1

Vive la Corse… libre !

Le voyage d’Emmanuel Macron en Corse, pour le vingtième anniversaire de l’assassinat du Préfet Erignac, mort en service commandé, était courageux. Mais je crains qu’il ne laisse les Corses sur leur faim. Ce qui n’est pas critiquable en soi !

A propos de la Corse, j’ai envie de reprendre une dichotomie tirée de Climats, roman bien connu de Maurois. C’est un passage où le personnage masculin écrit à sa femme sur deux colonnes : une colonne « Ce que j’aime en vous » et une autre colonne « Ce que je n’aime pas en vous ».

Ce que j‘aime dans la Corse est d‘abord très banal. C’est la beauté de ses paysages et le cachet de ses villages de l’intérieur.

C’est ensuite la fierté et l’engagement de ses habitants. Eh oui ! Les Corses ne se laissent pas faire et les Arabes filent doux dans l’Ile de Beauté. Et quand ils essaient de tester la résistance des Corses, comme sur la plage de Cisco, les villageois y mettent aussitôt bon ordre. Les « de souche » y protègent donc leur identité avec une détermination dont les autres provinces françaises pourraient s’inspirer.  Et il s’en trouve en proportion notable qui prennent le risque de foutre leur vie en l’air pour défendre leurs idées. En cela, les indépendantistes, même violents, méritent le respect.

Ce que je n’aime pas dans la Corse est d’abord tout aussi banal. C’est le classique manque d’ardeur au travail de ses habitants, pour dire les choses gentiment. Encore que je leur accorde souvent une excuse : toujours la fierté. Un Corse met souvent de la mauvaise volonté à effectuer un travail qu’il estime contraire à sa dignité. Les esprits moins rétifs diront qu’il n’était pas obligé d’accepter ce travail. Certes ! Mais c’est vite dit et l’excuse de mauvaise volonté se défend tout de même. Par contre, je suis moins indulgent pour la propension au banditisme de droit commun et à la magouille : racket, corruption, élections truquées, défunts qui continuent à voter et à percevoir une retraite, etc.

Mais ce que je n’aime pas du tout en Corse, c’est la mauvaise foi récurrente du discours indépendantiste-autonomiste. Oser traiter la France d’Etat colonial, alors que le « Continent » soutient l’île à bout de bras,  m’a toujours paru monstrueusement culotté. Car nous soutenons l’île de multiples façons : avantages fiscaux en tous genres, emplois publics à gogo, etc.  La Corse en est à 35% d’emplois publics, record de France explosé, alors que la moyenne française est déjà incompatible avec une économie prospère et des finances publiques saines. Et naturellement, ceci ne tient pas compte des fonctionnaires corses qui travaillent sur cet horrible Continent colonialiste qui ne manque pas de les exploiter !

Alors que faire ?

Certainement pas officialiser la langue corse. Indépendamment des problèmes pratiques que ça poserait, elle ne mérite pas d’être considérée comme une vraie langue. Je pense que, parmi nos langues régionales,  seuls le breton et le basque peuvent être considérées comme de vraies langues. Encore n’ont-elles aucune reconnaissance internationale, ni aucune utilité professionnelle. Donc, même pour ces deux-là, la République n‘a pas à payer des professeurs. Elles doivent rester du domaine privé, comme le catéchisme…

Considérer les gens qui ont été condamnés pour faits de terrorisme indépendantiste comme des prisonniers politiques ? Cela me parait évident ! Ces condamnés n’avaient pas de motivation financière, crapuleuse ou mafieuse. La France devrait le reconnaître. Cela peut déboucher effectivement, après une peine déjà longue, sur une amnistie ou des remises de peine au cas par cas. Et qu’ils soient géographiquement rapprochés de leurs familles me paraîtrait également normal, en attendant.

Mais on sait bien que le vrai sujet est le statu-quo dans le « giron de la République », surcroît d’autonomie ou indépendance en bonne et due forme. Je pense qu’un petit bidouillage constitutionnel n’est pas à la hauteur de l’enjeu, d‘autant qu‘il ouvrirait la voie à bien d‘autres territoires plus ou moins lointains et prêts à clamer leur « spécificité », donc à réclamer des avantages supplémentaires. Et mis à part les gadgets linguistiques, le président de la République ne semble guère disposé à sortir du statu-quo. C’est une position courageuse, même si elle provoque le courroux des chefs nationalistes, qui trouvent que leur discours de ces derniers temps, tout en gentillesse pateline, n‘est pas récompensé. Occasion manquée disent-ils, et leur dépit est compréhensible. Mais le discours d’Emmanuel Macron à Bastia fut celui d’un homme d’Etat.

On peut penser que le statu-quo actuel, déjà sympathique pour les Insulaires, ne réglera rien. Ce n’est pas sûr. L’époque est à l’accalmie et la Corse peut s’en satisfaire et retrouver un certain calme au fil du temps. Mais elle peut aussi repartir dans une violence ingérable. Auquel cas, il faudrait revoir la question et prendre des mesures politiques, plus radicales que l‘envoi de policiers supplémentaires.

