1

Le présomptueux Macron ne supporte pas d’être caricaturé !

macron-en-hitler.jpg

Manu étant lui-même une caricature, il en veut le monopole ! Déjà l’été dernier, il avait poursuivi de ses foudres le talentueux publicitaire varois, Ange Flori, qui avait fait rire la France avec des montages désopilants du tyran-VRP de Big Pharma.

Si vous n’en étiez pas encore convaincu, les faits relatés ci-après vont vous confirmer que comme tout bon dictateur, Macron s’accroche au pouvoir et va se représenter. 

Toujours aussi lamentable, œuvrer contre les Français et pour la mafia industrielle des vaccins ne suffisant point à son ego surdimensionné, il s’attaque à un tout petit éditeur et un dessinateur méconnu. Une minablerie absolue,  telle qu’il en fabrique au quotidien depuis son avènement. « Ce type pas fini » est non seulement vulgaire et cinglé mais très médiocre.

L’achat d’un nom de domaine implique le versement d’une revanche annuelle. Donc pour faire la promotion de ses albums sur Macron, Ant Editions, en 2019, achète www.enmarche2022.fr

Mais voilà que le 14 décembre, l’auteur de bande dessinée et illustrateur français Allan Barte a annoncé que La République en marche (LREM) voulait « faire sauter le petit site parodique de [son] éditeur », Ant Editions. 

Ces crétins présomptueux de LaREM n’ont pas pensé dès 2017 à bloquer ce nom de domaine. Pour le récupérer, ils jettent leurs féroces avocats sur un petit éditeur… Vous connaissez les Marcheurs et leur chef Guérini, patronyme célèbre dans la pègre marseillaise… nom d’un clan auquel Stanislas dit ne pas être apparenté. Certes, mais il en a les méthodes.

 Donc le dessinateur affirme avoir reçu par voie d’avocats un dossier visant à récupérer le nom de domaine www.enmarche2022.fr, dont  Ant Editions se sert pour promouvoir une série de quatre albums intitulée Vivre en Macronie

Selon Ant Editions, ce dossier précise, entre autres, que le site en question « a une activité de diffusion d’ouvrages dont l’objet unique est de porter atteinte à la réputation de LaREM et de Monsieur Emmanuel Macron en tant que Président de la République, ainsi qu’aux droits de propriété intellectuelle de LaREM », et que « cette volonté de nuisance de la part du titulaire du nom de domaine litigieux enmarche2022.fr est d’autant plus manifeste que figurent, auprès des éléments ci-dessus évoqués, des images des caricatures du Président de la République ».

Dans un courrier publié  sur son compte Facebook, Ant Editions s’est défendu en ces termes : « Le thème est sans équivoque, il n’y a pas la volonté de semer le doute, d’envisager la moindre usurpation d’identité mais simplement d’utiliser les codes du Web pour parler d’une série BD […] En novembre 2020, le chef de l’État, Emmanuel Macron, défendait le droit à la caricature, à cette forme de liberté ». 

 Il semblerait que le problème soit moins le nom de domaine que les caricatures de Manu. 

Puis dans une lettre ouverte adressée aux élus et représentants de LREM, également publiée sur Facebook, le responsable d’Ant Editions s’est dit « choqué » d’appendre à la lecture du dossier que LREM déclarerait « être en pleine campagne […] pour les élections présidentielles de 2022 ». 

« Je découvre ainsi que vous avez un ou une candidate pour les élections présidentielles à venir. On en apprend finalement plus avec un dossier juridique qu’avec des interviews des ténors de votre majorité », a réagi non sans ironie l’auteur du courrier. « Il semblerait […] que le problème n’est pas seulement le nom de domaine mais les dessins et les caricatures du président de la République […] vous remarquerez aussi que d’autres personnalités politiques ont été caricaturées, certaines en ont même rigolé lorsque je les ai croisées », peut-on ensuite lire dans cette lettre ouverte. « Je serais ravi de pouvoir échanger avec vous sur le droit à la caricature, à l’humour, à la parodie, sans avoir un dossier constitué par un cabinet d’avocats », conclut Ant Editions. 

