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Bruno Le Maire ferme les trésoreries dans l’Est pour faire des économies

Dans différents départements, les habitants se mobilisent contre la fermeture de leur trésorerie, indispensable pour ne nombreux retraités qui paient leurs impôts et nombreuses taxes en liquide.

Ce type est vraiment un « bizarroïde » dans l’univers des décideurs. Car Bruno Le Maire et Bercy ferment les trésoreries dans l’Est de la France pour faire des économies, alors que ses prédécesseurs maintenaient les trésoreries ouvertes pour récolter l’argent des français. Ce n’est pas un gag. Nous n ‘avons pas réussi à obtenir de nos interlocutrices de Bercy le nombre de fermetures nationales des trésoreries. Mais pour le Sud du département de la Meurthe-et-Moselle (zone représentant un cinquième du département) deux trésoreries ferment leurs portes au 1 er janvier 2023, dans une totale discrétion de l’administration et de la presse régionale.

Pour mémoire, le sinistre Bruno Le Maire, ministre de toutes les finances et magouilles, continue de distribuer l’argent des français aux Ukrainiens pour aider les démons et appauvrir les français. Le 13 décembre, il joue les Pères Noël avec sa cohorte d’invités Ukrainiens, sous l’oeil bienveillant d’Emmanuel Macron présent à Bercy pour le spectacle.

https://ripostelaique.com/bruno-le-maire-va-distribuer-largent-des-francais-pour-aider-lukraine.html

Dans le même temps, le sinistre Bruno Le Maire ferme de nombreuses perceptions dans les départements sans supprimer l’impôt, avec l’aval des parlementaires, comme en Meurthe-et-Moselle, où députés et sénateurs LR, socialistes, Mélenchonistes, Renaissance laissent faire sans broncher, trahissant une fois encore leurs électorats respectifs.

Dans le Sud de ce département, en total déprise car oublié par l’état, Bruno Le Maire ferme définitivement, au premier janvier 2023, les Trésoreries de Blainville sur l’Eau et de Neuves-Maisons. Pour autant, l’imposition va-t-elle devenir plus juste ?

Issu de ce terroir, le sénateur LR Jean-François Husson, présent avec Macron lors des voyages officiels à l’étranger, mais toujours absent pour défendre les dossiers locaux, cautionne ce nouveau scandale.

Jean-François Husson n’a rien fait pour sauver de la fermeture les Trésoreries de Blainville sur l’Eau et de Neuves-Maisons.

En matière économique, Jean-François Husson n’a rien fait pour aider l’entreprise de Gilles Jolain, lorsque le patron de Jolain agencements, à l’étroit dans ses murs à Houdelmont, souhaitait créer des emplois et embaucher, et devait absolument agrandir ses locaux et rencontrait l’hostilité du maire de Houdelmont, qui encaissait sa taxe professionnelle. Contacté par Gilles Jolain, le sénateur Jean-François Husson a refusé son aide au chef d’entreprise de droite, qui du coup a bénéficié du soutien des communes de gauche de Pont-Saint-Vincent et de Neuves-Maisons pour construire une nouvelle usine.

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Du coup, le Saintois a perdu une taxe professionnelle. Une de plus ! Et les salariés de Jolain agencements doivent désormais parcourir des kilomètres pour aller travailler le matin.

Ce type de comportements explique pourquoi cette circonscription ancrée à droite, autrefois fief du Général Marcel Bigeard, puis de Nadine Morano, est passée à gauche, les belles têtes de vainqueurs de sénateurs de droite favorisant les moissons des socialistes et de Renaissance.

Ces exemples locaux nous permettent de défendre encore une vieille idée : le président de la République, le premier ministre, les ministres, les députés, les sénateurs, les juges, les hauts fonctionnaires devraient être soumis à au moins une expertise psychiatrique par an. Pour éviter que la folie ne gouverne.

Francis GRUZELLE

Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

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Bruno Le Maire va distribuer l’argent des Français pour aider l’Ukraine

La France et les américains inondent l’Ukraine de canons et de chars sophistiqués dans le cadre d’une haine viscérale à l’égard de la Russie, qui fut notre plus fidèle alliée lors des deux conflits mondiaux.

Combien va coûter ce nouveau délire de Bruno Le Maire ? Selon une information exclusive d’une de nos interlocutrice à Bercy, l’ineffable ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique Bruno Le Maire, accueillera le 13 décembre à Bercy Denys Chmyhal, Premier ministre de l’Ukraine, avec des membres de son gouvernement, ainsi que des chefs d’entreprise françaises triés sur le volet et ukrainiennes avides de « sesterces » et de dons français, lors d’une « Conférence bilatérale pour la résilience et la reconstruction de l’Ukraine ». Décidément, ce gouvernement aux abois ne sait plus quoi faire pour exister et pour gaspiller l’argent des contribuables français.

Et la concurrence politique et médiatique entre Bruno Le Maire et Emmanuel Macron conduit à des dons exponentiels en faveur de l’Ukraine, dans tous les domaines. Dans le cadre de cette séquence « Qui veut gagner des millions », les visites d’officiels Ukrainiens à Paris s’intensifient. Et ces derniers savent caresser dans le sens du poil les deux nigauds à la tête de l’état et des finances.

Après que le président français Emmanuel Macron ait confirmé en octobre 2022 l’envoi de 6 canons Caesar supplémentaires à l’Ukraine, en sus des 18 déjà livrés, Bruno Le Maire remet la soupe en distribuant l’argent des français. Ces canons, fleuron de l’artillerie française, ont une portée de 40 km. « Merci beaucoup, France », concluait un clip Ukrainien diffusé en français dans le texte, avec des photos des présidents français et ukrainien, avant de continuer en anglais : « Envoyez-en plus, s’il vous plaît. » La vidéo, devenue virale sur les réseaux sociaux, est diffusée avec ces quelques mots : « Sophie Marceau… Isabelle Adjani… Brigitte Bardot… Emmanuel Macron ! … et les Caesar ! ». Ha les crapules de Kiev savent dire Merci. Car la France a aussi fourni jusqu’ici des missiles antichars et antiaériens, des véhicules de l’avant blindé (VAB), du carburant, des équipements individuels et des dizaines de canons tractés TRF1 de 155 mm. Elle entend aussi livrer 20 véhicules blindés Bastion. Mais, d’après le classement établi par le Kiel Institute for the World Economy, la France n’est qu’en 11e position pour le soutien militaire à l’Ukraine avec 233 millions d’euros d’aide depuis début 2022, contre 25 milliards pour les États-Unis, 4 milliards pour le Royaume-Uni, 1,8 milliard pour la Pologne et 1,13 milliard pour l’Allemagne.

