Syrie : L'administration Obama favorise les Frères Musulmans

Les Etats-Unis, ignorant l’avertissement de Benjamin Franklin, préfèrent apparemment brader la liberté contre une sécurité temporaire : ils ne cessent de prendre leurs désirs pour des réalités et de tout gober au sujet des intentions des Frères Musulmans. En fin de compte, ils liquident et la liberté et la sécurité en Syrie. (Jihad Watch, 18/08/2011).  
Rapport publié à Washington : Les États-Unis  favorisent les Frères Musulmans aux dépens de l’opposition syrienne pro-démocratie.
L’administration du président Obama a choisi les Frères Musulmans aux dépens de l’opposition pro-démocratie pour diriger la Syrie après l’éviction attendue du Président Bashar Assad, dit un rapport.
L’Institut Hudson, principal consultant du Département de la Défense, affirme que l’administration a décidé de travailler avec la Turquie et les Frères Musulmans en Syrie pour un gouvernement post-Assad. Dans un rapport d’Herbert London, l’Institut déclare qu’Obama a écarté l’opposition pro-démocratie en tant qu’alternative.
« Il semblerait bien plus souhaitable de soutenir les influences démocratiques – les organisations politiques qui ont besoin de relations et d’appuis – malgré leur relative faiblesse en ce moment » dit  le rapport, intitulé Les États-Unis trahissent l’opposition syrienne.  « Ce sont ces groupes religieux et laïques qui représentent l’espoir réel pour l’avenir et le contrepoids à l’influence des Frères Musulmans ».
Herbert London, président du Hudson jusqu’en 2011, déclare que le Département d’État a ignoré les groupes d’opposition non affiliés aux Frères Musulmans. En juillet, la Secrétaire d’État, Hillary Clinton, a invité les agents des Frères Musulmans et les a pressés de travailler avec la Turquie pour aider à évincer Assad.
« Étaient absents de ces invitations les leaders kurdes, les libéraux sunnites, les Assyriens et les porte-parole des Chrétiens » dit le rapport. «  Selon divers rapports, le Département d’État a fait un marché avec la Turquie et les représentants des Frères Musulmans : soit ils participent au pouvoir avec Assad afin de stabiliser le gouvernement  soit ils le remplacent si cet effort échoue. ».
Hudson cite le Conseil Syrien de la Démocratie (Syrian Democracy Council) qui embrasse un éventail des minorités ethniques et religieuses, y compris les Alawites et les Chrétiens. Le SDC n’a pas été invité au Département d’État.
« Du point de vue du Foggy Bottom (1) [le Département d’État], il vaut bien mieux promouvoir la stabilité même si cela signifie qu’on s’aligne sur les objectifs d’ennemis présomptifs » dit le rapport. « C’est toutefois un jeu dangereux qui, non seulement tient les intérêts des États-Unis en otage des Frères Musulmans, mais suggère aussi que le retrait des forces américaines de la région ne laissera aux États-Unis que de faibles options politiques.
Des fonctionnaires ont confirmé l’invitation du Département d’État aux groupes d’opposition alignés sur les Frères musulmans. Ils ont dit que les Frères avaient souvent boycotté les sessions sponsorisées des États-Unis  qui comportaient des organisations opposées au mouvement islamiste (2).
London dit que l’exclusion du SDC représente une insulte aux forces pro-démocratie en Syrie. Il a cité des rapports selon lesquels les Frères Musulmans jouent un rôle majeur dans des attaques contre les forces de sécurité syriennes dans une campagne soutenue par l’Iran (3) la Jordanie et la Turquie.
« Pour le moins, la Secrétaire d’État Clinton devrait entendre les arguments du SDC » dit le rapport. « Laisser ce corps à l’écart du dialogue syrien est une insulte à ce dont l’Amérique prétend se soucier. Assad devrait voir que ses opposants ne sont pas simplement ceux qui complotent pour stabiliser un régime meurtrier mais ceux qui impulsent de vrais efforts démocratiques et qui représentent une partie significative du peuple syrien.     

Traduit de l’américain par Bernard Dick

http://www.worldtribune.com
http://www.aina.org/news/20110817183123.htm
(1) Foggy Bottom : « Le fond brumeux », surnom donné au Département d’État américain.
(2) C’est ce qu’on pourrait appeler une demande d’exclusivité, parfaitement contraire aux   exigences démocratiques
(3) L’implication de l’Iran ne semble pas logique dans ce contexte (NDT).
 
 
 
 
 
 
 

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