« Cela est assez risible quand on voit les jeunes militants du mouvement user des codes d’une plateforme de streaming légal pour assurer la promotion du chef de l’État, reprenant également des photos d’autres personnalités politiques sans leur accord… La parodie à sens unique ? »

Le parti de Macron n’a pas réagi et il est fort à craindre que via LaREM, l’omnipotent dictateur fasse  céder ce petit éditeur, lequel, plus que jamais, vérifiera ce qu’est Vivre en Macronie…

Daphné Rigobert




Affaire Lemaire : et la gauche, putain de l’islam, soutient Ali Rabeh

L’actualité trappiste est particulièrement riche, ces derniers temps…

Après cet article et cet autre, respectivement rédigés avant-hier et hier à quelques heures d’intervalle, en voici un nouveau, au risque de lasser.

Trappes est la ville-prototype du futur paysage urbain français, avec ses cités où l’épuration religieuse et ethnique aura été menée à son terme, où la charia remplacera les lois françaises, où les profs la fermeront ou se barreront, où, pour acheter une illusoire paix sociale, l’argent public continuera à couler à flot malgré une économie souterraine florissante – alors que la vraie pauvreté en France n’est pas dans les banlieues « racisées »  – , où les assoces de la diversité resteront grassement subventionnées, où les mairies seront définitivement aux mains du « spectre musulman », lequel ira sans solution de continuité des « modérés » aux islamo-racailles et à leurs kollabos francaouis

De Pompidou à Macron en passant par Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande, c’est bien le « parti de l’étranger » qui est à l’œuvre dans cette vaste entreprise d’effacement de l’identité française via une invasion migratoire qui a définitivement sapé le socle ethnique, culturel et civilisationnel de notre pays, lequel, comme l’a relevé l’historien Fernand Braudel dans son livre L’identité de la France, n’avait guère changé jusqu’au début des années 1950.

Dernières nouvelles du front trappiste : le « maire » Ali Rabeh se dit à son tour victime de menaces de mort…

Rabeh, premier magistrat (en sursis) d’une ville sous contrôle islamiste – et où il est donc comme un poisson dans l’eau – affirme sans rire à l’AFP que si Didier Lemaire « n’a jamais fait l’objet d’une menace sérieuse », il est, lui, en revanche, victime de menaces de mort 

Le professeur de philosophie, qui a, malgré la protection policière dont il bénéficiait, préféré démissionner de son poste et quitter la ville, appréciera cette superbe inversion accusatoire.

De nombreux élus de gauche ont apporté leur soutien à Ali Rabeh, demandant à ce que l’« élu » puisse bénéficier d’une protection policière.

En premier lieu, naturellement, le dissident socialiste Benoît (« Bilal ») Hamon et son parti Génération.s : Ali Rabeh était en effet candidat de ce parti-uscule de gauche-fourre-tout lors des dernières municipales.

Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, le président du groupe PS au Sénat Patrick Kramer ainsi que le député européen LFI Manuel Bompard, ont emboîté le pas à Bilal Hamon.

« Solidarité avec Ali Rabeh qui fait face à des menaces glaçantes. Il serait grand temps que cesse l’emballement médiatique et politique et que chacun s’en tienne à la vérité et aux faits », a ainsi tweeté hier Olivier Faure.

Le maire de Grenoble Éric Piolle (EELV) a également apporté son soutien à Ali Rabeh, n’hésitant pas à tweeter qu’il  est « au chevet de la République du matin au soir ». Sic ! La République en soins intensifs ?! Qui l’a donc mis dans ce sale état ?…

Et le Vert pastèque d’ajouter avec un incroyable cynisme : « Caricaturer les problèmes qui existent ne peut que les amplifier », feignant d’ignorer que c’est justement parce qu’il a affiché des caricatures du prophète Mahomet lors de l’un de ses cours sur la liberté d’expression, que Samuel Paty a été assassiné par un musulman immodéré. 

