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CEDH : si, à 56 ans, on pénètre une fillette, on n’est pas un pédophile ?

En Autriche, un pays européen d’obédience chrétienne, un ancien empire durant des siècles et qui a stoppé l’invasion des hordes musulmanes devant sa capitale Vienne, a été placé sous l’emprise de l’islam, d’un côté, et de la gauche, de l’autre.

Madame Sabaditsch-Wolff qui a soulevé assez justement le fait qu’un homme de 56 ans qui épouse une gamine de 6 ans et la pénètre à ses 9 ans est un pédophile. Il y a encore peu, et sans doute encore, dans nos sociétés occidentales, une enfant ne pouvait pas être un objet sexuel. Le désir d’un enfant est encore réprimé et lorsqu’un homme s’avise de toucher un enfant, les juges restent sévères à l’encontre du pédophile en cause.  

Il est vrai qu’entre-temps, dans les années 1970, des personnalités bien-pensantes de la gauche se sont laissées aller à leurs délires et désirs et même les ont décrits comme le fit ce grand humaniste Daniel Cohn-Bendit qui s’est extasié sur le bonheur d’une petite fille lui tripotant la braguette, ou Léo Ferré en exprimant dans sa chanson « Petite », son désir refréné pour une gamine !

Aujourd’hui, ce qui était interdit devient compréhensible suivant que ce serait religieux ou non ! Qu’importe si Mahomet, en violant une gamine de 9 ans, a pu donner l’exemple, et que de nombreuses gamines ont, depuis 14 siècles, subi cette horreur du viol autorisé par des barbus salaces, pour se rapprocher de l’idéal humain, l’homme parfait que serait Mahomet si l’on se réfère aux références islamiques ! Il est vrai que la femme n’est qu’un champ de labour que l’on peut frapper si elle est désobéissante (sourate 2/23, sourate 4/34).

Le pire est que ce sont des Occidentaux de gauche qui ont déclenché l’affaire ! C’est l’hebdomadaire de gauche, News, qui a réussi à introduire un journaliste au sein du séminaire dans le but d’enregistrer secrètement les conférences. Les avocats de la publication ont ensuite transmis les transcriptions au parquet de Vienne comme preuves qu’un discours de haine se tenait contre l’islam en contravention de l’article 283 du code pénal autrichien (Strafgesetzbuch, StGB).

Ces fameuses heures sombres dont la gauche nous abreuve jusqu’à plus soif, cette bête immonde dont le ventre serait encore fécond, ces collabos qui se sont compromis avec les nazis, ce sont en réalité eux-mêmes ! Ils se décrivent tout à fait !

Ils dénoncent, ils accusent, ils agressent, ils vomissent au nom de la liberté. Ils assassinent au nom de la fraternité ! Au nom de l’égalité, ils vous envoient dans des camps de rééducation. Ce sont des artistes fous de l’inversion des valeurs, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ! Ils se disent adeptes de la République et ils en sont les fossoyeurs !

Ce qui les différencie de leurs aînés aujourd’hui, c’est qu’ils ont changé de maître !

Hier, c’était  l’idéologie du Communisme pour les uns et du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands pour les autres ! On connaît les désastres et les millions de morts !

Aujourd’hui, c’est l’idéologie islamique ! Celui qui rêve d’un monde sans nations, égalitaire en apparence, sans liberté de penser, de croire en ce que vous voulez, sans le droit de nier ou de critiquer l’islam ou de changer de croyance. Une société islamique niant l’égalité des sexes, le droit d’assumer sa nature sexuelle, qui tue le différent, etc.

C’est la gauche autrichienne qui, comme toutes ces gauches européennes, s’est pliée à sa pente naturelle qui est de dénoncer, de nier la liberté des êtres humains à vivre dans des sociétés libres de penser et respectueuses des individualités.  

Ce n’est pas la peine encourue par Madame Sabaditsch-Wolff qui est effrayante, mais bien le message qui est donné à tous les citoyens d’Europe. La CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) est compétente sur 47 pays européens et ses décisions sont juridiquement contraignantes pour les 28 États membres de l’Union européenne.

La charia de l’islam est bel et bien en marche !

Dire d’un homme qu’il est un violeur en abusant d’une gamine de 9 ans est condamnable si cet homme est à l’origine d’une religion ! Si cet homme reste marié avec cette gamine jusqu’à sa mort, et tant pis si cette gamine fait partie d’un harem !

Décidément, nos ancêtres seraient véritablement choqués ! Nos soldats de Valmy, d’Austerlitz, de Solferino, de Verdun seraient effondrés devant ces multiples trahisons de nos élites !

De même seraient-ils étonnés de voir si peu de résistance, si peu de protestations et, au contraire, tant de soumission envers ces nouveaux maîtres qui dirigent la France alors même qu’ils ne brillent que par leurs échecs et leurs manquements à l’honneur, quand ce n’est pas par leur cupidité !

Gérard Brazon (Libre Expression)




Un juge requiert 3 mois de prison avec sursis contre Calimero, coupable d'avoir brûlé 2 pages du Coran !

Quelque chose est pourri en cette République de France.
 
 

3 mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende requis contre Calimero pour avoir brûlé deux pages de coran transformées en avion imitant ceux qui se sont jetés contre les twin towers le 11 septembre 2001 et les avoir éteintes en urinant dessus. Nous avons déjà dit ici à quel point la liberté d’expression nous paraissait menacée par la procédure judiciaire qu’encourt le Strasbourgeois.
Que la licra et la grande mosquée de Strasbourg aient jugé bon de porter plainte pour provocation à la haine raciale laisse pantois, que le procureur n’ait pas classé sans suite est inquiétant, qu’une amende et de la prison avec sursis aient été requis révolte littéralement tous les citoyens honnêtes de ce pays.
Décidément il ne fait pas bon rappeler en notre bon pays que les milliers de morts du 11 septembre 2001 l’ont été par le fait de terroristes qui se référaient explicitement à l’islam. Il paraît que rappeler les crimes de musulmans inciterait à la haine… A quand la condamnation de Plantu pour le dessin paru dans l’Express où il faisait un lien évident entre islam et massacre des coptes ?


