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Place d’Armes : la Grande Muette prend la parole!

« Place d’Armes » persiste et signe ! En ce samedi 26 mars 2022, ceux qui avaient lancé la Tribune des militaires le 14 avril 2021 ont donné rendez-vous au peuple de France, Place d’Italie, pour une marche de la Fierté, jusqu’à la place Denfert-Rochereau. À noter que le choix symbolique des Invalides avait été retoqué par la préfecture de police au motif de « risques d’atteinte à la sécurité de l’État » !

Cette mouvance inédite est partie d’une initiative de Jean-Pierre Fabre-Bernadac, auteur d’un ouvrage alertant sur le délitement de la France : « Les damnés de la France ». Il eut l’idée d’en faire un résumé sous forme d’une lettre, d’abord adressée aux militaires puis aux autorités du pays (Présidence de la République et parlementaires). C’est la fameuse « Tribune des militaires »  qui secoua rapidement la classe politique. La lettre fut mise en ligne sur le site de Place d’armes et attira l’attention de Sud Radio, ce qui déclencha le début d’une avalanche de signatures.

Puis, le magazine Valeurs Actuelles médiatisa cette initiative insolite. Résultat : plus de 27 000 signatures chez les militaires (dont 61 généraux) et 100 000 auprès de civils se déclarant  « amis de Place d’Armes ».

https://www.youtube.com/watch?v=8HiOyo8aWmY

Les réactions des autorités n’ont pas tardé à arriver : Florence Parly, ministre de la Défense, a jugé ce texte  « irresponsable » puis la ministre déléguée chargée de l’Industrie, une certaine Agnès Pannier-Runacher évoque « une tribune d’un quarteron de généraux en charentaises appelant au soulèvement ».

Plusieurs milliers de personnes se sont retrouvées Place d’Italie pour la marche de la Fierté et le parcours s’est déroulé sans incident.

Place Denfert Rochereau, c’est Nicolas Stoquer, patron d’émission à Radio Courtoisie qui s’est chargé de présenter les orateurs.

Gérard Hardy, cofondateur de Places d’Armes, et ex-parachutiste, nous rappelle les  devoirs d’un vrai président de la République qui doit :

– être garant de la sécurité (or les violences ne cessent d’augmenter)

– être garant de l’unité nationale (alors que les enclaves étrangères s’institutionnalisent)

– être garant de la représentation de la France dans le monde (alors que nous sommes devenus les valets de l’OTAN).

« D’autres rendez-vous de Place d’Armes vont suivre » prévient-il, et d’avertir : « les décoloniaux, les indigénistes, les collabos nous trouveront sur leur chemin ! »

Puis le général Coustou prend la parole. Saint-cyrien de la promotion Maréchal Juin, il évoque les liens quasi charnels entre les soldats et leurs chefs.

Selon lui, je cite : « le soldat est un être humain qui a accepté de donner sa vie pour la France si les circonstances l’exigent. Mais le chef lui doit justice« .

En hommage au maréchal Juin, il cite l’ouvrage de Bernard Pujo « Juin maréchal de France » puis celui de Guillaume Bigot : »la trahison des chefs » pour illustrer le fait que « l’armée n’est pas une simple entreprise au service d’un manager ». « Je n’ai pas à servir un président de la République, un ministre, ni même la République, mais la France … En revanche, j’ai obéi au chef des armées, le Président de la république Française, en sa qualité de créancier du peuple« . D’ailleurs, l’article 3 de la Constitution l’affirme sans ambages : » La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice« .

Il cite encore Hélie de Saint-Marc, détenu pendant cinq années à la prison de Tulle. Lors de son procès, il déclara   « On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer« .

Bref, le soldat doit rester étranger aux finasseries politiciennes.

Puis il revient sur l’actualité et la commémoration de la honte : celle du 19 mars 1962, date à laquelle la France a perdu son honneur, abandonnant ceux qui l’avaient défendue. Il rend hommage aux officiers qui ont tenté de sauver quelques harkis, malgré les ordres contraires.

