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Carnaval des Gueux à Montpellier : fiasco du Préfet face aux gauchistes

 

On allait voir ce que l’on allait voir… bombement de torse, gonflement de biceps, effets de menton, la Préfecture de l’Hérault venait de se transformer en Poste de Commandement. A la suite de Saurel, mis en cause par les commerçants du centre-ville pour son laxisme, monsieur le préfet Pouëssel prenait un arrêté interdisant les rassemblements de plus de 3 personnes dans la zone de l’Écusson et déployait les forces de police à la limite de la haute et de la basse ville – comme quoi les choses ont peu évolué depuis le Moyen-âge puisqu’une porte de la ville se trouvait à l’époque rue de la Saunerie -. Moyennant quoi, les « dégueus » retrouvaient leur quartier de prédilection et se donnaient rendez-vous, en dehors du périmètre de sécurité de Monsieur Pouëssel, ce mardi gras, au Peyrou.

Forcément ce qui devait se passer se passa et les Montpelliérains médusés ont pu assister « en live » à une émeute urbaine dans une zone délimitée par l’Arc de Triomphe, Saint Denis, Rondelet, Place Salengro et le Plan Cabane. En fait Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault, né à Cherbourg à 1.000 kms du Clapas et grand stratège, a déshabillé Pierre pour habiller Paul en sécurisant les quartiers bourgeois totalement désertés ce jour-là à partir de 20 heures au détriment des quartiers populaires…

Malgré un déploiement impressionnant de forces de police CRS, Gendarmes mobiles, Bac, Police municipale, 2 canons à eau… 130 (oui, vous avez bien lu cent-trente) « dégueux » encadrés par une quinzaine de « No borders » encagoulés ont pu mener une guérilla urbaine pendant 4 ou 5 heures : voitures incendiées, mobilier urbain saccagé, incendies de conteneurs, mise à sac de chantiers, tags sur façades, vitrines brisées, journalistes TV dépouillés et policiers blessés, dont un grièvement à la tête, attaqué lâchement et par surprise… il faut rajouter que les nuisibles n’étaient pas venus les mains nues : barres de fer, cocktails Molotov, tessons de bouteilles, mortiers à feux d’artifice, bombes de peintures, pieds de biche… et même marteaux !

Au final la préfecture annonçait 5 interpellations – ce sont en général des lampistes fortement alcoolisés et titubants -, ce qui semble un mauvais rapport qualité-prix quand on met ce chiffre en regard des personnels de police déployés (plusieurs centaines). A signaler plusieurs bagarres avec les habitants excédés qui voulaient protéger, qui leur véhicule, qui leur petit commerce, qui leur tranquillité. Nous vous conseillons vivement la vidéo (jubilatoire) de Lengadoc-info qui a filmé une bagarre, place Salengro où les no-border se sont fait proprement rosser par des riverains qu’ils ont traités, en décampant, de « sales harkis ».

A la tête d’une délégation de la Ligue du Midi, Richard Roudier se déplaçait, durant une partie de la soirée, entre les rues de la Loge, rue Saint Guilhem et Grand-rue Jean Moulin où de nombreux commerçants s’étaient vu remettre la semaine précédente des tracts de la Ligue dénonçant le laxisme des pouvoirs publics.

Il semblerait que la députée « insoumise » de Montpellier, Muriel Ressiguier, tout en critiquant l’interdiction du carnaval, se soit, quelque peu, mise en retrait devant l’escalade des exactions commises par ses petits copains d’extrême gauche, alors qu’elle avait manifesté ces derniers mois, à deux reprises devant le Palais de Justice de Montpellier, puis devant le Commissariat de police pour défendre les no-borders Georges, Jules et Gaby auteurs de violences et menaces contre des policiers. Peut-être Muriel, comme elle l’a déjà fait pour la Ligue du Midi, va-t-elle demander au ministre de l’Intérieur la dissolution des groupes no-borders au titre de l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure, qui reprend la loi de 1936 sur les milices et bandes armées… Ne rêvons pas, ceci en raison de la porosité idéologique qui règne à l’intérieur de la gauche depuis les gauchistes jusqu’aux sociaux-démocrates en passant par les trotskistes, les communistes, les socialistes, les radicaux et qui influence jusqu’à la majorité départementale du Conseil Général sans parler des bobos libéraux-libertaires et d’une partie de la fausse droite.