Bref, dire la vérité est devenu de l’incitation à la haine raciale, comme cela a été le cas il y a peu lors du procès Zemmour.
Les choses ne vont pas dans le bon sens : rappelez-vous, lors de l’affaire des caricatures,  Charlie Hebdo avait été relaxé malgré l’hystérie des plaignants et les manifestations. Gageons que si le procès avait lieu aujourd’hui Boubakeur et compagnie auraient eu gain de cause.
On constate en effet que les Boubakeur, Moussaoui, Jakubowicz et autres Aounit sont en train, à pas de loups, de faire appliquer, en France, les résolutions pour interdire le blasphème que l’Organisation de la Conférence Islamique s’ingénie à faire voter à l’ONU et qui étaient restées lettre morte jusqu’à présent.
Bref les Raoult et autres Roubaud (autre député UMP qui a déposé une proposition de loi visant  à interdire propos et actes injurieux contre toutes les religions) ne sont pas parvenus à faire passer leurs propositions de loi ? Qu’importe, les juges inventent des lois afin de créer des jurisprudences qui les remplacent.
Nous croyions qu’en France la liberté d’expression était garantie. Nous croyions qu’en France la loi de 1905 reléguait les religions dans la sphère privée. Nous croyions qu’en France on avait le droit de brûler, publiquement ou pas,  tous les livres qui nous appartiennent et même d’uriner dessus, parce que nous nous croyions au pays des droits de l’homme.
Grave erreur : nous sommes au pays des droits de l’islam. Nos juges transforment  nos tribunaux en tribunaux coutumiers chargés de vérifier si l’on applique bien la charia…
A quand des coups de fouet aux femmes non voilées ou décolletées, messieurs les juges ?
A quand des peines de prison pour ceux qui mangeront en plein jour pendant le ramadan, messieurs les juges ?
A quand l’impunité pour ceux qui agressent juifs et chrétiens, messieurs les juges ?
Voilà où on en est, en 2011. La résurgence de la pire des barbaries est chez nous.
Ecrasons l’infâme, disait Voltaire. Ecrasons le coran, écrasons l’islam, oui car il nous fait courir le pire des dangers, celui de ne plus être que des hommes et des femmes soumis aux préceptes moyenâgeux d’un chamelier inculte, violent, polygame et pédophile.
Car ne nous y trompons pas, l’accusation d’incitation à la haine raciale ne cherche qu’à protéger le seul  islam, qu’à mettre l’islam au-dessus des lois, au-dessus des hommes.
La preuve ?
Il suffit d’imaginer…
Imaginons Mélenchon, dans une de ses colères dont il a le secret contre le catholicisme, qui déchirerait quelques pages de la Bible et les brûlerait au nom des victimes des croisades. Qui s’en soucierait ? Qui ne rirait pas au nez des quelques juifs ou chrétiens qui protesteraient ?
Imaginons un Sarkozy déchirant et brûlant son exemplaire du Capital au nom des millions de victimes du Goulag. Qui s’en soucierait ? Qui ne rirait pas au nez des quelques communistes qui protesteraient ?
Imaginons un Jakubowicz déchirant et brûlant l’œuvre de Céline au nom de la shoah. Qui s’en soucierait ? Qui ne rirait pas au nez des amateurs de littérature qui protesteraient ?
Mieux encore, imaginons le forcené de Forsane Alizza de Limoges brûlant le Nouveau testament, ce livre des Infidèles qui, comme le Code pénal qu’il a piétiné, ose « ne pas parler des musulmans ». Qui s’en soucierait ? Qui ne rirait pas au nez des quelques chrétiens qui protesteraient ?
Resterons-nous les bras croisés ? Accepterons-nous ce risque majeur que court la liberté d’expression, la liberté tout court ?
Non.
Résistance républicaine va vous proposer des actions pour soutenir Calimero et défendre la liberté d’expression dans les jours et semaines à venir. Pensez à aller de temps en temps voir les derniers articles sur l’espace public de notre site.
En attendant, vous pouvez aider Calimero en envoyant votre participation à Résistance républicaine, 101 Avenue du Général Leclerc, 75685 Paris Cedex 14
Christine Tasin
Résistance républicaine




En France, est-il encore permis d'écrire "Islam dehors" ?

C’est la question à laquelle devra répondre le Tribunal correctionnel de Lyon, devant lequel vont comparaître des personnes, dont un candidat Front National aux cantonnales, suspectes d’avoir écrit sur des murs « Islam dehors », et dessiné une croix celtique :
http://www.islamenfrance.fr/2011/03/17/maxime-chaussat-taggeur-raciste-et-candidat-du-fn-aux-elections-cantonales-dans-le-rhone/
Il y a deux chefs d’accusation : « provocation à la haine raciale » et « dégradation en réunion sur des bâtiments publics ».
La première de ces incriminations est inquiétante et remet en cause le droit de critiquer les religions et le droit au blasphème. Certes, l’islam est autorisé en France, mais sa critique doit l’être aussi. Et même sa critique grossière.
Notre pays, depuis qu’il est républicain, a toujours admis le droit au blasphème. On pourrait citer quelques blasphèmes anti-catholiques bien gratinés, en particulier, quand l’avortement était interdit, une illustration représentant une femme enceinte crucifiée. La brutalité de cette critique de l’Eglise répondait à la brutalité des religieux, qui interdisaient l’avortement dans tous les cas, même pour les femmes violées ou pour celles dont la grossesse mettait la santé en danger. J’ai connu aussi une Vendéenne (tous les Vendéens ne sont pas calotins) qui ne permettait à son chien de pisser que contre le mur de la cathédrale de Nantes. Les promenades étaient épiques. La pauvre bête tentait de lever la patte, mais ma copine tirait sans pitié sur la laisse et ne lui laissait aucun répit tant qu’on n’était pas arrivés à la cathédrale.
Le droit au blasphème est attaqué sournoisement de toutes parts. A l’international, l’Organisation de la Conférence Islamique fait le siège de l’ONU pour faire interdire ce qu’elle appelle la « diffamation des religions ». Au Pakistan, les abus de la loi sur le blasphème sont tels que même le Vatican la critique ! En Europe, c’est aussi pour blasphème qu’Elisabeth Sabaditsch-Wolf a été condamnée, alors même qu’elle était relaxée des charges initiales d’incitation à la haine. Figurez-vous qu’elle avait osé dire que Mahomet était pédophile :
http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/sabaditch-wolff-condamnee-pour-89311
En France même, on voit de plus en plus de procès et d’enquêtes de polices pour des blasphèmes anti-islam, que les autorités déguisent en incitation à la haine raciale
A Dunkerque, une enquête de police a eu lieu pour essayer de trouver ceux qui avaient accroché une tête de cochon à une mosquée. Dans cette affaire, il n’y avait pas de dégradation de bâtiment public ; pas le moindre tag ; juste un accrochage ; et pourtant, les auteurs sont recherchés :
http://ripostelaique.com/A-propos-de-la-tete-de-cochon.html
Même chose à Lyon, où la police recherche ceux qui ont apposé une affichette sur une mosquée. Pas dégradé le bâtiment. Simplement posé une affiche qui disait : « Mosquée clandestine. La France décline » :
http://ripostelaique.com/Lyon-comment-les-responsables.html
On sait peut-être aussi que des gens liés au site Libertyvox ont été interrogés pour un dessin disant « Islam danger » :
http://www.libertyvox.com/img/photos/c69c9eb1d00139f628b72ee3779136cb_2008_12_03_07_30_47/Islam%20Danger.jpg
Il y a enfin bien sur le strasbourgeois Caliméro, appelé au tribunal pour avoir pissé sur un exemplaire du Coran qui lui appartenait. Même si le geste n’est pas du meilleur goût, chacun a le droit de pisser sur ce qui lui appartient.
Il serait temps d’en revenir à la liberté de conscience telle qu’elle était entendue traditionnellement dans notre pays : liberté de pratiquer une religion, certes, mais aussi liberté de critiquer les religions et même de blasphémer.
On ne veut pas revenir au temps où le Chevalier de la Barre était torturé et tué pour avoir peut-être chahuté une procession !
Jeanne Bourdillon




En France, est-il encore permis d’écrire « Islam dehors » ?

C’est la question à laquelle devra répondre le Tribunal correctionnel de Lyon, devant lequel vont comparaître des personnes, dont un candidat Front National aux cantonnales, suspectes d’avoir écrit sur des murs « Islam dehors », et dessiné une croix celtique :

http://www.islamenfrance.fr/2011/03/17/maxime-chaussat-taggeur-raciste-et-candidat-du-fn-aux-elections-cantonales-dans-le-rhone/

Il y a deux chefs d’accusation : « provocation à la haine raciale » et « dégradation en réunion sur des bâtiments publics ».

La première de ces incriminations est inquiétante et remet en cause le droit de critiquer les religions et le droit au blasphème. Certes, l’islam est autorisé en France, mais sa critique doit l’être aussi. Et même sa critique grossière.