Avant de donner la parole à l’intervenant suivant, notre présentateur salue la présence, dans la foule, de Charles Millon, Pierre Cassen, Christine Tasin, le général Gobert et Didier Rochard.

Le colonel Péré, un habitué des opérations extérieures pour la France, égrène les noms des soldats tués au Mali, qui sont « les successeurs ces soldats tombés à la Libération, en Corée, en Indochine et en Algérie ». Or, ces soldats ont été accusés de crimes de guerre par Macron en 2017 ! Il dénonce une « repentance érigée en principe d’État« , et « une population divisée et meurtrie« . Il dresse ensuite un état des lieux alarmant de l’armée française, en paupérisation croissante car soumise à la dictature des fonctionnaires de Bercy.

Puis une colonelle de la Protection civile, qui a longtemps œuvré pour le développement de la Protection civile et la formation aux premiers soins, nous livre une terrible nouvelle : les autorités ont interdit aux bénévoles non vaccinés de pratiquer des gestes de premiers secours. Et si certains ont perdu la vie, à qui la faute ? Et cette folie n’est pas sans rapport avec la réaction de la foule acclamant le candidat Éric Zemmour au Trocadéro et qui s’est laissée emporter à scander « Macron Assassin ! ».

https://resistancerepublicaine.com/2022/03/27/les-volontaires-de-la-protection-civile-non-vaccines-interdits-dagir-vous-pouvez-crever/

Bruno Attal (à ne pas confondre avec le sinistre Gabriel Attal), influenceur de choc et secrétaire général de France-Police prend la parole. Il rappelle que son syndicat est le seul à avoir soutenu les Gilets jaunes de la  première heure et que bon nombre de ses adhérents se sont opposés au passe vaccinal. Ce syndicat, très présent à la grande manifestation des policiers du 8 janvier 2022, dénonce le racisme quotidien dont les policiers sont victimes dans l’indifférence générale.

Petit intermède pour remercier les associations qui se sont jointes à la marche de la Fierté : la Fédération des OPEX (opérations extérieures)de France, Le Bivouac des Vétérans, l’Association des troupes coloniales,  Femmes -forces de l’ordre en colère, les Volontaires pour la France, Forces vives et l’UNADIF –FNDIR (Union nationale des associations de déportés et internés de la Résistance et Familles).

Le général Antoine Martinez de Volontaires pour la France fait un clin d’œil au calendrier : ce 26 mars marque le  60e anniversaire du massacre de la rue d’Isly à Alger et dont l’acceptation de la commémoration par les autorités est une offense. Il fait trois constats : l’État trahit la nation, l’ordre est dévoyé, bafoué et le système qui nous gouverne est corrompu en se mettant au service d’une oligarchie guidée par une idéologie mondialiste. Il dénonce la gestion calamiteuse de la crise sanitaire et le fait qu’on ait interdit aux médecins de soigner les patients.

Pour Antoine Martinez, on ne répète pas assez que le bilan du quinquennat est catastrophique : trois mille milliards de dette, un déficit public très supérieur à la croissance, un déficit commercial chronique et un taux de chômage très supérieur à celui des autres pays d’Europe. Bref, un terrible déclassement amplifié par une immigration de peuplement injustifiée et hostile. Il termine sur le scandale des cabinets de conseils  qui ont œuvré grâce à des complicités dans les plus hautes sphères de l’État. La sous-traitance des politiques publiques à McKinsey constitue une atteinte aux intérêts supérieurs de la nation.