Signalons enfin le traitement apporté, à ce qui est tout de même une émeute, par le quotidien que personne ne lit plus : « (les manifestants) ont joué au chat et à la souris »/« aucun blessé à déplorer » (les flics apprécieront)/« un cortège coloré »/« fêtards désorientés », « une fanfare les a rejoint pour les faire danser »/« le groupe a arrêté un fêtard sacrément énervé qui voulait monter sur un tramways » (sic) -Midi-Libre dans son édition du 14/02/18-… visiblement les journalistes n’ont pas assisté au même événement que le reste de la population…

Nous disons simplement au préfet, au maire, à la députée :

« tout le monde a pu constater que, contrairement à ce que vous voulez nous faire accroire via les médias, nous n’avions pas affaire à d’inoffensif fêtards, mais à des malfaisants organisés qui tombent sous le coup de la loi en tant que « bande armée » ; ces gens-là ne respectent rien et surtout pas vos arrêtés ni la loi qui stipule que toute manifestation doit être déclarée et les contrevenant poursuivis, vous les connaissez, vous savez où sont leurs repaires, leurs entrepôts, leurs squats et leurs bases de repli. C’est de votre responsabilité…

Agissez ou laissez la place ! »

https://www.facebook.com/lengadocinfo/videos/2077232982302053/

Vidéo Lengadoc Info

Richard Roudier




Une bande de journaleux gauchistes ont inventé l’Affaire Théo

Théo Luhaka

Lu sur EuropeIsraël.info reprenant Valeurs Actuelles : « Ce lundi, la vidéo de l’arrestation controversée de Théo, à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, en février 2017, a été dévoilée. On y voit des policiers qui tentent de le maîtriser, face à son refus d’obtempérer, de le saisir pour le menotter avant de lui asséner un coup. Depuis les faits, le jeune homme accuse les policiers de lui avoir « volontairement » enfoncé la matraque dans les fesses et dénonce un « acte de torture ». L’agent nie toute intention volontaire de pénétration. Dans le cadre de l’enquête, deux experts de la police ont conclu que l’action semble « proportionnelle » et « justifiée ». « Si le geste du gardien de la paix (est) à l’origine de la blessure » de Théo à l’anus, « l’élément intentionnel pouvant caractériser le viol (n’est) pas établi », indique le rapport de l’IGPN, cité par Europe 1. Une confrontation générale est prévue dans les prochaines semaines dans le bureau de la juge à Bobigny ». (Valeursactuelles)

Lu sur EuropeIsraël.info reprenant Valeurs Actuelles : « Affaire Théo : « On avait juste affaire à une bande de racailles qui ne voulaient pas se faire contrôler« . Les journalistes de gauche continuent à défendre Théo malgré la vidéo… La vidéo révélée sur l’arrestation de Théo démontre que les policiers avaient à faire à un individu violent qui ne voulaient pas se laisser interpeller. Les policiers n’ont pas « violé » le fameux Théo qui n’était qu’une racaille… Malgré la vidéo, les journalistes de gauche continuent à minimiser la violence de Théo et à incriminer les policiers… » On se demande où est la racaille quand « les journalistes de gauche continuent à défendre Théo malgré la vidéo… » On avait bien affaire à une bande de racailles journaleux-gauchistes !

« La vidéo sur l’arrestation de Théo démontre que les policiers avaient à faire à un individu violent qui ne voulaient pas se laisser interpeller.  Pour Jean-Louis Burgat, journaliste, seuls les policiers sont fautifs…

« Heureusement les journalistes de Valeurs Actuelles rétablissent la vérité sur les faits… « Charlotte d’Ornellas : « À Bobigny, les partisans de Théo caillassaient les policiers en criant « nique la France« .