Bruno Le Maire se veut le bienfaiteur de l’Ukraine et veut sa statue à Kiev

Le 13 décembre à 14h15, à Bercy, « il s’agit d’un évènement de soutien à l’Ukraine, destiné à exposer les besoins de l’Ukraine pour assurer sa résilience économique en période de guerre, ainsi qu’à favoriser la mobilisation des acteurs économiques français sur ces deux enjeux essentiels », selon Bruno Le Maire. A l’issue d’une première séquence multilatérale au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dans la matinée  avec Denys Chmyhal, Premier ministre de l’Ukraine et un aéropage de ministres Ukrainiens venus quémander, Bruno Le Maire accueillera la séquence bilatérale au ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique l’après-midi.

La « Conférence bilatérale pour la résilience et la reconstruction de l’Ukraine » sera organisée sous le format d’une réunion plénière puis d’ateliers sectoriels (infrastructures, énergie, agriculture, numérique/innovation, santé) visant à permettre un dialogue direct entre les ministres ukrainiens présents et les entreprises françaises sur les besoins stratégiques de l’Ukraine, selon notre source à Bercy.

Bien entendu, la séance de restitution des ateliers, et des près accords avec les Ukrainiens, sera réalisée hors presse par Olivier Becht, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger.

Certes, pour faire « passer la pilule » vu les colossales sommes en jeu, Bruno Le Maire a expliqué, en interne, à ses conseillers et collaborateurs : « En ces temps d’immenses défis pour l’Ukraine comme pour l’ensemble de l’Europe, la France se tient aux côtés de l’Ukraine. La coopération économique entre l’Ukraine et la France avait connu une dynamique sans précédent avant la guerre et les liens indéfectibles qui unissent les deux pays contribueront à la résilience et la reconstruction de l’Ukraine…. ».

Ben voyons ! Qui paie à l’arrivée ? Vous, moi, les autres, les français qui travaillent. Sans avoir été consultés au préalable !  Alors que le gouvernement distribue notre argent aux Ukrainiens, que nos plus pauvres dorment dans les rues, par terre, malgré le froid Sibérien. Dans le même temps, nos boulangers crèvent sous les charges et les augmentations successives  des taris de l’électricité, des farines, etc, alors que Macron et Le Maire ignorent le prix d’une baguette de pain. Les routiers et transporteurs sont tous en difficultés suite aux flambées de prix des carburants, nos retraités les plus modestes font les poubelles. Ha, elle est belle la France de 2022 !

Pour la première fois en France, les ateliers sectoriels, organisés à Bercy, seront présidés par des ministres ukrainiens et en présence d’entreprises françaises et ukrainiennes. Ces ateliers concerneront les secteurs très sensibles suivants :  infrastructures et ville durable, reconstruction du système énergétique, appui au secteur agricole et agro-alimentaire, technologies et innovations numériques, santé.

Francis GRUZELLE

Journaliste et écrivain
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Victime de piqures d’abeilles, Arnaud Montebourg en plein délire pour la Ferromobile

L’ancien ministre PS de l’Economie Arnaud Montebourg a une nouvelle idée à se faire financer :  le pseudo chantre en son temps du Made in France veut faire rouler les voitures aussi bien sur les routes que sur les rails des voies de chemin de fer désaffectées.

Ferromobile

Voici deux ans, Arnaud Montebourg se déguise, en l’absence de ruches et d’abeilles sur la photo, en apiculteur du « 3e type » comme dans le film « les abeilles tueuses » pour vendre, à prix d’or, le miel acheté à prix très bas aux apiculteurs français. Il faut que les clients de son entreprise de négoce « Bleu-Blanc-Ruche » soient persuadés qu’Arnaud Montebourg va récolter, lui-même, le miel au péril de sa vie. Ce qui justifie le prix très élevé du précieux nectar.

Pour vendre son miel « Bleu-Blanc-Ruche », Arnaud Montebourg, grand adepte du partage des richesses, presse les apiculteurs français comme des citrons. Sa manière à lui de les aider.

Quelque peu piqué depuis son aventure « Bleu-Blanc-Ruche » (1) où il voulait acheter les meilleurs miels aux apiculteurs producteurs pour les revendre quatre fois le prix de départ aux consommateurs, Arnaud Montebourg veut désormais mettre les voitures sur les rails. Et sa nouvelle société créée pour la « Ferromobile » à déjà engrangé 10 millions d’euros de subventions versées par « France Relance ». Après les millions de subventions obtenues, notamment auprès de la région Bourgogne-Franche-Comté, pour sa société d’apiculture et de commercialisation des miels français et des pâtes de noisettes fabriquées à l’étranger, l’ancien ministre de François Hollande récidive pour reconstituer ses tirelires à l’approche de Noël.

Pour mémoire, les vrais apiculteurs n’ont jamais perçu un centime de subvention de la région Bourgogne-Franche-Comté, même durant les années de calamités miels. Et pour ces défenseurs et amoureux des abeilles, la pire calamité c’est Arnaud Montebourg qui rackette tous les financements disponibles pour se faire encore plus de blé.

Réincarnation 2.0 de Bernard Tapie, notamment pour sucer les aides, Arnaud Montebourg affirme, sur les chaînes de télévisions de Bouygues et du gouvernement se lancer dans une nouvelle entreprise. L’ancien ministre de l’Économie de François Hollande explique qu’il « mise désormais sur la « Ferromobile », un véhicule électrique pouvant rouler sur la route… comme sur une voie ferrée. L’objectif de ce projet de mobilité multimodale est de remettre en fonction les petites lignes ferroviaires abandonnées. » Ce véhicule polyvalent peut transporter des voyageurs « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », promet Arnaud Montebourg, autoproclamé président de la Société d’ingénierie, de construction et d’exploitation de la Ferromobile (Sicef).

Avec le bagout d’une marchande de poisson ambulante, il claironne : « Il n’y a plus d’horaires: on n’attend plus l’autocar ou le train » lundi matin sur le plateau de BFM Business.

Dans le délire Montebourg, « la « Ferromobile » est un véhicule de série Peugeot – électrique – qui se conduit comme une voiture classique sur la route mais circule aussi de manière autonome sur les rails. Concrètement, le passager doit prendre les commandes sur la route, mais il lâche le volant lorsque l’on passe sur la voie ferrée… ».

A priori, Arnaud Montebourg n’invente pas l’eau chaude avec cette voiture électrique sur rail (dont la technologie s’inspire de la Micheline, un véhicule sur pneu qui circulait sur les rails dans les années 1930) « pilotée à distance » lorsqu’elle circule sur la voie ferrée, « de la même manière que les lignes de métro automatique », selon l’ex-ministre socialiste. Il déraille même lorsqu’il mise sur 10 millions de voitures en circulation sur les rails.

Micheline : née des amours d’une automobile et d’un avion ?