La porte-parole du soutien civil à Place d’armes prend la parole pour décliner les dix propositions faites aux candidats aux présidentielles

(pour plus de détails, se rendre sur le site de Place d’armes : https://www.place-armes.fr/ )

  1. simplifier les procédures en faveur des militaires
  2. instaurer une journée des vétérans
  3. expulser les délinquants et les criminels étrangers
  4. mettre un terme à la double nationalité dans l’armée
  5. réviser et durcir le code de la nationalité
  6. rétablir la maîtrise des frontières
  7. former la jeunesse à la défense
  8. élargir la notion de garde nationale
  9. privilégier l’origine française du matériel destiné à la défense
  10. relever la part du budget consacré à la défense.

https://www.valeursactuelles.com/societe/tu-es-patriote-rejoins-nous-les-signataires-de-la-tribune-des-generaux-defileront-samedi-a-paris-pour-defendre-les-fiertes-francaises/

Le président de Place d’Armes, Jean-Pierre Fabre-Bernadac clôture la séance et ne ménage pas ses mots à l’encontre de Françoise Parly « qui devait créer l’ordre des charentaises pour les généraux partant en retraite« .

Crédit photo France-soir

Il rappelle les trois fonctions de l’armée :

– protéger le pays des agressions extérieures

– protéger le pays contre les menaces intérieures

– inculquer à une population qui doute, les valeurs d’honneur des militaires

Il dénonce l’hostilité des médias dont il résume ainsi la philosophie : « en dictature on dit ferme ta gueule, et en démocratie on dit cause toujours ».

La manifestation se termine par la traditionnelle Marseillaise.

Et il semblait clair aux yeux de tous que d’autres actions de Place d’armes sont à venir et que la Grande Muette n’a pas encore dit son dernier mot.

Hector Poupon




Comment nos dirigeants peuvent-ils être surpris de la trahison australienne ?

À la suite de l’annonce de la rupture du contrat de fourniture de sous-marins nucléaires français à l’Australie, les réactions de personnalités politiques se multiplient.

L’Australie a fini par rejoindre sa famille de culture, sa famille de cœur, celle des Anglo-Saxons qui depuis plusieurs centaines d’années déjà, a toujours nié la suprématie française, ses prétentions d’être une nation qui compte sur l’échiquier mondial.

C’est bien sûr de l’humour, quoi que pour le reste, « c’est pas faux »

Le pitoyable ministricule Jean-Yves Le Drian qui prétend représenter la France sur cet échiquier qualifie cette décision de « coup dans le dos ». « Nous avions établi avec l’Australie une relation de confiance, cette confiance est trahie ».

Faut-il rappeler à ce ministre quelques leçons d’Histoire comme la rupture du traité d’Amiens par les Anglais qui enclencha les guerres dites napoléoniennes, alors qu’elles furent des guerres fomentées par les Britanniques.

Faut-il rappeler les complots fomentés contre la Révolution française et les financements des révoltes royalistes et des attentats contre le consulat.

Faut-il remonter plus loin et lui rappeler l’attitude de ces mêmes Anglais combattant la suprématie de la France aux Amériques, si ce n’est au Québec, et les déportations des colons français de l’Acadie dans les colonies anglaises d’Amérique. (SOURCE)

L’Acadie ne bénéficie d’aucune existence juridique officielle, pourtant elle existe dans une région de l’Atlantique-Nord, c’est-à-dire dans les provinces maritimes du Canada : le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, mais aussi à Terre-Neuve, au Québec, aux îles de Saint-Pierre-et-Miquelon et dans l’État du Maine. (Source) Des terres qui appartenaient à la France.

Les Anglo-Saxons n’ont jamais admis la suprématie française, ni sa culture et ont toujours cultivé cette rancune venue du fond du Moyen Âge, à commencer par Guillaume le Conquérant, et par la suite, les pertes de ses conquêtes en territoire de France, par les combats de nos rois, transcendés pour nous par Jeanne d’Arc.

Éric Zemmour a raison, les peuples sont gouvernés par leur passé. Ils sont tributaires de leur histoire, et les Anglais sont issus d’un vieux peuple comme les Français. Ils n’ont jamais oublié qu’ils furent autrefois sous la domination de la culture française, et que leurs seigneurs parlaient le français.

