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Isabelle Levy : le personnel de santé doit laisser sa religion au vestiaire, ou changer de métier !

Riposte laïque : Isabelle Lévy, vous venez de publier, aux Presses de la Renaissance, un ouvrage qui fait le point, comme son titre l’indique, sur les « Menaces religieuses sur l’hôpital ». Pourriez-vous préciser à nos lecteurs comment vous est venue l’idée de ce livre et quelle est l’origine des nombreux exemples que vous y évoquez ?
Isabelle Lévy : Conférencière – formatrice spécialisée dans les rites, cultures et religions face aux questions autour du soin, j’interviens depuis bientôt quinze années auprès des personnels de santé (médecins, infirmiers, sages-femmes, diététiciennes, kinésithérapeutes, aides-soignants…) dans le cadre de sessions de formation (continue et initiale) pour aborder la question délicate : comment prendre en charge un patient dans le respect de sa culture et de ses croyances mais dans les strictes limites de la législation française et de la règlementation hospitalière ? Parallèlement, j’ai publié de nombreux ouvrages autour de cette passionnante thématique (cf. www.levyisabelle.net).
Dans « La religion à l’hôpital » (Presses de la Renaissance), publié en 2044, je n’avais pas hésité à décrire la dangerosité des religions sur le terrain hospitalier. Plus exactement, l’interprétation erronée des textes sacrés par certains aussi bien du côté des usagers que du côté des personnels. Mes révélations sont restées sans écho auprès des directeurs d’établissements, chefs de service, cadres de santé… Il en fut de même de mes envois de livres et de courriers aux plus hauts responsables politiques de tous les partis.
Avisés de l’existence de ces comportements illicites et dangereux, certains m’ont fait envoyer une lettre type en remerciement, tous sont restés indolents et sans proposition concrète en retour. Lors d’interviews par des journalistes de la presse nationale et professionnelle, j’ai insisté sur l’aggravation de la situation depuis 2001. Mes prises de position dans les médias sont restées sans écho sur le terrain hospitalier comme dans les sphères du pouvoir. Citoyenne, j’ai rencontré de nombreuses personnalités politiques et je leur ai fait part de mon inquiétude grandissante. Elles ont toutes montré un certain intérêt lors de nos échanges officiels ou impromptus. Ensuite ? Trois petits tours et puis elles s’en sont allées vers d’autres dossiers plus prestigieux pour leur carrière, surtout moins périlleux et délicats.
Toutes, sans exception, ont adopté l’attitude de ces trois singes asiatiques bien connus : le premier refuse de voir, le deuxième d’entendre et le troisième de parler… Je le rappelle : ces comportements irresponsables sont ceux adoptés par des élus du peuple. Aucun d’eux n’a voulu réagir face à ce constat effroyable et cependant véridique. Je refuse néanmoins de rester muette au risque d’être un jour accusée de complicité passive. C’est pourquoi dans mon dernier ouvrage « Menaces religieuses sur l’hôpital » (Presses de la Renaissance), je témoigne des faits qui perdurent depuis des années. Si les politiques et le grand public décident de ne pas réagir et que la situation s’aggrave plus encore, ils ne pourront pas dire : nous ne savions pas.
Riposte laïque : De nombreux faits divers ont mis en avant la difficulté, pour le personnel masculin soignant, de faire son métier face à l’agressivité de maris n’acceptant pas qu’un autre homme touche leur femme, fût-ce pour la soigner. Confirmez-vous des difficultés de cet ordre et pouvez-vous nous dire si la situation s’améliore ou empire au fil des années ? Comment le gouvernement, qui va débattre sur laïcité et islam le 5 avril, pourrait-il sortir les équipes soignantes et les directions d’hôpital de cette situation intenable ?
Isabelle Lévy : Le respect de la pudeur est la morale de toutes les religions ! Est-ce une raison pour que des femmes s’interdisent des soins vitaux parce que leurs époux sont plus attachés au respect de leur pudeur qu’à leur santé ? Certainement pas ! Une telle attitude est souvent suicidaire, voire meurtrière. Elle est contraire aux exigences divines. Pour toutes les religions, y compris l’islam, peu importe le sexe des personnels (médecins et soignants) lorsque le ou la patiente consulte en urgence.
Mais qu’elles sont les prescriptions de la règlementation française à ce propos ?
Lorsque la composition des équipes de garde le permet, les demandes des patientes d’être prises en charge strictement par du personnel féminin sont toujours honorées aussi bien aux urgences, lors d’une simple consultation ou dans les services d’hospitalisation. Il en est de même lorsque des patients de sexe masculin demandent à être pris de préférence en charge par du personnel masculin. En effet, il faut souligner que la problématique ne se pose pas seulement avec les femmes mais aussi avec les hommes et même les enfants (peu importe leur âge). Lorsque le personnel le refuse aux patient(e)s, c’est que cela lui est impossible de lui accorder en l’état actuel des équipes disponibles et non pas qu’il soit raciste comme cela lui est souvent lancé en pleine figure (accompagné de quelques injures, cela va de paire).
Il est impossible à l’hôpital public de doubler chaque poste d’un homme et d’une femme. Au-delà de la question financière, il n’existe pas suffisamment de médecins et de soignants disponibles sur le marché du travail pour qu’il puisse se le permettre. De plus, toutes les ‘‘blouses blanches’’ ne se ressemblent pas : leurs savoirs et leurs compétences professionnels diffèrent. Par exemple, une infirmière ne peut pas effectuer un examen clinique à la place d’un médecin. Ce point est souvent difficilement compréhensible par une grande part des patients.
Que dire des patients, de tous âges et des deux sexes, s’opposant à tout soin d’hygiène pendant leur séjour ? Une douche par semaine en collectivité, est-ce acceptable ? Certainement pas, plus encore en cas de plaie, d’intervention chirurgicale… Et puis, qu’existe-t-il de mieux contre les odeurs nauséabondes dégagées par le pus, la sueur, le sang, les urines, les matières fécales… que de l’eau et du savon ? Que penser quand la population interdit aux étudiants d’apprendre leur future profession sur leur terrain de stage ? Dans les environs d’une grande métropole de province, une équipe de soins à domicile a opté pour une composition strictement féminine. Selon ses dirigeantes, les portes des appartements des cités ne s’ouvriraient pas aux hommes ! Une telle attitude est hors-la-loi sur plusieurs points : embauche sexiste des personnels, refus de formation aux étudiants masculins en soins infirmiers, impossible de satisfaire de temps à autre des hommes désirant être pris en charge par des personnels de leur sexe…
Le respect de la pudeur doit avoir ses limites : la protection sanitaire de tout individu qu’il soit homme, femme ou enfant. Croyant ou non. Malheureusement, des exemples à foison démontrent l’inverse, mon ouvrage en regorge. La situation empire d’années en années. Il nous faut réagir – vite – des vies humaines se mettent en danger au nom du divin qui n’a jamais rien demandé de la sorte. Que faire ? Appliquer la loi telle qu’elle est prescrite : les personnels de santé respecteront les croyances et les convictions des patients et de leurs familles. En retour, ceux-ci respecteront la composition des équipes, l’organisation des soins, les prescriptions médicales, les préceptes d’hygiène, les ordres relatifs à la sécurité, les repos des autres malades, etc. De plus, conformément à la législation, les équipes d’aumônerie des établissements de santé seront pluriconfessionnelles, à l’image des populations accueillies dans chaque établissement de santé. Sur le terrain, ce dernier point est rarement observé. C’est fort regrettable car les aumôniers de toutes les confessions pourraient jouer les intermédiaires entre les soignants et les soignés et les aider à rechercher ensemble la meilleure alliance entre prescription thérapeutique et préceptes religieux.
Riposte laïque : Par ailleurs, les laïques que nous sommes sont choqués de voir des médecins femmes porter le voile dans les hôpitaux. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi elles en ont (ou prennent) le droit alors que cela est interdit aux infirmières ou aides-soignantes ? Par ailleurs est-ce que le personnel vacataire ou auxiliaire est tenu à la même neutralité que le personnel titulaire de la fonction publique ?
Isabelle Lévy : Depuis 2007, dès leur apprentissage, les soignants sont sommés d’enlever tout signe religieux pendant leurs études (cours théoriques, cours de pratique, stages sur le terrain), il n’en est rien des médecins dans l’enceinte des universités où ils poursuivent leur formation. Néanmoins, s’ils devraient s’en défaire sur leur lieu d’exercice de la médecine, du moins pour les établissements de santé publics ou privés associés au service public, trop nombreux arborent des signes religieux en plein exercice de leurs fonctions et peu importe leur statut (externe, interne, attaché vacataire, etc.). Il faut dire que peu de directeurs d’établissement ou de chefs de servie osent les contraindre à le faire. L’ensemble des personnels de santé doit afficher une neutralité religieuse à laquelle à propos de laquelle aucun patient ne peut émettre aucun doute.
Et pourtant, des personnels observant le jeûne du Ramadan refusent de se mêler aux ateliers thérapeutiques de cuisine, de distribuer les repas aux patients et de les aider à manger, qui exigent de quitter leur poste plus tôt sous le prétexte qu’ils ne déjeunent pas (ce qui ne les empêchent pas de prendre des temps de repos), etc. ? Sans doute, devons-nous rappeler que, pendant le mois de Ramadan comme le reste de l’année, l’hôpital reste ouvert et que les hospitalisés sont en attente de soins ! Bien heureusement, tous les personnels musulmans ne réagissent pas ainsi, la majorité se rendent encore plus attentifs aux sollicitations des patients et de leurs familles pendant ce « mois généreux » comme ils aiment l’appeler.
Que penser de ceux qui exigent par le chantage que leur repos hebdomadaire leur soit accordé systématiquement chaque semaine par rapport à leur calendrier liturgique (vendredi pour les musulmans, samedi pour les juifs, dimanche pour les chrétiens) et non pas selon les exigences des services hospitaliers ? La majorité d’entre eux restent ouverts sept jours sur sept, aussi les repos les week-end sont accordés aux personnels par roulement. Vous y voyez une gestion équitable des absences, eux souhaitent des repos à la carte et peu importe les dysfonctionnements dont ils sont la cause.
Serez-vous effrayés si je vous confiais que certains médecins n’assurent pas leurs services pour ces mêmes raisons alors que leurs noms figurent sur la liste de garde !!!??? Cela concerne les trois religions, j’en témoigne. Inutile de tenter de les joindre, le téléphone portable est sur répondeur et son propriétaire est à la fête ou au culte. Aux infirmières de trouver un médecin à l’âme charitable qui volera à leur secours et à celui des patients en attente d’une prescription, d’un réajustement clinique, d’une urgence vitale !
Je le rappelle : nous sommes à l’hôpital, pas dans une cour d’école. Des vies y sont en sursis. On n’a pas le droit de jouer avec. Pour vous démontrer que je suis sans parti pris, j’avoue que des médecins respectant le shabbat ne se dérangent pas le samedi alors qu’ils sont de garde. D’autres, de cette même confession, restent sur place du vendredi soir au samedi soir (même lorsqu’ils sont d’astreinte à domicile) et répondent aux sollicitations des personnels, donnent les soins requis par l’état des patients, utilisent les appareils électriques nécessaires… Bref, ils font le travail pour lesquels ils sont rémunérés. De ceux là, consciencieux, nul ne s’en plaint puisqu’ils remplissent les responsabilités qu’ils ont acceptées. Ce n’est pas le cas des premiers. Si les soignants jonglent ces jours là avec les numéros de téléphone de leurs collègues médecins, nul n’ose aborder la question de front avec les personnels récalcitrants pour leurs abandons de poste réitérés plusieurs fois dans l’année. Et pourtant, elle est bien plus que vitale cette question pour des milliers d’hospitalisés !
Un seul mot d’ordre est à suivre : le personnel de santé doit laisser ‘‘sa religion au vestiaire’’ ou changer de métier. Un point, c’est tout. La loi ne se discute pas. Il devrait en être toujours ainsi, plus encore dans les institutions publiques. Plus encore dans les établissements de santé.
Riposte laïque : Par ailleurs des patients eux-mêmes mettraient leur vie en danger en voulant à tout prix se conformer à des pratiques religieuses, comme des femmes enceintes voulant à tout prix suivre le jeûne du ramadan. Est-ce une réalité ? Quelle solution préconisez-vous ?
Isabelle Lévy : Le jeûne du Ramadan n’est pas sans conséquence médicale. Voilà une évidence qu’il est bon de rappeler alors que certains musulmans n’hésitent pas à mettre en danger leur vie et celles d’autrui pour respecter ce pilier alors qu’Allah lui-même les en exempte : « Dieu désire pour l’être humain ni la difficulté, ni la contrainte. C’est pourquoi, nul ne peut refuser l’offre de soulagement proposée par Dieu lorsque son état de santé ne lui permet pas le jeûne (Coran 2, 185). » Et pourtant, les cas rencontrés à l’hôpital sont loin d’être anecdotiques ! Que de jeunes mamans allaitant leur nourrisson parallèlement à une observance stricte du jeûne avec la « bénédiction de l’imam » prétendent-elles ! Résultats pour quatre semaines de jeûne : courbe de croissance quasi nulle avec parfois perte de poids importante des nourrissons, fatigue extrême des jeunes mamans. Confrontées aux faits indéniables, elles choisissent le plus souvent de donner un supplément alimentaire à l’enfant (un ou deux biberons en journée) que d’arrêter le jeûne. Quant aux nourrissons, ils sont pesés et mesurés les semaines à venir par des soignants attentifs à leur bonne santé. Les cas s’avèrent plus difficiles à gérer lorsque les femmes enceintes, sous couvert d’arguments pseudo-religieux, refusent de cesser le jeûne au risque de compromettre leur grossesse en cours. Les rencontres d’un médecin obstétricien mesurant avec elles les risques pris par cette attitude irréfléchie et d’un imam conscient de la réelle mise en danger de la vie de l’enfant suffisent parfois pour leur faire entendre raison. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. « Si c’est une bonne musulmane, elle tiendra ! » soutiennent les maris aux équipes médicales… Les personnes malades, infirmes ou âgées sont aussi exemptées de jeûner en raison de leur état de santé déficient. Par exemple, les diabétiques insulinodépendants, les ulcéreux, les épileptiques, les psychotiques, les insuffisants rénaux graves, etc.
La solution préconisée ? Leur faire entendre la raison de l’islam par la voie d’un aumônier musulman ou d’un imam. La parole d’une blouse blanche n’aura aucun poids face à la foi. Comme je vous le disais précédemment, la loi prévoit leur présence mais la réalité du terrain ne s’embarrasse pas de tel manque.
Riposte laïque : Des lecteurs nous ont plusieurs fois raconté leur indignation : rendant visite à un de leurs proches hospitalisé qui partageait sa chambre avec un autre patient, ils ont dû subir, dans leur chambre, la prière musulmane, ostensible et bruyante, du patient et celle des nombreuses personnes venues rendre visite à celui-ci. Or, en réponse à leurs protestations, le personnel soignant les aurait traités d’intolérants, voire de racistes. Que pensez-vous de cette situation ?
Isabelle Lévy : Le patient a le droit de prier dans sa chambre considérée comme son espace privé le temps de son hospitalisation. Il en est de même lorsque la chambre est partagée par plusieurs patients. Cela lui est proscrit dans les lieux communs. C’est un droit du patient, qu’il soit musulman ou de toute autre croyance. Néanmoins, ce faisant, il ne doit pas perturber le repos des autres malades et de leurs proches. Il ne s’agit pas là d’intolérance, ni de racisme, mais de savoir-vivre.
Riposte laïque : Il semble que, jusqu’à présent, les équipes aient déployé des trésors de patience et de dévouement pour soigner, malgré tout. La vie des patients est mise en danger par de telles pratiques. Vous tirez le signal d’alarme depuis 15 ans, dites-vous. Comment expliquez-vous que ni les dirigeants des hôpitaux ni les élus n’aient pris, jusqu’à ce jour, de mesure pour remédier au développement de pratiques religieuses à l’hôpital dommageables aux patients, au personnel soignant et au service public dans son ensemble ?
Isabelle Lévy : La question du respect de la laïcité à l’hôpital est bien plus que délicate. L’hôpital est un lieu de naissance, de maladie, de mort, d’angoisse… La vie, en somme.
Propos recueillis par Christine Tasin