Notre pays, depuis qu’il est républicain, a toujours admis le droit au blasphème. On pourrait citer quelques blasphèmes anti-catholiques bien gratinés, en particulier, quand l’avortement était interdit, une illustration représentant une femme enceinte crucifiée. La brutalité de cette critique de l’Eglise répondait à la brutalité des religieux, qui interdisaient l’avortement dans tous les cas, même pour les femmes violées ou pour celles dont la grossesse mettait la santé en danger. J’ai connu aussi une Vendéenne (tous les Vendéens ne sont pas calotins) qui ne permettait à son chien de pisser que contre le mur de la cathédrale de Nantes. Les promenades étaient épiques. La pauvre bête tentait de lever la patte, mais ma copine tirait sans pitié sur la laisse et ne lui laissait aucun répit tant qu’on n’était pas arrivés à la cathédrale.

Le droit au blasphème est attaqué sournoisement de toutes parts. A l’international, l’Organisation de la Conférence Islamique fait le siège de l’ONU pour faire interdire ce qu’elle appelle la « diffamation des religions ». Au Pakistan, les abus de la loi sur le blasphème sont tels que même le Vatican la critique ! En Europe, c’est aussi pour blasphème qu’Elisabeth Sabaditsch-Wolf a été condamnée, alors même qu’elle était relaxée des charges initiales d’incitation à la haine. Figurez-vous qu’elle avait osé dire que Mahomet était pédophile :

http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/sabaditch-wolff-condamnee-pour-89311

En France même, on voit de plus en plus de procès et d’enquêtes de polices pour des blasphèmes anti-islam, que les autorités déguisent en incitation à la haine raciale

A Dunkerque, une enquête de police a eu lieu pour essayer de trouver ceux qui avaient accroché une tête de cochon à une mosquée. Dans cette affaire, il n’y avait pas de dégradation de bâtiment public ; pas le moindre tag ; juste un accrochage ; et pourtant, les auteurs sont recherchés :

http://ripostelaique.com/A-propos-de-la-tete-de-cochon.html

Même chose à Lyon, où la police recherche ceux qui ont apposé une affichette sur une mosquée. Pas dégradé le bâtiment. Simplement posé une affiche qui disait : « Mosquée clandestine. La France décline » :

http://ripostelaique.com/Lyon-comment-les-responsables.html

On sait peut-être aussi que des gens liés au site Libertyvox ont été interrogés pour un dessin disant « Islam danger » :

http://www.libertyvox.com/img/photos/c69c9eb1d00139f628b72ee3779136cb_2008_12_03_07_30_47/Islam%20Danger.jpg

Il y a enfin bien sur le strasbourgeois Caliméro, appelé au tribunal pour avoir pissé sur un exemplaire du Coran qui lui appartenait. Même si le geste n’est pas du meilleur goût, chacun a le droit de pisser sur ce qui lui appartient.

Il serait temps d’en revenir à la liberté de conscience telle qu’elle était entendue traditionnellement dans notre pays : liberté de pratiquer une religion, certes, mais aussi liberté de critiquer les religions et même de blasphémer.

On ne veut pas revenir au temps où le Chevalier de la Barre était torturé et tué pour avoir peut-être chahuté une procession !

Jeanne Bourdillon




Elisabeth Sabaditsch-Wolff : l'autre verdict de la honte

A Vienne (Autriche), Elisabeth Sabaditsch Wolf vient d’être condamnée pour blasphème à 480 euros d’amende.Elle a fait appel. L’analyse la plus détaillée de ce verdict de folie se trouve sur le site Vérité, Valeurs et Démocratie (VVD) :

http://verite-valeurs-democratie.over-blog.com/article-fin-du-proces-d-elizabeth-sabaditsch-wolf-la-sentence-67531705.html

Riposte Laïque avait relaté ce procès digne de l’inquisition :

http://ripostelaique.com/A-Vienne-contre-Elizabeth.html

Le verdict est digne du procès, et il ne déparerait pas dans les annales de l’Inquisition. Mais il nous permet quand même un bulletin de victoire : Elisabeth est jugée innocente des charges d’incitation à la haine, c’est à dire des seules charges qui étaient portées contre elle à l’origine. Ce point est d’une extrème importance, car le problème posé à la justice était celui de la critique argumentée. De famille diplomatique, de formation intellectuelle élevée, Elisabeth n’est pas du genre à éructer, et sa critique sans concession de l’islam est une démonstration rigoureuse, comme savent le faire les exégètes, citations à la clé et numéros de sourate disposés au bon endroit. Si de tels argumentaires avaient fait l’objet de condamnation, cela voudrait dire qu’il n’y aurait plus, en Autriche, la moindre place pour le débat critique.

Sous cet aspect, le procès Sabaditsch-Wolf ressemble au procès de Geert Wilders, qui est jugé pour le film Fitna dans lequel il montre des images de violences qu’il associe à des prêches incendiaires précis. Est-il possible de dénoncer amputations, lapidations et autres actes de barbarie sans être accusé d’incitation à la haine par le fait même de parler de ces sujets, qui appellent par construction à se révolter et à combattre (ce qui ne veut pas dire haïr, mais il n’est pire sourd …) ? Si l’on répond non à cette question, comme la police de la pensée le voudrait, jusqu’où pourrait aller l’interdiction de dénoncer le mal ? Aurait-il été permis, aux zeures les plus zombres de la bête immonde, que nos super-mouchards aiment tant à dénoncer en paroles, de parler des camps de concentration sans être suspect d’incitation à la haine des nazis ? Toutes ces questions étaient sous-jacentes au procès de Vienne, restent posées dans le cas du procès Wilders d’Amsterdam, et le seront peut-être dans un futur procès de Paris contre Riposte Laïque.

Comme déjà relaté (voir lien plus haut), la déroute de l’accusation sur les charges initiales d’incitation à la haine fut prévisible. Mais la police de la pensée ne lâche facilement sa proie. Celui qui critique l’islam est déjà un peu coupable par le fait même. Si un chef d’accusation fait pschitt, on en trouve un autre. Dans le cas du procès de Vienne, c’est la notion de blasphème qui sauva un Parquet en grande détresse. Cette charge fut rajoutée in extrémis à l’audience même, et une deuxième séance dut être prévue pour permettre à la défense de répondre sur ces charges complètement nouvelles.

Justice en folie … ceci s’ajoutant au fait qu’on s’aperçut à l’audience que les enregistrements accusateurs n’avaient pas été écoutés et que toute l’instruction s’était déroulée sur la base d’un résumé de presse. D’un point de vue égoïste, on précisera que Riposte ne risque en principe rien du côté du blasphème, puisque Eric Raoult a échoué pour le moment à faire introduire ce « délit » dans la législation française. Mais, en Autriche, il existe, et c’est sur cette incrimination qu’ Elisabeth a été condamnée, avec des arguments vraiment dignes du Moyen-Age. Maintenant, tenez vous bien, car, ce que vous allez lire, il faut le voir pour le croire. Elisabeth a été condamnée pour dénigrement d’une religion reconnue (ça existe, ce genre de chef d’accusation, en Autriche) pour avoir dit que Mahomet était pédophile.

Or, d’après le tribunal, il ne l’est pas du tout. Certes, il a épousé une fillette de 6 ans et a couché avec elle à 9, mais il était encore marié avec elle quand elle en avait 18. Donc, ses relations n’étaient pas avec les enfants exclusivement. Donc il n’était pas pédophile. Donc, Elisabeth est une vilaine calomniatrice. VVD, qui était présent au procès, exprime ainsi son dégout : « C’est un juge, une femme en l’occurrence, qui nous explique par sa décision qu’il y a des viols d’enfants qui ne sont pas des actes pédophiles sous prétexte que le violeur a aussi des relations avec des femmes plus âgées. Les parents de petites filles apprécieront ce subtil distinguo à sa juste valeur et veilleront dorénavant, en cas d’agression de leur fille à bien vérifier les habitudes sexuelles du violeur avant d’utiliser le mot pédophile; il ne s’agirait pas de tenir des propos diffamatoires ! » Avec une ironie grinçante, le site pousse jusqu’au bout la logique kafkaïenne du juge de Vienne : « Une fois le moment de stupeur passé on est confondu devant les implications d’un tel jugement.

