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Sandrine Treiner exulte : France Culture a atteint 2,5 % d’audience !

J’entendais ce matin sur France Culture une de ces carriéristes politiciennes — Sandrine Treiner, directrice de France Culture — s’exalter au motif que la station pouvait s’enorgueillir d’avoir attiré 100 000 auditeurs nouveaux, atteignant ainsi 2,5 % de l’audience !

Mais qu’arrive-t-il à la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf ?
« La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva. »
(Jean de La Fontaine)

Le succès de l’audimat de la chaîne culturelle ne m’étonne pas. Pourtant, les esprits perspicaces (que d’autres diraient chagrins), loin de se réjouir d’une popularité grandissante, ont des raisons de s’attrister. Les congratulations chaleureusement adressées aux journalistes par la responsable de la station invitée en studio ressemblent à s’y méprendre à celle du directeur d’école qui félicite l’équipe des enseignants que les notes des élèves soient meilleures d’année en année.

Un peu de bon sens. Plus une école est nulle, plus les résultats qu’elle attribue sont généreux. Les diplômes d’une école qui certifierait l’aptitude de 99 % des candidats aux examens ne vaudraient plus rien.

Mutatis mutandis, plus un média radiophonique ou télévisuel est nul, plus il deviendra possible que son audience enfle. Voilà pourquoi les entreprises commerciales comme RTL et TF1, gouvernées par des gens exceptionnellement intelligents, conçoivent des programmes qui s’adressent le plus souvent à la grande majorité des crétins. Chacun sait en effet que les revenus produits par la publicité sont directement proportionnels au résultat de l’audimat. Michel Polnareff l’avait bien compris : pour augmenter son audience, rien de mieux que de montrer ses fesses !

Les journalistes de France Culture baissent aussi leur pantalon en pensant que c’est la meilleure attitude à adopter pour montrer au monde qu’ils ne sont pas atteints par les maladies honteuses produites par des idées politiquement incorrectes. L’auditeur a de plus en plus l’impression que les journalistes et leur invités sur France Culture sont choisis par un Ministère français de la Propagande qui n’oserait pas avouer son nom.

Aux heures de grande écoute, les matinées se transforment donc en un rituel dénonciateur des principaux ennemis du régime : le grand méchant loup, l’Américain Trump, les méchants de l’industrie agroalimentaire, les méchants qui font des propositions malhonnêtes aux femmes, les méchants qui veulent des centrales nucléaires, les méchants qui souhaitent l’expulsion efficace des illégaux, les méchants qui critiquent la religion musulmane, les méchants qui votent pour le Front National…

L’autorité a choisi pour être à l’antenne des gens dont le dernier souci est de rapporter des faits et de les commenter par des proposants et des opposants de tous les horizons. Ces journaleux et tristes sires ont pour vocation, non pas d’informer mais d’influencer. Nous sommes, pensent-ils, les détenteurs de la vérité politique et morale et nous savons que vous finirez par vous aligner.

Mais nous, esprits critiques, nous ne voulons pas être les moutons des bergers du pouvoir si paternaliste et bienveillant qu’il puisse apparaître. Malgré l’invasion que des élus nous obligent à supporter, nous voulons rester nous-mêmes, fiers de notre race et de l’appartenance à une nation.

Riposte Laïque devrait ouvrir une station de radio. Eux, au moins, ils inviteraient des personnalités qui seraient parfois en désaccord avec les idées de leur équipe dirigeante.
Gilbert Dispaux