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Non-remboursement de l'IVG : Pas d'accord avec Marine Le Pen !

Jusqu’à présent, Marine le Pen a eu un discours plutôt républicain et laïque qui tranchait avec celui de son père mais aussi avec celui de l’UMPS sur un certain nombre de sujets, montrant notamment un certain progressisme sur des débats de société comme l’homosexualité et l’avortement, auquel elle est favorable.
Or, elle vient de faire une déclaration(1) à propos du remboursement de l’IVG auquel elle se dit opposée. C’est là une très mauvaise idée.
En effet, indépendamment du débat de fond sur l’IVG(2) sur lequel je reviendrai, ne pas rembourser l’IVG remet en cause un des fondements de notre constitution, l’égalité entre citoyens. Au nom de quoi celles qui en ont les moyens pourraient-elles avorter en toute sécurité quand les autres seraient à nouveau obligées de conserver leur enfant, malgré elles, dans le meilleur des cas, ou obligées de recourir à une faiseuse d’ange pour quelques dizaines d’euros, dans les conditions sordides et dangereuses que nous avons connues jusqu’à la loi Weil, dans le pire des cas ?
Nous ne pouvons être convaincues par les arguments de Marine le Pen : « Il est impératif de rétablir les conditions d’un véritable choix, ce qui passe par l’information, des aides financières aux familles et l’adoption prénatale. Je pense également qu’il faut cesser de rembourser l’avortement. Il existe suffisamment de moyens de contraception aujourd’hui. D’une manière générale, il faut promouvoir le respect de la vie dans notre société ».
Il semble aberrant qu’un futur candidat aux présidentielles prenne des décisions qui soient liées à son éthique ou à sa religion et considère que le respect de la vie d’un fœtus doive passer avant celui de la vie de la mère et du droit des femmes à disposer de leur corps. Les femmes ont bien, grâce à la contraception, le libre choix… jusqu’à l’accident, le viol, l’oubli de pilule, l’abandon du père de l’enfant à venir, l’annonce de l’enfant handicapé…
Et les aides financières ne peuvent résoudre les problèmes de jeunes filles ayant besoin de vivre leur vie d’adolescente, sans souci, et qui devraient assumer une vie, enrichissante certes, mais de renoncements faits trop tôt pour que l’enfant, lui aussi, y trouve son compte. Quant à s’imaginer que l’adoption puisse résoudre les problèmes, ce n’est pas réaliste. Imagine-t-on la culpabilité, le remords et l’envie de changer d’avis qui pourraient ronger des jeunes filles, des jeunes femmes après coup ? Cette perspective possible dissuaderait nombre de femmes de choisir l’adoption et ne leur laisserait pas le libre choix de disposer de leur corps et d’être mère ou pas.
Bien sûr, il paraît anormal que tant de femmes aient encore à avorter à l’heure où les moyens de contraception, relativement sûrs, existent. J’invite chacun à lire l »excellent livre d’Olivia Benhamou, Avorter aujourd’hui, Trente ans après la loi Weil, qui fait découvrir et partager le parcours poignant de ces femmes qui, par nécessité, cherchent des solutions à une situation qu’elles n’ont pas choisies, qu’elles subissent et dont elles sont rarement responsables. Je dois reconnaître qu’avant de lire ce livre j’avais moi aussi des idées préconçues et que je pensais que la plupart des avortements pourraient être évités avec de l’information et la responsabilité individuelle. Ce n’est pas si simple.
Et si, à titre personnel, je verrais bien un déremboursement à partir du troisième avortement par exemple, susceptible de révéler que des inconscientes confondent avortement et contraception (mais mesure incompatible avec l’anonymat de rigueur…) je considère que l’on n’a pas le droit – sous prétexte que, par éthique, par religion ou par philosophie, on refuserait pour soi-même l’avortement- de le refuser aux autres femmes qui ont payé chèrement ce droit au cours des siècles passés.
Au nom de quoi imposer aux femmes un retour en arrière inacceptable au XXIème siècle ?
Par ailleurs, dans cette même déclaration(1), Marine le Pen affirme également que l’islam est compatible avec la République et faisant une distinction avec l’islamisme. Elle se trompe également là-dessus, puisque, nous l’avons moults fois démontré, l’islam et l’islamisme, c’est la même chose et qu’il est plus que temps de démontrer leur incompatibilité avec nos lois, la démocratie et la République.
Christine Tasin
http://www.resistancerepublicaine.eu/
(1) http://www.lejsl.com/fr/accueil/article/4621798/Marine-Le-Pen-opposee-au-remboursement-de-l-avortement.html
(2) http://ripostelaique.com/pourquoi-j-aimerais-debattre-avec-philippe-isnard.html




Non-remboursement de l’IVG : Pas d’accord avec Marine Le Pen !