Les condamnés pour actes pédophiles doivent-ils réclamer leur libération s’ils peuvent prouver qu’ils ont eu des relations sexuelles avec des femmes de plus de 18 ans ?

Et même dans le cas où ils n’en auraient pas eu, qui prouve qu’ils ne peuvent pas en avoir ?

Il suffirait donc pour s’exonérer de toute accusation de pédophilie d’avoir une relation sexuelle avec une personne majeure ?

Peut-être même avec la même personne que vous auriez violée ?

A condition d’attendre quelques années bien sûr. Il faudrait pour cela attendre la majorité de la victime, et peut-être même encore plus tard.

Après tout, le présumé pédophile n’est pas obligé de mourir au même âge que Mahomet. De plus il faut que la femme soit majeure, pas nécessairement qu’elle ait 18 ans, 24, 38 ou 55 ans font aussi bien l’affaire !

Ce qui signifie qu’il est impossible d’arrêter quelqu’un pour pédophilie tant qu’il lui reste la possibilité d’avoir une relation sexuelle avec une personne majeure… c’est à dire jusqu’à son dernier souffle (on ne sait jamais).

Et mieux encore, imaginons que notre « présumé pédophile » (un violeur d’enfant avéré n’ayant pas encore réussi à prouver qu’il avait eu une relation sexuelle avec une personne majeure) décide de « prouver son innocence ». Il lui faut alors retrouver son ancienne victime et avoir à nouveau des relations sexuelle avec elle.

Mais imaginez que la jeune fille, devenue majeure, refuse, quel problème !

Notre « présumé pédophile » se retrouve donc alors incapable de « prouver son innocence » ce qui risque de lui provoquer un grave préjudice car la justice Autrichienne ne plaisante pas avec les pédophiles.

Ne pourrait-il pas alors intenter un procès afin d’exiger de son ancienne « relation » qu’elle lui permette de prouver son « innocence ? »

Un refus de coopérer serait en effet un véritable déni de justice, une atteinte aux droits de l’Homme ! »

Martine Chapouton




Elisabeth Sabaditsch-Wolff : l’autre verdict de la honte

A Vienne (Autriche), Elisabeth Sabaditsch Wolf vient d’être condamnée pour blasphème à 480 euros d’amende.Elle a fait appel. L’analyse la plus détaillée de ce verdict de folie se trouve sur le site Vérité, Valeurs et Démocratie (VVD) :

http://verite-valeurs-democratie.over-blog.com/article-fin-du-proces-d-elizabeth-sabaditsch-wolf-la-sentence-67531705.html

Riposte Laïque avait relaté ce procès digne de l’inquisition :

http://ripostelaique.com/A-Vienne-contre-Elizabeth.html

Le verdict est digne du procès, et il ne déparerait pas dans les annales de l’Inquisition. Mais il nous permet quand même un bulletin de victoire : Elisabeth est jugée innocente des charges d’incitation à la haine, c’est à dire des seules charges qui étaient portées contre elle à l’origine. Ce point est d’une extrème importance, car le problème posé à la justice était celui de la critique argumentée. De famille diplomatique, de formation intellectuelle élevée, Elisabeth n’est pas du genre à éructer, et sa critique sans concession de l’islam est une démonstration rigoureuse, comme savent le faire les exégètes, citations à la clé et numéros de sourate disposés au bon endroit. Si de tels argumentaires avaient fait l’objet de condamnation, cela voudrait dire qu’il n’y aurait plus, en Autriche, la moindre place pour le débat critique.

Sous cet aspect, le procès Sabaditsch-Wolf ressemble au procès de Geert Wilders, qui est jugé pour le film Fitna dans lequel il montre des images de violences qu’il associe à des prêches incendiaires précis. Est-il possible de dénoncer amputations, lapidations et autres actes de barbarie sans être accusé d’incitation à la haine par le fait même de parler de ces sujets, qui appellent par construction à se révolter et à combattre (ce qui ne veut pas dire haïr, mais il n’est pire sourd …) ? Si l’on répond non à cette question, comme la police de la pensée le voudrait, jusqu’où pourrait aller l’interdiction de dénoncer le mal ? Aurait-il été permis, aux zeures les plus zombres de la bête immonde, que nos super-mouchards aiment tant à dénoncer en paroles, de parler des camps de concentration sans être suspect d’incitation à la haine des nazis ? Toutes ces questions étaient sous-jacentes au procès de Vienne, restent posées dans le cas du procès Wilders d’Amsterdam, et le seront peut-être dans un futur procès de Paris contre Riposte Laïque.

Comme déjà relaté (voir lien plus haut), la déroute de l’accusation sur les charges initiales d’incitation à la haine fut prévisible. Mais la police de la pensée ne lâche facilement sa proie. Celui qui critique l’islam est déjà un peu coupable par le fait même. Si un chef d’accusation fait pschitt, on en trouve un autre. Dans le cas du procès de Vienne, c’est la notion de blasphème qui sauva un Parquet en grande détresse. Cette charge fut rajoutée in extrémis à l’audience même, et une deuxième séance dut être prévue pour permettre à la défense de répondre sur ces charges complètement nouvelles.

Justice en folie … ceci s’ajoutant au fait qu’on s’aperçut à l’audience que les enregistrements accusateurs n’avaient pas été écoutés et que toute l’instruction s’était déroulée sur la base d’un résumé de presse. D’un point de vue égoïste, on précisera que Riposte ne risque en principe rien du côté du blasphème, puisque Eric Raoult a échoué pour le moment à faire introduire ce « délit » dans la législation française. Mais, en Autriche, il existe, et c’est sur cette incrimination qu’ Elisabeth a été condamnée, avec des arguments vraiment dignes du Moyen-Age. Maintenant, tenez vous bien, car, ce que vous allez lire, il faut le voir pour le croire. Elisabeth a été condamnée pour dénigrement d’une religion reconnue (ça existe, ce genre de chef d’accusation, en Autriche) pour avoir dit que Mahomet était pédophile.

Or, d’après le tribunal, il ne l’est pas du tout. Certes, il a épousé une fillette de 6 ans et a couché avec elle à 9, mais il était encore marié avec elle quand elle en avait 18. Donc, ses relations n’étaient pas avec les enfants exclusivement. Donc il n’était pas pédophile. Donc, Elisabeth est une vilaine calomniatrice. VVD, qui était présent au procès, exprime ainsi son dégout : « C’est un juge, une femme en l’occurrence, qui nous explique par sa décision qu’il y a des viols d’enfants qui ne sont pas des actes pédophiles sous prétexte que le violeur a aussi des relations avec des femmes plus âgées. Les parents de petites filles apprécieront ce subtil distinguo à sa juste valeur et veilleront dorénavant, en cas d’agression de leur fille à bien vérifier les habitudes sexuelles du violeur avant d’utiliser le mot pédophile; il ne s’agirait pas de tenir des propos diffamatoires ! » Avec une ironie grinçante, le site pousse jusqu’au bout la logique kafkaïenne du juge de Vienne : « Une fois le moment de stupeur passé on est confondu devant les implications d’un tel jugement.

Les condamnés pour actes pédophiles doivent-ils réclamer leur libération s’ils peuvent prouver qu’ils ont eu des relations sexuelles avec des femmes de plus de 18 ans ?