Oui, une mosquée de Nanterre diffuse l’appel du muezzin

Lors de la dernière émission de Teum-teum (France 5). Un converti à l’islam est interviewé par le présentateur, ils déambulent dans une rue. A la fin de la séquence des appels à la prière venant d’une mosquée à minaret sont clairement entendus (1). Jean Pavée se demandais si la séquence avait bien été tournée à Nanterre (2)

La réponse est oui, la rue de l’interview est celle des Grands Buissons et l’appel du muezzin vient de la mosquée Emir Abdel Kader au 38 avenue de la République.

Maintenant la question à se poser est, est-ce que l’appel à la prière a été fait dans le cadre de l’émission? Ou est-ce que cette mosquée se permet de diffuser par haut-parleurs des appels à la prière?

Je me suis rendu les vendredi 18 et 25 mars près de cette mosquée à l’heure de la grande prière du vendredi. Et bien oui, en France, à Nanterre, tout en quartier reçoit des « convocations » à la prière. Une source policière nous a appris que ces appels duraient depuis 4 ans!

Les appels sont entendus à 250 mètres à la ronde, si mes souvenirs d’écolier sont bons, (surface= rayon² X 3.14) cela représente une surface de 196 250 m².
Un petit tour sur wikipédia nous apprends que la densité de Nanterre est de 7 347 hab. /km², donc environ 1 442 citoyens de Nanterre subissent ces convocations islamiques!

Mais encore plus scandaleux, les responsables de cette mosquée sont en train d’édifier une mosquée monumentale (3) quelques centaines de mètres plus loin, cette fois-ci elle sera dotée de DEUX minarets qui culmineront à plus de 36 METRES DE HAUT! (4)

A quelle distance les appels seront entendus?

Il y a un collège pile en face, le collège République!!!! Comment les enseignants inculqueront les valeurs de la République et de la laïcité à leurs élèves à l’ombre de ces minarets?

La célèbre Université de Nanterre est à deux pas. Les étudiants de cette université, si soucieux du développement de leur conscience citoyenne et politique accepteront-ils que les slogans de leurs AG soient couverts par les appels du Muezzin?

Peut-on faire subir ce voisinage aux riverains (dont les Gardes Républicains de la caserne Rathelot) sans demander leur avis? (5)

L’avenue de la République à Nanterre « accueille » déjà deux mosquées à minarets (6) , cette avenue mérite t’elle encore son nom?

Un prochain article reviendra sur les malversations financières dont est accusé le recteur de cette mosquée (7).

Florian Pipantère

SOURCES

1) Mensonge aux Grandes Gueules, à partir de 1’54 » pour Nanterre :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=HV0mdXSkTXQ&feature=channel_video_title[/youtube]

2) Nanterre : appel à la prière depuis une mosquée ? par Jean Pavée

3) Vue nouvelle mosquée (2450 personnes, 5000 m2, 2 minarets de 36,4 mètres et un dôme :

4) Photo permis de construire (hauteur des minarets) :

5) Le voisinage républicain de la nouvelle mosquée ( collège, université, caserne) :

6) Parmi les mosquées de Nanterre, deux sont avenue de la République :

7) Le recteur de la mosquée de Nanterre convoqué au tribunal




Oui, une mosquée de Nanterre diffuse l'appel du muezzin

Lors de la dernière émission de Teum-teum (France 5). Un converti à l’islam est interviewé par le présentateur, ils déambulent dans une rue. A la fin de la séquence des appels à la prière venant d’une mosquée à minaret sont clairement entendus (1). Jean Pavée se demandais si la séquence avait bien été tournée à Nanterre (2)
La réponse est oui, la rue de l’interview est celle des Grands Buissons et l’appel du muezzin vient de la mosquée Emir Abdel Kader au 38 avenue de la République.
Maintenant la question à se poser est, est-ce que l’appel à la prière a été fait dans le cadre de l’émission? Ou est-ce que cette mosquée se permet de diffuser par haut-parleurs des appels à la prière?
Je me suis rendu les vendredi 18 et 25 mars près de cette mosquée à l’heure de la grande prière du vendredi. Et bien oui, en France, à Nanterre, tout en quartier reçoit des « convocations » à la prière. Une source policière nous a appris que ces appels duraient depuis 4 ans!
Les appels sont entendus à 250 mètres à la ronde, si mes souvenirs d’écolier sont bons, (surface= rayon² X 3.14) cela représente une surface de 196 250 m².
Un petit tour sur wikipédia nous apprends que la densité de Nanterre est de 7 347 hab. /km², donc environ 1 442 citoyens de Nanterre subissent ces convocations islamiques!