À L’Heure des Pros (1er débat) du 30/01/2018 Geoffroy Lejeune (Valeurs Actuelles) réagit à la publication de la vidéo de l’interpellation de Théo : « Théo avait prétendu avoir été violé en réunion par les forces de l’ordre. On découvre aujourd’hui qu’en fait l’interpellation était une interpellation tout-à-fait normale, musclée, puisque lui refuse de se faire contrôler par les policiers, et ça dégénère et il se prend un coup de matraque, mais à aucun moment les faits que lui dénonçait à l’époque ne sont sur cette vidéo. »

« Lejeune sur Théo : « Des racailles qui ne voulaient pas se faire contrôler » (LCI, 29/01/18, 17h57)

« Tout ça pour rappeler qu’à l’époque, il y avait une pression énorme sur la police. Hollande lui-même, président de la République à l’époque, était allé au chevet de Théo, demandant quasiment pardon au nom de la police. Dans cette histoire, tout le monde s’est humilié. Finalement, on avait juste affaire à une histoire de racailles qui ne veulent pas se laisser contrôler par les policiers, qui les agressent, et la vérité arrive un an après, alors que ces images sont disponibles depuis le début. Cela me scandalise… »

Affaire Théo : La présidente du FN n’a pas tardé à donner son opinion après la diffusion de la vidéo de l’arrestation de Théo. « Marine Le Pen dénonce « une immense Fake News pour salir la police française« .

La vidéo fait réagir. « Pseudo « affaire #Theo » : on attend les excuses des associations (de gauche), des médias (de gauche) et des politiques de gauche pour ce qui apparaît comme une mascarade, une immense #FakeNews pour salir la police française. Une honte ! MLP« , a dénoncé Marine Le Pen sur Twitter.

« Comme plusieurs élus FN, le député Debout La France Nicolas Dupont-Aignan, ex-allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, s’est indigné en fustigeant une « immense manipulation médiatique : la vérité sur l’affaire #Theo éclate. Hommage au travail de nos policiers victimes d’une immense manipulation médiatique« , tout comme le patron des Patriotes, Florian Philippot : « On attend maintenant que l’honneur de la police soit rétabli au plus haut niveau. Il est grand temps. #Theo« .

La gauche bobo-socialo-communiste a mis en scène le Mélenchon post-bolcheviste en campagne qui voulait « expulser les policiers » : « Soutien à Théo et sa famille. Expulsion des tortureurs de la police républicaine. #justicepourtheo« . Le cas Mélenchon était à l’unisson des soi-disant célébrités de gauche très médiocres et grassement subventionnées, des médias de gauche et des politiciens opportunistes de gauche.

« Quand Macron rendait « hommage à Théo et à son entourage«  et dénonçait un « acte de torture » (et pourquoi pas encore un nouveau crime contre l’humanité ?), le candidat d’En Marche à la présidentielle avait dénoncé « les violences policières«  à l’endroit du jeune homme. La vidéo de l’arrestation de Théo, à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, semble mettre à mal la version du jeune homme, qui accuse les policiers de lui avoir « volontairement » enfoncé une matraque dans les fesses et dénonce même un « acte de torture« , alors qu’il refusait d’obtempérer et résistait à un contrôle d’identité. Le 8 février 2017, six jours après l’interpellation controversée et malgré les zones d’ombre persistantes et la défense des policiers mis en cause, Macron n’hésitait pourtant pas à critiquer ouvertement les forces de l’ordre et à prendre le parti de Théo« .

Gilles Klein @GillesKLEIN : « Aulnay La matraque de la honte (Libération). Les violences policières qui ont eu cours à Aulnay-sous-Bois nous rappellent à cette exigence absolue, affirmait alors l’impétrant d’En Marche, dans un billet publié sur Facebook. Les enquêtes en cours diront précisément comment il faut qualifier juridiquement ces faits. Mais comment ne pas être choqué par ce qui est arrivé à Théo ? »

« Parce qu’à Aulnay, c’est la force illégitime de l’État qui a eu cours et la « dignité d’un jeune garçon« , d’une famille et d’un quartier, qui a été mise en cause« , poursuivait Macron candidat à la présidentielle.