Et même dans le cas où ils n’en auraient pas eu, qui prouve qu’ils ne peuvent pas en avoir ?

Il suffirait donc pour s’exonérer de toute accusation de pédophilie d’avoir une relation sexuelle avec une personne majeure ?

Peut-être même avec la même personne que vous auriez violée ?

A condition d’attendre quelques années bien sûr. Il faudrait pour cela attendre la majorité de la victime, et peut-être même encore plus tard.

Après tout, le présumé pédophile n’est pas obligé de mourir au même âge que Mahomet. De plus il faut que la femme soit majeure, pas nécessairement qu’elle ait 18 ans, 24, 38 ou 55 ans font aussi bien l’affaire !

Ce qui signifie qu’il est impossible d’arrêter quelqu’un pour pédophilie tant qu’il lui reste la possibilité d’avoir une relation sexuelle avec une personne majeure… c’est à dire jusqu’à son dernier souffle (on ne sait jamais).

Et mieux encore, imaginons que notre « présumé pédophile » (un violeur d’enfant avéré n’ayant pas encore réussi à prouver qu’il avait eu une relation sexuelle avec une personne majeure) décide de « prouver son innocence ». Il lui faut alors retrouver son ancienne victime et avoir à nouveau des relations sexuelle avec elle.

Mais imaginez que la jeune fille, devenue majeure, refuse, quel problème !

Notre « présumé pédophile » se retrouve donc alors incapable de « prouver son innocence » ce qui risque de lui provoquer un grave préjudice car la justice Autrichienne ne plaisante pas avec les pédophiles.

Ne pourrait-il pas alors intenter un procès afin d’exiger de son ancienne « relation » qu’elle lui permette de prouver son « innocence ? »

Un refus de coopérer serait en effet un véritable déni de justice, une atteinte aux droits de l’Homme ! »

Martine Chapouton




A Vienne, contre Elizabeth Sabaditsch-Wolff, un procès digne de l'Inquisition

Les procès visant à interdire toute critique de l’islam se suivent : Geert Wilders en Hollande, Elizabeth Sabaditsch-Wolff à Vienne, Riposte Laïque à Paris.
Le procès de Vienne peut à juste titre se comparer aux procès de l’Inquisition. Il porte en lui des potentiels très inquiétants pour les libertés, comme l’interdiction de préférer une religion à une autre ou de dénigrer une religion reconnue. Il se déroule dans un contexte juridique un peu différent de celui de la France, puisque le blasphème est interdit en Autriche. Cependant, et sous réserve de ce qu’apportera le verdict, dont on espère qu’il balaiera quelques chefs d’accusation délirants, l’accusation contre Elizabeth va bien au delà du sens ordinaire qu’on donne au mot blasphème, c’est à dire des insultes grossières. Elle préfigure ce qui pourrait advenir si l’OCI, qui oeuvre en ce sens dans diverses enceintes dont l’ONU, réussissait à faire interdire ce qu’elle appelle la « diffamation des religions », c’est à dire un délit de blasphème élargi englobant toute critique.
Celui qui ose critiquer l’islam ne peut être innocent. L’acharnement judiciaire contre Elizabeth Sabaditsch-Wolff à Vienne en donne l’illustration :
http://verite-valeurs-democratie.over-blog.com/article-en-direct-de-vienne-un-proces-contre-la-liberte-d-expression-65162815.html
Commencé le 18 janvier 2011, le procès d’Elizabeth Sabaditsch-Wolff a vu la déroute de l’accusation, qui n’a pu soutenir les charges initiales d’incitation à la haine. Elizabeth n’est pas tirée d’affaire pour autant : l’accusation a ajouté de nouvelles charges de « discrimination contre une croyance religieuse ». L’introduction de ce nouveau chef d’accusation a conduit à reporter le procès au 15 février. Nous voyons naître là un étrange nouveau délit d’opinion sous couvert d’une conception surprenante de la liberté religieuse : apprécier une religion moins que les autres serait, du moins en Autriche, un délit en soi.
Qui est Elizabeth ?
De famille diplomatique, elle passe son enfance dans l’Iran de Khomeiny, et se fait à cette occasion un opinion peu flatteuse du régime et de l’islam, contre lequel elle milite sans haine mais avec détermination.

Elizabeth était présente, le 18 décembre 2010, espace Charenton, à Paris, lors des Assises sur l’islamisation de l’Europe.
Elle donne des conférences. L’une d’elle, enregistrée par une journaliste, Mme Dolna, est à la base de l’accusation.
Bien que n’étant pas dans la liste des témoins officiels, Mme Dolna fut cependant interrogée par le procureur de la même façon que le sont les témoins. Drôle de conception de la justice. Mais le diable porte pierre et cet échange contribua finalement à affaiblir l’accusation. Il révêla que nul, pas même le procureur, n’avait écouté les enregistrements. L’accusation s’était contentée des résumés faits par Mme Dolna dans son journal et celle-ci avoua quelque « raisons dramaturgiques » (sic).
Bon. Mieux vaut tard que jamais, et le tribunal décida de s’appuyer, à l’audience, l’audition des bandes.
Cette audition révêla une critique sévère de l’islam, mais appuyée sur une documentation incontestable.
Le premier sujet abordé concernait, les Frères Musulmans, leur influence politique étendue en Autriche et en Europe, leur désir d’introduire la Charia et l’usage du terrorisme pour réaliser cet objectif. La lamentable absence d’une forte voix des modérés du monde islamique fut également soulignée.
Elizabeth apporta toutes les références possibles tirées des hadiths, de la vie du prophète et du Coran, avec numéro de sourate à l’appui (la sourate 9.5 : « Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. »)
Sur la taqiya (mensonge légal), Elizabeth donna aussi toutes références utiles, de même que sur tout autre sujet abordé dans sa conférence, dont son accusation de pédophilie contre Mahomet.
Fut-elle acquittée ?
Non bien sur ! L’Inquisition ne lâche pas si aisément sa proie !
Incapable d’étayer le grief d’incitation à la haine, l’accusation sortit de son chapeau, en plein procès, une nouvelle charge. La défense n’y étant pas préparée, le procès fut interrompu et renvoyé au 15 février.
Cette nouvelle charge est ahurissante en plein 21 ème siècle.
Elizabeth se voit reprocher une « discrimination contre une croyance religieuse ».
Nous voilà donc non seulement en plein délit de blasphème (délit prévu par la législation autrichienne), mais plutôt dans une sorte de « délit de blasphème élargi », ressemblant assez à ce que l’Organisation de la Conférence islamique essaie régulièrement de faire adopter à l’ONU sous le nom de « diffamation des religions » :
http://www.ripostelaique.com/A-l-international-la-liberte.html
Un premier point, sur ce sujet du blasphème, tient à la question de savoir si Elizabeth pouvait dire « L’islam est merdique » en faisant des gestes indiquant des guillemets. Oui, vous avez bien lu : elle a fait des gestes indiquant des guillemets et elle est attaquée quand même.
Mais il y a plus :
En quoi peut bien concerner une telle « discrimination des religions » ?
Discriminer entre des gens à l’emploi ou au logement, on voit bien ce que c’est.
Mais que peut bien vouloir dire « discriminer » si on l’applique à des croyances ?
Est-il interdit de préférer une croyance à d’autre ?
Il a été reproché à Elizabeth de « dénigrer les enseignements d’une religion reconnue ».
Est-il maintenant interdit au citoyen de préférer une religion à une autre, voire d’émettre des critiques, même argumentées, contre une religion reconnue ?
On voit où cherchent à nous entraîner les partisans de la « liberté religieuse » nouvelle manière telle que nos zélites, actionnées en dernière analyse par l’OCI, cherchent à nous l’imposer dans toutes sortes d’enceintes : la liberté de ne pas croire et de critiquer les religions passera à la trappe si nous n’y prenons garde.
Catherine Ségurane




A Vienne, contre Elizabeth Sabaditsch-Wolff, un procès digne de l’Inquisition

Les procès visant à interdire toute critique de l’islam se suivent : Geert Wilders en Hollande, Elizabeth Sabaditsch-Wolff à Vienne, Riposte Laïque à Paris.