Mais encore plus scandaleux, les responsables de cette mosquée sont en train d’édifier une mosquée monumentale (3) quelques centaines de mètres plus loin, cette fois-ci elle sera dotée de DEUX minarets qui culmineront à plus de 36 METRES DE HAUT! (4)
A quelle distance les appels seront entendus?
Il y a un collège pile en face, le collège République!!!! Comment les enseignants inculqueront les valeurs de la République et de la laïcité à leurs élèves à l’ombre de ces minarets?
La célèbre Université de Nanterre est à deux pas. Les étudiants de cette université, si soucieux du développement de leur conscience citoyenne et politique accepteront-ils que les slogans de leurs AG soient couverts par les appels du Muezzin?
Peut-on faire subir ce voisinage aux riverains (dont les Gardes Républicains de la caserne Rathelot) sans demander leur avis? (5)
L’avenue de la République à Nanterre « accueille » déjà deux mosquées à minarets (6) , cette avenue mérite t’elle encore son nom?
Un prochain article reviendra sur les malversations financières dont est accusé le recteur de cette mosquée (7).
Florian Pipantère
SOURCES
1) Mensonge aux Grandes Gueules, à partir de 1’54 » pour Nanterre :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=HV0mdXSkTXQ&feature=channel_video_title[/youtube]

2) Nanterre : appel à la prière depuis une mosquée ? par Jean Pavée
3) Vue nouvelle mosquée (2450 personnes, 5000 m2, 2 minarets de 36,4 mètres et un dôme :

4) Photo permis de construire (hauteur des minarets) :

5) Le voisinage républicain de la nouvelle mosquée ( collège, université, caserne) :

6) Parmi les mosquées de Nanterre, deux sont avenue de la République :

7) Le recteur de la mosquée de Nanterre convoqué au tribunal




Laïcité : comment le rabbin Bernheim peut-il dire que l’islam n’est pas un problème, en France ?

Des amis m’ont demandé mon point de vue sur la question qui courre depuis les cantonales sur presque toutes les lèvres du petit monde des médias. En d’autres termes, et pour parler clair : est-ce qu’on doit souscrire aux propos des uns et des autres dénonçant l’horrible Marine Lepen. La fille du « borgne » voudrait « ressusciter les années noires des persécutions antisémites des années 40 et leur climat xénophobe ». Elle voudrait ramener les années préparant le saut dans la violence raciste antijuive sans limites du pétainisme soumis au nazisme. En disant les choses, dans les termes de certains médias, MLP voudrait faire, avec les « musulmans », ce que l’extrême droite des années trente voulait faire aux Juifs en France.

Riposte laïque deviendrait –explique-t-on ici ou là-une sorte de « Gringoire ». Le FN serait l’action française et aussi les « camelots du Roi »… Ce qui ne colle pas, dans cet amalgame totalement anachronique, c’est que les manifestations lycéennes et les synagogues ne sont pas attaquées par le FN mais par des éléments dont on nous dit que leur idéologie hautement revendiquée « ne pose aucun problème ». Mais cela n’est surement qu’un fait secondaire, dont il n’y a pas lieu de tenir compte…

Ce qui est le plus surprenant, dans toute cette affaire, ce n’est ni la pensée obligatoire, ni les rappels à l’ordre de cette sorte de « marxisme léninisme stalinisme » du 21ème siècle, je veux parler du bric à brac intellectuel de la doctrine de bazar des Demorand et autres pseudos journalistes. Doit-on être surpris par leur petit jeu manipulateur ? Non, pas vraiment, ce ne sont que des membres de la caste « journalistique », comment pourraient-ils « penser » autrement ? Ils ne pensent pas d’ailleurs, ils causent. Ils sont payés pour ne pas penser, mais pour causer, et plutôt convenablement.
Ils sont même surpayés : pour nous faire avaler des couleuvres, au moyen de « reportages », avec des débats biaisés – avec des débats où un seul point de vue doit triompher, coûte que coûte.

Ce ne sont pas les copétitionnaires du Frère Tarik Ramadan, – dont c’est devenu le métier de mentir pour faire souscrire à la revendication djihadiste avançant par transitions progressives (1), qui nous diront le contraire.
Ce qui est le plus surprenant, pour un homme de bonne foi encore un peu naïf : c’est la déclaration commune, réalisant l’unité de protestation et peut-être d’action des correspondants en France du doctrinaires des Frères musulmans, les leaders UOIF du CFCM, avec des hommes en principe instruits, tels que le Rabbin Gilles Bernheim (2).

Ces hommes de religion réalisent un front unique

Ils dénoncent. Ils pointent un terrible danger : Le succès du Front national montrerait que la France de 2011 n’est pas loin de basculer dans la haine irrationnelle, cette haine des années trente rendant des malheureux étrangers responsables des convulsions de l’économie.
Halte là ! Danger !

Voilà le danger, nous l’affirmons : Le Front national ne doit pas passer !

La loi de 1905 doit être réinterprétée ou modifiée pour permettre au si gentil islam de disposer enfin d’autant de mosquées qu’il en a besoin…
Pour ce front unique de religieux, en France, en 2011, il n’y a pas de « problème de l’islam », c’est une invention de gens malveillants. Il n’y a pas de débat à avoir sur la Laïcité, sinon pour proposer de l’adapter aux besoins spécifiques légitimes de la religion islamique.
Je crois avoir résumé la substance du cri « halte au feu xénophobe ! » lancé par le Rabbin Bernheim et par ses autres collègues en religion.
Si je pouvais lui parler, que lui dirai-je :
Grand Rabbin Bernheim,
Il n’y a pas de problème de l’islam dans notre pays, écrivez-vous ?
Vous croyez sérieusement ce que vous dîtes quand vous prétendez cela ?
Que l’UOIF le prétende, rien que de très logique. Le contraire pourrait légitimement surprendre et inquiéter. Mais que vous, qui présidez une instance qui sait ce qui se passe à Garge les Gonesse, qui n’ignore rien de la vie d’assiégés des Juifs de cette commune de banlieue parisienne, quand chaque samedi ils se retrouvent dans leur synagogue, que votre collègue le sieur Vingt trois, qui connaît la situation chronique d’au moins deux communautés de chrétiens catholiques du midi, eux aussi agressés, insultés et humiliés, à l’occasion de chaque office, eux aussi chaque semaine injuriés et parfois même menacés « d’être brulés dans leur église », mais que vous, vous nous vendiez cette « absence de problèmes liés à l’islam », cela à quelque chose d’indécent.

Cela à comme un goût fade et malsain de discours munichois

Vous vous souvenez, quand le Lord Chamberlain nous affirmait que le brave chancelier Adolphe était un bon bougre, qu’il était un incompris et qu’on ne devait surtout pas s’inquiéter de ce qui n’était que de très mauvaises traductions du « mein Kampf ».
Je ne voudrais pas être trop long. Je ne vais donc vous exposer que deux trois aspects du non-problème de l’islam. Vous me direz ensuite, avec votre subtile dialectique talmudique qui fera peut-être de vous un futur nouveau sage d’Israël, ce que je devrai en penser, si je ne veux pas devenir un affreux « xénophobe ».

L’entreprise et sa périphérie

Vous m’excuserez monsieur le grand Rabbin, si je limite mon propos à ce que je crois connaître un tout petit peu, après quarante huit années de syndicalisme ouvrier.
Un nombre encore important d’entreprises possède un restaurant d’entreprise ou est adhérent à un restaurant interentreprises.
Que constate-t-on dans ces lieux, en principe conviviaux, du fait du non-problème de l’islam ?
Parce que l’islam est un non-problème, des cuisiniers salariés de restaurants d’entrepris refusent de préparer des plats contenant de la viande de porc. Ils opposent à la demande de leur hiérarchie, le fait que s’ils obéissaient à la demande, et respectaient leurs obligations professionnelles, ils deviendraient impurs en préparant ces plats. Non-problème manifeste, n’est-ce pas ? que font les hiérarchies ? Sanctionnent-elles le salarié inobtempérant, Rejetant les obligations communes du contrat de travail?

Que nenni. Les directions respectent scrupuleusement la liberté religieuse du salarié musulman refusant de devenir « impur » ; elles décident que, désormais, on ne fera plus de plats avec de la viande de porc. C’est-y pas beau un non-problème ?
Un non-problème fait ainsi avancer la société. Il la fait progresser, via l’entreprise, vers une forme de cogestion/autogestion. Le seul problème, mais est-ce un problème, c’est que le salarié qui ne devient pas impur lorsqu’il consomme de la viande de porc deviendra comme le fumeur, ce ne sera qu’un toléré, une survivance : il faudra qu’il trouve un lieu où sa liberté de consommateur ne rendra pas impur son collègue ou son voisin musulman.

Un non-problème, l’islam, c’est évident !!

Prétendre le contraire c’est être un malveillant, monsieur le Grand Rabbin, c’est être un extrême droitiste, c’est être de la graine de gibier de potence, c’est être un suppôt de l’ignoble Front National !! Ah mais !!!!

Quand ce n’est pas le cuisinier musulman qui réclame le respect de sa liberté religieuse de ne pas devenir « impur », à cause de son travail, c’est de plus en plus fréquemment le rationnaire qui découvre, depuis ces trois ou quatre dernières années, ce qu’il ignorait jusqu’alors : si l’homme pieux, si l’homme soucieux de sa liberté religieuse musulmane mange à côté d’un consommateur de porc ou dans la même salle de restauration que lui, malheur de malheur, l’homme pieux deviendra impur !!! Eh oui.

Liberté religieuse musulmane oblige, on décidera désormais et définitivement de priver le non-pieux de sa liberté de consommer du porc, en faisant disparaître à la source la cause de désordre public. Désormais, il n’y aura plus de porc dans ce restaurant d’entreprise. Le non-musulman deviendra un demi-musulman par défaut. Plus de problème, n’est-ce pas, monsieur le Grand Rabbin ?
Dorénavant, la liberté du rationnaire non-musulman sera restreinte et confinée à tout ce qui ne rendra pas impur le rationnaire musulman.
Comme vous le voyez, monsieur le grand Rabbin, vous avez eu grand raison de rappeler à l’ordre les vilains xénophobes, en affirmant, avec monseigneur Vingt –trois et avec monsieur le Frère musulman Moussaoui, que c’est du racisme, et du plus intolérable, que de prétendre que l’islam pourrait être objet de discussion, parce qu’il créerait un problème. Quel problème ?

Faire renoncer le peuple français à ses traditions, ce n’est pas un problème, c’est de l’ouverture à ces autres qui exigent que l’on se soumette à leurs dogmes. Pas de problèmes…
Vous me direz peut-être : nous autres Rabbins, avec nos collègues évêques et nos autres collègues clercs de la nouvelle « religion » de l’information islamo compatible et « anti xénophobe »-qui ne veut pas qu’on nous ramène à l’époque de la stigmatisation des malheureux Juifs-qui ne disposaient pas du méchant Israël restauré en tant qu’Etat-nation (de bons Juifs ceux-là)- nous trouvons normal que la religion de l’islam n’ait pas à subir les terribles affres par lesquelles nous sommes passés, -avec le Consulat et l’Empire d’abord, avec la loi de 1905 ensuite.