Le génie et la fourberie des Anglais a malheureusement fait face à la niaiserie des Français.

  • Ce génie lui aura permis de coloniser, à travers les mœurs et la langue, ce qui allait devenir les USA, constitués sur les monceaux de cadavres amérindiens, et le Canada contre la volonté de la France ;
  • Il aura colonisé l’Inde, l’Australie, la Nouvelle-Zélande à travers ce que l’on peut appeler des génocides comme l’empoisonnement des Tasmaniens par exemple.

Les Anglais auront réussi à communiquer à ces colonies devenues indépendantes les fondations de l’hégémonie dominante anglo-saxonne. Tous ces peuples de langue anglaise fonctionnent peu ou prou comme l’ancien colonisateur.

Il est légitime de penser que l’Inde pourrait, elle aussi, renoncer à ses contrats avec la France.

L’Angleterre n’a jamais été notre amie. Même si Napoléon III y a cru, jusqu’à ce qu’il comprenne lors de la guerre de 1870 que la reine Victoria, qu’il appréciait pourtant, ne viendrait pas à son secours ni diplomatiquement, ni militairement.

La France, en 23 ans de règne de Louis Napoléon, avait dépassé l’Angleterre en matière d’économie et d’industrie. Une insulte gigantesque pour l’Angleterre.

C’est aussi la bêtise des élus en partie républicains qui, en voulant la guerre à la Prusse de Bismarck, a tué la France sous les yeux ravis de l’Empire britannique. Le plus triste c’est que le prétendant à la couronne impériale est mort sous l’uniforme anglais en terre boer.

La minable CGT de Naval Group à Cherbourg évoque une « déception modérée ». « On avait un enthousiasme modéré lors de la signature du contrat. Le risque était connu », précise son secrétaire général Vincent Hurel.

La CGT d’hier, celle de 1939, avait elle aussi une déception modérée quand elle sabotait les usines d’armements pour d’autres raisons moins glorieuses. Elle est toujours « modérée » lorsqu’il s’agit de construire des armes ou de les vendre, même si elle en vit très bien finalement. Posez la question aux chantiers d’armements ou à Dassault. Plus faux-cul tu meurs.

Vu le tableau historique précédent, il n’y a finalement rien d’extraordinaire à la décision de cette Australie qui rompe ses engagements avec la France sur les sous-marins. L’Australie porte un coup à une coopération stratégique avec la France mais elle le fait au profit de ses alliés de cœur.

Que Le Drian, Parly et Macron aient pu croire que ces engagements étaient prometteurs en dit long sur le niveau de culture historique de ceux qui nous gouvernent.

Il y a ce député de La France insoumise, Bastien Lachaud, qui espère que Paris quittera l’OTAN pour « sortir de notre dépendance aux USA » dit-il ; c’est là aussi faire preuve d’une grande naïveté. La France n’est plus sous Charles de Gaulle. Elle est régie par des nains politiques n’ayant aucune vision, si ce n’est sur les comptes d’exploitations du CAC 40.

François Asselineau a beau jeu de souligner que le Royaume-Uni montre ainsi qu’il n’est « pas du tout coupé du reste du monde ». L’Angleterre a quitté l’Union européenne parce qu’elle avait compris qu’elle n’avait plus rien à en tirer. La seule chose qui compte pour les Anglais, c’est eux, et eux seuls. Eux, et leurs frères de langue et de culture.

Il serait temps que la France comprenne que depuis plus de 300 ans, elle aura toujours été bernée par la perfide Albion et ses progénitures. L’intérêt de la France serait de renouer d’urgence avec la Russie, dans l’esprit de Charles de Gaulle, et qu’elle quitte, elle aussi, l’Union européenne et l’OTAN pour suivre sa route.