Le procès de Vienne peut à juste titre se comparer aux procès de l’Inquisition. Il porte en lui des potentiels très inquiétants pour les libertés, comme l’interdiction de préférer une religion à une autre ou de dénigrer une religion reconnue. Il se déroule dans un contexte juridique un peu différent de celui de la France, puisque le blasphème est interdit en Autriche. Cependant, et sous réserve de ce qu’apportera le verdict, dont on espère qu’il balaiera quelques chefs d’accusation délirants, l’accusation contre Elizabeth va bien au delà du sens ordinaire qu’on donne au mot blasphème, c’est à dire des insultes grossières. Elle préfigure ce qui pourrait advenir si l’OCI, qui oeuvre en ce sens dans diverses enceintes dont l’ONU, réussissait à faire interdire ce qu’elle appelle la « diffamation des religions », c’est à dire un délit de blasphème élargi englobant toute critique.

Celui qui ose critiquer l’islam ne peut être innocent. L’acharnement judiciaire contre Elizabeth Sabaditsch-Wolff à Vienne en donne l’illustration :

http://verite-valeurs-democratie.over-blog.com/article-en-direct-de-vienne-un-proces-contre-la-liberte-d-expression-65162815.html

Commencé le 18 janvier 2011, le procès d’Elizabeth Sabaditsch-Wolff a vu la déroute de l’accusation, qui n’a pu soutenir les charges initiales d’incitation à la haine. Elizabeth n’est pas tirée d’affaire pour autant : l’accusation a ajouté de nouvelles charges de « discrimination contre une croyance religieuse ». L’introduction de ce nouveau chef d’accusation a conduit à reporter le procès au 15 février. Nous voyons naître là un étrange nouveau délit d’opinion sous couvert d’une conception surprenante de la liberté religieuse : apprécier une religion moins que les autres serait, du moins en Autriche, un délit en soi.

Qui est Elizabeth ?

De famille diplomatique, elle passe son enfance dans l’Iran de Khomeiny, et se fait à cette occasion un opinion peu flatteuse du régime et de l’islam, contre lequel elle milite sans haine mais avec détermination.


Elizabeth était présente, le 18 décembre 2010, espace Charenton, à Paris, lors des Assises sur l’islamisation de l’Europe.

Elle donne des conférences. L’une d’elle, enregistrée par une journaliste, Mme Dolna, est à la base de l’accusation.

Bien que n’étant pas dans la liste des témoins officiels, Mme Dolna fut cependant interrogée par le procureur de la même façon que le sont les témoins. Drôle de conception de la justice. Mais le diable porte pierre et cet échange contribua finalement à affaiblir l’accusation. Il révêla que nul, pas même le procureur, n’avait écouté les enregistrements. L’accusation s’était contentée des résumés faits par Mme Dolna dans son journal et celle-ci avoua quelque « raisons dramaturgiques » (sic).

Bon. Mieux vaut tard que jamais, et le tribunal décida de s’appuyer, à l’audience, l’audition des bandes.

Cette audition révêla une critique sévère de l’islam, mais appuyée sur une documentation incontestable.

Le premier sujet abordé concernait, les Frères Musulmans, leur influence politique étendue en Autriche et en Europe, leur désir d’introduire la Charia et l’usage du terrorisme pour réaliser cet objectif. La lamentable absence d’une forte voix des modérés du monde islamique fut également soulignée.

Elizabeth apporta toutes les références possibles tirées des hadiths, de la vie du prophète et du Coran, avec numéro de sourate à l’appui (la sourate 9.5 : « Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. »)

Sur la taqiya (mensonge légal), Elizabeth donna aussi toutes références utiles, de même que sur tout autre sujet abordé dans sa conférence, dont son accusation de pédophilie contre Mahomet.

Fut-elle acquittée ?

Non bien sur ! L’Inquisition ne lâche pas si aisément sa proie !

Incapable d’étayer le grief d’incitation à la haine, l’accusation sortit de son chapeau, en plein procès, une nouvelle charge. La défense n’y étant pas préparée, le procès fut interrompu et renvoyé au 15 février.

Cette nouvelle charge est ahurissante en plein 21 ème siècle.

Elizabeth se voit reprocher une « discrimination contre une croyance religieuse ».

Nous voilà donc non seulement en plein délit de blasphème (délit prévu par la législation autrichienne), mais plutôt dans une sorte de « délit de blasphème élargi », ressemblant assez à ce que l’Organisation de la Conférence islamique essaie régulièrement de faire adopter à l’ONU sous le nom de « diffamation des religions » :

http://www.ripostelaique.com/A-l-international-la-liberte.html

Un premier point, sur ce sujet du blasphème, tient à la question de savoir si Elizabeth pouvait dire « L’islam est merdique » en faisant des gestes indiquant des guillemets. Oui, vous avez bien lu : elle a fait des gestes indiquant des guillemets et elle est attaquée quand même.

Mais il y a plus :

En quoi peut bien concerner une telle « discrimination des religions » ?

Discriminer entre des gens à l’emploi ou au logement, on voit bien ce que c’est.

Mais que peut bien vouloir dire « discriminer » si on l’applique à des croyances ?

Est-il interdit de préférer une croyance à d’autre ?

Il a été reproché à Elizabeth de « dénigrer les enseignements d’une religion reconnue ».

Est-il maintenant interdit au citoyen de préférer une religion à une autre, voire d’émettre des critiques, même argumentées, contre une religion reconnue ?

On voit où cherchent à nous entraîner les partisans de la « liberté religieuse » nouvelle manière telle que nos zélites, actionnées en dernière analyse par l’OCI, cherchent à nous l’imposer dans toutes sortes d’enceintes : la liberté de ne pas croire et de critiquer les religions passera à la trappe si nous n’y prenons garde.

Catherine Ségurane




A propos de la tête de cochon accrochée à la mosquée de Dunkerque : ou est le délit ?