Reste le choix entre autonomie et indépendance. Dans tous les territoires de la République où la question se pose (Corse, Antilles, Guyane pour l‘essentiel), les mouvements purement indépendantistes ne se sont jamais imposés électoralement. Tout se passe comme si les électeurs, pas fous, leur donnaient de quoi faire un peu peur à l’Etat central et en obtenir des avantages, mais surtout pas obtenir l’indépendance. La situation dénoncée comme coloniale a tout de même du bon. Et je suppose que les Antillais,  par exemple,  se disent en réalité que s’ils étaient indépendants, leur pays serait peut-être dans la situation de son voisin d’Haïti. En Corse comme ailleurs, le credo favori des électeurs est donc l’autonomie. Et dans ma candeur de non-juriste, je vois une petite différence entre autonomie et indépendance. Vu par les demandeurs, c’est : « Avec l’autonomie, on fait ce qu’on veut, mais en gardant les subsides de l’Etat central » alors que « l’indépendance, c’est : on fait ce qu’on veut, mais en se débrouillant tout seuls ». Le choix s’impose de lui-même. Comme le choix inverse pour le contribuable continental que je suis.

La République étant toutefois « Une et indivisible », cette indépendance ne devrait résulter que d’un référendum. Et là, il est temps que les Continentaux disent « Pour être mariés, il faut être deux. Donc nous devons voter aussi et le droit de vote à ce référendum ne doit pas être réservé aux électeurs corses, comme cela s’est fait jusqu’ici ». Nous aurions alors une consultation indiscutable.

En disant cela, je ne dis pas aux Corses « Au revoir et bon vent ! », voire « bon débarras ». Car j’ai un gros faible pour les options indépendantistes dans toutes les régions de France à forte identité, parmi lesquelles se trouve ma région, la Normandie. Mais c’est surtout par dégoût de ce que devient la France. Alors pourquoi pas des indépendances régionales ? On est malheureusement obligé d’y penser. Et j’avoue qu’un Code de la Nationalité normand me plairait beaucoup. Surtout s’il était aussi strict et aussi fermé que le stud-book du trotteur du même nom ! Et si, de temps en temps, le meilleur trotteur normand est coiffé sur le poteau du Prix d’Amérique par un trotteur suédois, ça me va bien aussi. Quand la qualité est là, je ne suis pas xénophobe !

Eric Burnouf




Les nationalistes corses ont sur les mains le sang du préfet Erignac

 

Quand les Corses remettent dans l’axe des musulmans qui veulent faire la loi sur la plage de Sisco, j’approuve à 100%.

Quand ils suppléent l’Etat défaillant, pour réclamer des comptes aux racailles qui agressent des pompiers, je soutiens totalement leur démarche citoyenne.

Quand ils vénèrent Napoléon, alors que la l’Etat poltron n’ose plus célébrer ce personnage illustre, pour ne pas déplaire aux Noirs qui en ont fait un esclavagiste, je suis du côté des Corses.

Quand ils déclarent qu’ils ne tolèreront aucun prêche d’imams radicalisés sur leur île, et que leur réponse sera immédiate et “sans états d’âme”, j’approuve aussi à 100%.

Mais quand les nationalistes confondent défense de leur identité et rébellion contre la République, je ne suis plus d’accord.

Rappelons que c’est “l’Etat colonial” qui subventionne cette île à 80%.

Rappelons que 35% des emplois corses relèvent de la fonction publique et sont financés par le contribuable républicain.

La Corse n’est pas la riche Catalogne, puisque 20% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Rappelons aussi que la France n’est ni Cuba, ni le Venezuela et qu’il n’y a pas de prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles du continent.

Les détenus ont tous été jugés par un Etat de droit  respectueux de la démocratie.

Par conséquent, la violence verbale des “natios” devient intolérable.

Ils oublient que pendant plus de 40 ans ils ont transformé la Corse en zone de non droit, semant la mort à coups de règlements de comptes incessants, et posant leurs bombes par centaines à travers l’île.

Une sinistre époque où les cagoulés armés jusqu’aux dents, croyaient imposer leur loi alors qu’ils ne faisaient que mener les Corses dans une impasse.

Si toutes les régions de France s’étaient comportées comme la Corse, en opposition frontale avec la République, notre pays aurait fait un bond de 600 ans en arrière, revenant à l’époque de Louis XI, quand la France était morcelée.

Aucune région de France ne s’est mise hors la loi à ce point, allant jusqu’à assassiner un préfet de la façon la plus lâche et la plus ignoble possible.

Trois balles dans la tête alors que ce préfet marchait sans protection, n’est-ce  pas un acte terroriste des plus crapuleux ?

