Il est de bon ton de s’indigner de la censure dans certains pays comme la Chine et l’Arabie saoudite, mais lorsqu’elle frappe un Occidental, nos dirigeants font mine de ne rien voir et surtout ne soulèvent aucune protestation. Un cas parmi tant d’autres, Sébastien Jallamion, devenu persona non grata dans son pays pour avoir dénoncé la barbarie islamique. Voici son histoire, une histoire qui ne fait pas les manchettes et ne révolte pas nos gouvernants.
FQS – Tout d’abord, pourriez-vous expliquer ce qui fut à l’origine de votre congédiement et des poursuites contre vous ?

Sébastien Jallamion (SJ) – En septembre 2014, j’ai publié sur mon compte Facebook anonyme des articles hostiles aux islamistes, en particulier au chef de L’EI, suite à l’enlèvement et à la décapitation du français Hervé Gourdel en Algérie. Mes publications ont été signalées à ma hiérarchie par une de mes collègues de travail (j’étais policier en poste dans un commissariat de LYON), et ma hiérarchie a intenté une procédure disciplinaire et a signalé les faits au procureur de la République, qui m’a renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « incitation à la haine ou à la violence envers une communauté de personnes en raison de son appartenance à la religion musulmane ». Ce fut le début d’un long processus de mise à mort sociale dont j’ai relaté les détails dans un livre intitulé « À mort le flic ! », paru aux éditions Riposte Laïque.

FQS – Suite à la répression dont vous avez été la cible, vous avez décidé de vous exiler vers la Suisse, pourquoi ?

SJ – Après avoir été suspendu des mes fonctions puis révoqué de la police nationale, je me suis retrouvé du jour au lendemain sans revenus, et la cour d’appel de Lyon m’a condamné à 200 jours-amendes à 25 euros pour mes publications. J’ai donc reçu un courrier de mise en demeure me demandant de régler 5 000 euros avant le 5 juillet 2017, sans possibilité d’échelonner le paiement, à défaut de séjourner 200 jours en prison. Ne disposant plus d’une telle somme, j’ai dû m’exiler afin de ne pas me retrouver derrière les barreaux, où d’ailleurs ma sécurité n’aurait pas pu être assurée. J’ai pu séjourner en Suisse grâce à un réseau d’amis jusqu’à la fin du mois de septembre, date à laquelle j’ai pu réunir la somme correspondant au montant des jours-amendes auxquels j’ai été condamné, en particulier grâce à une avance sur les droits d’auteur de mon livre. Contre l’avis de mon avocat Me Gabriel Versini, j’ai décidé de regagner la France et de continuer le combat.

FQS – Malgré tout, pour vous, il n’a jamais été question de vous taire…

SJ – Je dirais plus précisément que ceux qui ont décidé de me faire taire n’obtiennent pas, malgré les moyens qu’ils déploient, le résultat espéré. Et pourtant les médias traditionnels ont été mis à contribution ! Ce fut le cas de Mediapart, dont un journaliste a été chargé, dès la parution de mon livre, d’allumer un contre-feu sur la base d’informations erronées que lui a fournies mon administration (sans succès), mais aussi du journal Le Monde, dont l’un des journalistes, Samuel Laurent, m’a dans une émission de grande écoute du service public présenté comme un « troll », c’est à dire une personne publiant des contenus indésirables sur internet. Curieusement, aucun de ces journalistes ne s’est penché sur mon histoire, mais ils n’ont pas hésité à tenter de me discréditer via leur réseau. Je vois cela comme la preuve que la liberté de parole dont j’ai décidé d’user dérange en haut lieu.

FQS – Récemment le gouvernement canadien a dit appuyer la famille saoudienne Badawi à cause de la répression sur le web. Pourtant, aucun gouvernement ne semble s’être intéressé à votre cas. N’y a-t-il pas des similarités entre le vôtre et celui des Badawi ?

SJ – J’ai suivi de près dès le début le cas du bloggeur saoudien Raif Badawi, et lui ai d’ailleurs, par le biais d’une association que je préside et qui défend la liberté d’expression (ANDELE), apporté mon soutien. D’autres militants critiquant l’islam dans des pays musulmans subissent hélas des sorts comparables, comme Cherif Gaber en Égypte, j’y suis particulièrement attentif. Vu de France, je pense que le gouvernement canadien apporte son soutien à la famille Badawi pour la simple raison que son épouse et son fils se sont réfugiés sur son territoire, et qu’ils luttent courageusement pour la libération de leur père. Dans les faits, ce même gouvernement n’a-t-il pas permis le vote de la motion M103 permettant d’interdire la critique de l’islam ? Cette hypocrisie flagrante démontre à quel point les politiques, au Canada comme en France, sont des girouettes opportunistes n’ayant aucun sens des valeurs qu’ils prétendent défendre ou incarner, alors même qu’elles sont en danger. Pour ma part, je suis en contact avec la plupart des apostats de l’islam, qui dénoncent les mêmes choses que moi en prenant le risque supplémentaire d’être considéré comme des « traîtres » et d’être condamnés à mort, mais nous devons souvent nous en cacher sous peine de les voir être harcelés par des individus (la plupart du temps appartenant à des réseaux islamo-gauchistes) qui leur reprochent de s’afficher avec le « facho » Jallamion. Car c’est aussi l’une des leçons que je tire de mon expérience personnelle : je suis devenu fasciste sans le savoir en 2014, depuis que j’ai pointé du doigt le péril islamiste.