Dimanche 17 octobre au matin. Scandale à la mosquée Essouna de Dunkerque : une tête de porc y est accrochée.
Aussitôt, Mohammed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte musulman, se fend d’un communiqué (1) :
« Une tête de Porc a été découverte, ce matin, accrochée à l’entrée de la Grande Mosquée Essounna à Dunkerque. Le Conseil Français du Culte Musulman condamne fermement cette nouvelle profanation qui a visé un lieu de prière et de recueillement. Le CFCM appelle les pouvoirs publics à mettre tout en oeuvre pour identifier et sanctionner les auteurs de cet acte xénophobe. Le CFCM exprime son soutien et sa solidarité aux fidèles de la Grande Mosquée Essounna et les appelle à affronter cette nouvelle provocation avec la plus grande sérénité. »
Il obtint l’ouverture d’une enquête (2) ! Le commissariat s’est même emparé de la « pièce à conviction », mais avec peu de chances de pouvoir l’exploiter. Le Phare de Dunkerque écrit en effet :
« Au commissariat de Dunkerque, où a atterri la pièce à conviction, « l’enquête suit son cours ». Mais l’enquête risque davantage de tourner court étant donné qu’il est impossible de relever des empreintes sur ce genre de support et qu’il semble encore moins question de relevés ADN. D’ailleurs, si la police prend la chose au sérieux, la qualification de la plainte risque de ne pas être aisée à formuler. Le dépôt de cette tête de porc s’assimilant bien plus à une provocation, idiote au demeurant, qu’à un délit. »
Nous rappelons à Monsieur Moussaoui, ainsi qu’aux pouvoirs publics indignes qui ont donné suite à ses exigences, qu’il n’y a rien à sanctionner :
Cet accrochage de tête de porc ne saurait être un acte xénophobe, puisque l’islam n’est pas une nationalité. Ce n’est pas davantage un acte raciste, puisque l’islam n’est pas une race. Ce n’est pas non plus une dégradation de biens, puisque rien n’est abîmé. Et ce n’est pas non plus une atteinte au respect dû aux morts, puisque nous ne sommes pas dans un cimetière. Il s’agit d’un simple accrochage. Au plan juridique, c’est un non-événement.
On s’étonne donc de lire que « si la police prend la chose au sérieux, la qualification de la plainte risque de ne pas être aisée à formuler ». Quel recul des libertés ! La qualification de la plainte est difficile à formuler parce qu’il n’y a pas de délit. Et, quand il n’y a pas de délit, un Etat républicain n’a pas pour mission d’en inventer ; il lui incombe de fiche la paix à ses citoyens et d’occuper sa police à autre chose.
Le Phare de Dunkerque précise que la région n’en n’est pas à sa première protestation charcutière : des têtes de porc avaient déjà été disposées par le passé à l’entrée de la mosquée du Kruysbellaert (et d’autres mosquées du Dunkerquois), ainsi que des tranches de jambon il y a quelques mois.
Cette mise en action des instances répressives en l’absence de tout délit n’est pas la première. Elle fait suite à l’affaire du Coran brûlé de Strasbourg, dont l’auteur va passer en jugement sur la base d’une interprétation élargie des textes réprimant le racisme, et en violation de tous les principes du droit qui veulent que les cas d’ouverture des incriminations pénales soient d’interprétation stricte.
A Dunkerque comme à Strasbourg, il s’agit en réalité de simples blasphèmes, et le blasphème n’est pas interdit. Les Français ont conquis le droit de critiquer les religions, et même de le faire avec violence et grossièreté, ce qui ne fait d’ailleurs que répondre à la violence dont les religions font preuve quand elles ont le champ libre.
Nous rappelons aux pouvoirs publics que la France est un Etat laïc, et que le blasphème n’y est pas punissable. Il appartient à l’islam de s’y faire, comme l’Eglise catholique s’y est faite. Il y a des offenses bien plus graves que cette ridicule affaire de tête de cochon. L’islam nous gonfle avec ses sentiments toujours offensés. Que devrions nous dire, nous les femmes qui devons supporter à chaque coin de rue la vue de voiles qui sont l’affirmation de notre supposée infériorité ?
Le devoir des pouvoirs publics serait de dire non à ces bigots acharnés de la procédure qui saisissent la justice dès qu’ils éprouvent un sentiment désagréable. Il est scandaleux, en pleine période d’austérité, que les moyens de la police et de la justice soient utilisés pour rechercher les auteurs d’affichettes et d’accrochages. L’insécurité est à un niveau jamais vu ; la drogue se vend en pleine rue ; des quartiers entiers sont des zones de non-droit ; des femmes ne peuvent s’habiller librement sans se faire traiter de putes ; des viols se multiplient dans les cités, les victimes n’osent pas porter plainte, les témoins n’osent pas témoigner.
Et que fait la police ? sur instruction des politiques, elle recherche les auteurs d’accrochages et s’attache à gérer au mieux la présence d’une tête de cochon plus très fraîche dans son commissariat !
Catherine Ségurane
1) Le CFCM exige des sanctions :
http://www.lecfcm.fr/?p=2327
(2) Enquête en cours :
Dunkerque/2010/10/19/article_24-heures.shtml
via Fdesouche.com : dunkerque-une-tete-de-cochon-accrochee-devant-la-mosquee
Faits_Divers/2010/10/20/une-tete-de-porc-piquee-devant-la-mosque.shtml




Le Pakistan multiplie les persécutions contre les chrétiens, et poursuit l'Occident devant l'Onu !

Signer les pétitions de l’Église catholique, ce n’est en général pas mon genre, mais là, j’ai décidé de faire une exception : l’Église lance en effet une pétition contre une législation anti-blasphème, celle du Pakistan, qui est une des pires du genre. Vi, vi, vi, vous avez bien lu : l’Église pétitionne bien contre les excès de ceux qui crient au blasphème, ce qui est d’ailleurs dans la droite ligne du dernier vote du Saint-Siège à l’ONU contre une énième résolution sur la « diffamation » des religions (le_saint-siege_dit_non_a_la_resolution_de_l_onu_sur_la_diffamation_des_religions.html) .

On vit vraiment une époque formidable …

Comme je ne vais pas défendre la législation anti-blasphème du Pakistan uniquement parce que l’Église la combat, j’ai donc signé la pétition diffusée par Aide à l’Église en Détresse (AED) (http://www.aed-france.org/blaspheme/loi-anti-blaspheme/#c). J’ai quand même laissé un petit message dans l’espace prévu à cet effet pour préciser que cette signature, dans mon cas, ne me faisait pas rejoindre la chaîne de prières associée à cette pétition.
L’Église évalue à près de 1000 le nombre de victimes de cette loi. Pour être précis : de 1986 à 2010, la Commission Justice et Paix de la Conférence des Évêques Catholiques avance le chiffre de 993 victimes innocentes, dont 120 chrétiens, 442 musulmans et 417 ahmadis (mouvement issu de l’islam et considéré comme hérétique par la majorité des musulmans), 14 hindous.
La Loi anti-blasphème est contenue dans le Code Pénal du Pakistan, explique le Conseil Œcuménique des Églises (COE) dans une Déclaration sur l’abus de la Loi sur le blasphème et la sécurité des minorités religieuses au Pakistan, le 1er septembre 2009.
Il s’agit au départ d’une vieille loi datant de la colonisation britannique qui, avec l’indépendance et l’islamisation du pays, ne cessa de se renforcer et de se durcir dans le cas de prétendus blasphèmes contre l’islam, au point qu’elle prévoit maintenant la peine de mort en cas de blasphème contre Mahomet.
Depuis lors, les chrétiens, et d’autres minorités au Pakistan ont subi de manière croissante des humiliations et des persécutions en raison d’allégations mensongères proférées sur la base de la loi anti-blasphème.
C’est « un instrument d’oppression très perfide », déclare Marc Fromager, directeur de l’AED-France. Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas précise dans sa formulation (la loi ne définit pas le comportement attendu des citoyens à l’égard de Mahomet et du Coran ; les « remarques désobligeantes » suffisent à entraîner des poursuites) ; parce que, sur le simple témoignage d’un plaignant, la personne en cause est immédiatement placée en détention ; parce que le plaignant jouit d’un statut d’impunité compte tenu de la loi (il peut donc lancer toutes les accusations qu’il veut, même les moins crédibles) ; parce qu’on assiste le plus souvent à un simulacre de jugement ( les extrémistes y sont le plus souvent présents afin d’empêcher toute possibilité d’acquittement ; ces arrestations sont aussi une manière de récupérer la propriété du voisin) ; parce qu’elles sont utilisées pour régler des comptes.
Les arrestations, assassinats, massacres et pillages vont en s’accroissant depuis la promulgation de ces lois. Des centaines de lieux de culte ont été détruits. Récemment en août 2009, 8 chrétiens étaient brûlés vifs à Gojra (pakistan-sept-chretiens-tues-accuses-d-avoir-blaspheme). Il faut savoir qu’au Pakistan, les enlèvements, viols, mariages et conversions obligatoires des femmes chrétiennes par des hommes musulmans ne sont pas poursuivis. Si une femme vient se plaindre d’un viol, il n’est pas exclu qu’elle soit accusée d’adultère.