En clair, La liberté religieuse absolue dont nous avons été privés par les méchantes lois « laïcardes », l’islam, ce brave et pacifique islam, doit en être exempté !!
Si la liberté de l’islam se heurte à la loi, alors, c’est que c’est la loi qui est mauvaise et que c’est elle qui pose problème.
Si l’islam se heurte à la loi, alors c’est que c’est la loi qui est pernicieuse et doit déguerpir.
Je crois avoir résumé votre déclaration, qui rompt radicalement avec les décisions solennelles du Sanhédrin réuni par la République française pour unir obligations religieuses et liberté et obligations citoyennes.

Alain Rubin

1) je pense ici à Martine Aubry, à Alain Juppé, au vert Mamère, ainsi qu’à leur alter égo : l’ex « libre pensée », NPA et tutti quanti.
2) Le Rabbin Bernheim est affligé d’un rival dans la pensée Chamberlain, il s’agit d’un certain Jakubowicz, Président ou ancien Président d’une ancienne vénérable association. Ce personnage agite des dangers imaginaires destinés à camoufler les vrais. A l’en croire, Marine Le Pen menacerait les Juifs. Avec elle, « …Les musulmans auraient pris la place des Juifs ».
Mon grand père était un Juif orthodoxe, très proche du hassidisme. Il transmettra à son fils l’hébreu, l’araméen et la Torah. A quatorze ans, mon père ira à Strasbourg, y passant toute une année, pour étudier à la « Yéshivah de France ». Jamais, mon grand-père n’ira demander qu’à la cantine de l’école communale, fréquentée par son fils, on ne serve que des repas kasher. Mon père portait un béret, comme les autres écoliers, pas une kippa. Jamais il ne lui serait venu l’idée, -ainsi qu’à ses copains et aux parents Juifs orthodoxes ayant supporté les pogromes plutôt que renoncer à être eux-mêmes, de réclamer la prohibition du porc dans les cantines scolaires de la République.
Simple soldat de l’armée française, futur prisonnier de guerre, futur plusieurs fois évadé de stalag, futur sous-officier de l’armée française, ancien combattant décoré, Juif observant, Juif orthodoxe, président de synagogue pendant plus de trente ans, mon oncle Salomon ne réclamera jamais un repas différent de celui des autres soldats de son régiment d’infanterie basé à Nevers. Il mangeait comme les autres. Il se voulait devenu français, comme les autres, même si cela comportait quelques entorses passagères à la « halakha » qui représentait pour lui plus de trois millénaires de continuité morale et institutionnelle du peuple juif.
Si les casquettiers juifs, si les tailleurs juifs, si les acteurs et les cinéastes juifs, si Léon Blum, si Charles Rappoport, si Mandel, si Souvarine, si les milliers de jeunes Juifs engagés dans les brigades internationales, subissaient les attaques les plus viles, ce n’était pas parce qu’ils exigeaient que les Français devinssent juifs et conforment leurs mœurs quotidiennes à la halakha.
La comparaison du susnommé Jakubowicz est dénuée de toute bonne foi. C’est un pur procédé polémique, sans rapport aucun avec la réalité ; c’est un amalgame qu’on pourrait qualifier à juste titre de stalinien, si l’individu en question avait de quelconques convictions, liées peu ou prou aux mésaventures de la révolution russe. J’observe que Jakubowicz n’est pas seul à donner dans ce genre d’amalgame. Dans le dernier numéro de « respublica », une « universitaire », une certaine Catherine Kintzler, donne dans le même genre. Elle y tente, laborieusement, d’expliquer que « la laïcité a été offerte en cadeau au Front national », et dénonce le fait qu’on oscille aujourd’hui entre un une « laïcité énuclée et un ultra-laïcisme liberticide »…
La nature -dit-on- a horreur du vide. Mais quand le vide se prend pour le plein… quand le vide de la lâcheté se camoufle, on peut en attendre le pire.




Laïcité : comment le rabbin Bernheim peut-il dire que l'islam n'est pas un problème, en France ?

Des amis m’ont demandé mon point de vue sur la question qui courre depuis les cantonales sur presque toutes les lèvres du petit monde des médias. En d’autres termes, et pour parler clair : est-ce qu’on doit souscrire aux propos des uns et des autres dénonçant l’horrible Marine Lepen. La fille du « borgne » voudrait « ressusciter les années noires des persécutions antisémites des années 40 et leur climat xénophobe ». Elle voudrait ramener les années préparant le saut dans la violence raciste antijuive sans limites du pétainisme soumis au nazisme. En disant les choses, dans les termes de certains médias, MLP voudrait faire, avec les « musulmans », ce que l’extrême droite des années trente voulait faire aux Juifs en France.
Riposte laïque deviendrait –explique-t-on ici ou là-une sorte de « Gringoire ». Le FN serait l’action française et aussi les « camelots du Roi »… Ce qui ne colle pas, dans cet amalgame totalement anachronique, c’est que les manifestations lycéennes et les synagogues ne sont pas attaquées par le FN mais par des éléments dont on nous dit que leur idéologie hautement revendiquée « ne pose aucun problème ». Mais cela n’est surement qu’un fait secondaire, dont il n’y a pas lieu de tenir compte…
Ce qui est le plus surprenant, dans toute cette affaire, ce n’est ni la pensée obligatoire, ni les rappels à l’ordre de cette sorte de « marxisme léninisme stalinisme » du 21ème siècle, je veux parler du bric à brac intellectuel de la doctrine de bazar des Demorand et autres pseudos journalistes. Doit-on être surpris par leur petit jeu manipulateur ? Non, pas vraiment, ce ne sont que des membres de la caste « journalistique », comment pourraient-ils « penser » autrement ? Ils ne pensent pas d’ailleurs, ils causent. Ils sont payés pour ne pas penser, mais pour causer, et plutôt convenablement.
Ils sont même surpayés : pour nous faire avaler des couleuvres, au moyen de « reportages », avec des débats biaisés – avec des débats où un seul point de vue doit triompher, coûte que coûte.
Ce ne sont pas les copétitionnaires du Frère Tarik Ramadan, – dont c’est devenu le métier de mentir pour faire souscrire à la revendication djihadiste avançant par transitions progressives (1), qui nous diront le contraire.
Ce qui est le plus surprenant, pour un homme de bonne foi encore un peu naïf : c’est la déclaration commune, réalisant l’unité de protestation et peut-être d’action des correspondants en France du doctrinaires des Frères musulmans, les leaders UOIF du CFCM, avec des hommes en principe instruits, tels que le Rabbin Gilles Bernheim (2).
Ces hommes de religion réalisent un front unique
Ils dénoncent. Ils pointent un terrible danger : Le succès du Front national montrerait que la France de 2011 n’est pas loin de basculer dans la haine irrationnelle, cette haine des années trente rendant des malheureux étrangers responsables des convulsions de l’économie.
Halte là ! Danger !
Voilà le danger, nous l’affirmons : Le Front national ne doit pas passer !
La loi de 1905 doit être réinterprétée ou modifiée pour permettre au si gentil islam de disposer enfin d’autant de mosquées qu’il en a besoin…
Pour ce front unique de religieux, en France, en 2011, il n’y a pas de « problème de l’islam », c’est une invention de gens malveillants. Il n’y a pas de débat à avoir sur la Laïcité, sinon pour proposer de l’adapter aux besoins spécifiques légitimes de la religion islamique.
Je crois avoir résumé la substance du cri « halte au feu xénophobe ! » lancé par le Rabbin Bernheim et par ses autres collègues en religion.
Si je pouvais lui parler, que lui dirai-je :
Grand Rabbin Bernheim,
Il n’y a pas de problème de l’islam dans notre pays, écrivez-vous ?
Vous croyez sérieusement ce que vous dîtes quand vous prétendez cela ?
Que l’UOIF le prétende, rien que de très logique. Le contraire pourrait légitimement surprendre et inquiéter. Mais que vous, qui présidez une instance qui sait ce qui se passe à Garge les Gonesse, qui n’ignore rien de la vie d’assiégés des Juifs de cette commune de banlieue parisienne, quand chaque samedi ils se retrouvent dans leur synagogue, que votre collègue le sieur Vingt trois, qui connaît la situation chronique d’au moins deux communautés de chrétiens catholiques du midi, eux aussi agressés, insultés et humiliés, à l’occasion de chaque office, eux aussi chaque semaine injuriés et parfois même menacés « d’être brulés dans leur église », mais que vous, vous nous vendiez cette « absence de problèmes liés à l’islam », cela à quelque chose d’indécent.