Accorder l’amnistie aux coupables serait porter un coup fatal à l’autorité de l’Etat et serait une insulte suprême à la famille du préfet Erignac.

Ce crime est inexcusable, impardonnable.

Saluons le courage et la dignité de Dominique Erignac et de ses enfants.

Les familles du “commando Erignac”, qui réclament le retour des prisonniers sur l’île, au prétexte qu’elles ne peuvent leur rendre visite comme elles le voudraient, devraient  d’abord penser à la femme et aux enfants du préfet pour lesquels il n’y jamais eu le moindre droit de visite pendant 20 ans !

La vie de cette malheureuse famille s’est désintégrée à la seconde où des barbares sans la moindre humanité ont décidé de tuer un innocent, au prétexte qu’il était le représentant de l’Etat français.

Cet assassinat ignoble restera comme une tâche  indélébile dans l’histoire de la Corse.

J’ajoute que si les nationalistes ont remisé au placard  armes et cagoules depuis 2014,  je n’ai entendu ni Talamoni, ni  Simeoni condamner les violences passées.

Or, la politique de la main tendue, ça consiste avant tout à reconnaître et à condamner les crimes du passé.

Par conséquent, quand les natios réclament du respect de la part de l’Etat, qu’ils commencent par respecter eux mêmes la République, ne serait-ce qu’en déployant le drapeau tricolore à côté de l’emblème à tête de Maure lors des manifestations nationalistes.

Ces natios semblent avoir oublié l’image d’un Bonaparte traversant le pont d’Arcole, en brandissant le drapeau révolutionnaire à bouts de bras pour entrainer ses troupes.

C’est bien le drapeau français que porte le général  corse le plus emblématique de tous les temps, ce monument de notre histoire de France, que vénèrent à juste titre tous les Corses.

Restons lucides, on n’écarte pas d’un revers de la main un drapeau pour lequel des millions de Français se sont sacrifiés, y compris des citoyens corses.

Un peu de décence envers les symboles républicains serait la bienvenue !

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Tout le discours des élus nationalistes porte sur l’identité corse, la langue corse, le statut de résident, les “prisonniers politiques” et les revendications spécifiques anticonstitutionnelles, ce qui ouvrirait la porte, tôt ou tard, au scénario à la catalane.

Car sous couvert d’autonomie, les nationalistes purs et durs n’ont jamais abandonné leur objectif final, l’indépendance.

Or, non seulement la Corse n’est pas viable et ne pourrait supporter un divorce sans pension alimentaire, mais l’immense majorité des Corses souhaite rester dans le giron de la République.

La victoire des nationalistes n’est due qu’à l’abstentionnisme sans précédent qui a marqué les dernières élections.

Mais cette victoire facile, faute de combattants, leur monte à la tête.

Grisé par le succès électoral, le tandem Siméoni-Talamoni, a cru pouvoir imposer sa loi au gouvernement. C’est raté.

On aimerait les entendre parler de chômage, de développement économique, de pouvoir d’achat et de lutte contre la pauvreté.

Mais ils ne parlent que d’identité corse, langue corse, spécificités corses et amnistie des prisonniers “politiques”.

C’est consternant.

La Corse restera arrimée à la République parce que les natios sont et resteront minoritaires.

Et aux prochaines élections, il est certain que la majorité silencieuse, qui souhaite rester dans la République mais qui paie aujourd’hui le prix de son inconséquence, se déplacera en masse pour aller voter afin de décider elle-même de son avenir.

Car il est temps de mettre un terme aux rêves farfelus d’une poignée d’illuminés, qui vendent une indépendance illusoire, sans aucun moyen de subsistance !

La Corse, c’est 0,4% du PIB français. La Catalogne, c’est 20% du PIB espagnol !

Y a pas photo ! Le discours indépendantiste, c’est du vent.

Jacques Guillemain




France : ce qu'il manque le plus à nos politiques

av cochon
 Si les dirigeants Français…
… ce qu’il manque à nos politiques
A l’aube de 2016, ce cochon Ardéchois illustre à merveille ce qu’il manque le plus à nos politiques depuis 40 ans, et dont ce verrat reproducteur a été richement doté. On pourra encore disserter à longueur d’année sur les thèmes favoris des lecteurs de Riposte Laïque et des Français patriotes.
 
Pour ce 1er janvier, je fais court. Prenons l’invasion migratoire. Les militaires font leur boulot, sans être suivis par les décideurs politiques. Lors d’un récent contact, le Général Christophe Gomart, patron du renseignement militaire Français, me disait « L’invasion n’avance pas au hasard… ». la DRM (Direction du renseignement militaire) est chargée de recueillir toutes les informations susceptibles d’aider la France à prendre ses décisions d’ordre militaire et d’ordre politique.
Le général Gomart a ainsi pu confirmer que « les militaires français ont repéré les principaux points d’entrée des filières de trafic humain sur le territoire libyen, notamment à partir de la zone des trois frontières (Libye, Soudan, Égypte). Le renseignement français sait où les passeurs échangent leurs cargaisons humaines, où ils les hébergent. Il les voit également préparer les départs vers l’Europe depuis les plages de Tripolitaine et de Cyrénaïque, imposant aux migrants un processus immuable…. ». Tous ces renseignments ont terminé leur course sur le bureau du Papy ministre Le Drian et sur le bureau de François Hollande.

