Suisse : depuis mon vote contre les minarets, nombre d’amis de gauche ne me saluent plus

Publié le 26 juillet 2013 - par - 1 975 vues
Share

Je suis citoyen Suisse et fervent défenseur de la démocratie directe, j’aime mon pays et son système politique. J’ai été durant des années très proche des mouvements de gauche, la
plupart de mes connaissances sont plutôt de gauche. Je travaille dans le monde du théâtre et comme vous le savez,  le milieu de la scène et des arts est peuplé de bobos.

En novembre 2009 le référendum contre les minarets à été largement plébiscité par le peuple suisse. Malgré l’hostilité de la plupart de mes amis et collègues contre ce projet de l’UDC, j’ai voté avec enthousiasme pour faire interdire ces « érections islamistes » dans notre pays. Suite au résultat de ce référendum, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans les grandes villes de Suisse. J’ai été stupéfait de découvrir que la majorité des manifestants étaient des suisses pour la plupart athées et évidement de gauche. Parmi eux
devait se trouver à peine 10% de musulmans, et encore je suis beau joueur en accordant cet avantageux pourcentage à leur avantage.

Je vis à Lausanne à côté d’une mosquée et j’ai eu l’occasion de voir sous mes fenêtres, suite au résultats du référendum, une foule d’ahuris braillant des slogans tels que « Suisses fascistes ! l’islam aura ta peau ! » ou encore « Nous sommes tous musulmans ! » Les gens qui criaient ces ignominies étaient majoritairement des gauchistes Lausannois, des punk à chiens et autres syndicalistes de la bonne pensée parmi lesquels j’ai évidement
reconnus beaucoup de connaissances. Il y avait aussi de jeunes mères – probablement féministes et anticléricales- qui avaient coiffés leurs enfants de minarets en cartons. Cette vision de cauchemar m’a profondément traumatisé.

Durant les jours qui ont suivis j’ai fait part de ma colère à mes amis et collègues, j’ai écrit et signé de nombreux courriers dans les médias locaux et j’ai souvent pris la parole dans des débats publiques pour exprimer mon soutien à Oskar Freysinger et dénoncer l’inepte position de la gauche qui s’était rangée du côté des barbus et des voilées au lieu de condamner l’opium du peuple et l’obscurantisme machiste de l’islam.

Je me suis fait traiter de « facho », des amis m’ont dit qu’il pensaient que j’étais devenu fou. D’autre m’ont carrément et définitivement tourné le dos. Dans les mois qui ont suivi, la plupart de mes connaissances étaient au courant de ma dérive « droitiste ». Des théâtres ont fermé leur porte à mes spectacles. Une partie des organismes de subvention qui soutenaient ma compagnie m’ont soudain lâché car dans ce milieu, dans une ville
de 200.000 habitants, tout le monde se connaît et tout se sait très vite…

J’ajoute que la municipalité de Lausanne – rose verte – avait fait interdire dans la ville, pendant la campagne de l’UDC, les affiches  contre les minarets, violant ainsi les bases élémentaires de la liberté d’expression lors d’une campagne référendaire sous prétexte d’incitation à l’islamophobie et au racisme.

Aujourd’hui, il ne me reste qu’une poignée d’amis fidèles, quand aux autres, il me saluent à peine et passent rapidement leur chemin quand je les croise.

Je vous raconte cette tranche de vie non pas pour me faire plaindre, mais bien pour vous faire part de mon admiration pour votre courage et votre vaillance d’avoir pris la parole contre la dhimmitude de votre gouvernement et ses médias. Je sais ce qu’il en coûte à ma très modeste échelle.

Il se trouve que je connais personnellement de nombreux arabes en suisse romande, la plupart sont laïques, voire carrément athées ou agnostiques, la plupart se sont aussi réjoui de la décision du peuple suisse d’interdire les minarets. Quand aux musulmans, ils n’ont pratiquement pas bronché suite à ce vote. Certes des journalistes de la bonne pensée du camp du bien  ont essayé de leur faire témoigner une indignation qu’ils voulaient partager avec eux, mais globalement les réactions ont été assez tièdes, voir résignées. Les musulmans qui se sont exprimés ont dans l’immense majorité respecté cette atteinte à l’architecture de leurs mosquées. Dans un sens ont pourrait dire qu’ils ont admis et compris que leur religion restait minoritaire en Suisse et qu’elle devait se plier aux volontés du peuple qui les accueillaient. En quelque sorte, les musulmans respectent plus un peuple qui ose leur tenir tête que des dhimmis qui s’agenouillent devant eux avant même qu’ils aient froncé les sourcils. L’islam reste une religion de guerrier et en cela on pourrait presque croire qu’ils ont plus de respect pour les « durs » qui osent encore
leur tenir tête que les « lopettes » qui se soumettent hypocritement à leurs caprices. Mais bon, peut être que j’extrapole un peu…

Pour en revenir à la France – pays que j’aimais profondément et que j’ai abondamment visité de long en large- je suis stupéfait et indigné de voir à quel point il à sombré dans un véritable totalitarisme de la pensée. Je passerais sur l’effarement de voir à quel point le « visage » de la population à changé ces 30 dernières années, je glisserai aussi sur la tristesse qui me saisit en voyant la violence qui fait rage dans votre pays, violence dont
l’immigration d’origine musulmane incontrôlée est indéniablement le premier facteur. Je suis aussi stupéfait de voir qu’aujourd’hui votre justice remet en liberté des gens qui attaquent des trains, incendient des commissariats, caillassent des policiers et des pompiers tandis que d’une autre part elle fait arrêter ou enfermer des gens pour avoir simplement exprimé leur opinions politiques. Je suis ulcéré de voir à quel point la justice se permet de vous persécuter pour vos opinions.

Je n’arrive pas à comprendre que des pseudos associations « anti-raciste » puissent avoir un tel pouvoir dans un pays prétendument démocratique. Nous constatons, nous autres Suisses, que notre grand voisin est en phase de se transformer en état totalitaire ou le délit
d’opinion est en train d’entrer dans la constitution. Le gouvernement Hollande est en train d’instaurer le contrôle de la pensée et de l’opinion. La France est en grave danger, ceux qui ne cessent de dénoncer le fascisme sont en train d’instaurer le plus pernicieux des totalitarisme. Je vous soutiens donc dans votre combat pour la liberté d’expression, il est légitime et nécessaire.

Heureusement, chaque jour des milliers de français prennent conscience de cette forfaiture. Une opposition grandissante semble se réveiller au sein de la république. Votre combat est juste et admirable et je souhaite de tout mon coeur que vous parveniez à dissoudre votre assemblée nationale pourrie jusqu’à l’os. Je pense aussi que la perverse Union Européenne va s’effondrer avant la fin du règne de votre pathétique souverain socialiste. COURAGE !

Mes meilleurs pensées et mes amitiés à Christine T. et Pierre C. et à toute l’équipe de Riposte Laïque.

Vive la France Libre !

Dominique Bianchi

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.