Sus à Vidalies, qui ose justifier les contrôles discriminants

Publié le 26 août 2015 - par - 8 commentaires - 1 076 vues
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Ri7VidaliesHier, écoutant notre pauvre Ministre des Transports Alain Vidalies être soumis à la Question par des journalistes plus soucieux de nourrir les polémiques que de ce « Vivre ensemble  » apaisé dont ils se font régulièrement les chantres auto-satisfaits, je me disais que notre société irait bien mieux sans certains médias chercheurs d’embrouilles… Et que les décisions courageuses ne seraient pas recalées à peine formulées!

Pourquoi tant de rage de tous côtés envers un ministre qui ose enfin appeler Chat un chat et tente d’apporter des solutions à un problème grave? Sa volonté manifeste est que tous les chats du Royaume puissent vivre en paix, loin de la peur quotidienne engendrée par l’afflux de mauvaises nouvelles ( immigration, chômage, insécurité, climat et j’en passe ). Doit-on lui en vouloir? Il y a vraiment une imbécillité chronique chez ces chroniqueurs à la petite semaine qui semblent ne même pas vouloir imaginer ce que signifie vivre dans une ville gangrenée par la drogue, la violence, les hurlements diurnes de kalachnikov, voire se trouver pris en otage dans un Thalys… et j’en passe. Se peut-il que pour eux un bon attentat, même à demi raté, vale mieux que les mesures qui pourraient en empêcher d’autres ?

Pourtant, rien de fâcheux dans ce que proposait le Ministre. Tout juste du bon sens. Nous pourrions adopter, le temps de la démonstration, le concept de Durkeim de sociétés anciennes fondées sur la solidarité mécanique, dont les individus sont liés par la similitude. Et par opposition, les sociétés modernes fondées sur la complémentarité et la coopération. Et nous demander en passant si la résistance à une immigration massive et en particulier à celle qui s’affirme musulmane  ne naît pas de la rencontre non choisie et non désirée de nos sociétés devenues coopératives avec des sociétés encore fondées sur l’apologie de la similitude.

Nous payons en effet aujourd’hui les impasses d’un certain progressisme dont les combats biaisés en faveur des minorités  cachaient quelques filon vengeur des sociétés traditionnelles. Voir également l’excellent article de Bruno Courcelle  La société française ( on pourrait en choisir d’autres, cela reviendrait au même) pourrait être vue comme une immense machine. Avec ses éléments constitutifs: usages, religions et coutumes Avec ses rouages : droits et devoirs et ce qui les définit Avec sa capacité évolutive en des circonstances données selon l’adjonction ou le retrait de pièces. Etc. Liste non exhaustive. Quand une machine du quotidien tombe en panne de manière répétitive, plutôt que de la jeter – ce qui pourrait être vécu comme discriminant s’il y avait un tribunal des machines et des médias pour machines – il convient de noter avec soin les circonstances de cette panne.

La répétition des faits autorise leur interprétation purement statistique. Et permet d’aller droit à la pièce qui est à l’origine de la panne, la retirer, la remplacer temporairement ou mieux encore la réparer et la remettre en place.  Pour revenir à la société, la nôtre par exemple, si on fait l’historique des attentats perpétrés sur notre territoire ces dernières années, que remarque-t-on? Que la grande majorité de ces crimes ont été commis par des personnes: 1) de confession musulmane, 2) d’origine arabo-maghrébine. Donc faire des contrôles réguliers qui en tout premier lieu touchent des personnes appartenant à cette catégorie de résidents en France ( qu’ils en soient citoyens ou non ) n’est en rien choquant puis qu’il s’agit:

1) de détecter avec neutralité et bienveillance la (ou les ) pièce (s) défectueuse(s ) au coeur de la machine sociale dont nous savons qu’elle est régulièrement mise à mal par le même type de panne.

2) d’éloigner cette pièce défectueuse afin de la réparer si cela est possible 3) de permettre à la machine sociale de fonctionner à nouveau en attendant la prochaine panne. Pour mettre en oeuvre ce « mode opératoire », la machine société a besoin de la coopération de tous, autrement dit, que chacun à sa manière devienne chirurgien ou aide opératoire de la pièce défectueuse.

Pour exemple, dans la période qui avait suivi les attentats de janvier dernier, me rendant à Biarritz en TGV je me suis faite contrôler ( bagage et fouille rapide) en haut de l’escalier menant à mon train en gare de Bordeaux. Il m’avait semblé, en citoyenne responsable, ne pas être victime d’une discrimination ( quoique brune basanée et de yeux très noirs légèrement bridés). Mais au contraire de participer pleinement à la mise en oeuvre de la sécurité de chacun et de tous. On ne doit et ne peut, en l’état de guerre où nous sommes, préférer à la sécurité de tous l’observance stricte d’une loi de plus en plus souvent soucieuse du seul individu, fût-il un criminel en puissance.