En voie d’islamisation, la gauche est devenue

…, mais pas trop…

Henri Dubost




Anne Hidalgo perd son ridicule procès contre Ri7 et Pierre Cassen

Le jugement tant attendu devait tomber le 5 mars 2020. Mais la paralysie du tribunal de Paris, due à la crise sanitaire (pas moins de 90 magistrats et fonctionnaires atteints du Covid-19), nous a contraints à un peu de patience. Nous apprenons ce 2 juillet 2020 que la dessinatrice Ri7 et Pierre Cassen, en qualité de directeur de publication présumé, sont tous les deux relaxés de la plainte pour injure publique dirigée contre eux par Anne Hidalgo qui n’avait pas apprécié d’être représentée en lèche-babouche, sur une caricature de Ri7 publiée sur le site de Riposte Laïque.

Le contentieux entre Riposte Laïque et la mairie de Paris remonte à loin. Il y a bientôt six ans, le 9 juillet 2014, Riposte Laïque et Résistance Républicaine avaient déjà protesté contre la participation active de la mairie de Paris à la célébration de la fin du Ramadan, d’abord sur l’esplanade de l’hôtel de ville, puis devant Beaubourg, suite au refoulement des policiers. Un manquement au principe de laïcité et un non-respect du principe de neutralité du service public. Comment l’islamisation de la France peut-elle encore bénéficier du soutien de certaines autorités publiques ?

 

 

L’affaire n’était pourtant pas gagnée car l’audience du 12 décembre 2019 s’était déroulée dans un climat plutôt houleux, sous la présidence de Caroline Kuhnmunch, ex-conseillère de Christiane Taubira.

https://ripostelaique.com/le-proces-hidalgo-navait-quun-objectif-faire-tomber-pierre-cassen.html

On eut droit à un grand déballage sur les activités de Pierre Cassen suite à la perquisition menée dans le cadre d’une information judiciaire confiée à la Brigade de la répression de la délinquance à la personne (la BRDP), suivi d’un interrogatoire sans merci ! Du fait de la grève des transports, Ri7 avait échappé à cette joute oratoire qui aura duré trois heures. Le but ? Tenter de faire croire que Pierre Cassen était toujours directeur de publication « de fait » ou bien faire croire qu’il avait participé à la diffusion de la caricature.

On a aussi eu droit à des tentatives d’intimidation du genre : « enlevez les mains de vos poches ! », mais il en aurait fallu plus pour déstabiliser Pierre !

Le procureur avait réclamé la qualification de l’injure et non la diffamation plaidée par les accusés. Il a obtenu gain de cause, puisque le tribunal a reconnu le caractère injurieux de la caricature. Rappelons que dans l’affaire Cazeneuve, la dix-septième chambre avait conclu à la diffamation, grief qui avait échappé au plaignant et qui eut pour conséquence la relaxe de Ri7 et de Pierre Cassen, pour une caricature, en de nombreux points similaire.

https://ripostelaique.com/proces-cazeneuve-mis-ko-au-premier-round-par-riposte-laique.html

Et c’est du bout des lèvres que le tribunal a admis que la liberté d’expression devait l’emporter, ce que maître Pichon avait remarquablement plaidé à l’audience.

Quant au rôle de Pierre Cassen, qui n’est plus directeur de publication de Riposte Laïque depuis 2012, le tribunal s’est contenté de dire qu’il avait « tenu compte de la récente jurisprudence de la Cour de Cassation ». En effet, à deux reprises, la haute cour avait considéré que la qualité de directeur de publication n’était pas clairement établie et rejeté l’idée d’un « directeur de publication de fait » : d’une part lors d’un pourvoi de la Licra et de la LDH contre Riposte Laïque (arrêt du 18 juin 2019) et d’autre part lors du pourvoi de Riposte Laïque contre Gilles Clavreul (arrêt du 17 septembre 2019).

https://ripostelaique.com/cassation-importante-relaxe-de-pierre-cassen-attaque-par-la-ldh-et-la-licra.html

https://ripostelaique.com/clavreul-contre-cassen-la-cour-de-cassation-desavoue-versailles-et-relaxe-pierre.html

Il est clair que la dix-septième chambre n’a pas voulu braver la Cour de Cassation. Peut-on voir dans ce jugement un infléchissement de la sévérité de la répression en matière de liberté d’expression, qui s’est aggravée sous Hollande ? Malgré l’hostilité d’une grande partie de la magistrature à la mouvance patriote, espérons que la loi sur la liberté de la presse restera en vie encore longtemps, malgré les multiples tentatives parlementaires pour en atténuer les effets.