Du fait de la loi anti-blasphème, le Pakistan ne cesse de défrayer la chronique des droits de l’homme. Le 19 juillet 2010, deux chrétiens ont été – ô miracle ! – acquittés d’accusations de blasphème contre Mahomet, mais ils ont été assassinés en plein tribunal et la foule en fureur est allée saccager le quartier chrétien (deux-chretiens-pakistanais-assassines-devant-le-tribunal-apres-avoir-ete-aqcuittes-daccusations-de-blaspheme/).
Le 20 mars 2010, un chrétien fut brûlé vif, et sa femme violée par la police, parce qu’ils refusaient de se convertir (pakistan-un-chretien-brule-vif-sa-femme-violee-par-la-police-ils-refusaient-de-se-convertir-a-lislam/).
Au début de l’année, un couple de chrétiens a été condamné à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s’être lavé les mains (un-couple-de-chretiens-condamnes-a-25-ans-de-prison-pour-avoir-touche-le-coran-sans-setre-prealablement-lave-les-mains/).
Cinq hommes enlèvent et violent une jeune chrétienne , ils se défendent en disant qu’ils suivent en cela les préconisations entendues lors d’une conférence sur l’islam : pakistan-a-la-conference-sur-lislam-ils-ont-dit-que-si-on-epouse-ou-viole-une-non-musulmanes-on-aura-70-vierges-au-paradis/ ; autre exemple de viol, les coupables ayant été laissés en liberté par la police qui affirmait cependant les poursuivre : pakistan-14-ans-violee-par-6-hommes-parce-que-chretienne/.
On pourrait multiplier les exemples ; voici encore quelques cas récents : pakistan-loi-sur-le-blaspheme-quelques-cas-recents/.
En 1994, Amnesty International avait fait paraître un rapport spécifique intitulé « Pakistan : utilisation abusive des lois sur le blasphème » (www..amnesty.org/fr/library/asset/ASA33/008/1994/fr/16189b59-ebfc-11dd-9b3b-8bf635492364/asa330081994fr.pdf). Il s’agit d’un document terrifiant, montrant comment tout un chacun peut être accusé, sur simple déclaration d’un musulman, et montrant aussi que la victime de ces accusations s’en tire rarement, entre les condamnations à mort judiciaires et les violences extra-légales, puisqu’un musulman qui assassine un non-musulman a souvent droit à l’indulgence du tribunal s’il se fait passer pour blessé dans ses sentiments religieux. On dira qu’il a avait juste le sang chaud et qu’il s’est fait justice lui-même. Quelques exemples édifiants figurant dans ce rapport : un petit marchand de bracelets refuse de céder son emplacement à un concurrent, il est accusé de blasphème par ce dernier ; un musulman, militant social, encourage les habitants d’un bidonville à retaper leurs logements eux-mêmes, il est accusé de blasphème par les entrepreneurs locaux ; un musulman est passé à tabac, puis lapidé à coups de briques par un groupe de personnes qui l’accusent d’avoir brulé un Coran ; son corps est arrosé d’essence, brûlé, attaché à une motocyclette et traîné dans les rues du village. Amnesty qualifie la législation anti-blasphème de véritable « droit au harcèlement ». En août 2009, Amnesty réitère sa demande d’abrogation de la loi anti-blasphème.
Cependant, Amnesty semble devenue discrète sur les cas où la législation anti-blasphème est appliquée à des chrétiens. Riposte Catholique va même jusqu’à dire qu ‘elle les ignore délibérément (lobservatoire-de-la-christianophobie/pakistan-amnesty-international-ignore-deliberement-les-persecutions-antichretiennes-depuis-2007) ; en tous cas, Amnesty, dernièrement, prend les exemples qu’elle cite (peu nombreux d’ailleurs) chez les soufis ou les ahmadis, le dernier exemple chrétien dénoncé par elle remontant à 2007.
Est-ce que par hasard les massacres de chrétiens auraient, comme le racisme anti-blanc, vocation à se déployer à leur aise sans que personne les dénonce ?
Pas un mot en particulier, sur le véritable pogrom anti-chrétien survenu en 2009 au village de Bahmani Wala (asie-du-sud/pakistan/pendjab-un-village-de-chretiens-a-ete-attaque-par?SearchableText=), où 50 musulmans ont investi le village, saccageant tous les biens des chrétiens et faisant irruption dans les maisons pour en chasser les habitants. Un groupe de femmes chrétiennes, surprises à l’heure de la toilette, n’a dû son salut qu’à la fuite ; les assaillants ont jeté de l’acide en leur direction, sans toutefois les atteindre. L’assaut des musulmans a duré deux heures avant que la police intervienne et rétablisse l’ordre . Selon le groupe d’enquête mis en place par l’Eglise catholique, l’attaque des musulmans trouverait son origine dans une querelle de voisinage entre un musulman et un chrétien. Le 29 juin, les choses se seraient envenimées et « le lendemain matin, un appel a été lancé à la mosquée du village musulman voisin pour aller mener le djihad contre les chrétiens de Bahmani Wala, coupables d’avoir insulté le Prophète Mahomet », rapporte Abid Gill, membre de la Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan. « Le religieux qui tenait le micro a appelé les musulmans à mettre les chrétiens en fuite et à se saisir de leurs enfants et de leurs filles. »
Les demandes d’abrogation de cette législation sont de toute évidence en mauvaise voie, à l’heure où d’importantes organisations religieuses pakistanaises envisagent au contraire de demander à l’ONU de promouvoir l’idée d’une législation mondiale prévoyant la peine de mort pour blasphème (L-ONU-va-etre-saisie-d-une-demande.html) ; l’Assemblée nationale pakistanaise avait déjà adopté une résolution en ce sens (default.asp?page=2008\04\16\story_16-4-2008_pg7_6) ; sans aller jusqu’à demander ouvertement une telle peine de mort, l’ Organisation de la Conférence islamique demande la pénalisation de ce qu’elle appelle la « diffamation des religions », et elle obtient certains succès à l’ONU, qui prend de façon récurrente des résolutions condamnant la « diffamation des religions » et l' »islamophobie » ; on en est au point où même le Conseil de l’Europe ne s’oppose pas franchement à cette offensive, et préfère renvoyer dos à dos islamisme et islamophobie (Islam-islamisme-et-islamophobie-au.html), répartissant ses critiques à égalité entre une idéologie meurtrière (l’islamisme) et de simples critiques de l’islam relevant du débat démocratique (la prétendue « islamophobie »).
Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Pakistan donne des leçons.
Il vient de faire condamner la Suisse pour son interdiction des minarets (l’onu-condamne-l’interdiction-des-minarets-en-suisse/).
Le 16 juin 2010, s’exprimant au nom des pays de l’Organisation de la Conférence islamique, il a aussi réclamé, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, une action énergique contre l’islamophobie en Occident (les-états-musulmans-veulent-des-mesures-énergiques-de-lonu-contre-lislamophobie-en-occident.html) ; il a déposé une résolution donnant pour instruction à son rapporteur spécial sur la liberté religieuse « de collaborer étroitement avec les grands médias pour faire en sorte qu’ils instaurent et promeuvent » (sous-entendu : en occident) « un climat de respect et de tolérance envers la diversité religieuse et culturelle » ; cette résolution a des chances d’être adoptée, les pays musulmans et leurs alliés ayant la majorité au Conseil des droits de l’homme.
Oui, vous avez bien lu : le Pakistan dénonce l’occident devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, et il gagne !
Orwell avait tout compris !
Catherine Ségurane