Syndicats dans l’armée : l’Union européenne veut poignarder la France

Manif lepuyDans un article publié dans Le MONDE en date du 20 octobre 2014, intitulé
« L’unité de l’armée française en danger»,

Ramu de BELLESCIZE Maître de conférences à l’Université de Rouen, ancien militaire en Afghanistan et en Yougoslavie nous présente la dernière trouvaille de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) :
L’interdiction du syndicalisme dans l’armée française n’est pas conforme à la Convention européenne des droits de l’homme (affaire Matelly du 2 octobre 2014)

Ayant eu l’Honneur de servir ma Patrie durant de nombreuses années, au sein de l’Armée de la France, je partage la totalité des arguments et des réflexions présentés, ils sont parfaitement conformes à la réalité, et tout ce qui est important, en la matière, est parfaitement compréhensible.

De toute évidence Ramu de BELLESCIZE connaît ce dont il parle, et je le remercie d’avoir publié un tel article, qui doit être connu et largement diffusé aux citoyens français.

Les années qui viennent de passer m’ont détourné de l’EUROPE, telle qu’elle est aujourd’hui, conduite par des ploutocrates incompétents, irresponsables dont la Commission est le deus ex-machina.

Alors que les menaces sont de plus en plus nombreuses à l’encontre de notre civilisation de nos valeurs, alors que, de fait, les ploutocrates ont renié tout ce qui a été fait, construit depuis 1500 ans, et qu’ils sont prêts à accepter ( sans doute en échange de quelques avantages sonnants et trébuchants) que l’Europe devienne une partie de la nation islamique et soit intégrée au grand califat.

Par ailleurs, les diverses officines de Bruxelles n’arrêtent pas d’emmerder les peuples avec leurs « lois iniques » (c’est ainsi qu’ils nomment leurs oukases). Ceci alors qu’ils n’ont toujours pas été capables de mettre sur pied des politiques dans les domaines essentiels tels que : l’économie, le social, la défense, les relations internationales.

Il est à noter, et ce n’est probablement pas une simple coïncidence, que simultanément aux tentatives de prise de contrôle1 des États européens souverains, l’Europe (enfin ses apparatchiks) :

▶ s’apprête à signer le Traité de l’Atlantique permettant aux États-Unis d’imposer ses finances, ses produits et ses règles ;

▶ s’apprête à intégrer la TURQUIE , dirigée par un « islamiste modéré »n’ayant jamais été historiquement, géographiquement, culturellement, religieusement européenne, et sa population est massivement musulmane et ses lointaines origines sont avant-tout asiatiques. Il est vrai que la Turquie soit largement sponsorisée par les États-Unis pour des raisons économiques et stratégiques ;

▶ fait des risettes aux monarchies islamistes du Moyen-Orient, qui directement ou via l’OCI, pratiquent un entrisme que n’auraient pas renié les « Kamarades » issus du léninisme et du trotskisme.

L’Armée française, dotée de l’arme nucléaire, est la seule armée européenne qui soit encore à même d’intervenir au profit des Nations européennes. Le coup de poignard dans le dos porté par la CEDH, consistant à imposer la création de syndicats au sein de nos Armées alors que, probablement, elles sont déjà infiltrées par des islamistes, est le moyen le plus efficace pour casser l’Armée de la FRANCE et, à court terme, entraîner le naufrage des Nations qui depuis 1945 n’aspirent qu’à la paix et au développement dans la liberté.

Si demain, ce naufrage survenait, les ploutocrates développant des argumentations fallacieuses, se cachant derrière la CEDH, seraient responsables !

Pour en terminer, on ne peut accorder le moindre crédit, avoir la moindre confiance envers des Institutions,

▶ qui renient leurs décisions passées, par exemple l’arrêt de la Cour Européenne de Justice du 31 juillet 2002 (affaire Refah Partisi contre la République de Turquie), fait « observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia ». Cet arrêt a été confirmé par la grande chambre de cette Cour le 13 février 2003, les eurocrates l’ont probablement oublié ;

▶ qui soutiennent politiquement et financièrement l’un des mouvements islamistes le plus terroriste : le Hezbollah.

Jean-François Cerisier
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LIBRE OPINION : L’unité de l’armée française en danger

L’interdiction du syndicalisme dans l’armée française n’est pas conforme à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). La CEDH en a décidé ainsi dans l’affaire Matelly du 2 octobre 2014.

Selon la Cour, l’exercice de la liberté d’association des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes. Mais l’interdiction pure et simple, comme c’est le cas au sein de l’armée française, de constituer un syndicat ou d’y adhérer, porte atteinte à la liberté d’association, une atteinte prohibée par la Convention européenne des droits de l’homme.