Mais le mielleux Montebourg a une idée plus perverse, plus insidieuse. Car il se fout de l’écologie comme de sa première couche culotte. Il veut avant tout ramasser des millions en levée de fonds. L’argent, toujours l’agent. Et pas de la menue monnaie ! A la base, il a construit son projet en partenariat avec Systra, filiale commune de la SNCF et de la RATP, ainsi qu’avec Stellantis et Alstom. Pour sa nouvelle entreprise, il a déjà obtenu un financement de 10 millions d’euros de la part de France Relance, et cherche à lever 30 millions d’euros pour mettre en œuvre ses plans et ses premières lignes.

Pour rassurer les « gogos » ayant une fibre écologiste et prêt à délier leurs bourses, Montebourg annonce, sans étude préalable que « La première ligne sera ouverte aux voyageurs certainement en Occitanie, en tout cas dans le sud de la France en 2024, 2025 ». Ben voyons. Après le « Père Noël soviétique de Staline », voici le « Père Noël ferroviaire et socialiste de Montebourg ».

Hélas pour Arnaud Montebourg, les Français ne sont pas dupes. Après la série « Hélène et les garçons », après « le miel et les amandes d’Italie », après « viens chez moi, j’habite chez Aurélie », après la candidature à la primaire PS de l’élection présidentielle, le  « Buté » de Saône-et-Loire tente de se refaire une santé, une image, car il adore aussi les plateaux télé comme d’autres les huîtres et le foie gras en cette fin d’année.

Francis GRUZELLE

Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

(1) Avec son entreprise de vente sur internet (Montebourg est très fort sur la toile),  l’ancien ministre se transforme en illusionniste vis à vis de ses clients et consommateurs pour mieux les berner. Sur la plateforme de Montebourg, on constate des prix prohibitifs, pour de petits conditionnements en 125 grammes ou 250 grammes par rapport aux prix pratiqués au kilo par des apiculteurs traditionnels en zone de montagne.

https://www.bleu-blanc-ruche.fr/

ARNAUD MONTEBOURG FAIT SON BEURRE AVEC LES MEILLEURS MIELS DES APICULTEURS DE FRANCE

Mais il est obligé de se fournir en Italie, où il semble avoir de sérieuses attaches. Avec plusieurs apiculteurs de l’Ardèche, j’ai été contacté par l’assistante miel « Bleu Blanc Ruche » d’Arnaud Montebourg. Au nom de ce dernier, l’assistante de « Bleu Blanc Ruche » nous proposait d’acheter nos miels mon floraux (châtaignier, acacia, lavande, tilleul, sapin, etc.), récompensés par des médailles d’or aux concours nationaux ou régionaux du Sud-Est à 3,80 ou 4 euros le kilo. Et son site de vente par correspondance de Montebourg revend les pots de 250 grammes entre 7 et 12 euros, soit 48 euros le kilo pour les miels les plus chers, ou 35,99 euros les 750 grammes sous forme de 3 pots de 250 grammes.

Et cet homme prétend aider les apiculteurs ! Il est aussi nuisible que le frelon asiatique.

Si les matières premières de ses pâtes à tartiner sont importées de l’étranger, l’arnaqueur procède de même pour l’édition de ses livres. Après avoir fait le tour de France, en vantant la réussite de son entreprise « Bleu Blanc Ruche », qui vendrait exclusivement des produits français pour « aider les pauvres producteurs saignés à blanc par la grande distribution », il a dédicacé, villes après villes ses derniers livres intitulés « L’Engagement », et « Le retour de la France » (imprimé en Italie).




Les personnels étrangers de Demeco transforment les déménagements en hiver nucléaire

Les déménagements bâclés de Demeco, les colis éventrés, les meubles perdus, jamais remboursés aux particuliers victimes, les déménagements inachevés, permettent de financer les compétitions automobiles de Patrick Bornhauser

De nombreux particuliers qui déménagent sont victimes des drôles de méthodes de la société Demeco, célèbre pour son logo de « cheval au galop » sur ses camions de transport.

Les déménageurs de Demeco en action.

Selon une récente enquête de l’INSEE, le déménagement est la 3e source de stress des Français. Et les générateurs de ce stress sont, bien sûr, les entreprises de déménagement. Sur la première marche du podium, on trouve la société Demeco, ayant la réputation d’employer des personnels étrangers et sous-formés, célèbre pour son logo de « cheval au galop » sur ses camions de transport. Patrick Bornhauser (1), le patron du leader national du déménagement en France revendique 200 agences, dont une quarantaine de franchisés, soit un ensemble de 2000 permanents auxquels s’ajoute un millier de « journaliers », pour un chiffre d’affaires annuel de 210 millions d’euros. Il a aussi racheté de nombreuses sociétés en difficultés, à l’image de la société Heintz dans l’Est de la France. Et il s’est diversifié avec les bénéfices générés par Demeco. Patrick Bornhauser, le président-fondateur du groupe BPM, s’ouvre à un autre secteur d’activité. Selon des sources proches du dossier, le groupe originaire du Loiret est entré en négociations exclusives pour faire l’acquisition pleine ou partielle de trois entreprises spécialisées dans les machines agricoles et pour devenir distributeur exclusif de John Deere à compter du second semestre 2022. Il n’y a pas à dire : les déménagements, ça rapporte surtout lorsqu’ils sont réalisés par des déménageurs non formés, recrutés à la journée, et payés à coups de « lance pierres ».

Ce quasi-monopole du déménagement semble autoriser Demeco et ses filiales à transformer les déménagements en hiver nucléaire. Il suffit de parcourir le net pour lire les très nombreux avis des particuliers ayant eu recours aux gros bras (façon de parler car beaucoup d’intérimaires recrutés à la sortie de Pôle Emploi ressemblent plus à des lapins de six semaines) de Demeco.

Avis Demeco : Une très mauvaise expérience de …

https://onatestepourtoi.com/vie-pratique/avis-demeco-ma-tres-m…

 

Car avec Demeco, il y a d’un côté la publicité du groupe qui affiche, sur internet, les slogans suivants : « Demeco est le déménageur professionnel qui vous accompagne pour déménager sereinement : de la demande de devis jusqu’à votre nouvelle maison, les déménageurs Demeco s’adaptent à votre budget.

Adresse : DEMECO 5, rue de la Batardière 45140, Saint-Jean-de-la-Ruelle… ». Pour mieux appâter la clientèle, le groupe a transformé le net en terrain de chasse. Dès 2015, sous la présidence de Patrick Bornhauser, qui est aussi à la tête du groupe de concessions automobiles BPM auto, le numéro 1 du déménagement a ouvert son capital au fonds d’investissement Siparex. 30 millions d’euros ont alors été mobilisés pour des acquisitions et le numérique. Virginie Brunel, directrice générale, entamait alors un virage stratégique.