« Je tiens à rendre hommage à Théo et à son entourage. Alors que tout semble les pousser vers la haine et la révolte, ils font preuve d’un formidable sang-froid. » Ajoutant même : « Depuis plusieurs jours, ce sont eux qui incarnent la responsabilité. Ce sont eux qui refusent l’escalade de la violence. Ce sont eux qui en appellent à la patience et à la confiance dans nos institutions. Ils sont habités par un grand esprit de responsabilité« . En d’autres occasions, il exprimait à nouveau « toute [sa] solidarité à l’égard de Théo et de sa famille » et reprenait le slogan #JusticePourTheo ». (app-facebook, Emmanuel Macron, il y a environ 12 mois)

« L’autorité des forces de l’ordre n’est jamais acquise : elle se conquiert au quotidien.

« Les forces de police ont la responsabilité de maintenir l’ordre public.

« C’est une tâche exigeante, parfois difficile, dans laquelle ils exposent leur vie personnelle et familiale, leur intégrité physique et morale, et parfois jusqu’au sacrifice. Mais c’est aussi la noblesse de ce métier.

« C’est la raison pour laquelle l’usage de la force publique, quand il s’impose, doit être proportionné…

« @EmmanuelMacron Pleine confiance dans la justice pour que Théo et sa famille puissent obtenir les réponses qui s’imposent. #JusticePourTheo 19:07 – 6 févr. 2017″

« La veille, Hollande téléphonait à son conseiller en communication : « J’ai réfléchi. Je pense que je dois aller voir Théo à l’hôpital à Aulnay« , confiait Hollande président de la République, rapporté par Gaspard Gantzer. « Avant l’allocution du président, sa mère semble nous prendre à l’écart. Elle dit : « Vous savez, dans la famille, on ne fait pas que des choses bien ». Elle le répète même plusieurs fois, sans que l’on comprenne pourquoi », raconte encore Gaspard Gantzer, présent dans la chambre d’hôpital de Théo avec Hollande et des membres de la famille. « Qu’importe, le président fait un acte politique fort », ajoute le conseiller de l’Elysée.

Hollande au chevet de Théo, c’est Hollande le faible « en pleureuse » pour la télé au chevet de Théo…

« La visite de François Hollande au chevet de Théo a été une gifle pour les policiers, par Jean-Marie Godard, Jan 30, 2018, FIGAROVOX. De nouvelles images de vidéosurveillance révélées dans « l’affaire Théo » montrent que le jeune homme a fait preuve de violence lors de son interpellation. Comment a été vécue cette affaire dans le milieu policier ? Godard : Les policiers sur le terrain étaient les premiers à considérer que s’il y avait eu un geste impardonnable, le coupable devait être sanctionné. (???) Le réflexe n’a pas été de couvrir leurs collègues. En revanche, ils ont été ulcérés par la présomption de culpabilité systématique qui pèse sur eux dans ce genre d’affaires. La mise en cause de l’ensemble de l’institution dans des tribunes signées par des personnalités (de gauche) les a profondément blessés. Un officier m’a dit « s’il y a un non-lieu, vous croyez que ces gens vont s’excuser ? » Le geste de Hollande, qui est allé au chevet de Théo sans qu’aucune preuve n’ait été faite de la culpabilité des policiers, a été une véritable gifle pour les policiers. L’enquête commençait à peine, on était en pleine séquence électorale, et le pouvoir a voulu calmer les émeutes. Ce jeu (politicien) a été très mal pris… ce qui a provoqué la naissance du collectif « femmes de policiers en colère« .

« La moindre erreur est interdite. Ils se sentent sous pression permanente« . Beaucoup de jeunes policiers ne veulent plus faire de voie publique, ils ont peur d’être piégés. Avec les smartphones et les réseaux sociaux, ils sont filmés en permanence. Leurs visages sont rendus publics sur internet, ils sont obligés de se voiler le visage en manif. La moindre image de violence est décontextualisée.

« On oublie que le principe de la police, c’est l’usage de la force dans un cadre précis.

« Quand un type ne veut pas se laisser arrêter, l’intervention peut être musclée… »

Pendant ce temps, « un enfant juif qui portait une kippa a été violemment agressé et battu ».

« La scène s’est déroulée en pleine rue. Un écolier de 8 ans de confession juive, qui portait une kippa, a été agressé lundi 29 janvier, vers 18h30, à Sarcelles, dans le Val-d’Oise, selon les informations de RTL, informations confirmées par le Parquet de Pontoise ».

