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Sur l'impact de l'islam dans le monde actuel

C’est une pensée qui m’est venu après des événements plus ou moins récents liés aux manifestations d’un islam politique et les réactions de certains de mes amis à ces événements. J’essais de faire un parallèle avec le christianisme et ceci pour plusieurs raisons : les autres religions sont soit ultra minoritaires en nombre (juive) soit cantonnés à des régions précises (hindouisme et bouddhisme) et dans tous les cas elles n’ont pas et n’ont pas eu dans le passé des visées hégémoniques.

1. Sur les créateurs des religions

Les études des historiens et chercheurs sont unanimes : Jésus Christ et Mahomet sont des personnes réelles (contrairement aux autres qui sont plutôt des personnages de légendes ou créations mythiques) dont l’existence a laissé des traces concrètes.
Que peut-on retenir ? Jésus était un homme de paix et profondément épris de justice et d’humanisme. Que dans des siècles suivants sa philosophie a été dénaturée à certaines époques c’est tout à fait indépendant de sa pensée.
Mohamed, c’est bien connu qu’il fut un homme de guerre, c’était son choix. Mais, si on étudie son comportement plus en détail, on constate malheureusement qu’il était un personnage pas très fréquentable. Un court passage historique :
En l’an 622, Muhammad est obligé de s’exiler de Mecque, car les Kuraichi (membres de sa propre tribu) n’ont pas accepté de se convertir à sa nouvelle religion et ils l’ont obligé de se réfugier avec quelques 70 disciples à Médine. A partir de Médine, Muhammad essais maintes fois de vaincre les mecquois militairement mais sans succès. Alors, en bon stratège, il signe en 628 un pacte de non-agression avec les Kuraichi, pacte connu sous le nom de « traité de Hudaybiya ». Deux ans plus tard, ayant crée une armée de 10000 hommes et ayant soumis quelques tribus de bédouins, il attaque les mecquois, massacre entièrement les membres de sa tribu (y compris sa propre parenté) et détruit les symboles de leur culture païenne. Or, les actes et les paroles du prophète réunis dans les collections canoniques – les Hadith – sont des modèles religieux à suivre intégralement par les fidèles. La manière dont Muhammad a géré son accord de Hudaybiyya est perçue comme la façon idéale de traiter avec les non-croyants.
Sans oublier des atrocités commises par lui-même contre ses adversaires ou simplement pour punir des voleurs de chameaux, atrocités si nombreuses qu’il est difficile de les relater dans ce texte, mais soigneusement décrites dans les Hadith.

2. Sur les principes de base

2.1 Egalités ou inégalités
La religion chrétienne est basée sur un certain égalitarisme et surtout pour la défense des plus faibles. Bien sur, les actes commises ultérieurement ont dénaturé les enseignements d’origine.
L’Islam est basé de par sa genèse par trois inégalités dont l’application est en vogue de nos jours :
– 1 Le musulman est supérieur à un non musulman (Coran 3 : 110) ; en pratique, dans les pays musulmans, les minorités chrétiennes ou juives ont un statut d’infériorité (des dhimmis, c’est à dire tolérés). Et ceci a été valable même pendant les périodes entre 8-ème et 14-ème siècle, l’âge d’or d’un islam rayonnant en Andalousie (ce qui n’était pas le cas, à la même époque, en Asie Mineures et dans les Balcans, où l’islam se développait par la force des armes et des tueries sanglantes)
– 2 L’homme est supérieur à la femme (Coran 4 :34)
– 3 Le maître est supérieur à l’esclave ; l’islam n’a pas encore aboli l’esclavage, encore appliqué en Arabie Saoudite, au Soudan et ailleurs où la traite des noirs est encore d’actualité. D’ailleurs, les sources scientifiques démontrent que pendant la période esclavagiste, parmi les 25 millions d’esclaves noirs capturés et vendus, 10 millions étaient « l’œuvre » des arabes.
2.2 Liberté religieuse
La seule religion qui condamne l’apostasie, c’est l’islam. Un musulman, même un converti, qui abandonne sa religion est condamné à mort de nos jours aussi. Les exemples sont nombreux, très récemment un afghan a du être exfiltré en cachette pour le crime de s’être converti au christianisme.
Dans les pays musulmans, la pratique d’autres religions et sévèrement encadrée, limitée sinon ouvertement interdite, en fonction du degré d’intégrisme des pays respectifs.
Quant aux persécutions religieuses, les exemples sont trop nombreux, jusq’au meurtre des chrétiens et des membres du clergé. Même certaines minorités musulmanes sont persécutées (massacres réciproques entres des chiites et des sunnites) sinon interdites (les bahaïs)
Ce qui est bien plus inquiétant c’est que la critique de toute religion est pratiquement permise, même encouragée (quelquefois jusqu’à l’outrance) la seule critique de la religion musulmane crée des mouvements d’une violence inouïe partout dans le monde, avec des destructions de biens, assassinats et appels à la guerre sainte. Mais le comble c’est que la Commission des Droits de l’Homme auprès de l’ONU, où dominent des représentants des grandes « démocraties » comme le Pakistan, l’Iran, la Libye et d’autres, sous la houlette de M. Diallo, propose l’adaptation d’une résolution interdisant la critique des religions en l’assimilant à du racisme. Voyons, de quelle religion peut-il être le cas ?

