Syrie : journaleux bobos et UMPS mentent en service commandé

Publié le 11 septembre 2013 - par - 1 410 vues
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 « La guerre n’est que ruse et tromperie ». Hadith de Mahomet.

Sur le drame du gazage des civils d’Al-Ghouta, la France reprend la version des médias, acquise aux rebelles islamistes. En quelques lignes de réflexion et d’analyse voici de bonnes raisons de rester très prudent.

Les médias et les politiques français parlent de bombes chimiques utilisées par le régime syrien contre la population opposée au régime, et aurait fait des centaines de morts. Essentiellement des « rebelles, des djihadistes d’Al Qaïda », des enfants, des civils, des combattants, des mercenaires.  Si l’utilisation de l’arme chimique ne fait aucun doute. À ce jour, aucune certitude n’est mise en exergue sur l’origine de ces bombes « sales », ni sur le camp qui les aurait mises en œuvre. Le site d’Al Manar révèle des révélations sérieuses que la doxa ne veut pas prendre en compte. Et pourtant  Hollande et Ayrault  affirment doctement que toutes les preuves sont sur la table !… Le 11 septembre le Congrès américain se sera prononcé sur une réponse punitive en forme de missiles Tomawak lancés depuis un navire US. Bien que 80 % des Français soient opposés à cette punition contre le régime syrien de Bashar el Assad, les missiles, de type Exocet, suivront les Tomawaks. Silence radio sur le coût réel de cette « mini-guerre » qui deviendra catastrophique selon Guy Millière. Le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite joueront-ils les mécènes de ce nouveau jeu vidéo ?…

Alain Juppé interviewé par Arlette Chabot sur les ondes d’Europe1, samedi dernier, soutient une intervention en Syrie. De même que François Hollande soutient Obama, qui n’a jamais cité une seule fois la France (partenaire ?)  dans tous ses discours.  En guise de punition quel serait pour l’Occident, le meilleur choix entre deux dictatures ? Entre la peste Chiite et le choléra sunnite ? Entre la peste chiite et alaouite du régime loyaliste d’Assad. Entre le choléra sunnite peut être du futur régime islamiste préparé par les rebelles en Syrie. Un choix analogue serait réservé aux Occidentaux entre : celui d’envoyer des missiles sur la figure du dictateur syrien sans craindre des représailles terroristes irano-syriennes, à venir, ou faire confiance à des hommes politiques élus, pris dans la nasse de cette guerre psychologique.

Ri7Obama Maître-canichesOn le savait déjà, l’armée loyaliste gagnait du terrain depuis des mois sur les « rebelles », alors pourquoi avait-elle besoin d’user de ces gaz mortels contre des civils ? L’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien étant une ligne rouge conditionnant une riposte atlantiste serait, comme l’a rappelé le porte-parole de la diplomatie russe « un suicide politique ». Jean-Pierre Chevènement vendredi dernier, sur les ondes d’Europe 1, titillé par Thomas Sotto, reprenait à son compte les thèses d’Alexandre Del Valle sur une désinformation coordonnée sur la Syrie, avec le prétexte du franchissement de la ligne rouge par usage de gaz mortels.

http://www.atlantico.fr/decryptage/armes-chimiques-en-syrie-spectre-desinformation-alexandre-del-valle-825201.html#vuWbXc0zyr5BM1kC.99

Aveux :  Attaque chimique en Syrie : des rebelles de la Ghouta avouent l’avoir causée par ignorance sans précaution d’usage.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=127928&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Dale Gavlak est correspondante de l’agence américaine Associated Press au Moyen. Sa crédibilité est impressionnante et son analyse ne peut-être mise en cause. Elle a aussi travaillé pour National Public Radio (NPR) et écrit des articles pour la BBC News. Elle a recueilli des aveux directement sur le terrain des opérations en Syrie, dans le camp des rebelles. (sic) : «Ils ne nous ont pas dit comment manier ces armes ou comment les utiliser. Nous ne savions pas que c’étaient des armes chimiques. Nous n’avions jamais imaginé qu’il s’agissait d’armes chimiques ».