Avant tout départ en mer, les grandes oreilles des services de renseignements captent les appels des passeurs en direction du Centre de Coordination Italien des Secours Maritimes.

C’est ainsi que les bateaux européens vont recueillir directement en mer les masses immigratoires, pour les transporter à bon port, de crainte qu’ils ne s’égarent sur les côtes africaines…

Avec fierté, le Général quatre étoiles Gomart, précise que « la DRM est leader en France sur le renseignement d’origine imagerie (ROIM) fourni par les satellites-espions militaires, et qu’elle a  inauguré, voici un an, un très discret centre d’expertise, le CRGI (Centre de renseignement géospatial interarmées).
Pluridisciplinaire, ce centre très secret intègre une trentaine de spécialistes civils, militaires et réservistes de haut niveau dont la principale fonction consiste à fusionner le renseignement recueilli par la DRM à partir d’une multitude de capteurs (interceptions, satellites, sources ouvertes, cybersurveillance, etc, ).

Ainsi, depuis le début de l’année, la DRM présente aux dirigeants français une situation précise de la présence des migrants subsahariens en Libye, ainsi que les identités exactes, les modes opératoires et les stratégies des passeurs de migrants. Ces informations sont transmises par la France à l’état-major de la mission européenne en MéditerranéeEunavfor Med, lancée en mai dernier.

Lorsque les passeurs vont acheter un zodiac au siège du Consulat honoraire de France de Bodrum, chez Madame le consul Françoise Olcay, les renseignements français le savent… Sans le reportage de France 2, le consul serait toujours en poste. Il est à noter que Madame Olcay a perdu son poste de consul, mais qu’elle continue d’alimenter le trafic vers la France en poursuivant son commerce illégale et que les autorités françaises le savent, de même qu’elles savent que la Turquie délivre de faux passeports, que les capitaineries ferment les yeux etc. etc.
AV GROT AMélioré
François Hollande dispose dont de renseignements satellitaires du « 3 ème type », dans la lutte contre l’immigration et le terrorisme, mais il préfère se comporter en président préhistorique, inaugurant l’espace restitution de la Grotte Chauvet en Ardèche, devenu un des scandales de la République.

Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411

Lire aussi ces articles qui constituent un complément d’information :

http://ripostelaique.com/exclusif-drian-intermittent-de-defense-face-a-daech.html

http://ripostelaique.com/exclusif-orphelinats-galere-de-noel-enfants-places.html

http://ripostelaique.com/conditions-de-travail-prehistorique-a-grotte-chauvet.html

http://ripostelaique.com/ardeche-le-maire-dannonay-interdit-lislamiste-integriste-omar-erkat.html

http://ripostelaique.com/taubira-etat-durgence-524-procedures-2-terrorisme.html



Taubira et l'Etat d'urgence : 524 procédures, seulement 2 sur le terrorisme !

av taubira remet ses devoirs de vacances à Hollande
Christiane Taubira  donne l’image d’une petite écolière, prise en défaut, auprès de François Hollande…av taubAvec l’état d’urgence, Christiane Taubira a participé à un vaste enfumage des Français

 

Dans la France de mon enfance, les « mauvais écoliers » travaillaient pendant les vacances de Noël et devaient porter leur copie au domicile du maître. C’est ce qui est arrivé ce 29 décembre à Christiane Taubira qui, pour conserver son « maroquin » a du remettre ses « devoirs de vacances » au Président de la République. Très peu de résultats dans la lutte contre le terrorisme, mais quelques dizaines de récupération d’armes et de stupéfiants aux quatre coins de France. Ainsi, selon le propre aveu de Christiane Taubira, sur les 524 procédures engagées dans le cadre de l’état urgence, seulement 2 ont concerné le terrorisme et « ont été confiées au pôle antiterroriste du parquet de Paris…. ».

 

Intitulé « Suites judiciaires des perquisitions administratives effectuées depuis la mise en œuvre de l’état d’urgence », le rapport Taubira, dont nous avons obtenu une copie, détaille notamment : « à la suite des perquisitions administratives effectuées depuis le 13 novembre dernier, 524 procédures judiciaires ont été engagées sur l’ensemble du territoire français.

 

« Il s’agit principalement d’enquêtes relatives à des infractions à la législation sur les armes (199 procédures) et à la législation sur les stupéfiants (181 procédures). Les autres enquêtes ouvertes sont relatives à d’autres types d’infractions (contrefaçon, recel, etc.).