Si l’arrêt de la CEDH est appliqué, les militaires pourront se regrouper au sein de syndicats ou de groupements professionnels en vue d’actions collectives.

L’interdiction semblait pourtant prendre racine dans une conception de l’armée et de la démocratie solidement établie en France. Le rôle des militaires est d’assurer la défense de la nation par la force des armes. Ils peuvent être amenés à contraindre ou détruire l’ennemi, à donner la mort ou à le recevoir, sans se trouver en état de légitime défense.

L’usage des armes étant en soi contraire à une exigence de morale fondamentale – le respect de la vie humaine – ils ne sauraient agir que par délégation de la nation. Le pouvoir politique qui décide, au nom de la nation, de l’emploi des armées, doit avoir la certitude que les ordres seront respectés et que la mission sera accomplie avec fidélité. Formulée en d’autres termes, cette idée est celle de la primauté de la toge sur les armes : en démocratie, l’autorité militaire est subordonnée au pouvoir civil. D’où une organisation particulière au sein de laquelle tout converge vers l’unité et la cohésion de l’armée. Rien ne doit venir troubler la cohésion qui soude les militaires entre eux.

Cette unité de l’armée se fait notamment autour d’un élément visible, signe d’une réalité tangible : le salut. Lorsque deux militaires se rencontrent, quel que soit leur grade, tous deux ont a cœur de se faire souvenir l’un et l’autre de l’obligation commune qu’ils ont envers le drapeau, en levant la main droite vers le ciel. Le salut devient une preuve de confiance mutuelle, un signe de cohésion, le témoignage de la certitude que l’officier, le sous-officier et le soldat peuvent compter l’un sur l’autre.

Cette recherche constante d’unité et de cohésion explique notamment que la hiérarchie fasse l’objet d’une certaine sacralisation. La discipline étant la force principale des armées, cette hiérarchie se matérialise par une stricte subordination de grade à grade. Tous les militaires sont ainsi rassemblés autour d’une conception identique du service de l’Etat, le loyalisme de ceux qui servent sous les drapeaux étant ainsi assuré.

La CEDH en a décidé autrement. La règle qui a pour objet d’assurer l’unité, la neutralité et la loyauté des militaires doit être abolie. En cas de conflit entre les droits de l’homme et la démocratie, ce sont les droits de l’homme qui doivent l’emporter.

Au nom des droits de l’homme, une double atteinte à la démocratie est réalisée par la CEDH.

La première est l’affaiblissement de la défense de la France. Car le pluralisme syndical recèle un danger potentiel : celui de la division de l’armée en une multitude de courants qui viendraient rompre son unité. Ce danger ne peut être écarté, la liberté syndicale supposant une liberté de choix du syndicat. Laisser des courants d’opinions variés s’affirmer au sein de l’armée, c’est cultiver des ferments de division. C’est aussi compromettre la neutralité dont elle tire, en définitive, sa force et son autorité morale. S’il y a syndicat, il peut encore y avoir atténuation de la subordination hiérarchique. Tout groupement quel qu’il soit, constitue une force corporative qui vient doubler les forces individuelles des militaires et augmenter sensiblement le pouvoir de résistance contre l’autorité hiérarchique. Un pouvoir concurrent apparaît qui, inévitablement s’interpose, à un moment ou un autre, entre les différents échelons de l’autorité hiérarchique.

La seconde atteinte à la démocratie est constituée par la manière dont cette décision a été prise. Le gouvernement et le législateur, dans la loi du 24 mars 2005 portant statut général des militaires, en continuité avec les précédents statuts, ont rappelé que le service des armes était incompatible avec le syndicalisme. Si le peuple français souhaite être défendu par une armée au sein de laquelle les syndicats sont autorisés, c’est à lui d’en décider. Il dispose pour cela de représentants qui siégeant au parlement. La Cour européenne des droits de l’homme, dans une décision impériale, a préféré montrer qu’elle dispose de tout, y compris de l’armée de la France. En s’en prenant à l’essence même de l’Etat, elle manifeste son mépris pour la démocratie et sa préférence pour une certaine idée des droits de l’homme.

Ramu de BELLESCIZE

Maître de conférences à l’Université de Rouen, ancien militaire en Afghanistan et en Yougoslavie.

1 Au sens anglo-saxon du terme et non au sens restrictif de la langue française

2 Source : Conseil de l’Europe « Strasbourg – Arrêts des 31 juillet 2001 et 13 février 2003 http://cmiskp.echr.coe.int

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