert Hue vient de faire un retour remarqué sur la scène politique lors d’une rencontre organisée en août dernier par Vincent Peillon au côté Daniel Cohn-Bendit et Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou et députée européenne du Modem.
Sur France 3 samedi soir, pour justifier cette démarche il explique que son objectif est de reconstruire la gauche en quelque sorte sans tabou, que nous sommes dans un pays civilisé où les gens peuvent se rencontrer, mais ce n’est évidemment pas pour un accord avec le Modem… Vraiment pas du tout, on aurait vraiment de vouloir s’en convaincre!
Il s’agit pour lui de sauver les 20 régions françaises dirigées par la gauche dont une bonne moitié par le PS allié au PCF. « Pourquoi on ne reprendrait pas dès le premier tour le chemin de l’union ! » assène-t-il, pour mieux encore diluer le débat, éviter l’évocation des vrais enjeux, et donner effectivement la priorité à la cuisine électorale qui fait si mal à notre démocratie et nourrit la crise du politique, le rapport litigieux des citoyens à leur nation.
Robert Hue nous explique dans le journal de France 3 samedi soir qu’il veut mettre le rassemblement avant tout autre enjeu de la situation politique, considérant que c’est la meilleure des façons de reconstruire une gauche en miettes. Une conception de la politique dans le prolongement d’un travail de dépersonnalisation du PCF qu’il a su mener à sa direction comme secrétaire générale et Président, jetant le bébé avec l’eau du bain du marxisme, pour lui faire prendre un tour essentiellement électoraliste comme force d’appoint du PS. La droite au pouvoir peut lui dire merci, car il a ainsi vidé de sa substance la seule force organisée proche du peuple pour la poussée encore un peu plus dans le trou !
Sa conception du rassemblement, pour battre à tous prix Sarkozy, passe par l’union de toutes les forces mais jusqu’où ? Lui seul le sait… Il devait dans le Soir 3 au passage critiquer une alliance plus à gauche comme celle du Front de Gauche : « Ce que je n’accepte pas dans le Front de gauche, c’est que c’est un Front de gauche d’une partie de la gauche contre une autre partie de la gauche… » Et oui ! Les choses se corsent lorsqu’il y a débat et c’est tout naturel, car au vu du spectacle que donne un Robert Hue il y a de quoi porter la contradiction quant à construire une gauche digne de ce nom, qui ne peut être que révolutionnaire ou collaboratrice ! Cette gauche là, il est vrai PCF ou pas, n’est pas prête de voir le jour.
Le sénateur communiste du Val d’Oise le dit haut et fort : « Je me refuse à m’inscrire dans une démarche partisane.  » Traduction, se faire élire en s’alliant avec n’importe qui et à n’importe quel prix ! Ca c’est de la morale en politique !

Rapprochement entre PS et PCF à la Fête de « l’Huma » : les voleurs d’espoirs !

Samedi, à la fête de l’Humanité, Marie-George Buffet n’était pas en reste, elle a appelé à ouvrir « grand les portes et les fenêtres » pour discuter d’un rassemblement à gauche, poursuivant l’idée de Martine Aubry, qui disait déjà le 30 août dernier sur France Info qu’il fallait construire une « maison commune à gauche ». On dit que le PS voit grand aujourd’hui !
Certes, il voit toujours les choses à l’heure de ses intérêts alors qu’il se trouve en position délicate électoralement comme sur le plan interne. Il s’agit dans ces circonstances de voir grand et de ratisser large, le projet politique on verra après, si on le voit un jour. Un virus partagé avec Robert Hue. Tout ce petit monde cherche son intérêt.
Sans doute pour le PCF la meilleure des opportunités serait de constituer des listes d’union dès le premier tour si on se réfère à ses difficultés électorales chroniques à force de diluer son identité aux quatre vents. Il pourrait profiter d’une situation où le PS, après son revers électoral des européennes, cherche la dynamique d’une alliance opportuniste susceptible de modérer les ambitions des verts et de résister à leur poussée, alors qu’ils viennent de décider de présenter des listes indépendantes aux Régionales.
Martine Aubry, s’est affichée en compagnie de son homologue du PCF, Marie-George Buffet, qui a dit accepter un rapprochement, tout en excluant qu’il puisse aller jusqu’au Modem. Mme Buffet est sans aucun doute pourtant au fait des déclarations à répétition du PS qui explique vouloir construire une alliance du PCF au Modem, tel que le commente Manuel Valls cette semaine sur nouvelobs.com : « Si, demain, nous voulons gouverner le pays avec le MoDem, (il s’agit de) bâtir cette coalition dans laquelle le PS doit occuper évidemment la position centrale… » Et puis, la perspective de primaires à gauche optant pour une américanisation de la vie politique française n’est pas non plus a priori en concordance avec un PCF qui dénonce la présidentialisation des institutions et sa bipolarisation depuis des lustres. Mais on entend évidemment que ce que l’on veut bien.
Dans ces conditions, faire venir Martine Aubry à la Fête de l’Humanité, dans l’état d’esprit de ce rapprochement proclamé, n’est-ce pas tout simplement redonner un label de gauche à un parti qui n’a cessé depuis des années de tourner le dos à toutes ses promesses, qui est en crise grave à force de mentir et de prendre les espoirs du peuple en otage d’une politique qui sur le fond n’a rien à envier à la droite. C’est ce qu’à su montrer le PS à chaque fois qu’il a été au pouvoir. En compensation de tant d’attentions, le PS est sans doute prêt à faire cadeau de quelques strapontins au PCF, quelle misère !
De cette façon, le PCF a donné ici son soutien à un parti qui a largement contribué à la grave crise de la représentation qui marque la France aujourd’hui, ce parti de l’Europe libérale, fédérale, autrement dit tournée contre la nation et le peuple. Le PCF s’est encore un peu plus vidé à cette occasion de sa substance.
« Nous voulons gagner en 2012, nous voulons que tous les partis politiques qui veulent gouverner la France pour changer la politique travaillent ensemble, et dès maintenant nous allons commencer à travailler », a dit Martine Aubry à la presse.
De la même façon dont le PCF n’a cessé de perdre en influence en perdant de son identité en collant à la dérive libérale du PS parce que la France n’a pas besoin d’une sociale démocratie bis, le PS en se libéralisant occupe une place dans le spectre politique français qui est déjà prise et de haute main par un Nicolas Sarkozy en pleine santé politique. Le PS n’a pas fini sa descente aux enfers et d’y entraîner le PCF. Le Président de la République n’a rien à craindre de cette vision minuscule de la gauche en politique.
Le rapprochement annoncé par les patronnes du PCF et du PS de leurs partis en vue des élections régionales, est une information qui pour tous les communistes et leurs électeurs ne peut sonner que comme une nouvelle trahison vis-à-vis de ceux qui ont cru voir dans la constitution d’un Front de gauche aux dernières élections l’esquisse d’un retour du PCF à une action politique autonome vis-à-vis du PS et constructive, pour redonner des couleurs révolutionnaires à la gauche. Tous ces gens là ne sont que des voleurs d’espoirs !