Après le meurtre odieux de Sarah Halimi, et la contestation insupportable de l’acte antisémite par les instances islamo-gauchistes adeptes du Padamalgam © en suppositoires, un meurtre antisémite commis par un islamiste antisémite, voilà encore un acte antisémite perpétré par la racaille contre un écolier de 8 ans !

Où sont donc les bandes de racailles de journaleux gauchistes et les politiciens véreux de gauche qui ont mis en scène l’Affaire Théo-médiatique, ces spécialistes de l’opportunisme compassionnel, pour dénoncer clairement ce nouvel acte antisémite, au lieu de traquer les soi-disant islamophobes réactionnaires de droite ?

Thierry Michaud-Nérard




Nucléaire : quand les irresponsables écolos-gauchos osent sans vergogne instrumentaliser le drame japonais

Un peu de décence, mesdames et messieurs Mélenchon, Duflot, Mamère, Cochet… j’en passe et des meilleures ! Les incertitudes sur la catastrophe japonaise durent encore, les morts ne sont pas enterrés que déjà, sans prendre le temps, par le silence et le recueillement, de prendre part à la souffrance des victimes et à la peine de leurs familles, vous vous lancez(1) dans la lutte politicienne et décrétez qu’un referendum est indispensable. Que ne l’avez-vous réclamé en janvier 2008 pour éviter la honte de la ratification du Traité de Lisbonne qui grave dans le marbre le désaveu du choix des Français de 2005 ? Que ne l’avez-vous réclamé en janvier 2008 pour faire obstacle à un traité qui grave dans le marbre le dogme de la concurrence libre et non faussée et donc du déplacement des marchandises qui coûte si cher à notre planète en termes de pollution et donc de maladies graves ?
Bref, le Parti de Gauche, comme Europe-Ecologie-Les Verts, en bons hystériques qui préfèrent les idées (ou plutôt LEURS idées) aux gens, non seulement font preuve d’une réactivité malsaine mais n’hésitent pas à proférer des mensonges délibérés destinés à favoriser, une fois de plus, les grandes entreprises, fidèles en cela au dogme ultra-libéral des Cohn-Bendit et consorts. Et tout cela aux dépens, bien sûr, du Français moyen.
Il suffit de regarder les propositions de Cochet pour faire les économies d’énergie qui rendraient possible, SELON L’HOMME A LA COURTE VUE qu’il est, la sortie du nucléaire : comme d’habitude c’est le Français moyen qui devrait faire tous les efforts, dans sa vie de tous les jours en diminuant sa consommation d’électricité. A lui d’acheter, très cher, les ampoules qui n’éclairent pas(2) ; à lui de remplacer ses radiateurs et son cumul électriques ; de remplacer ses appareils électriques énergétivores, à lui de porter trois pulls et deux caleçons dans sa maison glacée, à lui d’accepter de voir rogner son salaire pour que son entreprise adapte ses équipements aux normes Cochet, à lui de voir les magnifiques paysages français défigurés par des milliers d’éoliennes dont la fabrication pollue un maximum (3) et dont l’électricité coûte tellement cher qu’elle ne rapporte qu’aux propriétaires des éoliennes qui voient EDF leur acheter à perte leur électricité… Autrement dit c’est nous qui payons les bénéfices des propriétaires d’éoliennes. Les esprits chagrins me diront que tout cela vaut le coup et qu’on n’a pas le choix quand on veut sauver la planète… voire !
Sauver la planète ?
Et si précisément pour sauver la planète il fallait ne surtout pas toucher au nucléaire, seul système qui permet de réduire la consommation de gaz et charbon, qui polluent les eaux, produisent des raz-de-marée et tuent des centaines de milliers de gens tous les ans ?
C’est la thèse, intéressante, d’écologistes qui sont, eux, pour le maintien du nucléaire, et ont créé l’Association des écologistes pour le Nucléaire (4).