 

« 224 de ces 524 enquêtes ont déjà abouti à une décision du ministère public : parmi celles-ci, 127 ont donné lieu à une convocation devant le tribunal correctionnel, dont 74 comparutions immédiates.

 

« 53 personnes ont été écrouées, soit en détention provisoire, soit en exécution de peine.

 

« Les tribunaux correctionnels ont d’ores et déjà prononcé 62 condamnations (peines d’emprisonnement avec ou sans sursis, travaux d’intérêt général, sursis avec mise à l’épreuve).

 

« 300 procédures sont encore en phase d’enquête, dont 2 ouvertes au pôle antiterroriste du parquet de Paris…. ».

 

Selon le propre aveu de Christiane Taubira, sur les 524 procédures engagées dans le cadre de l’état urgence, seulement 2 ont concerné le terrorisme et « confiées au pôle antiterroriste du parquet de Paris…. ». Pas de quoi faire trembler l’état islamique et DAECH. On reste sans voix face à de si maigres résultats, après tout ce battage médiatique, politique, institutionnel !

 

En ce 31 décembre, beaucoup de Français ont l’impression d’avoir été « enfumés » par les médias et les dirigeants du Pays, au mieux « pris pour des cons », eux qui avaient la réputation « d’être des veaux » sous le Général de Gaulle.

 

Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411

Lire aussi ces articles qui constituent un complément d’information :

http://ripostelaique.com/exclusif-drian-intermittent-de-defense-face-a-daech.html

http://ripostelaique.com/exclusif-orphelinats-galere-de-noel-enfants-places.html

http://ripostelaique.com/conditions-de-travail-prehistorique-a-grotte-chauvet.html

http://ripostelaique.com/ardeche-le-maire-dannonay-interdit-lislamiste-integriste-omar-erkat.html




Noël : Un petit Jésus socialiste prénommé Najat

av najat 2

av najat

Notre conte de Noël est consacré à la naissance d’un petit Jésus socialiste, en 2002 à la mairie de Lyon. L’enfant prodigue fut prénommé Najat, habillée de rose par Caroline Collomb, biberonnée au « pur jus socialiste » par le mage Gérard Collomb, vaccinée au « XXL gauchiste », dernier né des antidotes des laboratoires Pasteur dans la capitale des Gaules.

Dès lors, comme dans les séries Américaines de sciences fictions, la petite Najat a grandi très vite dans son cocon Lyonnais, puis s’est rapidement métamorphosée en ministre des écoles dont rêvaient tous les Français. Tous, sauf le sociologue Jean-Pierre Le Goff, qui critique la nouvelle réforme des collèges qu’il voit comme l’aboutissement d’un long « processus de déconstruction de l’école républicaine avec le développement du pédagogisme et de la psychologisation dans l’enseignement ». Autant d’entreprises de « modernisation » de l’école que l’auteur de « La Barbarie douce » dénonce depuis les années 90.
Mais, le petit Jésus socialiste Najat serait allée trop loin dans la nouvelle religion qu’elle souhaite imposer à la France de Charlemagne. Avec l’aide de nombreux recteurs d’académies, grands prêtres de la nouvelle religion, qui se sont vus octroyer une prime (de risque ?) de 10 000 euros en fin d’année, avec l’aide de quelques présidents d’universités (lire aussi http://ripostelaique.com/islam-a-luniversite-de-strasbourg-la-drole-de-potion-du-dr-beretz.html) prêts à former des imams, n’en finit pas de susciter la polémique. Les cours de latin, de grec et les classes bilangues vont être supprimés. Dans les nouveaux programmes d’histoire, la chronologie est abandonnée, l’enseignement de l’islam devient obligatoire tandis que le christianisme médiéval et les Lumières sont optionnelles.

Jean-Pierre Le Goff ose défendre l’ancienne religion professorale : « Je suis pour la défense du latin, du grec et des langues européennes car l’héritage grec et romain est essentiel à la connaissance de notre civilisation européenne, il en va de même pour l’héritage chrétien et les Lumières. En histoire, l’effacement de la chronologie au profit des thèmes relève d’une démarche semblable : l’inscription dans une temporalité historique, dans un temps long, s’efface au profit d’approches thématiques et transversales à plusieurs entrées qui rabattent tout sur le même plan. Le récit historique global tend à s’effacer au profit de récits pluriels et discontinus. La thématique de la « transversalité » et de la « pluridisciplinarité », alors que les connaissances de base des jeunes élèves font souvent défaut, me paraît une aberration. Elle ne peut que renforcer la confusion et la superficialité ambiantes. Tout cela ne date pas d’aujourd’hui, mais cette réforme du collège m’apparaît comme une sorte de paroxysme d’un processus de déculturation dont on a encore du mal à prendre la mesure… ».