Je ne doute pas un instant que chaque Français ou individualité circulante ( pour parler comme les pédagos de Mme Belkacem…)  qu’il soit blanc, noir, jaune ou brun de peau, sera heureux d’apporter sa contribution calme à la sécurité de tous et à l’éradication de cette maladie qu’est le fondamentalisme militant et terroriste et tout particulièrement lorsqu’il sera contrôlé à l’entrée d’un train ou d’un métro.

Viviane Lamarlère

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Notifiez de
hathoriti

Bonne idée celle du ministre. Pour une fois qu’un socialiste montre de la jugeotte ! Coupons donc la branche qui ne porte pas de fruits ou porte des fruits pourris ! Quant aux journaleux…parlons-en ! Ils ne savent pas bien souvent s’exprimer en bon français, alors !

montecristo

Je ne vois aucun inconvénient à être contrôlé … en toutes circonstances !
Mais je n’abandonnerai jamais aucune de mes libertés sous prétexte de sécurité !
S’il y a des dangers, que l’on s’en prenne aux fauteurs de trouble directement. Les services de police sont assez bien faits pour ça ! Il suffit de les laisser faire sans les brider.

danièle

Idem pour les contrôles de police en voiture.

Au lieu d’arrêter une racaille qui roule sans casque et fait des roues arrières ou chauffe ses pneus en zigzagant, créant la panique chez les conducteurs qu’ils croisent… ces messieurs de la maréchaussée préfèrent nettement arrêter un fromage blanc, l’emmerder à l’extrême, lui coller des prunes, voire l’emmener au poste.

Ca, ça s’appelle comment d’après vous ? C’est de la discrimination antiblanc.

J’ai toujours trouvé normal d’être contrôlée. Mais là, il faut avouer que ça commence à peser.

BALT

Je suis pour le contrôle au faciès . Je m’explique ; Quand on voit dans la rue ou dans un lieu public quelqu’un hagard , paraissant drogué , paraissant menaçant , insultant les gens , « anormal » quoi , il serait normal de le contrôler . Cela s’appelle de la prévention. Souvent ces gens passent à l’acte.

LEROY

Comme l’a évoqué Claude GUEAN la discrimination existe dans les transports en commun. Les contrôleurs préfèrent effectuer leur travail sur des personnes plutôt claires et/ou convenablement habillées plutôt que sur ceux qui ont sautés les barrières. Ces derniers sont souvent prêts à s’associer contre le contrôleur. De plus ils sont difficilement ou pas solvables. Ils ne sont pas verbalisés contrairement aux « blancos ». Mais cela est une discrimination admise par les journaleux

Alexandra Dougary

Quels contrôles discriminants ? Parce qu’enfin, si l’on observe les derniers terroristes qui ont frappé, ils n’avaient pas une allure particulière mis à part qu’ils avaient le type « maghrébins », nous savons tous sur ce site que les apprentis terroristes connaissent leur leçon par coeur. Se fondre dans la foule, avoir l’air « ordinaire » surtout pas d’allure typée « radicale » pas de barbe, pas de signe extérieur d’islamisme. Donc, personnellement, je suis pour les contrôles « aléatoires », tout le monde, les p’tits blancs, les blonds, les blacks, les jaunes, etc. et… aussi et surtout les maghrébins mais AVEC tout le monde. De façon à ce qu’aucune association ne puisse revendiquer pour telle ou telle personne un acte discriminant. La loi stipule qu’il faut pouvoir prouver la discrimination. Si vous êtes contrôlés au milieu d’autres personnes rien ne prouvera la discrimination. Donc, je ne vois pas pourquoi cette polémique de journaleux, encore et toujours.

Daniel Boutonnet

Pourquoi cette polémique de journaleux? Mais c’est simple parce que ce sont de sinistres bobos gaucho-écolo-centristes, soixantehuitards attardés, honteux d’appartenir à la race blanche, adeptes de la repentance permanente, adeptes du métissage, adeptes du « padamalgam », immigrationnistes forcenés, et adorateurs de l’islam. Mais vivant bien sûr dans les beaux quartiers de Paris, dont ils se rendront bientôt compte (grâce à Mme Hidalgo) qu’ils ne seront pas épargnés par la rage islamiste.

Spipou

Oui certes.

Mais quand même, quand je regarde la photo du tireur du Thalys, je trouve qu’il a vraiment une allure particulière !

Soit dit en passant, je me demande comment il a pu rentrer dans le train avec une Kalachnikov. Je n’y connais rien en armes. Ca se démonte, une Kalachnikov ? Ca rentre dans un sac ? Dans ce cas, un contrôle du contenu des bagages aurait été bien utile !

Et je félicite Madame Lamarlère pour cet excellent article.