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Suisse : pas de confinement, promenades champêtres, et les hôpitaux se vident !

À l’heure où les Français ont appris, sans surprise, que le confinement total auquel ils sont astreints en vertu d’un « état d’urgence sanitaire » créé en quelques jours se prolongera jusqu’au 11 mai 2020, la Suisse a présenté son plan en trois étapes pour sortir de son confinement, dès le 27 avril. Mais qu’en est-il précisément chez nos amis helvétiques ? L’occasion de dresser un état des lieux, afin que le Gaulois réfractaire soit informé de la situation.

Comme tous les pays voisins, la Suisse a été confrontée à l’urgence sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, et a dû prendre des mesures afin de protéger la santé de sa population. Alors que les cas déclarés étaient de plus en plus nombreux (48 décès à cette période), et au vu de la situation dramatique de l’Italie voisine, le Conseil fédéral s’est réuni le 20 mars 2020, et a décidé d’une pluralité de mesures : la fermeture des frontières, l’appel au service de santé de l’armée, mais aussi et surtout l’interdiction de se regrouper à plus de 5 personnes, chaque individu devant se tenir à une distance minimum de 2 mètres. Une campagne de dépistage intensif de la population a immédiatement été mise sur pieds.

Parallèlement, une série de mesures exceptionnelles ont été mises en place pour pallier les difficultés économiques liées à la mise au chômage partiel des salariés dont les entreprises ne pouvaient poursuivre leur activité, et dont le nombre a rapidement atteint 400 000, du jamais vu.

Pas de confinement total, donc, et quelques difficultés à faire appliquer les mesures de distanciation dans les lieux publics, en particulier lors des beaux jours et du week-end pascal, certains n’hésitant pas à dénoncer leurs compatriotes aux forces de l’ordre suite à un barbecue, une randonnée entre amis, ou autre randonnée champêtre en troupeau dans l’un des nombreux sites bucoliques que compte le pays.

À noter sur ce point : le cas de la ville de Neuchâtel, où lors d’une journée ensoleillée la ville était déserte, laissant penser que toute la population s’était résignée à se cloîtrer chez elle, suivant ainsi les recommandations officielles, qui rappelons-le, n’ont jamais revêtu de caractère obligatoire. Que nenni ! Tout ce beau monde était de sortie, dans les forêts voisines, afin de profiter du bon air, au point que les sangliers ont dû se demander si leur dernière hure  n’était pas arrivée, à l’aulne du plus grand déploiement sylvestre de Gaulois qu’ils n’ont jamais vu.

Les sangliers quand ils voient des Gaulois

Autre point marquant : la fréquentation des autoroutes à l’heure où les gens se rendent habituellement à leur travail, comme le prouve cette vidéo du 15 avril 2020 :

Vous l’aurez compris : globalement, le confinement, les Suisses s’en tapent le nombril avec une pelle à tarte, tout en respectant, dans l’ensemble, les règles de distanciation sociale… Enfin, presque !

On pourrait dès lors s’attendre à ce que les services hospitaliers soient débordés, le nombre de cas en perpétuelle augmentation, et voir les mesures draconiennes prises en France s’appliquer inévitablement… Pas du tout ! C’est l’inverse : le nombre d’hospitalisations diminue, les décès sont de moins en moins nombreux, et il y a même des hôpitaux de campagne qui ont dû solliciter la mise au chômage partiel de leur personnel après avoir décommandé des interventions non urgentes pour accueillir la vague de patients qui n’est jamais venue !

S’il y a des partisans de l’enfermement total de la population chez nos amis helvètes, d’autres voient ces mesures inapplicables et liberticides, et jugent que les mesures prises en France confinent à l’absurde…

Et si nous nous rappelions, comme eux, que notre liberté ne doit pas être tributaire de l’incompétence de ceux qui sont censés prévoir les mesures nécessaires pour assurer la santé publique ? À méditer…

Sébastien Jallamion

NB : Pour signer la pétition intitulée « STOP aux mesures de confinement généralisé en France », c’est ici.