Cela à comme un goût fade et malsain de discours munichois
Vous vous souvenez, quand le Lord Chamberlain nous affirmait que le brave chancelier Adolphe était un bon bougre, qu’il était un incompris et qu’on ne devait surtout pas s’inquiéter de ce qui n’était que de très mauvaises traductions du « mein Kampf ».
Je ne voudrais pas être trop long. Je ne vais donc vous exposer que deux trois aspects du non-problème de l’islam. Vous me direz ensuite, avec votre subtile dialectique talmudique qui fera peut-être de vous un futur nouveau sage d’Israël, ce que je devrai en penser, si je ne veux pas devenir un affreux « xénophobe ».
L’entreprise et sa périphérie
Vous m’excuserez monsieur le grand Rabbin, si je limite mon propos à ce que je crois connaître un tout petit peu, après quarante huit années de syndicalisme ouvrier.
Un nombre encore important d’entreprises possède un restaurant d’entreprise ou est adhérent à un restaurant interentreprises.
Que constate-t-on dans ces lieux, en principe conviviaux, du fait du non-problème de l’islam ?
Parce que l’islam est un non-problème, des cuisiniers salariés de restaurants d’entrepris refusent de préparer des plats contenant de la viande de porc. Ils opposent à la demande de leur hiérarchie, le fait que s’ils obéissaient à la demande, et respectaient leurs obligations professionnelles, ils deviendraient impurs en préparant ces plats. Non-problème manifeste, n’est-ce pas ? que font les hiérarchies ? Sanctionnent-elles le salarié inobtempérant, Rejetant les obligations communes du contrat de travail?
Que nenni. Les directions respectent scrupuleusement la liberté religieuse du salarié musulman refusant de devenir « impur » ; elles décident que, désormais, on ne fera plus de plats avec de la viande de porc. C’est-y pas beau un non-problème ?
Un non-problème fait ainsi avancer la société. Il la fait progresser, via l’entreprise, vers une forme de cogestion/autogestion. Le seul problème, mais est-ce un problème, c’est que le salarié qui ne devient pas impur lorsqu’il consomme de la viande de porc deviendra comme le fumeur, ce ne sera qu’un toléré, une survivance : il faudra qu’il trouve un lieu où sa liberté de consommateur ne rendra pas impur son collègue ou son voisin musulman.
Un non-problème, l’islam, c’est évident !!
Prétendre le contraire c’est être un malveillant, monsieur le Grand Rabbin, c’est être un extrême droitiste, c’est être de la graine de gibier de potence, c’est être un suppôt de l’ignoble Front National !! Ah mais !!!!
Quand ce n’est pas le cuisinier musulman qui réclame le respect de sa liberté religieuse de ne pas devenir « impur », à cause de son travail, c’est de plus en plus fréquemment le rationnaire qui découvre, depuis ces trois ou quatre dernières années, ce qu’il ignorait jusqu’alors : si l’homme pieux, si l’homme soucieux de sa liberté religieuse musulmane mange à côté d’un consommateur de porc ou dans la même salle de restauration que lui, malheur de malheur, l’homme pieux deviendra impur !!! Eh oui.
Liberté religieuse musulmane oblige, on décidera désormais et définitivement de priver le non-pieux de sa liberté de consommer du porc, en faisant disparaître à la source la cause de désordre public. Désormais, il n’y aura plus de porc dans ce restaurant d’entreprise. Le non-musulman deviendra un demi-musulman par défaut. Plus de problème, n’est-ce pas, monsieur le Grand Rabbin ?
Dorénavant, la liberté du rationnaire non-musulman sera restreinte et confinée à tout ce qui ne rendra pas impur le rationnaire musulman.
Comme vous le voyez, monsieur le grand Rabbin, vous avez eu grand raison de rappeler à l’ordre les vilains xénophobes, en affirmant, avec monseigneur Vingt –trois et avec monsieur le Frère musulman Moussaoui, que c’est du racisme, et du plus intolérable, que de prétendre que l’islam pourrait être objet de discussion, parce qu’il créerait un problème. Quel problème ?
Faire renoncer le peuple français à ses traditions, ce n’est pas un problème, c’est de l’ouverture à ces autres qui exigent que l’on se soumette à leurs dogmes. Pas de problèmes…
Vous me direz peut-être : nous autres Rabbins, avec nos collègues évêques et nos autres collègues clercs de la nouvelle « religion » de l’information islamo compatible et « anti xénophobe »-qui ne veut pas qu’on nous ramène à l’époque de la stigmatisation des malheureux Juifs-qui ne disposaient pas du méchant Israël restauré en tant qu’Etat-nation (de bons Juifs ceux-là)- nous trouvons normal que la religion de l’islam n’ait pas à subir les terribles affres par lesquelles nous sommes passés, -avec le Consulat et l’Empire d’abord, avec la loi de 1905 ensuite.
En clair, La liberté religieuse absolue dont nous avons été privés par les méchantes lois « laïcardes », l’islam, ce brave et pacifique islam, doit en être exempté !!
Si la liberté de l’islam se heurte à la loi, alors, c’est que c’est la loi qui est mauvaise et que c’est elle qui pose problème.
Si l’islam se heurte à la loi, alors c’est que c’est la loi qui est pernicieuse et doit déguerpir.
Je crois avoir résumé votre déclaration, qui rompt radicalement avec les décisions solennelles du Sanhédrin réuni par la République française pour unir obligations religieuses et liberté et obligations citoyennes.
Alain Rubin
1) je pense ici à Martine Aubry, à Alain Juppé, au vert Mamère, ainsi qu’à leur alter égo : l’ex « libre pensée », NPA et tutti quanti.
2) Le Rabbin Bernheim est affligé d’un rival dans la pensée Chamberlain, il s’agit d’un certain Jakubowicz, Président ou ancien Président d’une ancienne vénérable association. Ce personnage agite des dangers imaginaires destinés à camoufler les vrais. A l’en croire, Marine Le Pen menacerait les Juifs. Avec elle, « …Les musulmans auraient pris la place des Juifs ».
Mon grand père était un Juif orthodoxe, très proche du hassidisme. Il transmettra à son fils l’hébreu, l’araméen et la Torah. A quatorze ans, mon père ira à Strasbourg, y passant toute une année, pour étudier à la « Yéshivah de France ». Jamais, mon grand-père n’ira demander qu’à la cantine de l’école communale, fréquentée par son fils, on ne serve que des repas kasher. Mon père portait un béret, comme les autres écoliers, pas une kippa. Jamais il ne lui serait venu l’idée, -ainsi qu’à ses copains et aux parents Juifs orthodoxes ayant supporté les pogromes plutôt que renoncer à être eux-mêmes, de réclamer la prohibition du porc dans les cantines scolaires de la République.
Simple soldat de l’armée française, futur prisonnier de guerre, futur plusieurs fois évadé de stalag, futur sous-officier de l’armée française, ancien combattant décoré, Juif observant, Juif orthodoxe, président de synagogue pendant plus de trente ans, mon oncle Salomon ne réclamera jamais un repas différent de celui des autres soldats de son régiment d’infanterie basé à Nevers. Il mangeait comme les autres. Il se voulait devenu français, comme les autres, même si cela comportait quelques entorses passagères à la « halakha » qui représentait pour lui plus de trois millénaires de continuité morale et institutionnelle du peuple juif.
Si les casquettiers juifs, si les tailleurs juifs, si les acteurs et les cinéastes juifs, si Léon Blum, si Charles Rappoport, si Mandel, si Souvarine, si les milliers de jeunes Juifs engagés dans les brigades internationales, subissaient les attaques les plus viles, ce n’était pas parce qu’ils exigeaient que les Français devinssent juifs et conforment leurs mœurs quotidiennes à la halakha.
La comparaison du susnommé Jakubowicz est dénuée de toute bonne foi. C’est un pur procédé polémique, sans rapport aucun avec la réalité ; c’est un amalgame qu’on pourrait qualifier à juste titre de stalinien, si l’individu en question avait de quelconques convictions, liées peu ou prou aux mésaventures de la révolution russe. J’observe que Jakubowicz n’est pas seul à donner dans ce genre d’amalgame. Dans le dernier numéro de « respublica », une « universitaire », une certaine Catherine Kintzler, donne dans le même genre. Elle y tente, laborieusement, d’expliquer que « la laïcité a été offerte en cadeau au Front national », et dénonce le fait qu’on oscille aujourd’hui entre un une « laïcité énuclée et un ultra-laïcisme liberticide »…
La nature -dit-on- a horreur du vide. Mais quand le vide se prend pour le plein… quand le vide de la lâcheté se camoufle, on peut en attendre le pire.