Ils démontrent, avec des chiffres, un postulat très simple :  » Il ne faut pas se tromper de priorités car la marge financière est réduite. Ce n’est pas le nucléaire dont il est urgent de se départir, mais plutôt les énergies fossiles. Et les centrales ne sont évidemment que très modérément dépendantes de l’uranium. L’électricité, à 80% déjà décarbonnée en France, ne représente qu’une modeste partie de l’énergie consommée en France. C’est donc sur les autres axes que l’effort doit être engagé : les transports (frêt, individuel, …) le résidentiel et le tertiaire (chauffage, eau chaude sanitaire), l’industrie, etc… »
Quant à la comparaison des risques pour la planète et du nombre de morts induits par le nucléaire et les énergies fossiles, il n’y a pas photo : le nucléaire est la source d’énergie la plus sûre du monde et l’exemple du Gabon où, depuis deux milliards d’années, des déchets radioactifs enfouis dans le sol n’ont rien contaminé est rassurant quant au problème d’enfouissement des déchets, comme l’évoque Jean-Marc Jancovici dans cet entretien au Nouvel Observateur (5)
.
« Jean-Marc Jancovici est un de ces écologistes convaincu que la guerre engagée contre le réchauffement ne peut pas se passer des centrales atomiques. Cet expert des problèmes d’énergie fait enrager les militants anti nuclèaires. Il persiste, argumente et signe.
Le Nouvel Observateur. – Dans votre livre, vous expliquez que si nous ne laissions à la génération de nos enfants que des déchets nucléaires en héritage, ce serait une bonne nouvelle. Vous qui êtes l’un des artisans de la taxe carbone à la française, qui refusez l’usage du portable et évitez l’avion pour limiter les émissions de CO2, vous persistez et signez ?
Jean-Marc Jancovici. – Je persiste et je signe, parce que la menace que fait peser l’usage des combustibles fossiles est telle qu’il faut tout faire pour la diminuer aussi vite que possible. Si la gestion des déchets nucléaires est le seul souci que je laisse à ma fille, ça serait même « Alice au Pays des Merveilles ». Vous connaissez le réacteur naturel d’Oklo au Gabon ? [2] Dans ce site très riche en uranium, une réaction en chaîne s’est produite il y a deux milliards d’années, sans la moindre intervention humaine, suite à une infiltration d’eau dans l’uranium du sol. Depuis, les déchets radioactifs sont restés enfouis dans le sous-sol sans contaminer l’environnement. Le volume de déchets nucléaires produits en un an est de 200 tonnes, à comparer à 100 000 tonnes de produits phytosanitaires dispersés dans la nature, dont certains sont presque aussi toxiques que les déchets nucléaires.
N. O. – Vous écartez un peu vite le risque d’un accident grave. Selon une enquête sanitaire de 2006, le nombre de victimes dues à la catastrophe de Tchernobyl serait cinquante fois supérieur au bilan officiel de 4 000 morts…
J.-M. Jancovici. – A ce stade, je n’ai jamais vu passer une étude épidémiologique probante qui permette de fixer un chiffre, mis à part les 50 ouvriers qui sont morts d’irradiation et les 4 000 enfants qui ont développé un cancer à la thyroïde, dont 10% en mourront. Un accident tragique, mais sans commune mesure avec le charbon qui, entre mines et pollution, tue de l’ordre de 100 000 personnes par an dans le monde sans déclencher autant d’émoi dans notre pays !
N. O. – Quels sont à vos yeux les « avantages » relatifs du nucléaire ?
J.-M. Jancovici. – Le nucléaire fait partie du traitement de l’effet de serre parce qu’il émet peu de CO2. Les centrales à charbon, elles, engendrent 20% des émissions mondiales de ce gaz. C’est plus que tous les transports réunis : voitures, camions, trains, bateaux et avions. Le nucléaire n’est certainement pas toute « la » solution. Mais l’un des éléments. Les pays qui n’ont pas de nucléaire ou qui l’ont arrêté recourent à la houille. C’est le cas des Etats-Unis, du Danemark et de l’Allemagne.
N. O. – Et pourquoi ce choix paradoxal ?