Mais il y a la terrible réalité de l’autre côté si on se réfère aux avis des internautes ou aux témoignages de lorrains ayant commis l’erreur de recourir à cette société, plus performante dans la publicité que dans le portage des cartons, dont une partie sont oubliés sur place, comme certains meubles d’ailleurs, ou transformés en bouillie lors du transport et des manipulations.

Le dernier désastre en date s’est produit voici quelques jours, en Meurthe-et-Moselle, dans un déménagement très simple de la petite ville de Frouard vers le village de Vaudigny. Pour rattraper leur retard à l’arrivée et une panne de camion sur l’autoroute, les trois déménageurs de Demeco ont oublié une partie du chargement à Frouard et brisé une partie du chargement.

La cliente Amandine témoigne : « Je suis une maman « solo » avec deux jeune enfants. A l’arrivée des déménageurs dans ma nouvelle maison, je devais veiller sur place sur mes deux enfants et sur les nombreux animaux, chiens et chats, affolés par le déménagement. Matériellement, je ne pouvais pas recompter les cartons et vérifier le nombre et le bon état de ce qui avait été éparpillé dans les différentes pièces et les remises. les trois déménageurs ne m’en ont pas laissé le temps et sont venus sur moi, avec empressement, pour me faire signer rapidement le bordereau de fin de livraison sans me laisser le temps de vérifier.

« Je n’ai pas eu le temps de vérifier l’état des cartons de verres et vaisselles, emballés par les soins de Demeco, et « marqués fragiles », la plus grosse partie du contenu de ces cartons a été brisée (lors du transbordement entre les deux camions sur l’autoroute suite à la panne confirmée par la direction de l’entreprise par la voix de Cédric Pascual ?) et je tiens tient à la disposition de Demeco et des journalistes les photos de ces cartons et de leur contenus….. ».

Par SMS adressé hier, Amandine indique « Une plainte pénale sera déposée contre l’équipe des trois déménageurs et contre le directeur dans la semaine…. ». Nous allons donc basculer dans le domaine pénal et donc dans une affaire de litige qui devient publique. Par ailleurs, on apprend, au niveau de ce dossier que la direction générale de la consommation de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) a été saisie.

Par la voix de Cédric Pascual, bras droit du PDG Patrick Bornhauser, et directeur marketing,  le groupe Demeco, contacté par nos soins, nous fournit des explications assez confuses en ces termes : « Merci pour votre signalement. Nous prenons ces remontées très au sérieux et ces dernières ne correspondent pas aux standards de qualité en place dans notre Maison depuis plus de 60 ans. J’ai tenté de vous joindre par deux fois afin d’échanger avec vous….  Nous tenons à votre disposition les éléments contractuels signés par nos clients, indiquant bien le respect de nos engagements sur ce chantier. Nous pouvons également vous transmettre des photos illustrant l’état de salubrité de l’appartement à charger et tout autre document apportant la lumière sur ce dossier. ». Nous sommes toujours dans l’attente de ces documents.

Journaliste professionnel, j’ai été vérifier sur place le sabotage du déménagement dont Amandine, domiciliée à Frouard, a été victime et qui affirme aujourd’hui avoir été escroquée par « les drôles de méthodes de Demeco ». J’ai pris le temps de vérifier les informations fournies par Amandine et son papa Didier, auprès des voisins habitant l’immeuble de Frouard et auprès des voisins de l’actuel domicile d’Amandine à Vaudigny.

Tout ce que m’ont dit Amandine et son papa Didier sont hélas exact, notamment en termes d’horaires et de « salopage » du déménagement.

Voulant rattraper le retard sur l’horaire prévu et la panne de leur camion pendant deux heures, ils ont fait du grand n’importe quoi, oubliant sur place une partie des 26 mètres cubes prévus, selon le contrat proposé par le commercial de Demeco à Amandine, contrat en ma possession et comportant les différentes signatures, pour un montant de presque 1 800 euros. Bref, ils ont évacué un tiers des éléments prévus. Donc le contrat et les engagements de Demeco n’ont pas été respectés

A 16 h, les déménageurs avaient déjà quitté le nouveau domicile de Vaudigny, tant leur cargaison était minime. Mais peut être que Demeco leur règle des journées de 4 h 30 au lieu de 8 h. Sur ce point, je n’ai pas obtenu de réponse de la part de la direction du premier groupe national Français de déménagement, malgré mes demandes mailées.

Le spectacle dans l’ancien appartement d’Amandine et dans le cellier de sa nouvelle maison, où pratiquement toute la vaisselle est brisée après ouverture des cartons marqués fragiles et confectionnés par les déménageurs de Demeco (c’était prévu dans le contrat) m’ont fait penser à un hiver nucléaire après l’explosion d’une bombe atomique. C’est vraiment la saison de la désolation.

(1) Patrick Bornhauser est un chef d’entreprise et pilote automobile français né le 29 juin 1957 à Orléans. Il dirige le groupe Demeco depuis 1986 et s’engage depuis 2012 dans le Championnat du monde d’endurance FIA au sein de l’écurie Larbre Compétition dont il est aussi un des sponsors.

Le patron de Demeco, issu d’une famille d’entrepreneurs orléanais, a constitué le premier groupe français dans le déménagement. Après un BTS de commerce, il reprend en 1985, à l’âge de vingt-six ans, une société locale de déménagement, Nasse et Marchand. Après s’être formé sur le tas, il rachète d’autres entreprises, et, en 2002, acquiert la marque Demeco. Son groupe (55 millions d’euros de chiffre d’affaires) compte aujourd’hui une trentaine de sociétés, dont 17 franchisés Demeco, et 750 employés, dont 300 sur Orléans. Outre les déménagements, Demeco s’est aussi spécialisé dans le transfert industriel clef en main. Membre de l’Udel, Patrick Bornhauser consacre ses loisirs à la course automobile. Il court sur Viper en championnat de grand tourisme avec Olivier Thévenin et sponsorisé par… Demeco.

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

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Grand Est : la bataille de Suez pour les ordures – Riposte Laique

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28/12/2021 · Sabrina Soussan nommée patronne du « nouveau Suez ». la multinationale Suez s’accapare un marché juteux, la collecte des ordures ménagères. En profitant de l’inexpérien

 




Baguette à 5€ : Bruno Le Maire a mis les boulangers dans le pétrin

Si les nouveaux fours des boulangers « marchent à la baguette », ils consomment énormément d’électricité.

Seules les grandes enseignes comme Marie Blachère pourraient survivre à la spectaculaire hausse de l’électricité et des matières premières.

Dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle, le député PS Dominique Potier est au chevet des entreprises qui s’agrandissent (ici lors de la récente inauguration des nouveaux locaux de l’entreprise d’agencement Jolain à Neuves-Maisons, avec l’équipe dirigeante autour de Gilles Jolain et de son fils). Mais il est absent auprès des boulangers de la région de Toul et du Saintois, durement frappés par la crise et qui aimeraient être soutenus (cliché Francis GRUZELLE).

La baguette de pain  passera, dans quelques mois, à 5 euros, tant les boulangers sont au bord de l’explosion, car ils n’ont pas obtenu l’électricité à petit prix accordée par Bruno Le Maire à toutes les grandes ou moyennes entreprises. Et les Français pourraient être privés de pain car trop cher à produire. En plus des tarifs de l’électricité et du gaz qui flambent, les boulangers subissent déjà les hausses des matières premières telles la farine, les produits laitiers, les œufs ainsi que les hausses du prix du papier (sachets, carton). Ils sont au bord de l’explosion. La répercussion intégrale de ces coûts placerait le prix de la baguette à un seuil qu’ils estiment ne pas pouvoir atteindre sur ce produit emblématique de la consommation alimentaire française.

Bouclier énergétique pour les TPE : pourquoi les boulangers en sont-ils exclus ? 

Lors de la présentation du Budget, Bruno Le Maire a annoncé une règle simple quant au bouclier énergétique applicable aux TPE : « Pour les plus petites entreprises, celles qui ont un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions d’euros et qui ont moins de 10 salariés, elles sont protégées par les tarifs régulés de vente, avec une hausse qui sera limitée à 15 %. »

À l’appui de l’exemple du secteur de la boulangerie, Marc Sanchez, Secrétaire général du SDI (Syndicat des Indépendants), démontre que la réalité est plus complexe : « Le critère de la taille de l’entreprise est sans lien avec celui des tarifs régulés de l’électricité. Le véritable critère est celui de la puissance du compteur. Or la plupart des boulangeries, même les petites boulangeries de quartier, entre le four, le pétrin, les chambres froides et les banques réfrigérées, ont besoin d’une puissance énergétique qui les placent hors du champ de la protection énoncée par le ministre de l’Économie.

Nos adhérents boulangers qui subissent déjà les hausses des matières premières (farine, produits laitiers, œufs), ainsi que les hausses du prix du papier (sachets, carton) sont au bord de l’explosion. La répercussion intégrale de ces coûts placerait le prix de la baguette à un seuil qu’ils estiment ne pas pouvoir atteindre sur ce produit emblématique de la consommation alimentaire française. C’est pourquoi nous avons demandé à Bercy que le bouclier tarifaire à 15% de hausse en 2023 soit appliqué à toutes les TPE, quelle que soit leur consommation énergétique. »

Concrètement, une baguette classique était vendue 94,5 centimes d’euro en moyenne en août 2022 selon les chiffres de l’Insee, approchant peu à peu 1 euro (elle était encore vendue 90 centimes un an plus tôt). La baguette tradition, de son côté, a dépassé depuis longtemps cette barre symbolique et s’achète généralement entre 1 euro et 1,30 euro, voire un peu plus. Selon les estimations de la CNBPF (Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française), si le prix de l’énergie est multiplié par trois, le boulanger devrait augmenter ses prix de 10 à 15% pour tenir à flot son activité ; s’il est multiplié par cinq, il faudrait quasiment afficher une hausse de 30%.

PRIX DU PAINBAGUETTE, DEPUIS 1900 EN FRANCE

Dans les petits commerces de boulangerie-pâtisserie de Meurthe-et-Moselle, la crise énergétique commence à s’installer. Chez les boulangers, gros consommateurs d’énergie, la situation est déjà très tendue. Les artisans n’ont plus le choix, disent-ils : ils doivent s’adapter, et vite.

Membre du comité de la fédération de la boulangerie, une boulangère de Nancy exprime son inquiétude pour la profession : « Des confrères belges dont la facture d’énergie a flambé ont dû cesser leur activité », explique-t-elle. La forte augmentation des matières premières, le beurre en particulier, avait rendu leur activité et leur compétitivité impossible.

« Au-delà de la baguette, ce sont tous les produits de boulangerie qui pourraient être concernés, des sandwichs aux viennoiseries en passant par la pâtisserie. Le beurre, les œufs ou même encore le poulet ont vu leurs prix augmenter ces derniers mois. Le croissant, lui aussi, risque d’être beaucoup peu plus cher », affirme un boulanger de Meurthe-et-Moselle joint par téléphone. Il ajoute : « Bruno Le Maire nous a mis dans le pétrin ! »

Francis GRUZELLE

Journaliste et écrivain
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Les sénateurs « somment » le gouvernement de redresser l’agriculture France

Une agriculture en déprise abandonnée par l’état et la quasi-totalité des hommes politiques.

L’agriculture française va très mal depuis 20 ans à cause des gouvernements successifs. Pour les sénateurs, l’agriculture continue de s’effondrer ! Et « la France est devenue une puissance agricole qui décline de plus en plus » pour les rapporteurs de la commission des affaires économiques réunie ce 28 septembre 2022 au palais du Luxembourg. À l’heure où le commerce international de produits agroalimentaires n’a jamais été aussi dynamique, la France est l’un des seuls grands pays agricoles dont les parts de marché reculent : elle est passée de deuxième à cinquième exportateur mondial en vingt ans. Son excédent commercial, en retrait, n’est plus tiré que par l’effet prix des exportations, surtout des vins et spiritueux, et non par les volumes. En parallèle, les importations alimentaires en France explosent : elles ont doublé depuis 2000 et représentent parfois plus de la moitié des denrées consommées en France dans certaines familles. La France, « grenier de l’Europe », est désormais déficitaire avec l’Union européenne en matière alimentaire depuis 2015. Hors vins, elle est même déficitaire avec le monde entier. Constat très accablant !

Parce qu’il refuse de prendre à bras le corps le sujet de la compétitivité de la Ferme France, l’État fait fausse route en matière agricole depuis une vingtaine d’années, selon un rapport de la commission des affaires économiques du Sénat adopté ce mercredi 28 septembre 2022.

Pour les rapporteurs Laurent Duplomb (Les Républicains – Haute‑Loire), Serge Mérillou (Socialiste, Écologiste et Républicain – Dordogne) et Pierre Louault (Union Centriste – Indre‑et‑Loire), en suivant cette unique stratégie du « tout montée en gamme », le risque est réel de voir un affaissement du potentiel productif agricole français, au détriment de notre souveraineté alimentaire.

Surtout, à terme, cette dynamique conduira à réserver l’alimentation française à ceux qui peuvent se le permettre, condamnant les plus modestes à se nourrir de produits importés des quatre coins du monde. Ce phénomène est déjà visible aujourd’hui.

Ces deux risques, les sénateurs entendent les conjurer en proposant de rectifier le cap.