Ce que disait le dangereux islamophobe Laurent Fabius, en 2003…

Rassurez-vous, Riposte Laïque n’est pas devenu fabiusien. Mais j’ai retrouvé, en faisant quelques recherches, le discours que Laurent Fabius prononça au congrès de Dijon du Parti socialiste de 2003. Il était principalement axé sur la défense de la laïcité, et sur la nécessité de se montrer ferme devant l’offensive islamiste. Huit ans plus tard, le-dit Laurent Fabius signait la pétition de Respect-Mag, relayée par Le Nouvel Observateur, demandant à l’UMP d’annuler le débat prévu, le 5 avril, sur l’islam…
Lucette Jeanpierre
Le discours de Laurent Fabius
Les principaux extraits :
Les valeurs qui sont notre drapeau, nous les partageons tous :
– la justice sociale, bien sûr, qui implique plus de démocratie sociale ;
– l’école, et pas n’importe quelle école, l’école de l’égalité des chances, l’école deformation toute la vie ;
– le développement durable, à condistion que ne soit pas un mot vide sens, mais quelquechose de profond tel que nous l’ont proposé nos amis écologistes ;
– et puis la solidarité européenne, et puis une autre conception du monde face à l’hyperpuissance et à l’hyper myopie du marché.
Et l’ajouterai, car c’est un point que je veux traiter, la laïcité, parce que face aux intégrismes de toutes sortes, et aujourd’hui encore, ils ont frappé au Maroc de façon dramatique, face aux intégrismes de toutes sortes dont la France n’est pas exempte, il faut que nous sachionsréaffirmer que la valeur fondatrice unitaire, c’est la valeur de laïcité.
Or, à cet égard les signes d’inquiétude sont nombreux.
Je veux en citer quelques uns :
L’autre jour j’ai rencontré une institutrice de maternelle, qui me disait, et c’est à peine croyable, que des enfants de sa classe avaient refusé de faire la ronde parce qu’un des parents avaient dit qu’il ne fallait pas que les filles et les petits garçons se touchent la main.
Je connais comme vous des enseignants qui, au moment de faire cours sur l’affaire Dreyfus, sur l’égalité des droits, sur la situation au Moyen- Orient, voient quelqu’un se lever dans leur classe, porté par un fanatisme qui ne vient pas de lui-même, et qui les menace, et qui leur interdit defaire ce cours, ce qui les conduit parfois à se censurer eux-mêmes.
Dans un autre ordre d’idée, j’ai vu comme vous ce ministre de l’Intérieur tenir des paroles pertinentes sur la laïcité, mais le faire benoîtement devant une salle ( on n’a pas assezremarqué ce détail) où il y avait deux entrées séparées : l’une pour les femmes, l’autre pourles hommes, et où chacun siégeait physiquement séparé dans la même enceinte.
Et puis, comme vous, je vois ce débat à propos de la future commission européenne où certains proposent, sans que cela semble choquer, sauf nous et heureusement quelques autres, que l’on définisse l’Europe par sa filiation religieuse.
Et en très haut lieu, que répond-on à tout cela ? « Il faut faire preuve de sagesse, il ne faut rien brusquer, il faut voir les problèmes au cas par cas. » Nous, socialistes, nous disons que la République ne se défend pas au cas par cas.
Il est temps, mes camarades, il est temps de redire un certain nombre de choses de choses simples.
D’abord la République, qui n’est pas un lieu, un régime où chacun vient pour mettre en avant sa confession, mais qui est un lieu et un régime où les citoyens sont à égalité de droit et de devoir, et parmi ces droits et ces devoirs, il y a la laïcité.
Ensuite, la laïcité qui n’est pas une opinion parmi d’autres, mais, Bertrand l’a fort bien dit, ce qui permet à toutes les opinions de coexister et non de se combattre, avec cette grande loi surlaquelle intervint jaurès en 1905, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat . Oui, l’Etat c’est la société des hommes et des femmes entre eux. Oui, l’Eglise, c’est la société des femmes et des hommes qui le veulent avec Dieu, et il n’est pas question de mettre en cause, si peu que ce soit, la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Puis l’école, qui n’est pas un lieu parmi d’autres, mais un lieu où l’on forme les petits citoyens. Et ce trépied, République, école, c’est un trépied auquel nous tenons.
Il est donc temps de préciser et de dire notamment deux règles :
La première, c’est que, dans la République française, chacun est libre de pratiquer son culte et sa foi.La République ne reconnaît aucun culte, mais elle ne méconnaît aucun culte. Et il est exact et honnête de dire que certains cultes, certains je pense en particulier aux musulmans, ne peuvent pas aujourd’hui pratiquer dans des conditions dignes. Il faudra donc, ce sera notre honneur de socialistes, que, dans le strict respect de la loi de 1905, nous trouvions les modalités pratiquespour qu’ils puissent exercer leur culte dans des conditions dignes.
Mais de la même façon, et symétriquement, le temps est venu, je crois, de clarifier notre position sur le port des insignes religieux.
Il y a plus de dix ans, dans un autre contexte, et en toute bonne foi, nous avons cru pouvoir confier au Conseil d’Etat le soin de décider de cette question. Le Conseil d’Etat, malgré la qualité de ses membres, n’avait pas cette fonction là. On est arrivé à une sorte de casuistique finalement peu tenable où l’on met en première ligne les enseignants et les chefs d’établissement, qui doivent, malgré qu’ils aient au premier rang leur appréciation subjective, je dis qu’il faut changer cela, et qu’il est temps que les politiques, c’est à dire nous mêmes prennent leurs responsablilités.
Je prends ce matin les miennes. Je crois qu’autant il est fondamental que, dans la sphèreprivée, chacun puisse exprimer sa foi, autant, il est fondamental que, dans la sphère publique, et, d’abord à l’école publique, il ne puisse plus être exhibé d’insigne religieux, ni voile,ni kippa, ni croix. Bref, qu’après les consultations nécessaires, une loi vienne préciserce point : la foi dans le domaine de l’espace privé doit avoir libre exercice, mais la foi ne remplace pas la loi.
On me dira : cela soulèvera des difficultés. Peut-être. Moins de difficultés que si on laissait se développer les germes de l’intégrisme que l’on observe ici ou là avec les conséquences de tous ordres que cela aurait, y compris mes camarades au plan politique car le développement de l’intégrisme d’un côté aurait comme conséquence inéluctable le développement de l’extrême droite de l’autre.
On me dira : vous risquez , par cette position, au fond, de nuire au droit des femmes et des jeunes filles que vous prétendez défendre. Je ne le crois pas. Le voile, quoi qu’en dise,est une atteinte portée à l’égalité entre les femmes et les hommes. Et si on laisse porter cette atteinte là, alors les libertés des femmes seront emportées.
On me dira enfin : encore une fois c’est la spécifité de la France. Moi j’accepte, et même je revendique, cette spécificité si c’est la spécifité de la liberté. Nous connaissons toutes et tous, en particulier des femmes, des militantes qui, dans d’autres pays, ont été exilées, lapidées, assassinées, parce qu’elles ont défendu la liberté, pour elles quand elles ne le voulaient pas, une attitude autre que le voile. Nous n’avons pas le droit d’abandonner ce combat là.
Mes camarades, derrière ce débat, il y en a un autre qui est la question suivante : oui ou non, voulons-nous que la République, notre mère, intègre toutes ses filles et tous se fils, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur origine sociale, quelle que soit leur couleur de peau ? Le voulons-nous et croyons-nous que la France en est capable ? Certains disent non. Et pour augmenter leur emprise sur les communautés , ils développent précisement le rôle de ces communautés. Pour nous la République ne peut pas reconnaître une autre communauté que la communauté nationale.
Mais pour réaliser une vraie intégration, il ne suffit pas de prononcer des interdits, il faut aller beaucoup plus loin, il faut faire en sorte que cessent les discriminations nombreuses qui continuent à s’exercer sur à l’égard de beaucoup d’autres sur le logement, l’emploi et la culture, et s’agissant en particulier de nos amis, de nos frères issus de l’immigration, il faut, et je regrette que sur ce point la gauche ait été devancée par la droite, qu’il y en ait davantage au gouvernement du pays, qu’il y en ait dans les grandes écoles, dans les grandes entreprises, et à la télévison, bref partout où l’on détient une parcelle de pouvoir, parce que c’est ainsi que nous ferons reculer l’intégrisme et que nous montrerons que nous avons une haute idée de l’égalité, quelle soit l’origine, quelle que soit la couleur de la peau, et quelle soit, au fond, la religion dont on se réclame.
Le pacte laïque, il est là. Et plus la société française sera diverse et plus le principe émancipateur de la laïcité devra être respecté.
(…)
PS. Voilà l’homme qui, 8 ans après, refuse de voter la loi sur la burqa, et demande l’annulation du débat sur l’islam…




M. le maire de La Rochelle, faut-il un débat sur la laïcité, ou d’abord faire respecter la loi de 1905 ?

M. le Maire

Je prends la liberté de vous écrire en espérant que vous m’accorderez quelques instants de votre emploi du temps chargé. Je souhaiterais parler d’un problème qui fait l’actualité en ce moment : faut-il un débat sur l’islam et la laïcité ?

Fut un temps pas si lointain, 19ème siècle, où l’Eglise Catholique régnait en maître sur les consciences, sur la vie de la société, sur les décisions politiques ; à titre d’exemple, un certain Adolphe THIERS, grand bourgeois réactionnaire, n’affirmait-il pas : « Je veux rendre toute puissante l’influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici-bas pour souffrir… ». De nos jours, tout un chacun serait scandalisé d’entendre de telles paroles d’un autre âge !

Notre République a eu la chance de compter en ses rangs des hommes politiques de gauche, tels Jean Jaurès, Aristide Briand, Emile Combes, dont le combat a permis le vote de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat, cantonnant les religions dans la sphère privée et pacifiant les rapports entre les membres de la société.
Monsieur le Maire, je ne vous apprends rien, vous savez mieux que quiconque quel lourd tribut votre ville de La Rochelle (« la Génève française », bastion de l’Eglise Réformée) a payé aux guerres de religion au cours de son histoire.

Je rappelle seulement le siège de La Rochelle du 11 février 1573 au 26 juin 1573 et son cortège de malheurs pour les habitants, les 40 ans que durèrent les Guerres de religion ayant entraîné tant de souffrances au sein du peuple et le départ du Royaume de France de 200.000 huguenots.
L’Edit de Nantes, dit « édit de pacification », signé le 13 avril 1598, mit fin aux guerres de religion ; cet édit de tolérance reconnaissait la liberté de culte aux protestants.

De l’avis des historiens, l’édit de Nantes marque un tournant dans l’histoire des mentalités : sa signature marque la distinction entre le sujet politique, qui doit obéir, quelle que soit sa confession, à la loi du Roi, et le croyant, libre de ses choix religieux dorénavant cantonnés à la sphère privée. L’homme se coupe en deux : une moitié publique et une moitié privée ; les actions et les actes sont soumis sans exception à la loi du Roi.
Je comparerais volontiers l’Edit de Nantes à la Loi de 1905.

Je rappelle également le siège de La Rochelle du 10 septembre 1627 au 28 octobre 1628, date de la capitulation des habitants, qui a anéanti votre ville, entraînant la mort de 22.500 des 28.000 habitants de la cité. Je rappelle aussi les innombrables mesures prises par Louis XIII, Louis XIV et leurs ministres, sous la pression des ligues catholiques, à l’encontre des protestants du royaume et aboutissant à la Révocation de l’Edit de Nantes le 18 octobre 1685 : une cinquantaine d’années de malheur pour le peuple de France, une fuite sans précédent des cerveaux (de 500.000 à 1.000.000 de huguenots) vers l’Angleterre, les Pays-Bas, la Suisse, la Prusse, les Pays scandinaves. Une véritable saignée pour la France.
Que de drames au nom des religions ! En l’occurrence la remise en cause par les catholiques d’un acte de pacification des rapports sociaux.

Monsieur le Maire, je pense que vous ne me contredirez pas, la France connaissait depuis le début du 20ème siècle et la promulgation de la Loi de 1905 une période de paix et de tolérance entre les religions, cette même Loi garantissant à chaque citoyen la liberté de conscience et de culte dans le cadre de la sphère privée.

Or, que constatons-nous depuis une vingtaine d’années ? L’émergence d’un islam radical et les multiples tentatives d’ingérence de cette religion dans l’espace public, ses revendications contraires à la loi hélas souvent satisfaites par des élus de la République (port du voile intégral dans les lieux publics, non-mixité dans des établissements publics, prières dans les rues, repas halal dans les cantines scolaires, financement public des mosquées…).

Faire cette constatation, qui est identique dans tous les pays d’Europe occidentale, est-ce faire preuve d’un « esprit de division », d’une « obsession anti-musulmane », est-ce « stigmatiser » les musulmans, est-ce être « raciste », « fasciste », « xénophobe » ? Défendre les valeurs de la République chèrement acquises par nos illustres anciens conduirait-il à tomber sous le coup des lois anti-discrimination ? N’est-ce pas le « monde à l’envers » ?

Afin de ne pas mécontenter les musulmans radicaux dont le but ultime est l’instauration en France de la charia (certains quartiers de Lille, Roubaix, des banlieues parisienne, lyonnaise, marseillaise sont déjà des enclaves communautaires islamiques où règne la loi coranique), des hommes politiques envisagent de « modifier », « d’aménager » la Loi de 1905. Ce serait un drame pour notre pays, la fin du Vivre ensemble, une trahison envers les Pères de cette loi, une renonciation à notre République Une et Indivisible, un plongeon dans l’inconnu obscurantiste !

Si la Loi de 1905 devait être « modifiée », « aménagée » au profit de l’islam, je considèrerais cette décision politique comme une « Révocation de la Loi de 1905 » (acte comparable à la sinistre Révocation de l’Edit de Nantes), signifiant un retour en arrière de 100 voire 300 ans et la mort de la France des Lumières.

Un débat sur l’islam et la laïcité est-il nécessaire ? Et si nous commencions par faire appliquer la Loi de 1905 et toute la Loi de 1905, de façon à ce que toutes les religions, et notamment l’islam, restent cantonnées strictement à la sphère privée ?

Restant à votre disposition et vous remerciant de votre écoute, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués.

