Sur le plateau de Giesbert, il n'y avait qu'un homme, et il s'appelait Christine

J’ai vu l’émission de FOG et j’ai lu les commentaires de l’émission dans Riposte. Je partage vos analyses, mais pas trop votre positionnement.
En effet, à quoi vous attendiez vous en étant invité sur un plateau de pleutres ? Je n’ai pas vu d’hommes sur ce plateau.
Dans Riposte, vous vous indignez du traitement qu’on a réservé à Christine. Mais je pense que votre indignation provient davantage de votre manque d’adaptation stratégique aux médias dans ce genre de situation que de la malhonnêteté des pleutres.
Que pouviez-vous attendre des collaborateurs tels que Todd, FOG, Ferry, et autres qui vivent grassement de leur collaboration ? Pourquoi voulez-vous que des gens qui se graissent sur la bête cessent de collaborer ? Pour se faire marginaliser avec Riposte ? Perdre leur poste ? Leur éditeurs ? Leurs invitations sur les plateaux de TV ? Leurs chroniques ? Leurs rubriques ? Leurs relations ? Leurs invitations gratuites à l’étranger ? Leur réputation ? Et peut-être même détruire leur propre famille s’il se hasardaient seulement à dire du bout des lèvres qu’ils savent exacte l’analyse de Riposte ?
Ils ne feront rien de tout cela. Ces gens tiennent trop à leur rente de situation pour cesser de collaborer avec l’adversaire. Je vais vous dire mon sentiment ; je puis me tromper, mais voilà ce que je soupçonne.
Je pense qu’un FOG par exemple vous a invités parce qu’au fort de lui même, après avoir lu les articles de Riposte, lu bobo Jocelyn, réfléchi et étudié la réalité, il sait que vous avez raison. FOG est à la fois trop intelligent et trop lâche pour être dans une autre position que la sienne. Il sait ou se trouve la vérité et dans le même temps sait ou se trouve ses intérêts. Va-t-il lâcher son poste pour vous soutenir ? Soyez compréhensif et imaginez la posture qu’il doit tenir : se savoir complice par intérêt.
Idem pour Todd et Ferry qui devaient trembler de peur de se trouver au milieu de noirs et d’arabes, et qui devaient tout au long de l’émission avoir l’exemple de Charlie à l’esprit.
Vous dites que les caméras ont raccompagné Ferry qui allait prendre son train. Mais êtes-vous naïfs ? Vous n’avez pas compris ? Ferry avait peur dans la gare de l’Est. Il n’a pas été accompagné ; il a été escorté, jusqu’à se trouver loin, à l’abri d’un public qui lui faisait peur.
Un plateau de la peur et de pleutres : de ceux qui auraient certainement jeté leur fusil et qui se seraient enfui devant une charge de l’ennemi en criant  » maman !  » sur un champ de bataille de 14/18 ou de 39/45.
Pourquoi Christine, qui a tenu tête aux deux crypto-islamistes en leur disant : « pliez-vous à nos règles » pourquoi a-t-elle manqué d’attaquer Todd pour le dénoncer comme lâche ?
Elle aurait pu lui dire par exemple : « Todd, je vous sens nerveux d’être au milieu de noirs et d’arabes, dans un environnement menaçant et hostile. Vous êtes venu en jeans pour passer inaperçu car vous avez peur. Vous puez la peur, vous pensez à Charlie Hebdo en étant assis ici ? Vous avez peur de déraper et d’être insulté ? Suivi ? Menacé ? De recevoir un coup de couteau en rentrant chez vous ? Vous pouvez le craindre, car vous savez que c’est ce qui vous arrivera probablement si vous tenez ici le millième des propos de Charlie « .
FOG, lui, devait craindre que son plateau soit attaqué et dévasté. D’ou retenir Christine au collet.
Voilà ce qu’aurait du dire Christine : démasquer en public ces pleutres.
Ces hommes ne sont pas des hommes. Il n’y avait ce soir là qu’un seul homme debout sur le plateau.
Et cet homme était une femme.
Pascal BERTRAND

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