Les rapporteurs proposent de corriger le tir en mettant en œuvre un plan « Compétitivité de la Ferme France » à horizon 2028, détaillé dans le rapport autour de 5 axes et 24 recommandations précises.

Au regard du contexte actuel, marqué par la concomitance d’une crise du pouvoir d’achat et d’une hausse des charges historique des agriculteurs et des industries agroalimentaires, les sénateurs rappellent, de manière transpartisane, l’urgent impératif d’une politique de compétitivité en agriculture.

Mener une politique de maîtrise des charges des agriculteurs tout en dopant l’attractivité des produits français à l’extérieur : tels sont les remèdes prescrits contre les maux agricoles français. Parmi les propositions, une série de mesures fiscales, des dispositions en soutien de l’innovation dans le domaine environnemental, une révision de la politique d’accompagnement à l’exportation et un renforcement des protections contre la concurrence déloyale.

Ces propositions s’appuient sur un constat résultant d’une enquête de plusieurs mois ayant permis de recueillir l’avis de près de 200 experts et professionnels sur la stratégie promue par les pouvoirs publics : depuis plusieurs années, la politique agricole en France promeut uniquement la montée en gamme pour toutes les filières comme solution aux difficultés rencontrées sur les marchés internationaux.

En s’appuyant sur l’exemple de cinq denrées alimentaires parmi les plus consommées par les Français (pomme, tomate, blé, lait, poulet), le rapport dresse un constat sans appel des lacunes de notre politique agricole : sans prêter une attention suffisante aux charges des agriculteurs, sans améliorer la productivité de notre amont agricole par l’innovation et l’investissement, sans défendre suffisamment nos producteurs dans les accords de libre‑échange, la stratégie des pouvoirs publics pousse les agriculteurs dans une impasse.

Les sénateurs tirent la sonnette d’alarme et craignent que sans changement de cap, la France agricole ne cesse de reculer, car ce qui est perdu aujourd’hui ne sera jamais récupéré. Les problèmes de compétitivité aboutissent depuis quelques années à une baisse très rapide des parts de marché à l’exportation alors que le marché mondial est en forte croissance, à un repli de la production agricole française dans de nombreuses filières et à une explosion des importations sur le marché « cœur de gamme ».

La synthèse du rapport est consultable ici, et le rapport ici.

La France traverse une crise majeure en matière de souveraineté alimentaire, à l’heure où la guerre russo-ukrainienne rappelle toute l’importance géostratégique de l’arme agricole. La tendance à
la réduction du potentiel productif agricole est préoccupante. Renommer le ministère de l’Agriculture est une chose, corriger le tir en est une autre à l’heure de la paupérisation agricole de notre pays. Que dire des augmentations d’importations des tomates cerises marocaines multipliées par 233 depuis 1995 ? Au moment où un poulet sur deux consommé en France est importé ! Et où le cheptel de vaches laitières a diminué de 25 %.

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
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Des potes à Jadot déversant 1500 tonnes de céréales sur les voies ferrées soit l’équivalent de 6 millions de baguettes de pain !

On se souvient de l’attaque du train de céréales dans l’Ouest de la France le 19 mars dernier. Les auteurs ont été identifiés et vont comparaître devant la justice durant les prochains mois.
Dans l’attente d’une condamnation ferme par la justice, dix organisations du secteur agricole se portent partie civile.

Le 19 mars dernier, dans le Morbihan, une quarantaine de militants dont un certain nombre appartenant au groupe « Extinction Rébellion », stoppaient un train de céréales à destination d’un site de production d’alimentation animale et déversaient les 1 500 tonnes du chargement de blé sur les voies de chemin de fer, occasionnant un préjudice de deux millions d’euros aux entreprises concernées et aux agriculteurs.

La Rédaction de Riposte Laïque avait aussitôt condamnée cette initiative préjudiciable à tous les français.

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Nous écrivions à l’époque des faits : « La rédaction de Riposte Laïque s’associe à tous les agriculteurs pour dire « honte à ce gâchis ! » quelles qu’en soient les raisons évoquées, et demande à la justice de retrouver les auteurs et de les condamner sévèrement, en utilisant les textes du code pénal réprimant le banditisme en bande organisée. Car cette « bataille du rail »  moderne est intolérable et relève de l’imposture.

En soutien aux agriculteurs et aux entreprises victimes de l’attaque, dix organisations du secteur agricole se portent partie civile dans le cadre du procès à venir.

En cette rentrée, les dix organisations ont finalisé, avec le concours de leur avocat, leur dépôt de partie civile dans cette affaire. Par cette action en justice, elles souhaitent réaffirmer leur plein et entier soutien aux entreprises victimes de cet acte de vandalisme, mais également rappeler, dans l’attente du verdict qui sera prononcé à l’issue du procès, qu’aucun acte de destruction volontaire de ressources agricoles et alimentaires ne doit être laissé sans une réponse ferme par la justice.

Ces agissements inacceptables remettent en cause le travail des agriculteurs et des entreprises, à la base de l’économie de nos territoires et de l’alimentation de nos concitoyens. Ils sont d’autant plus choquants dans un contexte où l’accès à l’alimentation se trouve bouleversé avec force par les crises sanitaires, climatiques et géopolitiques qui se superposent et qui menacent l’approvisionnement alimentaire mondial.

D’autant plus que la situation agricole française est très grave. Ce mercredi 21 septembre 2022, à l’occasion d’une conférence de presse, Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole, a martelé : «L’heure est grave : la situation historique d’inflation de coûts de production que nous connaissons menace réellement la capacité des entreprises à maintenir leurs activités de production. Il nous faut réagir en urgence, il en va de la sécurité alimentaire de notre Nation. Pour faire face à ce mur infranchissable, nous devons agir en priorité pour assurer la disponibilité de l’énergie pour les
entreprises alimentaires et en limiter le coût. », a ajouté Dominique Chargé, président de La Coopération Agricole.

«Alors que nous avons bâti nos chaînes d’approvisionnement sur la base d’un monde stable et abondant, le basculement dans un monde marqué par l’instabilité et les probables pénuries nous impose de changer de paradigme. C’est en ce sens que La Coopération Agricole souhaite que puisse, en complément de la future loi sur l’orientation agricole, être conclu un
Pacte de souveraineté entre les acteurs de la filière alimentaire, les pouvoirs publics et les consommateurs. L’engagement collectif induit par la signature de ce Pacte permettra d’assurer le maintien d’une chaîne alimentaire française qui soit résiliente, pérenne et durable. », a poursuivi le président de cette organisation.