3. Sur les visées hégémoniques

Il est bien connu qu’à diverses périodes de l’histoire des Etats chrétiens ont pratiqué un expansionnisme sur des raisons religieuses soit ouvertement (la colonialisation) soit par l’entremise du missionnariat. Cette pratique est depuis longtemps abandonné.
Quant à l’islam politique, apparu depuis les années 1920 par l’entremise du mouvement des Frères Musulmans, ses visées sont exprimées clairement. Les pays du monde sont classifiés en trois catégories :
– le Dar al Islam (la maison de l’Islam) est constituée des pays dirigés par des musulmans et gouvernés par les lois islamiques, la charia ; nécessairement, le Dar al Islam doit être en progression continue.
– Le Dar al Harb (maison de la guerre) constitué par des pays non musulmans donc dirigés par des infidèles, des mécréants (kufr en arabe.) Aucune coexistence pacifique n’est possible à long terme et le fait que les islamistes acceptent leur présence c’est soit parce qu’ils sont trop faibles pour les conquérir, soit que ces pays acceptent de se rallier au troisième groupe:
– le Dar al Sulh, appelé aussi Dar al Ahd (maison du traité, de la trêve.) Ce sont des pays n’étant pas sous la loi islamique mais qui se mettent sous la domination musulmane par traité, appelés aussi pays tributaires ou pays marionnettes. (traduction propre…)
De ce fait, des pays comme Israël, le Liban et aussi une partie de l’Espagne (appelée Dar al Andalou) doivent obligatoirement revenir dans le giron du Dar al Islam. Les autres pays plus tard, en fonction des rapports des forces.

4. Sur le terrorisme

Nous connaissons aujourd’hui comme dans le passé, des mouvements terroristes (voir les tigres Tamoul, l’ETA basque et d’autres) La caractéristique de tous ces mouvements c’est une localisation géographique précise et limitée. Le seul terrorisme qui a une vision et un développement mondialisé c’est le terrorisme islamique qui est présent aujourd’hui sur tous les continents, sur tous les territoires sans exception. Il est arrivé à un point qu’on peut légitimement parler de l’Internationale Terroriste et, après l’annihilation des grands périls mondiaux du siècle précédant (le nazisme et le communisme) il les remplace avantageusement, si j’ose dire. Ce qui est plus inquiétant, c’est que les pays démocratiques, et c’est la faiblesse des démocraties, ont les mêmes réflexes de « tolérance » sinon de minimiser le danger. Des Munich et des munichois partout, même parmi les gens les plus en thème et dont on pouvait espérer une meilleure claire vision.
Ce qui m’amène au dernier chapitre de ce texte bien trop court et incomplet par rapport à l’ampleur et l’importance du sujet.

5. Les manifestations dans les pays européens

Depuis 4 décennies, environs 15 millions de personnes d’origines musulmanes se sont établies en Europe, sans que les pays d’accueil puissent (ou veuillent) mettre en œuvre les moyens pour leur intégration. Les vagues d’immigration continuent, surtout pour des raisons de survie dans leurs pays d’origine (je reviendrai plus loin) Ceux qui vivent dans la marge des sociétés sont victimes désignées des certains « imams » intégristes et des associations islamistes qui pullulent dans nos pays.
D’où, des pressions de moins en moins… voilés (c’est bien le mot !) pour imposer aux autorités locales et/ou nationales ainsi qu’aux autres citoyens des actes, rites et us spécifiques à la religion musulmane :
– le port des vêtements spécifiques dans les endroits publics
– la suppression de la viande porcine dans les cantines scolaires et carcérales
– protestations et actes de violence contre les professeurs d’histoire et des sciences naturelles quand ceux-ci enseignent des chapitres contraires aux préceptes coraniques ou simplement dictés par les imams
– refus d’accepter l’autorité des supérieurs hiérarchiques femmes ou simplement de serrer la main aux femmes
– refus d’accepter que leurs parents de sexe féminin soient soignés par du personnel médical masculin
– l’imposition des horaires séparés pour les femmes dans les piscines publiques
– agression ad hominem contre des personnes qui osent dénoncer les méfaits de l’intégrisme musulman, jusqu’à des menaces de mort et même des assassinats.
Et j’en passe…
Devant ces manifestations que font nos élites politiques ? En général ils se soumettent, soit par couardise, soit par calcul électoraliste. Quand je dis Munich, nous sommes bien au-delà…

6. Quelques questions

Regardons un peu du coté des pays musulmans et essayer de répondre à quelques interrogations.
– pourquoi dans aucun pays musulman la démocratie n’arrive pas s’installer ?
– pourquoi dans les quelques régions où le vote fus plus ou moins libre, ce sont les islamistes qui ont pris le pouvoir
– pourquoi des pays qui regorgent des richesses matérielles provenant de leurs matières premières abondantes, ne produisent aucune valeur ajoutée ? (recherche de haute qualité, inventions et innovations, etc.)
– pourquoi l’argent qui coule à flot dans ces mêmes pays est utilisé soit pour des dépenses somptuaires pour quelques « happy few », soit pour financer des actions djihadistes ? A la place d’aider les pauvres, ces derniers souvent des habitants des pays de même religion d’Etat ?
– pourquoi les autres pays musulmans (qui ne possèdent beaucoup de ressources naturelles) n’arrivent même pas à nourrir leurs populations ?
J’aimerais bien qu’on me donne des réponses raisonnées et raisonnables et surtout sans langue de bois ou langage politiquement correct
Sorel ZISSU