J.-M. Jancovici. – Parce que c’est la solution préférée de l’actionnaire ! Le nucléaire, en coût d’installation, revient à 3 000 euros le kilowatt. Le charbon à 1500 euros, et le gaz à 500 euros. Les vrais concurrents du nucléaire sont le charbon et le gaz. Pas l’énergie éolienne. J’ajoute que la libéralisation de l’énergie en Europe, qui incite à confier la production d’électricité à des sociétés privées, accélère la fuite en avant vers les énergies fossiles. C’est plus simple et moins risqué pour elles – et pour leurs banques – d’immobiliser des capitaux pendant trois ou quatre ans, le délai de construction d’une centrale à charbon, que pendant les huit années nécessaires à la mise en oeuvre d’une centrale nucléaire.
N. O. – Dans votre analyse, les énergies renouvelables n’ont pas la cote. Pourtant la Suède, qui produit déjà 40% de son électricité grâce aux barrages, aux éoliennes et à la biomasse, assure pouvoir se passer de pétrole et de charbon dans les quinze prochaines années sans augmenter son parc nucléaire…
J.-M. Jancovici. – C’est exact. Mais les Suédois sont seulement 9 millions d’habitants sur un territoire aussi vaste que la France, et ils disposent de ressources hydroélectriques et de biomasse considérables. Reste que les énergies renouvelables seront un précieux recours, mais pas avant 2040 ou 2050. Dans l’immédiat, le principal moyen pour desserrer l’étau de la « contrainte carbone » consiste à réduire notre consommation, à capturer et à séquestrer le CO2, et à investir dans l’énergie nucléaire.
Propos recueillis par Guillaume Malaurie
Intéressant, non ?
Alors, les écolos de Parti de Gauche et ceux de EELV feraient bien, une fois de plus, d’un peu moins se regarder le nombril (et sans doute de chercher à détourner les électeurs des réalités que nos élites ont refusé de traiter depuis trente ans et qui émergent enfin) et de considérer l’intérêt de la France et des Français. Au-delà des problèmes de santé et de pollution de notre planète, notre indépendance énergétique est un point essentiel qui peut nous permettre de ne pas nous mettre à plat ventre devant les pays de l’OPEP et de ne pas leur donner les moyens de nous dicter leurs lois sur l’immigration et d’imposer les règles musulmanes à nos concitoyens…
Mais il est vrai que, et ce n’est pas un hasard, forcément, nos « amis » écolos bobos aiment l’islam, les sans-papiers et l’immigration non contrôlée. Autrement dit, ils n’aiment pas la France. Ils n’aiment donc pas le nucléaire, qui permet à la France d’avoir une certaine indépendance et aux Français de ne pas payer trop cher l’électricité.
Bien entendu leurs alliés socialistes sont dans leurs petits souliers(6), pris entre un certain pragmatisme (ça leur arrive, peut-être parce qu’ils ont été au pouvoir) et la panique à l’idée que leurs alliés verts pourraient les lâcher pour les petits accommodements raisonnables de 2012… Le pouvoir n’a pas de prix. Gageons que les socialistes vendront la peau de la France avant se présenter devant les urnes et promettront de travailler à sortir du nucléaire, contre tout pragmatisme.
Enfin, on rappellera quand même que la situation au Japon, pays surexposé aux séismes, n’a rien à voir avec la France, que le type de centrales utilisé au Japon n’a rien voir avec celui utilisé en France, que la géographie des deux pays n’a rien à voir et que, in fine, même si l’on nous menace de retombées radioactives elles seront relativement mineures ailleurs qu’au Japon et représentent infiniment moins de risques pour les hommes et la planète que les énergies fossiles. Contre lesquelles on ne se bat pas trop chez les écolos !
Christine Tasin
http://christinetasin.over-blog.fr/
(1) http://www.lepost.fr/article/2011/03/15/2434944_voici-le-plan-des-ecolos-pour-sortir-la-france-du-nucleaire-en-2035.html
(2) http://christinetasin.over-blog.fr/article-l-arnaque-des-ampoules-basse-tension-37574226.html
(3) http://christinetasin.over-blog.fr/article-28472487.html
(4) http://aepn.blogspot.com/
(5) Jean-Marc Jancovici. Le nucléaire ? Oui merci !, Le Nouvel Observateur, N° 2352, 3 déc. 2009,
(6) http://www.lefigaro.fr/politique/2011/03/15/01002-20110315ARTFIG00733-nucleaire-le-ton-monte-entre-socialistes-et-ecolos.php