Les responsables de la Coopération agricole ont aussi mis le doigt là où ça fait mal en expliquant : « Jamais le risque d’arrêts de production et de défaillance des industries agroalimentaires n’aura été aussi réel. Aucune entreprise n’est épargnée par cette crise d’ampleur touchant au prix et à la disponibilité des intrants (arrêt de 50% des capacité de production d’ammonitrates en Europe), des matières premières (-50% de volumes de production de haricots et -4% de volume de production laitière), de l’énergie (+350% environ de hausse cumulée depuis 2021 pour le cours du gaz naturel et de l’électricité) et de l’emballage (+40% pour les matières plastiques et le papier-carton). »

Alors, dans un tel contexte quel dégoût que cette rébellion du Morbihan, d’un autre âge, déversant 1500 tonnes de céréales sur les voies ferrées soit l’équivalent de 6 millions de baguettes de pain, alors qu’une partie de l’humanité crève de faim et que nombre de nos retraités font les poubelles pour survivre, pressés comme des citrons par le système Macron.

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
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Discours de Macron aux Jeunes Agriculteurs : rien qu’un coup médiatique

Emmanuel Macron sait juste pincer le cul des vaches. C’est tout ce qu’il a retenu de l’agriculture !

Emmanuel Macron est venu faire un coup médiatique dans le Loiret.

Alors que le discours d’E. Macron devant les jeunes agriculteurs était plus qu’attendu par une profession une fois de plus confrontée à des multiples tensions, on découvre, une fois encore, un président hors sol.

Le président Emmanuel Macron, accompagné du ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a participé pour la deuxième année consécutive à l’événement des Jeunes Agriculteurs « Terres de Jim » qui avait lieu à Outarville, dans le Loiret ce vendredi 9 septembre. C’est la deuxième fois en moins de deux mois que le président de la République se rend dans le Pithiverais. Ce vendredi 9 septembre, Emmanuel Macron s’est rendu à la grande fête agricole « Terres de Jim ». Organisée par les Jeunes Agriculteurs euréliens et Loirétains, cette manifestation festive rassemblait 100 000 personnes sur la petite commune d’Outarville, dans le Loiret.

Encore une fois, Emmanuel Macron a fait de beaux discours, totalement en décalage face à un système agricole et alimentaire depuis longtemps à bout de souffle, alors qu’il est urgent de passer aux actes et d’amorcer une transition vers un système local, et justement rémunéré. L’agriculture doit être repensée à la fois pour qu’elle préserve la biodiversité et qu’elle puisse s’adapter aux multiples crises sanitaires, sociales et environnementales. Ce que n’a pas compris Emmanuel Macron, trop européen dans sa vision de l’agriculture de demain.

Un agriculteur participant, joint par téléphone vendredi soir, soulignait « Nous déplorons que les véritables solutions, qui sont pourtant reconnues et plébiscitées par les scientifiques, la société civile et les agriculteurs ayant déjà entamé la transition, ne soient pas mises en avant, notamment un soutien à l’élevage et aux filières, un soutien à l’installation des agricultrices et des agriculteurs, un soutien aux rémunérations décentes … »

Encore une fois, Emmanuel Macron fait de beaux discours mais face à un système agricole et alimentaire depuis longtemps à bout de souffle, il est urgent que le beau parleur Emmanuel Macron passe et comprenne que l’agriculture doit être repensée à la fois pour qu’elle préserve la biodiversité et qu’elle puisse s’adapter aux multiples crises sanitaires, sociales et environnementales.

Discours très creux aussi de Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire qui a lancé : « L’innovation est un réponse au changement climatique et un moyen pour les Jeunes Agriculteurs de trouver un nouveau chemin. A chaque fois qu’il y a une graine d’innovation, il y a une graine pour l’avenir de notre agriculture. La capacité et la nécessité d’innovation sont primordiales pour ne pas nous retrouver dans une impasse. Voilà pourquoi je suis très heureux d’être là. Bravo à tous ceux qui s’engagent pour l’innovation. »

Laurent Beaubois d’un autre syndicat agricole, la Confédération paysanne du Loiret, voit la venue du chef de l’Etat comme un coup médiatique et appelle le gouvernement à prendre des mesures concrètes. Il déplore également que le président ne soit pas plus à l’écoute de son syndicat.

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
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L’Europe défend Volodymyr Zelensky, mais tue les lavandières

Pour la commission européenne, ces distilleries de lavande de Provence, qui reflètent un réel savoir faire, sont dangereuses, comme les bouilleurs de cru à une certaine époque.

Pour la commission européenne Volodymyr Zelensky est un brave type. Mais les lavandières des Hautes-Alpes, de la Drôme, du Vaucluse et d’autres régions françaises sont très dangereuses. Elles doivent être éradiquées. Car elles fabriqueraient des produits ultra dangereux ! Bigre. A lire les attendus de la commission européenne, les braves lavandières françaises prépareraient une épizootie, cent fois plus dangereuse que le Covid 19. Le tout dans des laboratoires artisanaux et clandestins, dissimulés dans les Hautes Alpes, où fonctionneraient des alambics (avec les professeurs du même nom, cf Tintin) d’un autre âge.

Dans ce contexte, la commission européenne a adopté une série de mesures, applicables d’ici la fin de l’année 2022, révisant les règlements existant, avec à la clé un accroissement substantiel du niveau d’exigences requis, entraînant des dépenses somptuaires supplémentaires très coûteuses pour les petites exploitations et les petites distilleries. Cela risque de remettre en cause 70 % de la production française.

Jusqu’à présent, les producteurs de lavande (1) se sont tant bien que mal conformés aux obligations issues de deux règlements européens, le premier dit « REACH » sur les substances chimiques, le second dit « CLP » sur l’étiquetage et la classification des produits dangereux. Mais la commission européenne reproche aux producteurs de lavande d’élaborer « des produits agricoles artisanaux non chimiques » et d’être « une filière de l’herboristerie non conforme ».

Le tout dans l’indifférence générale des responsables politiques, tous préoccupés par leur réélection et leur survie. Peu importe les millers d’emplois concernés, car, pour les actuels dirigeants de la France, Emmanuel Macron en tête, les producteurs de lavande sont des « soixante huitards attardés ».

Pourtant, il y a un réel savoir faire français, notamment sur les lavandes « vraies » qui poussent à partir de 1200 mètres. sur les versants ensoleillés des montagnes. La qualité des lavandes est réputée augmenter avec l’altitude. Des agriculteurs se sont aussi spécialisés en lavandin, une lavande hybride entre lavande vraie et lavande aspic qui est produite notamment à Sault.  Elle constitue la principale activité agricole de cette zone du Vaucluse. On la retrouve aussi en Drôme provençale où elle est très bien représentée et également dans le diois dans les villages comme Chamaloc (production la plus au Nord de lavande) où se trouve la distillerie des 4 vallées.

La lavande est également produite dans le sud du département des Hautes Alpes dans le Buëch dans des villages comme la Faurie qui possède également une distillerie et dans d’autres villages comme Ribiers et Orpierre. Les pratiques de culture des lavandes dans les Alpes-de-Haute-Provence ont été inscrites à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France en 2018.