Des mortiers tirant des obus avec des charges chimiques sont utilisés par les rebelles comme le montre cette vidéo (parmi d’autres éléments de preuve). Le faible niveau technique des artilleurs rebelles rend tout à fait plausible une erreur de tir… ; une attaque délibérée « sous un faux drapeau ». Al-Gouhta étant située en zone rebelle, à proximité d’une unité de terroristes islamistes, eux-mêmes encerclés dans le secteur de Jobar. Un « tir raté », une bavure, une erreur de manipulation, n’était pas à exclure. C’est ce que relate le reportage de Dale Gavlak.

Précisons, que le site d’Al Manar, rappelle que le rôle présumé de l’Arabie saoudite dans la fourniture d’armes chimiques aux rebelles. Du fait du soutien de la Russie au dictateur syrien, cette semaine, des Saoudiens ont menacé la Russie d’attaques terroristes aux Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi l’an prochain. Cette menace une fois vérifiée pourrait confirmer le rôle de l’Arabie Saoudite dans la fourniture d’armes chimiques aux rebelles.  Après 100. 000 morts en Syrie les deux opposants, sur le terrain d’affrontement, s’accusent mutuellement d’usage de produits chimiques et toxiques mortels. L’aviation israélienne était déjà intervenue pour détruire certains stocks, pouvant passer, aussi bien, dans un camp comme dans l’autre.

La riposte possible USA-France contre le régime d’Assad :

Dans les missiles Tomahawk, on trouve de l’uranium « appauvri » pour une masse de 300 kg. M. OBAMA, Prix Nobel de la paix, va indirectement utiliser de l’uranium « appauvri » des missiles Tomawak, contre des cibles syriennes, violant ainsi les principes de protection des Droits Internationaux, Humains et Environnementaux. Cette utilisation illicite contredit le Droit à la vie établi par la résolution 1996/16 du Sous-Comité à l’ONU des Droits Humains. Ces actions punitives seraient alors scandaleusement mensongères et criminelles puisqu’elles devraient être considérées comme des crimes contre l’humanité aux yeux de la législation Internationale. Dixit : Thierry LAMIREAU – Réalisateur du film « URANIUM EN LIMOUSIN ».

  

amis potentiels

Les contradictions diplomatiques

Le 22 août dernier, invité en Israël, Laurent Fabius réitérait devant les micros et caméras des médias internationaux, la sempiternelle opinion du quai d’Orsay : celle que le conflit israélo-palestinien est la source de toutes les guerres qui secouent le Moyen-Orient. Dans le même temps, n’étant plus à une contradiction près, L. Fabius évoqua lors de cette conférence publique que les conflits entre sunnites et Chiites secouent le Moyen–Orient. Et de citer en exemple la Syrie au sein de laquelle le mouvement terroriste libanais, pro-iranien du Hezbollah, combat, aux côtés de Bashar al-Assad, des rebelles soutenus par des puissances sunnites et dont certains appartiennent au Jihad islamique mondial d’Al Qaïda. Développant cette analyse le ministre des Affaires étrangères se prend les pieds dans le tapis démentant du même coup la source du conflit israélo-palestinien, qu’il venait de faire.  Interviewé par J.J. Bourdin  sur BFM TV  le 22 août, il reconnaîtra, dans les conflits internes entre chiites et sunnites,  le rôle néfaste instrumentalisé par la République islamique d’Iran. Au micro de BFM TV,  Marine le Pen tancera cette politique de gribouille la désignant comme étant (sic) « sans queue ni tête ». En effet comment peut-on à la fois sur le sol français, combattre le terrorisme d’Al-Qaida et l’aider militairement voire parfois le financer indirectement par des voies occultes en Syrie ? Les Français devront se souvenir de cette politique de gribouille devant les urnes en 2014 et trois mois plus tard pour les élections européennes ?… Ces maladresses diplomatiques installent la France dans une posture de nain politique, ou de lilliputien.