Et la petite Najat, la plus prometteuse des roses socialistes, qui s’est toujours tenue loin de la misère et des orphelinats (lire aussi http://ripostelaique.com/exclusif-orphelinats-galere-de-noel-enfants-places.html), doit désormais sortir des palais de la République avec un bouclier. Car le bon Jean-Pierre Le Goff, sociologue reconnu, « lapide » sans retenue la nouvelle « Jésus des socialistes ».

Pas de trêve de Noël pour celui qui fustige le comportement de la ministre des écoles : « Le mouvement que je décrivais dans La Barbarie douce est en train d’aboutir. Cette réforme du collège s’inscrit dans un processus de déconstruction de l’école républicaine et signe sa mise à mort avec le développement du pédagogisme et de la psychologisation dans l’enseignement qui s’est institutionnalisée depuis les années 1980 où il fallait déjà « mettre l’élève au centre » et « apprendre à apprendre ». « Les “petits idéologues” incultes qui gravitent autour de Najat Vallaud-Belkacem se servent de l’école pour instaurer un “meilleur des mondes” à leur mesure »… Une des clés pour comprendre ce qui se passe depuis trente ans réside dans le croisement entre une culture post-soixante-huitarde abâtardie et une « modernisation » qui consiste à adapter l’école à la mondialisation.

« D’où ce mélange curieux de thèmes soixante-huitards d’origine libertaire avec un langage managérial et ses multiples méthodologies et boîtes à outils. Cette sous-culture s’est développée et s’est reproduite par le biais de multiples stages de formation avec sa nouvelle langue de bois ou plus précisément « de caoutchouc » ; elle a envahi l’école comme l’ensemble des sphères d’activité. Impossible désormais d’échapper à l’« évaluation des compétences » au « contrat d’objectif », au « contrat partagé » au « parcours personnalisé »… L’« autonomie », la « responsabilité », le « savoir-être » sont devenus des leitmotivs d’un nouveau modèle de bon comportement, auxquels s’ajoutent désormais la « citoyenneté », le « vivre-ensemble », la « chasse aux stéréotypes », le « développement durable » et une kyrielle de bons sentiments qui couvrent les pratiques les plus diverses et servent d’argument d’autorité dans les débats. C’est le règne de la confusion et de l’inculture qui s’affirme comme tel au plus haut sommet de l’État ! »

Dans cette attaque en règle de la nouvelle religion de Najat Belkacem, pas un seul des recteurs primés à 10 000 euros ne s’est levé pour défendre la fille prodigue des socialistes, confrontée aussi aux attaques du syndicat des maîtres d’écoles. « La prime annuelle des recteurs augmentée de 10 000 euros, ça passe mal… », a tweeté Christian Chevalier, secrétaire général du Syndicat des enseignants – Union nationale des syndicats autonomes (SE-UNSA). « Crise de recrutement chez les recteurs (humour) », persiflait déjà le Syndicat national des enseignements de second degré – Fédération syndicale unitaire (SNES-FSU), soulignant que ainsi augmentée, la prime annuelle des 31 recteurs d’académie équivaut à « un an de salaire net de prof milieu de carrière ».

Le petit « Jésus socialiste Najat » a voulu désamorcer les critiques en octroyant quelques fonds de troncs aux parents bénévoles qui officient dans les conseils d’écoles. Si, si. 7,10 euros. C’est l’indemnité que percevront à partir de la rentrée prochaine les parents d’élèves délégués aux instances départementales, académiques et nationales, pour chaque heure de participation aux réunions. L’annonce a été faite par la petite Najat le 15 décembre. Cette nouvelle enveloppe a été décidée « dans le cadre d’un décret sur le statut des parents délégués en cours d’élaboration », relate le Parisien. Au total, 900 parents d’élèves devront toucher cette rémunération, qui a été budgétée à hauteur de 500 000 euros.

On n’allait pas s’arrêter là. Dans les collèges, les maîtres laissent leurs apprentis raconter l’histoire du vase de Soissons, à la sauce Najat. Ca donne ceci :
Au lycée, en cours d’histoire, le professeur pose une question qui va se révéler lourde de conséquences:
– Qui a cassé le vase de Soissons?
– C’est pasmoi, m’sieur!
– C’est pas moi non plus!
– Ni moi!
Et toute la classe nie avoir cassé le vase, ce qui finit d’anéantir le pauvre prof.
Le soir même, après les cours, il va raconter au directeur ce qui s’est passé dans sa classe. Le directeur dit:
– C’est trop grave, il faut prévenir l’Inspecteur d’Académie!
L’inspecteur vient le lendemain et après s’être fait relater les faits, dit:
– Ça va trop loin, il faut en aviser le Ministère!
Et les voilà, tous les trois, le lendemain à Paris au Ministère de l’Éducation Nationale.
Ils racontent ce qui s’est passé à Najat Belkacem, la ministre de l’éducation, qui les écoute avec attention.
Après un moment de réflexion, elle va fouiller dans son sac à main et en sort deux billets de 50 euros qu’elle tend au professeur en lui disant:
– Prenez cet argent, vous rachetez un autre vase, vous le mettez à la place de l’autre, vous ne dites rien à personne et on étouffe l’affaire!!!
Pas de scandale en période électorale, surtout pas !
 