Des arbres artificiels contre le réchauffement climatique le long des routes : ça va vous coûter un max !

Selon un « rapport scientifique », la solution pour réduire le dioxyde de carbone présent dans l’air pourrait passer par des «arbres» fabriqués par l’homme. Et oui, après les éoliennes dont la pollution visuelle n‘est pas à proprement parlé négligeable si on la compare à leur utilité énergétique autrement dit la quantité quasi négligeable et superflue d’électricité qu’elles produisent, des scientifiques affirment que 100.000 arbres artificiels de la hauteur des projecteurs de stade suffiraient pour capturer la plupart des émissions de CO2 de la Grande-Bretagne, évidemment de préférence implantés le long des autoroutes.
Un décor de rêve pour les départs en vacances entre éoliennes et arbres artificiels pour agrémenter cette si jolie nature qui nous entoure et mobilise autant d’amour chez les écologistes. Rappelons-nous tout de même que ces mêmes verts qui voient dans ces projets la solution à tout continuent de mener combat contre les pylônes électriques accusés de défigurer le paysage.
Plus sérieusement, l’inventeur de ce projet, le professeur Klaus Lackner, éminent professeur de l’université de Columbia, affirme qu’un seul arbre synthétique ferait disparaître bien plus de dioxyde de carbone qu’un arbre végétal. Selon des estimations, la quantité de CO2 éliminée serait de 90.000 tonnes par an, soit l’équivalent des émissions de plus de 20.000 voitures.
Et d’après le rapport de l’IMechE, 100.000 arbres artificiels suffiraient pour capturer toutes les émissions de logements, de transports et d’industries légères de la Grande-Bretagne. Entre la taxe carbone et les arbres artificiels, d’un coût évoqué par arbre pour le contribuable de 13600 euros, l’écologie a de quoi alimenter tous nos cauchemars.

On va prêcher l’écologie dans le désert : il n’y pas de limites à ce nouvel opium des peuples !

Autre projet pharaonique pour lutter contre le réchauffement de la planète et donner du grain à moudre à l’économie verte, développer le plus vaste champ de panneaux photovoltaïques de la planète dans le Sahara, pour 400 milliards d’euros. Selon les prévisions, les premiers foyers allemands doivent être approvisionnés en électricité africaine d’ici à dix ans. Enfin, combien, car pour subvenir aux besoins de l’Allemagne, le Sahara n’y suffirait pas. Une vingtaine de très grands groupes allemands vont créer un consortium dans l’objectif de ce projet.
On est en droit tout de même de s’interroger de savoir si tout cet argent, alors que la production électrique nucléaire a un coût dérisoire en regard de ces dépenses digne d’un nabab, ne pourrait pas servir à résoudre quelques-uns des grands problèmes de la planète à commencer par le sida en Afrique qui fait des millions de morts, l’essentiel des décès dus à ce virus se concentrant dans cette partie du monde où le règne de la pauvreté et de la soif vont côtoyer des milliards mis dans leur désert pour alimenter en électricité… l’Allemagne.
N’y voyez surtout pas une recrudescence du cynisme de ceux qui, politiques ou financiers, vont en tirer un argument formidable de justification de l’ordre capitaliste déguisé en sauveur suprême face à la menace du jugement dernier, l’écologie jouant le rôle qui fut hier celui de la religion, supplantée par une nouvelle version verte de l’opium du peuple.
J’ai rêvé d’un autre monde…
Guylain Chevrier
Historien

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