Gérard Brazon




Tribune des généraux : l’assaut du para Richard Kalka contre Lecointre

Richard Kalka, l’officier aumônier des parachutistes le plus gradé, fustige le comportement du général Lecointre en ces termes “Tu devras un jour en répondre devant Dieu”

“Tu devras un jour en répondre devant Dieu” écrit Richard Kalka, l’officier aumônier des parachutistes le plus capé, au général Lecointre. C’est la première fois que cet aumônier des parachutistes de 1985 à 2015, figure emblématique des troupes aéroportées, sort de sa réserve pour admonester le chef d’état-major des armées.

Depuis la publication de la « tribune des généraux », cosignée par des milliers d’officiers, la hiérarchie catholique est restée sur sa réserve et a même fait preuve d’un silence qui interrogeait. La situation vient de changer ce 8 mai 2021 puisque le plus emblématique représentant de l’Église au sein des armées sort du silence et signe une tribune ouverte dans l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles ». Et quelle tribune ! Puisque l’officier aumônier « dézingue » le général Lecointre, chef d’état-major des armées.

Du côté d’Emmanuel Macron ou de Florence Parly, personne ne s’attendait à ce « baptême du feu » du plus prestigieux aumônier de l’armée française. Commandeur de l’ordre national du Mérite, le père Richard Kalka, aumônier du 1er régiment de chasseurs parachutistes, est polonais d’origine. Il a été marqué dans son adolescence par le joug soviétique. À l’âge de 16 ans, saisi par la foi, il trouvera son chemin. Après son bac, ce sera le séminaire et l’ordination en 1975. En 1978, il arrive en France pour continuer ses études. Ne parlant que quelques mots de français, Richard Kalka travaille la langue de Molière pour, par la suite, intégrer la Sorbonne et ressortir quelques années plus tard avec un doctorat en philosophie.

Il devient aumônier militaire en 1985 et est amené à accompagner et soutenir par sa présence pendant près de trente ans les soldats, plus particulièrement les parachutistes et les légionnaires, aux quatre coins du monde : au Tchad, au Cambodge, dans le Golfe, au Rwanda, à Sarajevo, au Kosovo, en République centrafricaine, au Burundi, au Gabon ou encore en Afghanistan.

Son engagement lui a valu d’être titulaire de nombreuses décorations parmi lesquelles le grade de chevalier de la Légion d’honneur, la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec une citation, la Croix de la valeur militaire avec une citation. Ce père hors normes qui aime dire « je ne crois pas en Dieu, je vis avec » a également publié deux livres : « Dieu désarmé, journal d’un curé de campagne » et « Père Jego, un prêtre, un para, une légende ».

http://laplumeetlepee.hautetfort.com/archive/2013/03/26/dieu-desarme-pere-richard-kalka-aumonier-militaire-ed-littl.html

Voici l’intégralité du message adressé par Richard Kalka au général Lecointre :

« Au chef d’état-major des armées,

Mon Général, nous nous sommes croisés la dernière fois en juin 2019, au colloque consacré au 25ème anniversaire de l’opération Turquoise. Je ne suis pas très connu dans l’armée française, mais l’armée de terre me connaît, surtout les parachutistes. La plupart des soldats savent qui je suis : celui qui, depuis 1985, les a accompagnés sur tous les théâtres d’opération. Je dis bien « tous », jusqu’à l’Afghanistan, la dernière mission de mon parcours. J’ai toujours répondu « présent » pour être en tant que prêtre, ami et frère d’armes dans n’importe quelles conditions à côté de ceux qui avaient besoin de moi. Dans « la boue, la sueur et la bagarre », comme ils disaient. Et ils étaient nombreux, très nombreux. Il suffit de leur poser la question ; encore faut-il pouvoir le faire, car pour les questionner il faut être près d’eux, à leur côté. Ce qui n’est plus ton cas depuis fort longtemps, même si tu peux t’encenser d’un fait d’armes à Sarajevo, grâce au courage des soldats-marsouins de ta section.