Décidément, dur, dur, d’être « un petit Jésus » dans la crèche socialiste de la République…
 
Une enquête de Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411
Lire aussi ces articles qui illustrent la gestion des rois mages socialistes :
http://ripostelaique.com/conditions-de-travail-prehistorique-a-grotte-chauvet.html
http://ripostelaique.com/exclusif-bouteflika-hospitalise-a-nos-frais-etat-de-siege-a-grenoble.html



Mme Claude a cassé sa pipe : les médias pleurent

av Mme Claude les filles

Putains de médias et de politiques. La plupart passent leur journée du 22 décembre à s’interroger « Ira-t-elle au paradis ? » ou « A-t-elle emporté ses secrets dans la tombe ? ».

av Mme Claude filles 2Extrait du film « Mme Claude 2 »
Une preuve évidente que de nombreux politiques, anciens clients de Mme Claude, « commandent » et « instrumentalisent » les médias. Car le Français moyen, qui trime dur et gagne peu, n’a jamais eu les moyens « de se taper les filles de Mme Claude » à la différence des émirs du pétrole, des princes arabes, des dictateurs africains.
av Mme Claude les filles 3 Extrait du film « Mme Claude 2 »
Ce tapage médiatique à l’avant veille de Noël témoigne d’une perte certaine des valeurs dans le paysage médiatique et dans le monde politique. A croire qu’ils nous « prennent pour des singes en hiver », en oubliant les « femmes SDF » à qui les socialistes ont pris les derniers sesterces et qui crèvent de faim sur les trottoirs, pour transformer en « sainte » une proxénète notoire, spécialiste des « bourses de nombreux politiques ». Et tous les médias courent à « la queue leu leu » pour enflammer l’esprit des Français de titres racoleurs, à l’image du Point : « Portrait d’une vieille dame très digne… ».
Ou encore « Fernande Grudet, c’était son vrai nom, est morte samedi à 92 ans dans un hôpital sur les hauteurs de Nice…. ». Pendant ce temps, les Français ne pensent pas aux terribles conditions de vie des orphelinats et aux conditions indécentes dans nombre d’orphelinats Français (http://ripostelaique.com/exclusif-orphelinats-galere-de-noel-enfants-places.html). Ou aux scandales qui s’accumulent à l’image de la Grotte Chauvet (http://ripostelaique.com/conditions-de-travail-prehistorique-a-grotte-chauvet.html) inaugurée en grande pompe par François Hollande en avril 2015.
Car Mme Claude n’est quand même pas « la nouvelle Jeanne d’Arc » comme nombre de télévisions, radios, quotidiens et médias nous la présentent.
"Madame Claude" ou Fernande Grudet, de son vrai nom, s'est éteinte à Nice lundi 21 décembre 2015. Elle était âgée de 92 ans.
« Madame Claude »  a « cassé sa pipe » à Nice lundi 21 décembre 2015.



Exclusif : Hollande a perdu les élections et la Corse

av hollande vu par charles Pasqua

 Le testament politique de Charles Pasqua, le « plus Corse » des hommes d’Etat Français

Lors des élections régionales, obnubilé par les « affaires », par le FN, Hollande, Valls, Cazeneuve ont été pris de court par l’effondrement du PS sur l’île (3 % au premier tour) et par le triomphe des nationalistes en Corse, qui veulent se séparer de la « France rose », de la « France des migrants ». Le retour d’un dossier miné, qui avait empoisonné le gouvernement Jospin, et « tué » le candidat Jospin aux présidentielles de 2002.
AV CORSE TALAMONI