Eric Zemmour  dans  son livre « Mélancolie française »,  trouve que :

« l’Histoire du XXe siècle pourrait se résumer à une interrogation française existentielle. Comment trouver un rôle dans la distribution mondiale, alors qu’on n’a plus de rôle-titre, qu’on le sait, qu’on pressent même qu’on aurait dû le conserver, et que ce déclassement vous meurtrit, même si on dissimule cette meurtrissure derrière une autodérision qui va jusqu’à la haine de soi. » Alors qui sera le premier à préparer la guerre au Moyen-Orient puisque M. Fabius ignore qu’une paix israélo-palestinienne n’arrêterait pas les centrifugeuses iraniennes, ni la guerre civile en Syrie ou en Égypte ?

Le devoir de mémoire de la fonction ministérielle

On ne change pas une équipe qui gagne. Toujours avec le même ministre des Affaires étrangères qui a l’air de terriblement s’ennuyer en politique. Le 30 juillet 2013, le quai d’Orsay a appelé à la libération de Mohamed Morsi, ex-président de la confrérie des frères musulmans. Cet appel dénote un acte de faiblesse diplomatique, dans l’appropriation de l’information qui incombe à la haute fonction ministérielle ?

[…]  J’ai en mémoire notamment ce spectacle d’un million de personnes sur la place Tahir du Caire, réunies à l’appel de l’imam Kardawi, sous la présidence de Morsi,  qui les appelait à « tuer les Juifs » partout dans le monde.[…].

Dans son livre : « Pourquoi l’antisémitisme », Ed. de Paris Max Chaleil, Claude Berger, apporte un élément supplémentaire et de taille sur l’antisémitisme au Caire des Frères musulmans : Page 70 :  on peut lire que Mohamed Morsi, maître à penser des Frères musulmans, (et fort heureusement détenu actuellement en geôle  par un général de l’armée égyptienne), a été condamné en janvier 2013 par les États-Unis (source New-York Times) pour avoir en 2010, traité les juifs de suceurs de sang, de descendants de singes et de porcs. Il appelait, comme dirigeant des Frères musulmans à la Haine des Juifs et à l’élimination d’Israël.

Dans la patrie des Droits de l’Homme, peut-on ne pas réagir sans s’indigner de tels propos que d’autres ont qualifiés d’inadmissibles de la bouche d’un dirigeant religieux ?… Délirants, haineux et racistes.

En conclusion

Eric Zemmour rappelle  encore que la Gauche républicaine avant de sombrer dans le collaborationnisme vichyssois a toujours mêlée messianisme révolutionnaire et expansionnisme militariste sans jamais avoir mauvaise conscience. Souhaitons que cette gauche française devenue «  pacifiste » depuis le  XXe siècle saura empêcher les bruits de bottes.

Dans le bourbier syrien, la France sera en première ligne pour prendre des balles perdues et importer le terrorisme à sa porte. Dans le bourbier turco-irano-égypto-syrien, ou s’affrontent Chiites, sunnites, alaouites, al-qaïda, hezbollah, mercenaires islamistes, et frères musulmans, la coalition occidentale, choisissant comme ennemi le régime syrien d’Assad, va, de fait, favoriser la mise en place d’un régime totalitaire, sûrement pire que le précédent. Ces « rebelles » ne seraient-ils pas des djihadistes animés par la volonté d’Allah de conquérir, après l’Irak et la Libye, la Syrie et ses puits de pétrole ? Un dictateur chasse l’autre avec ou non la bénédiction ou le mandat de l’OTAN et de l’ONU. Mais on a la certitude que la plupart de ces dictateurs en question, ont été reçus, un jour, ou l’autre, en grande pompe à l’Élysée, ou invités d’honneur un jour de 14 juillet.

Après l’éventuelle intervention de ladite coalition occidentale, que deviendront les exécutions sommaires, les égorgements, les décapitations, les amputations, les lapidations, les pendaisons, prescrites par la charia ?  Les Coptes seront-ils abandonnés à leur triste fin ? L’Iran aura-t-elle les mains libres pour parachever sa bombe nucléaire, dont on parle tant ? Que deviendront les guerres civiles en Égypte, en Tunisie ? La Palestine, mandataire de l’U.E, mettra t-elle fin à ses errements existentiels.… à suivre.

Enfin dans ce tohu-bohu international, quel sera le sort final réservé au petit État d’Israël ?

Un peuple qui n’a pas les moyens de se défendre a-t-il encore sa place dans ce monde ?…

Patrick Granville

 

 

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