Comme tu sais, mais tu préfères l’ignorer, nous étions deux ou trois fois sur les mêmes théâtres d’opération. Aujourd’hui, nous sommes aussi ensemble au combat, mais ce combat est d’une autre nature. Tout chef, lorsqu’il doit prendre des décisions importantes, est seul. J’ai connu, à plusieurs reprises, cette solitude des chefs. Dans certains cas, ils m’ont demandé de prier pour eux. Comme aujourd’hui, je prie pour toi. Mais il y a deux catégories de chef et deux sortes de solitude. Le premier est pendu au câble du téléphone et attend les directives venant d’en haut. Quelles que soient ces directives, il les accepte sans broncher, car il ne pense qu’à son avancement. Le second se met devant Dieu et sa conscience, et décide. Oui, je sais, ce n’est pas évident de prendre ce genre de décision, c’est même très dur d’assumer ainsi cette volonté qui pourrait être, et en général, elle est celle du Ciel. Elle vient toujours du Ciel, d’ailleurs, dès qu’il est question de vérité, de courage et d’honneur.

En voulant aujourd’hui punir et sanctionner les soldats – je les appelle « soldats », quel que soit leur grade parce qu’ils ont eu le courage d’aller au feu – tu revêts l’uniforme du premier, celui qui ne pense qu’à lui et son avancement. Es-tu fier ? Quel avancement, puisque tu es au sommet de la carrière militaire ! Je te plains sincèrement. Tu devras un jour en répondre devant Dieu, si tu es croyant. En attendant, tu pourras t’enorgueillir d’avoir cassé tes anciens qui n’avaient pour bouclier, face au pouvoir politique indigne, que leur honneur mué en un cri d’alarme. Et surtout tu pourras te complimenter d’avoir puni sous les feux de la rampe des soldats plus jeunes parce qu’ils avaient osé s’associer à ce cri de désespoir, à la vérité qu’il traduit. Tu pourras te vanter d’avoir en même temps jeté l’opprobre sur les Anciens et sanctionné des Jeunes, à cause de leur courage. ».

Tout est dit dans cette lettre ouverte, écrite au nom de Dieu, et qui fait entrer l’Église catholique dans le débat, malgré la frilosité et le silence coupable des évêques.

Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411




Scandale : les soldats saoudiens sont formés et entraînés à Commercy

Emmanuel Macron a cédé une petite partie du territoire national au roi d’Arabie saoudite contre l’achat de matériel de guerre français et belge. Des milliers de soldats saoudiens s’entraînent à Commercy et à Suippes avant de rejoindre le Yémen et d’autres pays déstabilisés par l’Arabie saoudite.

De drôles de Meusiens dans l’ancienne caserne de l’armée française, concédée par bail à des troupes arabes ayant généré Bin Laden.

Où se trouve la principale base militaire saoudienne dans le monde ? Pas dans la péninsule arabique. Pas aux USA, allié privilégié des monarchies arabes. Mais en France, à Commercy, ville de la Meuse autrefois réputée pour ses madeleines. Et oui, tout change : les muz saoudiens ont remplacé les madeleines au pied du château Stanislas. Et, confinement aidant, cela ne se voit pas trop dans la ville meusienne de 6 000 habitants.

Dérapage du gamin qui nous sert de président de la République ? Ou volonté française d’asservissement à l’Arabie saoudite ? Au ministère de la Défense nationale, contacté par téléphone, le dossier est « confidentiel défense » et personne ne souhaite répondre aux questions posées.

Officiellement, la base saoudienne de Commercy n’existe pas, comme la zone 51 aux États-Unis. Pourtant, le camp d’entraînement militaire de Commercy, dans l’est de la France, dirigé par l’armurier belge John Cockerill, a été inauguré en grande pompe en avril 2019 par Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense Florence Parly, et abrite plusieurs milliers de soldats saoudiens.

Lors de l’inauguration de la base militaire saoudienne en avril 2019, Geneviève Darrieussecq représentait Emmanuel Macron et la ministre de la Défense nationale Florence Parly.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron a voulu brouiller les pistes et a confié le site à une société belge, qui gère le camp d’entraînement et qui a bénéficié des faveurs du gouvernement.