Jusqu’à présent, Marine le Pen a eu un discours plutôt républicain et laïque qui tranchait avec celui de son père mais aussi avec celui de l’UMPS sur un certain nombre de sujets, montrant notamment un certain progressisme sur des débats de société comme l’homosexualité et l’avortement, auquel elle est favorable.
Or, elle vient de faire une déclaration(1) à propos du remboursement de l’IVG auquel elle se dit opposée. C’est là une très mauvaise idée.

En effet, indépendamment du débat de fond sur l’IVG(2) sur lequel je reviendrai, ne pas rembourser l’IVG remet en cause un des fondements de notre constitution, l’égalité entre citoyens. Au nom de quoi celles qui en ont les moyens pourraient-elles avorter en toute sécurité quand les autres seraient à nouveau obligées de conserver leur enfant, malgré elles, dans le meilleur des cas, ou obligées de recourir à une faiseuse d’ange pour quelques dizaines d’euros, dans les conditions sordides et dangereuses que nous avons connues jusqu’à la loi Weil, dans le pire des cas ?

Nous ne pouvons être convaincues par les arguments de Marine le Pen : « Il est impératif de rétablir les conditions d’un véritable choix, ce qui passe par l’information, des aides financières aux familles et l’adoption prénatale. Je pense également qu’il faut cesser de rembourser l’avortement. Il existe suffisamment de moyens de contraception aujourd’hui. D’une manière générale, il faut promouvoir le respect de la vie dans notre société ».

Il semble aberrant qu’un futur candidat aux présidentielles prenne des décisions qui soient liées à son éthique ou à sa religion et considère que le respect de la vie d’un fœtus doive passer avant celui de la vie de la mère et du droit des femmes à disposer de leur corps. Les femmes ont bien, grâce à la contraception, le libre choix… jusqu’à l’accident, le viol, l’oubli de pilule, l’abandon du père de l’enfant à venir, l’annonce de l’enfant handicapé…

Et les aides financières ne peuvent résoudre les problèmes de jeunes filles ayant besoin de vivre leur vie d’adolescente, sans souci, et qui devraient assumer une vie, enrichissante certes, mais de renoncements faits trop tôt pour que l’enfant, lui aussi, y trouve son compte. Quant à s’imaginer que l’adoption puisse résoudre les problèmes, ce n’est pas réaliste. Imagine-t-on la culpabilité, le remords et l’envie de changer d’avis qui pourraient ronger des jeunes filles, des jeunes femmes après coup ? Cette perspective possible dissuaderait nombre de femmes de choisir l’adoption et ne leur laisserait pas le libre choix de disposer de leur corps et d’être mère ou pas.

Bien sûr, il paraît anormal que tant de femmes aient encore à avorter à l’heure où les moyens de contraception, relativement sûrs, existent. J’invite chacun à lire l »excellent livre d’Olivia Benhamou, Avorter aujourd’hui, Trente ans après la loi Weil, qui fait découvrir et partager le parcours poignant de ces femmes qui, par nécessité, cherchent des solutions à une situation qu’elles n’ont pas choisies, qu’elles subissent et dont elles sont rarement responsables. Je dois reconnaître qu’avant de lire ce livre j’avais moi aussi des idées préconçues et que je pensais que la plupart des avortements pourraient être évités avec de l’information et la responsabilité individuelle. Ce n’est pas si simple.

Et si, à titre personnel, je verrais bien un déremboursement à partir du troisième avortement par exemple, susceptible de révéler que des inconscientes confondent avortement et contraception (mais mesure incompatible avec l’anonymat de rigueur…) je considère que l’on n’a pas le droit – sous prétexte que, par éthique, par religion ou par philosophie, on refuserait pour soi-même l’avortement- de le refuser aux autres femmes qui ont payé chèrement ce droit au cours des siècles passés.
Au nom de quoi imposer aux femmes un retour en arrière inacceptable au XXIème siècle ?

Par ailleurs, dans cette même déclaration(1), Marine le Pen affirme également que l’islam est compatible avec la République et faisant une distinction avec l’islamisme. Elle se trompe également là-dessus, puisque, nous l’avons moults fois démontré, l’islam et l’islamisme, c’est la même chose et qu’il est plus que temps de démontrer leur incompatibilité avec nos lois, la démocratie et la République.

Christine Tasin

http://www.resistancerepublicaine.eu/

(1) http://www.lejsl.com/fr/accueil/article/4621798/Marine-Le-Pen-opposee-au-remboursement-de-l-avortement.html
(2) http://ripostelaique.com/pourquoi-j-aimerais-debattre-avec-philippe-isnard.html




Voynet dénoncée à son tour par la police de la pensée !

Hou hou ! Supermouchard ! Au secours supermouchard ! La contraception devient obligatoire à Montreuil ! C’est une véritable atteinte aux droits de l’homme … enfin, de la femme … enfin je sais plus ! A quand les avortements forcés comme autrefois en Chine ? Viens me sauver, supermouchard ! Ne tarde pas ! « Ils » me tiennent déjà entre leurs sales pattes. Dans cinq minutes, « ils » m’auront fait avaler la pilule de force !

