Suisse : Roger de Weck exige une presse monolithique de gauche

Publié le 31 octobre 2015 - par - 2 commentaires - 649 vues
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Médias suisses. Monopole du Service public, recherche orientée et propos scandaleux du directeur général… Et personne ne proteste !

RogerdeWeck

Le lundi 26 octobre  2015 au journal du matin, à 6 h, Roger de Weck (photo), directeur général de la SSR/SRG, a tenu des propos scandaleux sur la presse en Suisse, et plus particulièrement sur celle de  Suisse alémanique. Tout le monde sait que les médias sont massivement de gauche en Suisse et encore davantage en Suisse romande, qui ne connaît pas comme la Suisse allemande, plusieurs journaux libéraux, dits de droite, mais qui en réalité sont beaucoup plus ouverts que ce que prétend une gauche furieuse de cette concurrence à succès.

Dans cette émission, il était question des difficultés financières de la presse et du fait qu’elle serait pour cette raison sous influence, entendez soumise à des pouvoirs économiques et financiers, donc tirée à droite, comme cela ressort aussi du dernier  rapport annuel Annales Qualité des médias, édition 2015.

Oui, il y a eu un début de rééquilibrage par rapport à l’orientation générale de gauche et politiquement correcte en Suisse alémanique avec notamment  Die Weltwoche de Roger Koeppel, en plus brillamment élu sur la liste UDC zurichoise au Conseil national (de quoi faire enrager tous les bien-pensants), et la Basler Zeitung.

Commentaire de Roger de Weck, homme de gauche donc (je cite de manière synthétique) : « cette présence d’une presse de droite n’est pas malsaine s’il s’agit d’un simple rééquilibrage mais si elle cherchait à prendre le contrôle de l’opinion publique, il y aurait danger de berlusconisation ! »

De tels propos sont tout simplement indignes, scandaleux. Visiblement le mainstream de gauche ne gêne pas R. de Weck puisque c’est son idéologie. Mais imaginer que  2-3 journaux puissent « prendre le contrôle  de l’opinion publique » montre quelle image méprisante il a de nos citoyens, qui seraient donc susceptibles de se laisser influencer aveuglément et unilatéralement par la presse, alors que les critiques sont de plus en plus virulentes envers elle. Mais lui  prend visiblement ses propres publics pour des imbéciles culturels taillables et corvéables à merci par des médias dont le moindre article laisse pourtant deviner où l’on veut amener le lecteur, et ce dernier s’en rend parfaitement compte.

Honte et irrespect profond.

Rappelons la réponse du père de Roger de Weck qui répondait à un interlocuteur étonné par l’orientation politique de gauche de son fils : « Mon fils a fait beaucoup de progrès. Maintenant il est de gauche. Avant il était d’extrême gauche » ( voir sur notre site,  John Longeole qui relate ces dires : http://lesobservateurs.ch/2015/09/26/medias-nos-lecteurs-au-regard-decapant-sur-levolution-de-la-presse-et-des-medias-romands/).

Au nom de quoi devrions-nous continuer à tolérer de tels propos de la part d’un directeur général de la SSR/SRG aussi orienté idéologiquement ? Totalement à l’opposé de la très large majorité de la population. Suffit-il encore d’un nom à particule et d’une orientation à gauche, pour se faire pardonner ses origines, pour être nommé aux plus hautes responsabilités du pays ? Car c’en est vraiment une de responsabilité.

Pour moi ça suffit, et la demande d’une direction générale moins idéologique, après tant d’autres prises de position idéologiques, toujours à gauche, voire même à l’extrême gauche ! (souvenons-nous par exemple de son éloge dithyrambique de Cohn-Bendit lors d’une cérémonie de reprise de prix en Allemagne), ne me semble nullement excessive.

La radio nous rappelait, après cette envolée idéologique socialisante de son directeur général, que la Commission fédérale des médias allait publier sous peu un rapport qui servira de base à la discussion générale sur le  rôle du Service public médiatique, discussion tant promise avant et après la votation sur la Révision de la Loi sur la Radio-Télévision du 14 juin 2015; votation qui a failli être refusée, ce que personne n’imaginait quelques mois avant la votation, et qui constitue un signal clair de la révolte d’une grande partie de la population envers nos médias officiels, quoi qu’on en dise.

Je peux déjà affirmer que ce rapport confirmera très probablement quelques représentations stéréotypées et, elles aussi, très orientées idéologiquement. Lors de la votation susmentionnée il est apparu très clairement que les chercheurs qui produisent ces rapports annuels des Annales Qualité des médias (ça ne s’invente pas), sont très majoritairement de gauche et certains reçoivent des crédits énormes de la SSR/SRG, du FNRS, etc., et n’ont cessé d’affirmer, je caricature à peine, que seuls le Service public et quelques rares journaux offraient des produits de qualité.