Hector Poupon




Le procès Hidalgo n’avait qu’un objectif : faire tomber Pierre Cassen

On attendait ce grand jour avec impatience ! Un procès aussi ubuesque à la XVIIe chambre, ça ne se manque pas ! La présidente n’est autre que Caroline Kuhnmunch, ex-conseillère de Christiane Taubira et vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris. Il fallait bien ça pour juger Riposte Laïque et Ri7, présumés coupables d’avoir mis en ligne une caricature d’Anne Hidalgo. Rappelons que Riposte Laïque a déjà eu maille à partir avec cette juge, dans au moins deux affaires : celle des caissières d’H et M en 2016 et celle des autocollants, via Résistance Républicaine en 2019.

https://ripostelaique.com/le-juge-kuhnmunch-veut-que-rl-donne-8000-euros-aux-deux-caissieres-voilees.html

https://ripostelaique.com/proces-islam-assassin-agressee-christine-tasin-a-rendu-coup-pour-coup.html

On attendait surtout de voir comment le conseil de Mme Hidalgo, du cabinet Jean-Pierre Mignard (grand ami de François Hollande) allait s’en sortir. Mais avant d’entrer dans les détails, rappelons les enjeux : d’un côté le maire de Paris qui porte plainte pour injure publique, aux frais de la princesse, de l’autre une dessinatrice bénévole et Pierre Cassen, en qualité de directeur de publication présumé d’une association qui lutte contre l’islamisation de la France. La salle est plutôt vide en ce 12 décembre 2019. Ri7 n’a pu se rendre au procès, faute de moyens de transport. C’était la seule affaire de la journée. Deux sympathisants de Pierre et Christine vont écouter les plaidoiries qui dureront plus de trois heures. Et l’on nous répète que la justice est engorgée !

Pierre Cassen se présente à la barre

Le juge Kuhnmunch rappelle les faits, non sans une remarque ironique sur le poids du dossier : une pile de documents d’au moins 30 cm de hauteur se trouve sur le bureau du tribunal. Cette affaire « très grave » a effectivement fait travailler beaucoup de monde !

Les premières publications du dessin remontent à 2014, mais il y en aura d’autre les années suivantes, avec toujours en toile de fond, la célébration par la Mairie de Paris de la rupture du jeûne du Ramadan et donc, une forme d’allégeance à l’islam et à ses représentants en France, malgré le caractère laïque et le devoir de neutralité des institutions républicaines. Mais ça, on évite d’en parler pour le moment !

En tout, trois plaintes d’Anne Hidalgo, qui seront traitées au cours d’un même procès, celui du jour.

Les questions tournent autour de l’implication de Pierre Cassen dans la gestion du site. Il a beau répéter qu’il n’est plus directeur de publication depuis 2012, puisque le site a été transféré à Riposte Laïque Suisse, rien n’y fait ! Il doit expliquer quel est son rôle au sein de l’équipe. L’interrogatoire est à charge et la partie adverse ne manque pas d’armes. En effet, une première plainte d’Anne Hidalgo a donné lieu à une information judiciaire confiée à la Brigade de la répression de la délinquance à la personne (BRDP). Il en résultera une moisson de renseignements sur les activités de Pierre Cassen. L’enquête suit son cours : commission rogatoire internationale et convocation d’Alain Jean-Mairet, alors directeur de publication en Suisse, audition de Pierre Cassen, perquisition à son domicile, saisie de son ordinateur et de son téléphone portable. Malgré une ordonnance de restitution, l’ordinateur de Pierre ne sera jamais récupéré, ce que semble ignorer la présidente. Un dysfonctionnement de la justice ou la volonté de priver M. Cassen de son outil de travail ? On le saura peut-être un jour !

La première question porte sur l’histoire de Riposte Laïque que nos lecteurs connaissent par cœur. Puis il est fait référence à un échange de correspondances entre Pierre Cassen et Ri7. « Ce mail peut donner l’impression d’un rôle très actif dans le fonctionnement du site ? » interroge la présidente. Il faut expliquer au tribunal le fonctionnement d’un site de presse en ligne : un forum permettant aux rédacteurs de communiquer entre eux, l’existence d’une photothèque partagée sur la plateforme de Word Press. Pierre Cassen n’a jamais caché qu’il participe à la vie du site au même titre que d’autres contributeurs : il fait des titres, propose des articles, participe à la relecture…  Rien d’étonnant à ce que le dessin de Ri7 se retrouve sur le disque dur de son ordinateur ! De là à en tirer la preuve que M. Cassen a participé à la mise en ligne du dessin, c’est autre chose !