C’est d’une interview de Voynet sur Canal plus que tout est parti. Rue 89 dénonce le scandale la première (1) dans un article intitulé « Quand la dame patronnesse Dominique Voynet visite un squat rom », signé d’un certain Mouloud Akkouche, qui lui reproche des « paroles humiliantes », à savoir :

« On va mettre pour tout le monde sur le camp [rom] une consultation sur la contraception, hein. Je sais pas comment vous faîtes, hein. Tous les mois, y a un enfant qui naît sur le camp, non ? Il fait froid, faut se réchauffer ! »

Ou la la que c’est méchant ! On en a froid dans le dos et ça nous rappelle les zeures les plus sombres de notre histoire ! Une telle barbarie ne peut rester impunie, et l’auteur appelle au secours les super-mouchards officiels :

« Comment réagiront la Licra, le Mrap, les politiques de gauche et les artistes qui ont lutté cet été contre la stigmatisation des Roms ? »

L’UAM 93 en rajoute une couche en parlant de « contraception obligatoire » (2) et accuse aussi Voynet d’avoir qualifié le campement illégal de « merde humaine ». Un anonyme tente de faire le buzz en parlant lui aussi de contraception obligatoire, mais sur Youtube (3). Même pour les les lecteurs du site de la très islamiste UAM 93, c’est trop gros pour passer.

Un certain Colonjuelle écrit :

« Un peu d’objectivité SVP. Je crois que la Stéphanie qui a écrit l’article n’a tout simplement pas visionné la vidéo annexée ou a mal interprété les réactions de Dominique Voynet qui semble faire son possible pour « protéger » une communauté détestée par les autorités au pouvoir et par ses propres électeurs. »

Un certain Gaston ajoute :

« Sur la contraception, le ton est celui de la rigolade, ça n’admet pas de doutes. Ce n’est pas un sujet tabou, non? Car si vous êtes contre le principe même de la contraception, ou le fait d’en parler en public, ayez le courage de le dire…

Quant à la « merde humaine » D. Voynet ne parlait pas des gens, comme votre texte laisse entendre, mais bien des déjections, puisque dans les bidonville les « gens vivent sans toilettes. Préférez-vous les politiciens langue de bois, dont les fines semelles des mocassins n’effleurent que les marbres et les parquets ? »

Le lecteur pourra se référer à la vidéo, et il verra que Voynet propose la consultation contraceptive en termes très gentils, et que la « merde humaine » à laquelle elle se réfère est celle dans laquelle l’équipe de tournage et elle sont en train de patauger physiquement.

La vidéo est assez drôle, car elle nous montre une bien-pensante punie par où elle a pêché.

Voynet, vous vous en doutez bien, a pris toutes les mesures possibles pour bien accueillir les migrants. Elle a fait construire un campement modèle, mais voilà : une fois celui-ci plein, les nomades ont continué d’arriver, et des squats se sont formés.

Il est assez drôle de la voir patauger dans les difficultés de toutes sorte, qu’elle a bien cherchées par sa bisounoursitude. Elle supplierait presque les nomades du campement, qui se fichent bien de ses problèmes à la Marie-Chantal :

« Si on continue comme ça, moi je vais perdre les élections, et derrière y aura une équipe municipale qui va nettoyer les squats roms d’une façon beaucoup plus brutale que vous ne pouvez l’imaginer. »

En tous cas, sur le site de l’UAM 93, une certaine Véro ne lui fait pas de cadeaux (« orthographe » respectée) :

« c ca le probleme avec voynet, on s’est meme pas quand elle est sérieuse et quand elle plaisente.

Elle a sucité bcq d’espoire en 2008, mais vite elle a décu tout le monde, incapable de gerer une equipe municipale … Elle a manqué ses promesses avec les musulmans … Elle a gardé son mandat de senateur alors qu’elle etait contre le cumul …

Il a fallut lui faire barage au sein des verts pour lui enlever l’investiture verts pour etre senatrice encore une fois…

Vite qu’elle quitte notre ville et notre departement. »

Jeanne Bourdillon

(1) Rue 89 appelle au secours la police de la pensée :
http://www.rue89.com/mouloud-akkouche/2011/02/21/quand-la-dame-patronnesse-dominique-voynet-visite-un-squat-rom-191448
(2) L’UAM 93 parle même de « contraception obligatoire » :
http://www.uam93.com/news/d-voynet-verts-aux-roms-la-contraception-ou-je-perds-les-elections-6032.html?643dd299ab0d63a14113ad040155a4a7=e5969810ac8837eb0ab1eca457ab33b1
(3) Même accusation placée anonymement sur Youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=FoOXVg6hm7A
(4) Prières dans les rues à Montreuil, stratégie islamiste et responsabilité de Dominique Voynet :
http://ripostelaique.com/La-strategie-islamiste-a-l-oeuvre.html