 Ajaccio (Corse-du-Sud), jeudi. Jean-Guy Talamoni, poing levé, vient d’être élu président de l’Assemblée de Corse. Un autre grand vainqueur du scrutin des régionales l’applaudit : Gilles Simeoni (à gauche). 
Le « bordel » continue à la tête de l’Etat Français et les scandales s’accumulent à l’image de la Grotte Chauvet (http://ripostelaique.com/conditions-de-travail-prehistorique-a-grotte-chauvet.html) inaugurée en grande pompe par François Hollande en avril, ou des conditions indécentes dans nombre d’orphelinats Français (http://ripostelaique.com/exclusif-orphelinats-galere-de-noel-enfants-places.html). Depuis jeudi, pas de trêve de Noël, car le cauchemar des années Jospin est de retour depuis le triomphe Corse du duo Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, qui a pris l’exécutif au dépourvu.
Les vieilles familles Corses de l’île rigolent, à l’image des Mariani, Simeoni, Santuci, Talamoni, tant le PS local a été humilié au premier tour (avec 3% des suffrages). Et les caciques corses socialistes ou républicains punis. «Tout a été balayé, notamment par la jeunesse corse, constate le PS François Pupponi (Val-d’Oise), originaire de l’île. Les vieux schémas ont explosé. Mais Paris n’a pas voulu ou su le voir» Et pour cause, il n’existe plus de «Monsieur Corse». Ancien préfet de l’île et ex-secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas n’a pas été remplacé sur un dossier qui se balade entre les sbires de la place Beauvau (Intérieur) et ceux de la rue de Lille (ministère de la Décentralisation).
«Hollande est totalement absent, regrette Jean-Charles Orsucci, maire sympathisant PS de Bonifacio. Il n’a pas capitalisé sur l’abandon de la violence armée en 2014». Comme si Hollande, Valls, Cazeneuve étaient tétanisés par «le syndrome Jospin». Et Manuel Valls n’apparaît pas le mieux placé. «Il n’y a qu’une langue de la République, le français», martelait l’ex-ministre de l’Intérieur en 2013. «Il est où, le Catalan ?» ose Orsucci. Confidence d’un proche de Valls : «Manuel fait toujours un blocage».
L’indépendance de l’île de Beauté se profile
Sur l’île de Beauté, les Le Pen, les sbires de Hollande et de Cazeneuve, les énarques et autres créatures préfectorales font déjà partie du passé, du musée Grévin, de l’époque révolue où les Préfets Français brûlaient les paillotes corses avec l’accord de Matignon. La liberté est en marche. Comme l’indépendance de l’île à plus ou moins long terme.
La démonstration de force des nationalistes a commencé. D’abord avec le discours en corse de Talamoni jeudi, qui a déclenché une tempête à l’Elysée, à Matignon, place Beauvau et sur le continent. C’est donc à contrecœur que le Premier ministre s’est humilié en téléphonant à Simeoni à la veille du week-end. S’il promet un dialogue «constructif et apaisé», Valls arrive trop tard, avec l’habit du perdant. Oui au développement économique de l’île, dit-il, «mais pour le reste, c’est le droit commun». Exit, donc, la reconnaissance de la langue et de la «nation» corses dans la Constitution, mamelles du nationalisme. Il n’y a donc plus de dialogue, ni d’accord possible, car le pouvoir socialiste de Hollande a pris un « grand coup de pied au cul » avec le 3 % des socialistes locaux aux régionales en Corse !
Vrai maître de l’Ile de Beauté, Talamoni exige notamment l’amnistie des prisonniers corses. «Il faut adresser des signes, l’amnistie en est un», presse le député PS de la région Parisienne François Pupponi, très isolé sur le continent (lire aussi http://ripostelaique.com/les-dessous-de-larrestation-de-germani-qui-la-protege-si-longtemps.html).

Début de réponse en janvier. Les nationalistes ont rendez-vous à Paris avec Marylise Lebranchu (Décentralisation) et Bernard Cazeneuve (Intérieur). Et Simeoni à l’Elysée avec les autres présidents de région. l’humiliation est donc totale pour les dirigeants socialistes Français, obligés de recevoir en grande pompe ceux qui faisaient sauter les gendarmeries et les perceptions il y a 30 ans. Car Hollande, Valls, Cazeneuve ont peur d’une chose : la violence peut ressurgir en Corse.

Une enquête de Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411

Le cauchemar des années Jospin

Mars 2013. Le président Hollande fait ses premiers pas sur l’Ile de Beauté… et esquive les sujets chauds. «Les socialistes sont persuadés qu’ils ont perdu en 2002 à cause de la Corse», décrypte Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio. Un cauchemar encore vif.

Manuel Valls, alors conseiller de Lionel Jospin, a vécu l’affaire de la paillote Chez Francis aux premières loges. Dans la nuit du 19 avril 1999, un incendie ravage ce restaurant illégal sur la plage de Cala d’Orzo, au sud du golfe d’Ajaccio. L’enquête montre que l’ordre d’intervenir a été donné aux gendarmes par le préfet Bernard Bonnet, nommé après l’assassinat du préfet Erignac.

Au tribunal, le préfet implique Matignon. Entendue comme conseillère de Jospin chargée du dossier corse, Clotilde Valter est aujourd’hui secrétaire d’Etat (Réforme de l’Etat). Elle travaille alors aux côtés d’ Alain Chrisnacht devenu, seize ans plus tard, directeur de cabinet de Christiane Taubira. Quant au directeur de cabinet de Jospin à l’époque, Olivier Schrameck, il dirige aujourd’hui le Conseil supérieur de l’audiovisuel.
Si la Corse donne des sueurs froides, c’est aussi parce que l’unité de la gauche s’y est fracassée. Ainsi Jean-Pierre Chevènement a-t-il claqué la porte du gouvernement Jospin en 2000 pour protester contre le processus de Matignon qui octroyait plus d’autonomie à l’île. La suite est connue : le «Che» s’est présenté à la présidentielle, et Jospin a été balayé.