FQS – Il me semble aussi que vous n’êtes pas le seul à avoir été ciblé par le gouvernement français dans les dernières années ?

SJ – En effet, et mon expérience personnelle m’a permis d’ouvrir les yeux à ce sujet. Je citerai par exemple le cas de Boris Lelay, vivant actuellement au Japon, et condamné à des peines cumulées s’élevant à 10 ans d’emprisonnement pour ses seules prises de parole, mais aussi de Pierre Cassen, cofondateur de Riposte Laïque ou de Christine Tasin, présidente de Résistance Républicaine, qui sont tous deux l’objet d’un véritable « djihad » judiciaire du fait de leur militantisme hostile à l’islam. Il y en a hélas encore bien d’autres, connus ou anonymes, qui se retrouvent dans le collimateur, et cela génère dans notre pays un climat délétère digne des périodes les plus sombres de notre Histoire. Force est de constater que ce qui pouvait être légitimement considéré comme de la complaisance de la part de nos institutions vis à vis des islamistes a franchi un cap supplémentaire, au point que nous pouvons parler aujourd’hui de collaboration, malgré la menace terroriste et les centaines de victimes tombées sur notre territoire.

FQS – Ce qui semble le plus inquiétant, ce n’est pas tant la répression d’un gouvernement qui tente de garder la tête hors de l’eau, mais la léthargie du peuple qui ne semble pas préoccupé par ces graves atteintes à la liberté. Est-il utopique d’espérer un réveil populaire ?

SJ – Je pense qu’il se passe exactement le contraire. De plus en plus de Français s’organisent, ont compris qu’ils ne pouvaient pas avoir confiance dans leurs dirigeants politiques, et n’attendent rien de mouvements de protestations classiques tels que des manifestations. Vu de loin, cela peut paraître comme de l’attentisme. Mais souvenons-nous des signaux forts qui ont été envoyés par le peuple, comme par exemple le taux d’abstention historiquement bas lors des dernières élections législatives. Les Français sont en colère. Ils attendent des solutions concrètes sur des sujets aussi importants que ceux qui touchent à la défense de leur identité face à la menace que constitue l’immigration de masse et l’islamisation de leur pays. Ils savent que les décisions qui s’imposent ne sont pas prises, et donc ils se préparent au pire. Ceux, dont je fais partie, qui ont décidé d’aller au charbon pour ouvrir les yeux de nos compatriotes, le savent à travers les nombreux témoignages de soutien qu’ils reçoivent : ce combat n’est pas inutile. Cela ne veut pas dire bien entendu qu’il n’y a pas une caste de privilégiés complètement déconnectée du réel persistant dans le déni et l’angélisme, cela veut dire qu’elle a de moins en moins d’influence. Quoi qu’il en soit, c’est un combat de longue haleine, et il n’en est qu’à son début. Mais il sera mené jusqu’à son terme, car c’est un combat à mort.

FQS – Pour terminer sur une bonne note, vous avez récemment obtenu une victoire judiciaire, pourriez-vous nous en dire plus ?

SJ – J’ai en effet été renvoyé devant le tribunal correctionnel de mon nouveau département de résidence suite à un signalement de l’un de mes tweets par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), une annexe des Frères musulmans ayant pour objectif d’utiliser nos lois pour interdire toute critique de l’islam (et faire le lit de l’islam politique), en juin 2018. Au vu des condamnations systématiques prononcées par la justice française dans ce genre d’affaire, je ne m’attendais pas à remporter une victoire judiciaire. Mais le fait est qu’après les débats, au cours desquels mon avocat Me Versini et moi-même avons fustigé le « djihad » judiciaire de cette association islamiste, la procureure de la République s’est levée et s’est désistée, fait rarissime. J’ai été relaxé, et ai désormais la possibilité de poursuivre le CCIF en dénonciation calomnieuse, ce qui sera fait dès le mois de septembre. Cela fait de moi le premier justiciable français susceptible d’obtenir la condamnation de cette entité islamiste qui sévit dans notre pays depuis 2003. Et j’espère bien ne pas être le dernier…

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