Sur l’islam, le Conseil de l’Europe ferait bien d’écouter René Marchand

René MarchandPlus l’Europe se pliera en quatre pour accepter l’islam sur son sol, plus elle s’enfermera dans des conflits sans fin.

La preuve :

En œuvrant pour la liberté de pensée, de conscience et de religion, elle se heurte à l’islam, qui ne reconnaît pas ces libertés-là.

En luttant contre l’intolérance religieuse, elle lutte contre l’islam, qui ne tolère aucune religion, à part la sienne.

En demandant le respect scrupuleux des Droits de l’Homme, elle s’oppose aux Droits de Dieu, qui sont les seuls Droits que respecte l’islam.

En renforçant le combat pour l’égalité des sexes, elle offense l’islam – qui pose, par décret divin, l’infériorité de la femme.

Lorsqu’elle entend éradiquer toute forme de violence à l’égard des femmes, elle montre du doigt l’islam, qui justifie la violence à l’égard des femmes.

Mais alors pourquoi veiller à ce que la connaissance de l’islam soit enseignée sur le sol européen, non seulement à l’école (ce qui peut encore se comprendre) mais tout au long de la vie ?

Pourquoi inviter la Suisse à abroger l’interdiction de construire des minarets sur son territoire ?

Pourquoi demander aux Etats membres de ne pas adopter une interdiction générale du port du voile intégral ?

Qui peut faire passer un chameau par le chas d’une aiguille ?

Il serait peut-être utile ici que le Conseil de l’Europe écoute le point de vue de René Marchand (1) : « L’islam – déclare ce dernier – n’est pas une religion au sens que nous donnons à ce vocable », c’est-à-dire « une foi, relevant de la liberté individuelle, et un culte n’intervenant pas dans le domaine politique. C’est un totalitarisme au moins aussi contraignant, aussi expansionniste, aussi génocidaire que le nazisme ou le communisme de sinistre mémoire. Le fait que ce totalitarisme justifie sa nocivité par un Au-delà « religieux » ne suffit pas à lui donner le statut que nous accordons chez nous au christianisme, au judaïsme, à l’hindouisme ou au bouddhisme qui ne nous menacent en rien ».

Plus que jamais, l’Europe doit savoir que face à l’islam, c’est la survie de notre civilisation qui se joue : si nous cédons, nous serons emportés.

Maurice Vidal

(1) Essayiste et journaliste français, licencié de langue et littérature arabes, né en 1935, à Montluçon, dans l’Allier.

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