Ci-dessous, une partie des bâtiments ayant appartenu au 8e régiment d’artillerie de Commercy, et qui a reçu des infrastructures CMI Défense, devenue John Cockerill en mai 2019, pour former des au maniement de ses systèmes tourelle-canon des troupes des pays du Golfe.

 

Une vue d’une partie du « campus » créé avec des financements de la France et de l’Arabie saoudite. Un centre de formation flambant neuf, implanté en Meuse avec de l’argent du contribuable français, et en violation des traités internationaux.

Les engins blindés dernier cri vendus à l’Arabie saoudite, et fabriqués par un consortium international. Les soldats saoudiens sont formés à l’utilisation de ces chars modernes à Commercy et à Suippes.

Au départ, à Commercy, « l’arrivée annoncée d’un industriel de l’armement est perçue comme une aubaine pour l’économie locale, explique un élu local. On nous a dit qu’il s’agissait d’une entreprise belge. On ne nous a jamais parlé d’une base militaire arabe. La commune est alors touchée de plein fouet par la dissolution du 8e régiment d’artillerie (RA), installé depuis 1964 dans la cité meusienne, avec une perte de 13,7 % de sa population totale. Le site militaire, le quartier Oudinot, bientôt désert, semble tout indiqué… ».

Pour compenser la perte de 849 emplois que va entraîner la disparition du 8e RA de Commercy, l’État a débloqué, dans un premier temps, une somme exceptionnelle de 14,3 millions d’euros. Parmi les heureux gagnants des millions octroyés ? Cockerill. L’entreprise d’armement se voit offrir un million d’euros grâce au CDE de Commercy, alors même que, selon la Cour des comptes, le plafond des aides est normalement fixé à 600 000 euros.

Les subventions pleuvent sur le site d’armement et de formation

Malgré le silence actuel de l’État, un élu régional, contacté par téléphone mais qui souhaite conserver l’anonymat, car il craint pour sa vie, assure « Il y a eu une pluie de subventions pour la base saoudienne et belge sur territoire français. Au total, les élus locaux et l’État ont décidé d’accorder plus de 2 millions d’euros d’argent public à l’entreprise belge : un tarif attractif de 700 000 euros sur un prix de vente d’1,525 million d’euros de la part de la communauté de communes de Commercy, 761437 euros de la part de l’établissement public (GIP) Groupement d’intérêt public, Objectif Meuse, 600 000 euros de la part du conseil régional de Lorraine présidé par le LR Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense nationale, qui a intégré le conseil d’administration de Cockerill), et 1 million d’euros via le CDE (contrat de développement économique) ».

Élus LREM et LR avaient promis aux élus locaux d’importantes retombées économiques pour les commerçants de la ville. Mais la belle aventure économique pour la commune de Commercy s’arrête aux portes du site. Aucune retombée pour les commerces de Commercy, car les militaires saoudiens et leurs formateurs belges vivent en vase clos.

La base de Commercy, cédée au groupe belge et aux Saoudiens, est une atteinte à l’intégrité du territoire national. L’Arabie saoudite ne fait pas partie de l’Otan. Avec les Émirats arabes unis et le Qatar, les Saoudiens financent et arment les terroristes islamistes qui viennent assassiner nos compatriotes en France. Certains terroristes sont peut être formés à Commercy, dans une omerta générale.

Les officiers et sous-officiers saoudiens formés à Commercy sont ensuite dirigés, avec les blindés et canons vendus, vers le Yémen et d’autres pays déstabilisés par l’Arabie saoudite. En violation des conventions internationales et des embargos ! Et quelle légalité pour cette base militaire étrangère, hypocritement dénommée « Campus », implantée, sans consultation préalable des habitants, et du parlement, au cœur de la France profonde ? À quand une base aérienne saoudienne dans le sud de la France ?