André Bonnetain




M. le maire de La Rochelle, faut-il un débat sur la laïcité, ou d'abord faire respecter la loi de 1905 ?

M. le Maire
Je prends la liberté de vous écrire en espérant que vous m’accorderez quelques instants de votre emploi du temps chargé. Je souhaiterais parler d’un problème qui fait l’actualité en ce moment : faut-il un débat sur l’islam et la laïcité ?
Fut un temps pas si lointain, 19ème siècle, où l’Eglise Catholique régnait en maître sur les consciences, sur la vie de la société, sur les décisions politiques ; à titre d’exemple, un certain Adolphe THIERS, grand bourgeois réactionnaire, n’affirmait-il pas : « Je veux rendre toute puissante l’influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici-bas pour souffrir… ». De nos jours, tout un chacun serait scandalisé d’entendre de telles paroles d’un autre âge !
Notre République a eu la chance de compter en ses rangs des hommes politiques de gauche, tels Jean Jaurès, Aristide Briand, Emile Combes, dont le combat a permis le vote de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat, cantonnant les religions dans la sphère privée et pacifiant les rapports entre les membres de la société.
Monsieur le Maire, je ne vous apprends rien, vous savez mieux que quiconque quel lourd tribut votre ville de La Rochelle (« la Génève française », bastion de l’Eglise Réformée) a payé aux guerres de religion au cours de son histoire.
Je rappelle seulement le siège de La Rochelle du 11 février 1573 au 26 juin 1573 et son cortège de malheurs pour les habitants, les 40 ans que durèrent les Guerres de religion ayant entraîné tant de souffrances au sein du peuple et le départ du Royaume de France de 200.000 huguenots.
L’Edit de Nantes, dit « édit de pacification », signé le 13 avril 1598, mit fin aux guerres de religion ; cet édit de tolérance reconnaissait la liberté de culte aux protestants.
De l’avis des historiens, l’édit de Nantes marque un tournant dans l’histoire des mentalités : sa signature marque la distinction entre le sujet politique, qui doit obéir, quelle que soit sa confession, à la loi du Roi, et le croyant, libre de ses choix religieux dorénavant cantonnés à la sphère privée. L’homme se coupe en deux : une moitié publique et une moitié privée ; les actions et les actes sont soumis sans exception à la loi du Roi.
Je comparerais volontiers l’Edit de Nantes à la Loi de 1905.
Je rappelle également le siège de La Rochelle du 10 septembre 1627 au 28 octobre 1628, date de la capitulation des habitants, qui a anéanti votre ville, entraînant la mort de 22.500 des 28.000 habitants de la cité. Je rappelle aussi les innombrables mesures prises par Louis XIII, Louis XIV et leurs ministres, sous la pression des ligues catholiques, à l’encontre des protestants du royaume et aboutissant à la Révocation de l’Edit de Nantes le 18 octobre 1685 : une cinquantaine d’années de malheur pour le peuple de France, une fuite sans précédent des cerveaux (de 500.000 à 1.000.000 de huguenots) vers l’Angleterre, les Pays-Bas, la Suisse, la Prusse, les Pays scandinaves. Une véritable saignée pour la France.
Que de drames au nom des religions ! En l’occurrence la remise en cause par les catholiques d’un acte de pacification des rapports sociaux.
Monsieur le Maire, je pense que vous ne me contredirez pas, la France connaissait depuis le début du 20ème siècle et la promulgation de la Loi de 1905 une période de paix et de tolérance entre les religions, cette même Loi garantissant à chaque citoyen la liberté de conscience et de culte dans le cadre de la sphère privée.
Or, que constatons-nous depuis une vingtaine d’années ? L’émergence d’un islam radical et les multiples tentatives d’ingérence de cette religion dans l’espace public, ses revendications contraires à la loi hélas souvent satisfaites par des élus de la République (port du voile intégral dans les lieux publics, non-mixité dans des établissements publics, prières dans les rues, repas halal dans les cantines scolaires, financement public des mosquées…).
Faire cette constatation, qui est identique dans tous les pays d’Europe occidentale, est-ce faire preuve d’un « esprit de division », d’une « obsession anti-musulmane », est-ce « stigmatiser » les musulmans, est-ce être « raciste », « fasciste », « xénophobe » ? Défendre les valeurs de la République chèrement acquises par nos illustres anciens conduirait-il à tomber sous le coup des lois anti-discrimination ? N’est-ce pas le « monde à l’envers » ?
Afin de ne pas mécontenter les musulmans radicaux dont le but ultime est l’instauration en France de la charia (certains quartiers de Lille, Roubaix, des banlieues parisienne, lyonnaise, marseillaise sont déjà des enclaves communautaires islamiques où règne la loi coranique), des hommes politiques envisagent de « modifier », « d’aménager » la Loi de 1905. Ce serait un drame pour notre pays, la fin du Vivre ensemble, une trahison envers les Pères de cette loi, une renonciation à notre République Une et Indivisible, un plongeon dans l’inconnu obscurantiste !
Si la Loi de 1905 devait être « modifiée », « aménagée » au profit de l’islam, je considèrerais cette décision politique comme une « Révocation de la Loi de 1905 » (acte comparable à la sinistre Révocation de l’Edit de Nantes), signifiant un retour en arrière de 100 voire 300 ans et la mort de la France des Lumières.
Un débat sur l’islam et la laïcité est-il nécessaire ? Et si nous commencions par faire appliquer la Loi de 1905 et toute la Loi de 1905, de façon à ce que toutes les religions, et notamment l’islam, restent cantonnées strictement à la sphère privée ?
Restant à votre disposition et vous remerciant de votre écoute, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes sentiments distingués.
André Bonnetain




La laïcité ne consiste pas à passer au kärcher tout un patrimoine immatériel populaire

Un certain Khalid Hamdani, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration, vient de faire paraître, dans Respect Mag, un article intitulé Islam, laïcité, un débat destructeur. Il y demande la suppression du débat sur la laïcité et, pour faire bon poids, il voudrait voir disparaître tout un pan de la culture populaire française qu’il estime, à tort ou à raison selon les sujets, avoir des liens plus ou moins étroits avec les « racines chrétiennes » de la France :
« En effet, comment un citoyen athée, ou ayant une confession autre que catholique, s’il habite dans un centre ville à proximité d’une cathédrale, peut-il continuer à accepter sans réagir que les cloches sonnent tous les dimanches sans que rien ne soit fait pour faire cesser cette intrusion sonore et ostentatoire de la religion dans l’espace public? Comment accepter les processions qui se déroulent sous les yeux des badauds, les manifestations à caractère religieux sur la voie publique à Lourdes, les débordements du mardi gras, les messes funèbres retransmises par haut parleurs à l’extérieur des églises en présence des autorités etc…
Attention, cette fois-ci, les musulmans de France et tous les républicains laïques et cohérents pourraient constituer une sorte de front commun. Ils pourraient exiger l’application rigoureuse de la laïcité à tous et sur l’ensemble des territoires de la République. Ils pourraient exiger que toutes les religions soient traitées de la même façon sans arrangements ni dérogations. Peu importe alors que les racines de la France soient chrétiennes ou païennes, grecques ou romaines, ce qui compte c’est que la République laïque ne pratique plus le deux poids et deux mesures. »
Nous assistons là, non pas à une défense de la laïcité (nous savons fort bien que l’objectif de l’auteur est de promouvoir l’installation de signes islamiques dans l’espace public) mais à une tentative d’instrumentalisation de la laïcité pour faire ce que l’islam a toujours fait chaque fois qu’il s’est installé dans un pays : faire disparaître haineusement toute trace de la culture qui l’avait précédé.
En France, il se trouve que cette culture est, partiellement, chrétienne. Si l’islam veut la faire disparaître, qu’il prenne ses responsabilités, qu’il le demande en son nom, mais qu’il ne fasse pas appel à l’idée de laïcité. Cette dernière n’a jamais eu pour projet de passer au kärcher tout patrimoine qui a le tort d’être chrétien. A l’école laïque, on apprend les auteurs chrétiens quand ils ont laissé des oeuvres littéraires. Personne ne souhaite éliminer les cathédrales du centre des villes sous prétexte que ce sont des signes religieux.
Le patrimoine immatériel est plus fragile, mais il a droit au même respect, et il est reconnu en tant que tel par l’Unesco. Les cloches, les processions, Noël, Mardi-Gras, les grottes de Lourdes : tout ceci fait partie de notre patrimoine immatériel, et il n’est pas question d’y toucher sous prétexte de laïcité. Ces éléments sont d’ailleurs christianisés plutôt que chrétiens. Les cloches, évolution du tambour, sont un des instruments les plus anciens de l’humanité, bien antérieur au christianisme. Les grottes de Lourdes sont probablement peu différentes dans leur fonctionnement des grottes de divinités miraculeuses telles qu’elles existaient dès l’antiquité. Des fêtes telles que Noël et Mardi-Gras sont fort peu chrétiennes et sont surtout caractéristiques d’un rythme annuel européen très marqué par la succession des bonnes et des mauvaises saisons. Quant aux processions, elles existaient déjà dans la Grèce antique, et le christianisme, là encore, reprend une pratique antérieure à lui et nous met en contact avec nos racines les plus anciennes, ce dont je lui suis reconnaissant.
La loi de 1905 a prévu en son article 27 le cas des cérémonies, cloches et processions ; ce n’est pas une nouveauté et il n’y a pas à y revenir. Monsieur Hamdani, quand ça l’arrange, voudrait passer pour plus laïc que la loi de 1905, mais celle-ci nous convient parfaitement, y compris sur les cloches et processions.
Il est vrai que cette loi n’a pas prévu les « les messes funèbres retransmises par haut parleurs à l’extérieur des églises en présence des autorités », dont se choque aussi Monsieur Hamdani.
Diantre ! quand une famille dit adieu à un des siens et déborde un peu sur la voie publique à cette occasion, Monsieur Hamdani y trouve à redire. Belle mentalité ! Il faudrait peut-être demander à la famille endeuillée de quelle loi elle tient l’autorisation d’occuper, exceptionnellement, l’espace public.
Hé bien, Monsieur Hamdani, c’est une chose que vous devriez savoir depuis que vous fréquentez les Français : nous avons assez de coeur, chrétiens et laïcs confondus, pour laisser les gens procéder à leurs enterrements sans les harceler. Et vous feriez bien d’adopter d’urgence ce trait de caractère, car notre patience n’est pas sans limites avec les malotrus.
Le patrimoine immatériel de la France et de l’Europe mérite autant qu’un autre d’être défendu, et on ne va pas lui reprocher d’être chrétien, christianisé ou repris par le christianisme.
Ce patrimoine est chez lui ici, sur sa terre ancestrale, et il a le droit d’y être respecté.
Les populations que la France a accueillies sur son sol lui doivent reconnaissance et respect. Il ne leur appartient pas de réclamer la destruction rageuse du patrimoine français, même immatériel. Il ne leur appartient pas non plus de le prendre en otage  :« Si vous n’accordez pas une visibilité égale à mes voiles et à mes appels à la prière, je demanderai la destruction de votre patrimoine. »
Un tel chantage doit être repoussé énergiquement ; en tous cas, il n’a rien à voir avec la laïcité.
Chantage que l’auteur poursuit sur d’autres thèmes :
« Enfin, si l’UMP ne veut rien entendre, il faudra tirer la sonnette d’alarme du côté de nos grandes entreprises qui ont tout à perdre avec la publicité négative d’un tel débat. En effet nul besoin d’être grand clerc pour voir que les nouvelles classes dirigeantes issues des révolutions arabes auront à cœur de défendre les intérêts de leurs pays, de leurs peuples et non pas les intérêts privés de leurs dirigeants qui ne seront plus jamais des «amis de la France» mais de simples partenaires. »
Le mépris qu’a l’auteur de la France éclate encore dans ce passage :
« Il est temps de regarder la réalité en face. La France est désormais un banal pays européen, membre de l’Otan, tributaire des décisions économiques et monétaires allemandes, inquiet sur son identité, divisé sur les réformes, dirigé par des élites déconnectées du peuple, coupé de ses anciennes colonies et zones d’influence, ayant du mal à trouver sa place dans la mondialisation; bref, la France est en passe de ne plus être une «puissance moyenne».
Questions :
1 qui a autorisé ce monsieur, qui nous hait à ce point, à demeurer sur notre sol ?
2 dans l’hypothèse où ce monsieur serait chez nous grâce à des droits automatiques  (français par droit du sol ?), qu’est-ce que les pouvoirs publics comptent faire pour que la nationalité française soit moins bradée à des gens qui, de toute évidence, ne sont pas des Français de coeur ?
3 qui a nommé ce monsieur, qui ne nous veut aucun bien, dans un organisme officiel comme le Haut Conseil à l’Intégration ?
Léonidas
REFERENCES :
Islam, laïcité, un débat destructeur
Paru dans Respect Mag ; Via Fdesouche.com
La loi de 1905
L’Unesco et le patrimoine immatériel
 
 




Au nom de la laïcité, devons-nous permettre au musulman de pratiquer librement sa religion ?