L’on retrouve certains de ces  chercheurs, de même que le directeur de la TSR , etc. dans cette Commission fédérale des médias. Ce ne sont pas eux qui vont militer pour une vraie pluralisation des médias, autrement que verbalement, se contentant de souligner en permanence leur grande diversité, alors que l’on sait depuis longtemps que la diversité n’assure en rien un vrai pluralisme. A cela ils ajouteront tout aussi rituellement que sans un Service public puissant et très riche la Suisse va s’effondrer, comme ils l’ont fait avant la votation.

Il faudra donc absolument que nos politiques prennent conscience de ce problème. Bien des acteurs politiques au plus haut niveau sont toujours surpris quand je tente d’attirer leur attention sur cette situation, avant de devoir reconnaître qu’il y a bien là un vrai problème. Certains auraient-ils peur de ne plus être invités dans ces médias s’ils font preuve d’esprit critique et exigent eux aussi davantage de pluralisme et de démocratie. Ce serait un comble.

Roger de Weck passe d’ailleurs un temps considérable à défendre les mêmes thèses sur l’absolue nécessité d’un puissant service public ( je suis aussi pour un vrai service public mais pas pour un monopole aussi scandaleux et présent dans aucun autre pays démocratique). Lui aussi affirme  rituellement et partout que sans un Service public aussi puissant, riche et monopolistique, l’identité nationale et l’entente confédérale  seraient en grave danger !

Ce mensonge, en fait une volonté aussi de créer et de jouer sur la PEUR, tendance toujours dénoncée par ailleurs et attribuée « aux populistes », doit être rappelé, également de manière continue et sans fin.

En attendant, les milieux politiques officiels concernés, devraient protester énergiquement contre ces  propos du directeur général, « proche » de la gauche, voire de l’extrême gauche,  et envisager de  remplacer le plus tôt possible Roger de Weck,  par une personnalité plus compétente, indépendante, ouverte et neutre. Rappel : un salaire annuel de  frs 560.000.- Ce montant pourrait sans problème être réduit.

Autant de mesures à prendre au plus vite afin de rapprocher à nouveau la population du Service public et des médias en général, plutôt que de laisser le fossé continuer à se creuser dangereusement.

Journalistes Gauchistes

Le danger n’est pas la berlusconisation des médias mais bien l’orientation générale idéologique à gauche et le monopole anti-démocratique, insuffisamment pluraliste et concurrentiel, de ce Service « public » médiatique, et cela à tous les niveaux, également chez une grande partie des milliers de fonctionnaires embarqués massivement dans ce bateau ivre du politiquement correct.

Uli Windisch

Articles parus sur Lesobservateurs.ch en rapport  avec la thématique traitée :

http://lesobservateurs.ch/2015/03/25/medias-le-mammouth-du-service-public-suisse-votations-populaires-du-14-juin-2015-la-revision-de-la-loi-sur-la-radio-et-la-televisionlrtv-une-vraie-tricherie-et-un-inavoue/

http://lesobservateurs.ch/2015/06/11/medias-non-categorique-a-un-service-public-monopolistique-non-pluraliste-et-a-une-propagande-officielle-mensongere-votation-federale-14-6-2015/

http://lesobservateurs.ch/2015/07/01/medias-r-de-weck-directeur-de-la-ssr-mr-560-000-frs-sinvite-chez-lui-a-la-rsr-pour-ronronner-de-contentement/

 

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Notifiez de
Herbert Sogno

Moi, ce qui m’a fait le plus sourire, c’est cette phrase :

« Lui aussi affirme rituellement et partout que sans un Service public aussi puissant, riche et monopolistique, l’identité nationale et l’entente confédérale seraient en grave danger ! »

Les gôchiasses en sont arrivés au point de considérer la ruine de l’identité nationale comme la nouvelle définition de l’identité nationale.

Tous ces journalistes sont enfermés dans un cercle vicieux car quand la dictature dont il sont complices et acteurs sera mise à jour, ils auront intérêt à se faire oublier vraiment très vite tant la colère sera vive.

ania

« cette présence d’une presse de droite n’est pas malsaine s’il s’agit d’un simple rééquilibrage mais si elle cherchait à prendre le contrôle de l’opinion publique, il y aurait danger de berlusconisation ! »
Il parle de gauche l’œil vissé sur la droite l’ennemi naturel de tous les gôchiasses du monde, alors que ces derniers sont responsables de la faillite programmée des démocraties depuis la nuit des temps.