Francis GRUZELLE
Carte de Presse 55411




‌Mali : des officiers français derrière les putschistes ?

Quelques dizaines de soudards, très excités, récupérés par le colonel-major Ismaël Wagué, au camp de l’armée de terre de Kati, dans les environs de Bamako, ont pris le pouvoir, avec l’aval ou la complicité passive des 5 000 militaires français présents su Mali.

« Les 7 mercenaires » (nouvelle version) qui dirigent le Mali autour du colonel-major de l’armée de l’air Ismaël Wagué,

Depuis des mois, un certain nombre de Français rêvaient d’un coup d’État en France pour rétablir les libertés démocratiques. Le coup d’État a bien eu lieu. Mais au Mali. Pour renverser un Président appuyé par son ami Emmanuel Macron.

https://www.msn.com/fr-fr/video/actualite/coup-detat-au-mali-le-pr%c3%a9sident-ke%c3%afta-et-le-premier-ministre-arr%c3%aat%c3%a9s/vi-BB187nLF

Au petit matin, un colonel d’aviation, le colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air, formé par les officiers de l’armée française, arrête Ibrahim Boubacar Keïta, le Président malien, en pyjama, et tous les responsables de l’État malien, avec quelques dizaines de militaires de l’armée de terre, et prend le pouvoir.

https://amp.lefigaro.fr/story/les-5-infos-a-connaitre-ce-19-aout-13440

Le soir venu, la France « condamne avec la plus grande fermeté » la « mutinerie », via le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué. « La France réaffirme avec force son plein attachement à la souveraineté et à la démocratie maliennes » et « les autorités françaises au plus haut niveau restent très attentives à l’évolution de la situation au Mali », a insisté le ministre des Affaires étrangères. Quelque 5 100 militaires français sont déployés au Sahel, notamment au Mali, dans le cadre de l’opération anti-djihadiste Barkhane.

L’enfumage du septuagénaire « papy Jean-Yves le Drian » est un gros. Comment la France pourrait-elle être totalement étrangère au coup d’État du Mali ? Le colonel Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’aviation, ne disposait d’aucune troupe. Tout au plus un secrétaire et un chauffeur. Il a dû débaucher quelques dizaines de soudards, au camp de l’armée de terre de Kati, dans les environs de Bamako, « qui tiraient en l’air dans la caserne » rapporte le correspondant de l’AFP.

C’est d’ailleurs dans le camp de Kati, dans cette même caserne, qu’avait commencé, en 2012, le coup d’État contre le Président Amadou Toumani Touré. Mais, à la différence de 2012, 5 000 militaires français (essentiellement des unités d’élite et de Légion étrangère), sont stationnés aux quatre coins du Mali. Si l’État français n’avait pas cautionné ce coup d’État militaire, avec un feu vert, ou peut-être orange, les unités françaises auraient reçu l’ordre d’intervenir, de balayer les putschistes, et de libérer le président de la République malienne et ses ministres !

Depuis 2019, et avant de passer à l’action, le colonel-major Ismaël Wagué tenait des propos musclés sur les réseaux sociaux (comme le général Antoine Martinez en France). Mais, lui est passé à l’action.

http://mali-web.org/societe/forces-armees-et-de-securite-la-montee-en-puissance-se-poursuit

http://malikibaru.com/?p=2681

https://malijet.co/crise-malienne/protection-des-sites-sensibles-la-troupe-teste-ses-capacites

Depuis les années 1970, lors de chaque putsch réussi dans un pays d’Afrique, il y avait des officiers français et des instructeurs derrière les officiers mutins. Le maintien en vie du Président, du Premier ministre et des ministres maliens arrêtés plaident pour un encadrement français. En l’absence de garde- fou, ils auraient été fusillés après l’allocution du président IBK à la télévision, dans la plus pure tradition africaine.

Il est probable que les dirigeants déchus seront bientôt exfiltrés, et gagneront la France pour vivre aux crochets des contribuables.

Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411