La laïcité consiste :
1) à séparer le religieux du politique
2) à assurer la liberté de conscience et la liberté de culte.
Ces deux objectifs sont distincts mais complémentaires, et ils sont, en principe, faciles à concilier.
A l’époque de la loi de 1905, c’est à dire quand la laïcité s’appliquait principalement au christianisme, il n’était, dans la plupart des cas, pas difficile, d’autoriser largement des réunions d’exercice du culte sans toutefois donner des fonctions officielles à l’appareil religieux, et sans permettre à la loi religieuse de se substituer aux lois de la République. Le christianisme a produit l’existence de nombreux penseurs, mystiques et même saints, dont la politique n’était pas l’intérêt premier. Une fois contenu par les barrières de la séparation du religieux et du politique, il continue de vivre et il n’est pas impossible qu’il vive mieux.
Il n’y avait donc pas, en 1905, à se demander, si la laïcité était plutôt la liberté de culte ou plutôt la séparation des Églises et de l’Etat. Ces deux objectifs étaient liés.. Je ne suis même pas certaine qu’à l’époque quelqu’un aurait eu l’idée bizarre de les exposer distinctement. C’est aujourd’hui qu’ils deviennent difficiles, voire impossibles, à concilier dans le cas d’une religion, l’islam en l’occurrence, qui est en réalité, presque à 100 %, un projet politique. Si l’on retire le projet politique islamique, reste-t-il quelque chose de l’islam ? Vaste question …
Une application logique de la loi de 1905, telle qu’on la pensait sans malice à l’époque où elle a vu le jour, consisterait à autoriser l’islam dans ce qu’il a de religieux, tout en écartant l’islamisme, c’est à dire l’islam politique, et la charia, c’est à dire la loi islamique. Mais comment les séparer ? Comment repérer, à supposer qu’il existe, le noyau non politique de l’islam ?
Mais déjà, cernons les aspects politiques de l’islam. Certes, en France, il n’y a pas de parti islamiste crédible. Pour autant, c’est bien un projet politique (c’est à dire un projet de fonctionnement de la Polis, de la Cité) que l’islam impose par le bas. Le statut de la femme, c’est un sujet politique. La segmentation de la société en communautés autonomes, c’est politique. Et l’islam a mille manières d’amener ses adeptes à faire société à part en segmentant l’espace esthétique, visuel, sonore, culinaire, sportif, sexuel, matrimonial, bancaire. C’est donc avant tout un projet de société où le vivre à part et à l’écart acquiert droit de cité, devient « normal » et met ainsi hors service le projet français de République une et indivisible.
Au coeur de la politique, il y a le pouvoir législatif. Or, l’islam légifère sur notre territoire. Même s’il n’est pas formellement représenté à l’Assemblée Nationale. Il légifère par l’imposition de la charia, la loi islamique. La charia s’impose de fait sur certains points. Quand des femmes portent le voile, elles obéissent à la charia, donc l’islam légifère efficacement. Quand un imam, même supposé modéré, refuse que le port du voile soit interdit au motif que c’est une obligation religieuse, il fait passer la loi islamique en premier et demande à la République d’adapter ses propres lois à celles de l’islam. Et, quand la République s’abstient de légiférer pour interdire le port du voile, elle s’efface, en tant que législateur, devant le législateur islamique.
Tout ceci sans même qu’un parti islamiste ait eu besoin de gagner les élections. Par la seule magie de ces mots : « C’est une prescription religieuse et vous devez la respectez, sinon, vous violez la liberté de religion ». Quand on en est là, on se dit qu’il y a eu manipulation quelque part. La « liberté religieuse », ou ce que l’islam (et d’autres hiérarchies religieuses si on le leur permet) appelle ainsi, cherche à muter sournoisement en théocratie.
Quand tout est politico-religieux, que doit faire la République laïque ?
Doit-elle tout permettre à l’islam sous prétexte que c’est en partie une religion ? Cette solution reviendrait à permettre aux aspects juridiques et politiques de l’islam de profiter, en passagers clandestins, de la liberté que la laïcité accorde aux religions. Et quels passagers clandestins ! La charia, l’inégalité homme/femme, l’inégalité musulman/non-musulman, les divers appels aux meurtre visant les juifs, les apostats, les femmes insoumises, les païens, et j’en oublie sans doute.
Doit-on au contraire interdire l’islam, tout l’islam ? Cette question ne doit pas être taboue. L’islam, c’est aussi un projet politique, parfois meurtrier, et de toutes façons toujours incompatible avec la démocratie, puisque la loi vient de Dieu et non du peuple. Les libertés de conscience et de culte accordées par la République laïque sont larges, parce qu’adaptées à des activités spirituelles en principe inoffensives. Mais, dès lors qu’on ne parle plus spiritualité mais politique, la liberté absolue n’a pas à être la règle, et les ligues factieuses, totalitaires, anti-républicaines ou prônant l’inégalité, ont vocation à être combattues sans état d’âme, voire interdites. Un paravent religieux ne doit rien changer à cela. Si Hitler avait eu l’idée de camoufler son projet politique derrière une « religion » baptisée, par exemple, « culte du chef », cela ne veut pas dire qu’il aurait fallu s’incliner respectueusement devant Mein Kampf en tant que « texte religieux » !
L’islam est non seulement une doctrine politico-religieuse, mais, de plus c’est une doctrine de prédation, où toute prescription, vise à une conquête totale de l’espace, et ne laisse au non-musulman que le choix entre le combat ou la soumission. Quelques exemples, choisis parmi les prescriptions les plus inoffensives en apparence :
Parlons d’abord des cinq prières quotidiennes. Qu’y a-t-il en apparence de plus innocent que de faire sa prière ? Allons-nous, méchants laïcards que nous sommes, reprocher au musulman de penser à Dieu cinq fois par jour ? Rien que d’énoncer cette hypothèse, j’en culpabilise déjà (euh … jusqu’à un certain point) …. Mais en réalité, nous savons bien qu’il ne s’agit pas de silencieuses prières du coeur. Les prières musulmanes nécessitent du temps (ablutions préalables) et de l’espace. Elles se font à heures fixes. Donc, le but ultime, c’est que tout l’environnement social, infidèles compris, s’organise en fonction des prières du musulman, lui accorde des salles de prière partout, y compris dans l’entreprise, et le libère de l’obligation de travailler aux heures fatidiques. Et qui assurera le travail s’il y a des urgences à ces heures là ? Ben voyons … le kouffar, bien sur ! Il est là pour ça, cet inférieur !
Parlons aussi de l’interdiction du porc. Qu’il y a-t-il de plus innocent que de s’abstenir de certaines nourritures ? Cela pourrait passer pour de l’ascétisme, sauf qu’il n’est pas question de moins manger. En réalité, nous savons qu’il faudra des menus de substitution, des listes d’ingrédients prouvant qu’il n’y a pas de porc caché dans la composition de tel ou tel produit composite et va savoir quoi encore … ; il y a même des cas où l’employé musulman refuse de toucher le porc, mettant patron et clients dans l’embarras, ou exige d’être séparé des impurs mangeurs de porc.
J’ai volontairement choisi les deux exemples qui précèdent parmi ceux qui devraient en théorie être les moins polémiques. Je n’aborde pas ici des sujets bien plus difficiles, tels que l’égalité homme/femmes ou l’appel au meurtre contre les apostats, juifs, homosexuels, païens et autres.
On le voit : ce que l’islam appelle « pratiquer librement sa religion », c’est en réalité, et structurellement, s’emparer de tout, y compris la dernière goutte d’eau et la dernière bouffée d’air, et mettre les non-musulmans à son service..
Pour le kouffar, la question est donc :
1) allons nous permettre au musulman de « pratiquer librement sa religion » ? Au sens qu’il donne à ces mots, c’est à dire de s’emparer de tout l’espace disponible (espace physique pour les prières ; espace aérien pour l’appel à la prière ; espace intérieur à notre propre corps pour la nourriture ; espace du respect de soi, car il est rare de ne pas appartenir à telle ou telle catégorie que l’islam infériorise ), ou bien :
2) allons-nous lui dire non au risque de nous faire traiter de méchant laïcard qui interdit aux pieux fidèles d’adorer leur dieu ?
Nous devons appliquer la loi de 1905 à l’islam sans faire la moindre adaptation. C’est à dire que nous devons lui permettre de pratiquer son culte, et rien que son culte, dans les locaux prévus à cet effet et là seulement. Sa liberté doit s’arrêter là où commence celle des autres. Ses prétentions à s’étaler sans limites ne doivent pas prévaloir sur mon droit à ne pas être envahie. Il n’y a aucune raison pour qu’il m’impose des nuisances sonores (appels à la prière) ou qu’il me fasse manger halal malgré moi.
Surtout, il n’y a aucune raison de lui permettre d’exprimer sa conviction que certains humains sont inférieurs. La justice interdit d’appeler à la discrimination sur la base de la race. Il doit en aller de même pour la discrimination sur la base du sexe, et la religion ne doit pas être un prétexte pour se voir autoriser ce qui est en principe interdit. Le voile islamique est l’affirmation que les femmes sont inférieures. C’est du sexisme, et les tribunaux devraient le punir au même titre que le racisme.
Catherine Ségurane