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Sursaut national ? Le général Martinez se lance dans la présidentielle

Dans un Appel aux Français, le général Antoine Martinez vient d’annoncer sa candidature à la présidence de la République, dont la prochaine élection se déroulera en 2022.

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Le général Martinez motive ainsi sa décision au regard d’une France « fracturée, défigurée, martyrisée après cinquante années au cours desquelles nos dirigeants politiques, toutes tendances confondues, ont fait preuve successivement de laxisme, d’absence de clairvoyance et de lucidité, de manque de vision, de déni de réalité, de volonté politique et à présent de renoncement face au plus grand des dangers qui menace notre nation, la guerre civile et ethnique ».

Effectivement, cette France abîmée – dont le mouvement des Gilets jaunes fut l’expression la plus criante, avant d’être purement et simplement détruit par l’ultra-gauche et le communautarisme – est au bord du gouffre, et l’option d’un officier supérieur à sa tête serait peut-être un bien. Quoi qu’on pense, un militaire se sentirait nettement plus investi du devoir de servir qu’un énarque préoccupé de ses seules prébendes.

Et le général Martinez d’appuyer là où ça fait mal ; là où, depuis des décennies, les Présidents qui se sont succédé ont traité le problème par-dessus la jambe, à savoir l’immigration d’origine africaine débridée qui empêche de fait toute forme d’assimilation : « Oui notre patrie est en grand danger. Doit-on rappeler à ces dirigeants irresponsables qui méprisent le peuple et qui le mènent au désastre que la patrie s’identifie au patrimoine, c’est-à-dire à l’ensemble des biens que nous avons reçus de nos pères en héritage ? Et que la patrie établit un lien réel entre l’aspect spirituel et l’aspect matériel, c’est-à-dire entre la culture et le territoire ? Elle mêle donc les valeurs et l’aspect spirituel qui composent la culture d’une nation. C’est la raison pour laquelle plusieurs peuples ne peuvent pas vivre sur un même sol. »

On pourrait bramer au racisme mais la réalité est là : la France est en passe de devenir un Liban bis. Qui, à moins de refuser de voir, n’a pas constaté l’invasion ethnoculturelle dont est victime notre nation ? Les exigences cultuelles de l’islam – puisqu’il faut bien le nommer ! – se font en effet de plus en plus violentes, sans que nul, au sommet de l’État, ne s’en émeuve outre mesure, malgré les lanceurs d’alertes qui prêchent dans un désert d’indifférence lorsqu’ils ne sont pas harcelés par la justice. Désormais, s’ajoute à cela la haine à peine voilée des racisés à l’endroit de la France charnelle. C’est là, comme le dit le général Martinez, « une folie » qui ne peut que nous conduire au désastre ; désastre qui sera augmenté par la crise économique et sociale imminente.

En conséquence, le général Martinez entend « provoquer le sursaut national indispensable au rétablissement d’un État fort, soucieux du bien commun et de l’intérêt de la Nation qui doit pouvoir exercer son droit légitime à la continuité historique mis à mal depuis trop longtemps. D’ailleurs, notre souveraineté confisquée par des institutions supranationales doit être retrouvée et réaffirmée. Quant au fonctionnement de notre système politique, sans remettre en question la nécessaire représentation parlementaire, une dose de démocratie directe devrait y être introduite, en particulier pour tout ce qui touche à la vie des Français, à leur liberté, à leur identité et à leur patrimoine ».

Le programme est ambitieux mais je crains, hélas, que les Français se laissent encore berner par tel ou tel candidat du système qui leur promettra la Lune. Quid, par ailleurs, d’Édouard Philippe, pour l’heure en retrait au Havre mais qui pourrait usurper l’habit du sauveur de la Nation et serait, c’est à craindre, sans doute élu s’il se présentait ? Car le général Martinez, encore moins que Marine Le Pen, ne pourra pas compter sur le rouleau-compresseur médiatique dont a bénéficié Emmanuel Macron en 2017.

Maintenant, je ne suis pas la Pythie de Delphes et j’ignore tout de la volonté divine. Par contre, ce que je sais, c’est qu’avec certains faux dévots du patriotisme – dont un agité opportuniste vendéen qui n’a jamais servi que sa propre personne, contrairement à son frère ! – nous sommes allés de désillusion en désillusion.

Je comprends toutefois la volonté du général Martinez, effrayé à juste titre par le danger de disparition d’une France qui ressemble de plus en plus à la Rome du Ve siècle. Oui, « le peuple français est un grand peuple qui doit maintenant se réveiller et se réapproprier sa riche histoire pour refuser sa paralysie et sa léthargie dans lesquelles il a été plongé injustement ». Mais ce sursaut doit être immédiat. Dans tous les cas, je salue l’initiative du général Martinez car elle a le mérite de tenter de réveiller les consciences…

Charles Demassieux