Des expériences ont été également menées en Quercy en 1936, où la culture de la lavande par la population s’est implantée et développée dans le Lot et le Tarn-et-Garonne. L’ouvrage Les petites industries d’un département agricole, rédigé par André Pueyo (éditions Forestié à Montauban) a repris en 1946 l’historique du développement de la lavande pour relancer l’économie départementale de l’après-guerre. Ainsi, des agriculteurs et des distillateurs ont produit la lavande du Quercy jusque dans les années 1970. Cette activité renaît progressivement depuis le milieu des années 2000, grâce au travail de producteurs locaux.

Alors, en ce début juin 2022, pourquoi emmerder dans sa globalité la filière française de production de l’huile essentielle de lavande ? Pour le plaisir ? Ou pour liquider quelques milliers d’agriculteurs et de transformateurs dotés d’un véritable savoir faire ? Pourquoi imposer aux producteurs d’huiles essentielles la réalisation de tests sur chacun de leurs constituants ? Pourquoi créer des contraintes liées à un hypothétique perturbateur endocrinien ? Et vouloir imposer des pictogrammes dissuasifs sur les produits mis en vente ?

Ce qui pourrait conduire les industriels à privilégier à l’avenir des substances de synthèse faisant intervenir du pétrole, au détriment des huiles essentielles à base de lavande. Encore une filière qui risque de crever. Merci l’Europe !

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

 

(1) Les Lavandes (Lavandula) forment un genre de plantes de la famille des Lamiacées comme le thym et le romarin. C’est une plante, très parfumée, originaire des régions méditerranéennes. Ses petites fleurs violettes sont disposées en épi et prisées par les abeilles qui élaborent un « miel de lavande ».




Christiane Lambert viole les statuts de la FNSEA et appelle à voter Macron

Pour le 2e tour de l’élection présidentielle, la présidente de la FNSEA est devenue « copine comme cochon » avec Emmanuel Macron. Elle a adressé une lettre à tous les adhérents de la FNSEA pour leur demander de voter Macron, en violation avec les statuts du syndicat, qui se veut apolitique.

Avant le duel qui opposera Emmanuel Macron à Marine Le Pen pour la présidence de la République dimanche prochain, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert (1), éleveuse de porcs  dans le Maine-et-Loire, à Bouillé-Ménard, devient « copine comme cochon » avec Emmanuel Macron, et appelle ses adhérents à voter Macron. Seule, une ambition dissimulée de devenir ministre de l’agriculture guide ce choix très contestable (2).

Pourtant, la FNSEA est un syndicat agricole censé être apolitique. Et les électeurs agriculteurs sont des majeurs responsables censés savoir ce qu’ils font. Bref, elle aurait mieux fait de s’abstenir de prendre la parole et de veiller à la prospérité de son élevage de cochons à Bouillé-Ménard…

Depuis des années, la même Christiane Lambert et la FNSEA répète que « tout va mal pour les agriculteurs ». Alors, si tout va mal pour l’agriculture, quelle raison de renouveler le candidat sortant ? Ou alors la brave Christiane Lambert s’est fait acheter par Emmanuel Macron, comme tous ces responsables LR qui rêvent d’un maroquin ministériel ou d’un strapontin de secrétaire d’État. D’où son choix, qui serait motivé par « le risque d’une vision nationale trop exacerbée ».

https://www.dailymotion.com/video/xm0e4k

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/bouille-menard-49520/bouille-menard-un-elevage-de-porcs-plus-moderne-et-moins-energivore-36d94270-eeb7-3920-a67f-ce2ad289422f

En totale contradiction avec ses statuts, la FNSEA prend donc position pour le Président sortant plutôt que pour Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national. Un choix que Christiane Lambert tente maladroitement de justifier par le « socle de valeurs » du syndicat qui défendrait, selon elle,  une « conviction européenne », une « volonté de rapprochement des pays et des peuples » pour défendre la paix. Dans le même temps, sans vergogne, la FDSEA pleure sur la misère du revenu des agriculteurs, qui a considérablement baissé ces dix dernières années. Et la même présidente de la FNSEA insiste sur la nécessité d’assurer un avenir digne aux agriculteurs français via « des réformes courageuses » et « des décisions pragmatiques ».

« Fidèles à nos valeurs pour une France forte et ouverte sur le monde », ajoute la présidente de la FNSEA à la fin de la lettre adressée à tous les adhérents.

https://www.lejdd.fr/Economie/christine-lambert-patronne-de-la-fnsea-et-nouvelle-voix-des-campagnes-3390575

Depuis qu’elle est présidente de la FNSEA (2017), Christiane Lambert aime les polémiques qui la placent au cœur de l’actualité. Une polémique oppose Christiane Lambert à Michel-Édouard Leclerc sur la variation entre prix agricoles et prix à la clientèle. Elle est décrispée par la proposition du Président de la République de promulguer au premier semestre 2018 des ordonnances basées sur les travaux des EGA.

La présidente a refait appel à Michel-Édouard Leclerc, absent à la réunion de travail au ministère de l’Agriculture du 3 novembre 2017 à laquelle participaient le ministre Stéphane Travert, les représentants des agriculteurs, industriels et distributeurs. Le communiqué du ministère précise alors : « La réunion de travail de ce jour a permis aux parties prenantes d’avancer vers une rédaction commune. L’objectif partagé est que la charte puisse être signée dans les prochains jours par l’ensemble des acteurs volontaires. »

À plusieurs reprises, la présidente Christiane Lambert fait pression pour que les négociations à venir avec la grande distribution se fassent selon la nouvelle charte édictée par Macron. La crise Lactalis du lait infantile contaminé par des salmonelles a relancé la campagne de la présidente Christiane Lambert contre la grande distribution.

Le 18 septembre 2020, Christiane Lambert devient la première femme à être nommée à la tête du Copa, le plus important syndicat agricole européen. Depuis, elle cumule sa fonction avec celle de présidente de la FNSEA

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411

(1) Christiane Lambert, née Foulier le 25 juin 1961 à Saint-Flour (Cantal), est une éleveuse de porcs et syndicaliste agricole française responsable d’organismes professionnels. Après le décès inattendu du Président Xavier Beulin en 2017, elle est présidente par intérim, puis élue à la présidence de la FNSEA. C’est la première femme à occuper ce poste.

(2) Lors des législatives de 1986, le président de la FNSEA François Guillaume avait apporté un total soutien au RPR et à Jacques Chirac. Dès la nomination de ce dernier comme Prremier ministre, François Guillaume fut nommé ministre de l’Agriculture. François Guillaume avait aussi écrit un remarquable essai : Le pain de la liberté.