Tentant de déstabiliser le prévenu, le juge Kuhnmunch se fend d’une remarque infantilisante : « sortez les mains de vos poches ! » lance-t-elle à Pierre Cassen. Ce dernier n’accepte pas cette tentative d’humiliation, et explique pourquoi, durant quelques secondes, il a mis ses mains dans les poches, rappelant à la présidente, d’une manière très sèche, qu’il a de l’éducation, et qu’il a appris à bien se comporter en public.  Cette mise au point effectuée, la présidente Kuhnmunch continue ce qui s’apparente à un véritable interrogatoire.

« Et quels sont vos liens avec la dessinatrice ? » Pierre évoque des liens amicaux et de confiance avec Ri7. Il cite la réalisation en commun d’une bande dessinée : « Le Guignol de l’Élysée » visant François Hollande. Sourires contenus dans la salle… Puis elle demande : « et que pensez-vous du dessin ? » Réponse : « Anne Hidalgo a gravement violé la laïcité. C’est très sain qu’il y ait des dessinateurs qui peuvent faire savoir qu’ils ne sont pas d’accord avec sa façon d’agir. Que serait la France si cela n’avait pas été fait ? Cela ne serait plus la France ».

Lorsque arrive la question du procureur au prévenu, Pierre Cassen, de peur de faire un impair, demande à la présidente «  qui dois-je regarder, le procureur ou le tribunal ? ». Réponse de la présidente, dont l’ego semble démesuré : « MOI » !

L’avocat du cabinet Jean-Pierre Mignard entre en scène

On était presque tenté d’avoir pitié pour ce jeune avocat qui se trouve de facto impliqué dans une manœuvre juridico-politique visant à avoir la peau du patriote Pierre Cassen. En était-il bien conscient ?

Sa défense est claire, argumentée autant qu’elle puisse l’être. Un vrai pro qui a de l’avenir, s’il reste dans le camp du pouvoir en place ! Il veut que l’on évite de faire un parallèle avec l’affaire de la caricature montrant Bernard Cazeneuve en lèche-babouche et qui s’était soldée par la relaxe de la dessinatrice Ri7 et de Pierre Cassen.

Pour mémoire, Cazeneuve avait porté plainte pour injure, mais le tribunal avait estimé qu’il s’agissait plutôt d’une diffamation. Or la diffamation emportant l’injure, la plainte était mal fondée. Pas question pour le jeune avocat de retomber dans le même piège ! Pour lui le caractère injurieux de la caricature ne fait pas de doute : « une attaque personnelle, dégradante, gratuite qui n’a rien à voir avec le fait de rendre hommage à des victimes », faisant allusion au « je suis Charlie » d’Anne Hidalgo au lendemain des attentats et à ses prises de position sur la défense inconditionnelle de la caricature (sauf lorsqu’elle vient de ses adversaires politiques !).

Il prétend qu’il ne peut y avoir diffamation car les textes associés au dessin seraient sans rapport avec celui-ci, ce que contestera plus tard maître Pichon, le conseil de Pierre Cassen.

Puis il reprend un argumentaire maintes fois entendu selon lequel M. Cassen serait le « vrai » directeur de publication, en opérant cette distinction issue du droit des affaires entre un directeur « légal » et un directeur « de fait ». Selon ses dires, « on en sait plus sur les activités de Pierre Cassen que lors du jugement du 3 mai 2017 par lequel le tribunal avait estimé ne pas avoir assez d’éléments pour conclure à la qualification de directeur de publication ». Bref, il ambitionne de remettre en cause tous les jugements précédents au cœur desquels se trouvait la récurrente question du directeur de publication.

Puis il nous explique que si la cour estimait que la loi sur la presse de 1881 ne s’appliquait pas, du fait que le site se trouve hébergé à l’étranger, il conviendrait d’appliquer les dispositions du droit pénal ordinaire : pas d’impunité pour les personnes qui participent à l’infraction. En résumé : « on a les preuves que M. Cassen est directeur de publication, mais à défaut, il a bien participé à l’infraction ». Donc condamnable dans tous les cas. CQFD. La partie civile (Anne Hidalgo) réclame 5 000 € aux prévenus – in solidum – en réparation du préjudice invoqué.

Le procureur nous surprend par un coup de théâtre

Il nous dit d’abord qu’entre l’injure et la diffamation, c’est l’injure qu’il faudrait retenir. Pour lui, la responsabilité personnelle des deux prévenus ne fait aucun doute. Il estime que M. Cassen s’est livré à un vrai travail de directeur de publication. Mais il se montre plus réservé sur le fond (NDLC : on entre enfin dans le vif du sujet après deux heures d’audience !).

Il poursuit : « Les dessins reprochés sont-ils condamnables ? C’est moins évident ! La caricature vise une personne publique. La jurisprudence s’est toujours montrée très peu restrictive en la matière. Il est compliqué de considérer que le dessin puisse être considéré comme injurieux ».

Maître Pichon rebondit sur les propos du procureur

Il soutient que la liberté d’expression doit être acceptée, même si elle ne plaît pas : «  dans une caricature, il y a une distance par essence, on exagère la réalité et cette liberté doit être acceptée. Ce n’est pas une photographie ! Quant au thème du lèche-bottes, il n’est pas nouveau » citant les caricatures du Crapouillot.

Il poursuit : « Mme Hidalgo qui se prétend à la pointe du combat pour la liberté d’expression devrait avoir « le cuir tanné » et accepter des propos désagréables ».

https://youtu.be/q3PZb026_gM

Il ajoute que d’autres ont été exposés aux mêmes désagréments : Marine le Pen comparée à un étron, Sarkozy en position compromettante avec Carla Bruni, Hollande avec une jeune femme, sans parler d’une religieuse avec un crucifix dans l’anus, une caricature de Charlie Hebdo qui l’a particulièrement affecté en tant que catholique pratiquant.

Pour les détails, il fait remarquer que les éléments apportés au débat sont postérieurs à la publication du dessin et ne prouvent en rien que M. Cassen ait participé à la mise en ligne. Il rappelle le contexte de la caricature et des articles associés : une célébration du Ramadan qui a coûté 100 000 € au contribuable parisien. Mme Hidalgo est critiquée pour le non-respect de la laïcité.

Puis il revient sur l’enquête de police qu’il qualifie de « disproportionnée », voire « effrayante » : oser lancer une perquisition pour une histoire de caricature !

Il conclut que les limites de la liberté d’expression n’ont pas été franchies et demande la relaxe pure et simple de ses clients ainsi qu’un dédommagement pour procédure abusive.

Le mot de la fin revient à Pierre Cassen

Revenant à la barre, il rappelle ce qu’il avait dit au président du tribunal en 2012 lors de son premier procès : « je mène un combat contre l’islamisation de mon pays (…) Je cesserais la bataille si les faits venaient à me donner tort ». Puis il énonce la liste des attentats, commis au nom d’Allah, qui ont, depuis cette date, meurtri la France.

https://ripostelaique.com/proces-3-fevrier-2012-ldh-mrap-licra-ccif-ils-se-mettent-a-quatre-pour-tuer-riposte-laique.html

Il reprend : « j’ai la désagréable sensation que plus les faits me donnent raison et plus la répression s’accentue (…). C’est ma dixième comparution devant ce tribunal. Les modèles totalitaires m’ont toujours révulsé : un caricaturiste algérien Abdelhamid Amine vient d’écoper d’un an de prison dont trois mois ferme pour des dessins critiquant le pouvoir … »

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/algerie-un-dessinateur-ecope-de-trois-mois-ferme-pour-des-dessins-antipouvoir-20191211

« J’ai la désagréable impression que certains veulent utiliser mes courriels pour revenir sur des décisions de justice (…). Je pense qu’il y a d’autres priorités ! » a-t-il ajouté.

L’affaire est mise en délibéré et le verdict sera rendu le 5 mars à 13 h 30

Hector Poupon