Indépendance syndicale, gauchistes et FN : deux poids, deux mesures (2/2)

Dans la première partie de cet article, j’avais évoqué, en manière de conclusion, la fameuse
distinction lexicale opérée par nos anciens, en 1906, entre ce qu’ils appelaient, dans la Charte d’Amiens, le « politique » et le « philosophique » d’une part, et tout ce qui relevait de l’engagement strictement syndical d’autre part. L’adjectif « politique » désignait des partis cherchant à conquérir l’État et à exercer le pouvoir ; « philosophique » désignait des groupes d’affinités idéologiques, ayant un certain poids dans l’opinion prolétarienne, mais ne présentant pas de candidats aux élections, cet adjectif visant surtout, à l’époque, des cercles anarchistes. Face au mouvement syndical, tout ce qui est de l’ordre du « politique » ou du « philosophique » apparaît en 1906, dans l’esprit des rédacteur de la Charte d’Amiens, à la fois comme assez légitime et suspect : les syndiqués et syndicalistes ont parfaitement le droit de militer politiquement ou philosophiquement à l’extérieur du syndicat, mais en aucun cas des convictions philosophiques ou politiques extérieures au syndicat ne doivent chercher à s’emparer de celui-ci, à l’inféoder, voire à le transformer en
courroie de transmission : c’est la formulation même de l’indépendance syndicale.
Indépendance syndicale ou pas (il s’agit d’une grande tradition française, mais les traditions sont faites elles aussi pour ne pas être toujours respectées), les liens entre les syndicats et certaines instances politiques ou philosophiques ont toujours été très forts. Au point que la fausse indépendance syndicale de certaines centrales a toujours déclenché l’amusement ou l’indignation des observateurs, et aussi des militants, la palme de cette indépendance de façade revenant à la vieille CGT, devenue au fil des années un organe du PC stalinien, au point de déclencher une scission historique avec les anticommunistes de Léon Jouhaux (création de FO en 1948).
Aujourd’hui, alors qu’un débat – légitime – agite les consciences autour de l’idée de nation et des vertus patriotiques, notamment face à l’islam (et nous y avons nettement contribué à RL), le problème de l’indépendance syndicale se pose de nouveau, mais d’une manière totalement inédite : bon nombre de syndicalistes rejoignent des mouvements politiques ou des mouvements philosophiques dont la configuration idéologique tranche résolument avec ce mondialisme immigrationniste et bien-pensant qui, depuis une trentaine d’année, tient lieu d’internationalisme prolétarien (Karl Marx, au demeurant, n’avait jamais fondamentalement revendiqué la destruction des frontières). En clair, nos syndicalistes sont nombreux à déclarer leur flamme au Front National de Marine Le Pen, qui est un parti politique à part entière, ou encore à des mouvements philosophiques comme le groupe Troisième Voie de Serge Ayoub, dont je suis du reste moi-même assez proche.
Qu’il s’agisse de Marine Le Pen pour l’engagement politique ou de Serge Ayoub pour l’engagement philosophique (j’emploie toujours ces deux adjectifs dans leur sens de 1906), je crois qu’ils ont bien perçu la nature de l’indépendance syndicale, et ses vertus. Serge Ayoub et Marine Le Pen ont cherché à réunir autour d’eux des syndicalistes aimant la nation et la patrie, mais en renonçant a créer de nouveaux syndicats qui seraient devenus des courroies de transmission de leurs mouvements. Serge Ayoub répète sur son site qu’il ne cherche pas à fabriquer de nouveaux syndicats, enjoignant simplement les militants nationalistes à réinvestir le champ syndical pou infléchir l’idéologie et la pratique des syndicats traditionnels, laminés par des décennies de gauchisme, et qui ont perdu tout sens de la défense des travailleurs nationaux. Marine Le Pen, en créant le Cercle National de Défense des Travailleurs Syndiqués, indique explicitement qu’il ne s’agit pas d’un syndicat : « Ce Cercle National de Défense des Travailleurs Syndiqués, qui n’est pas un syndicat, leur permettra de se regrouper, indépendamment de leur appartenance syndicale, pour
assurer une défense et une riposte aux intolérables atteintes aux principes démocratiques dont se rendent coupables les grandes centrales syndicales. » Il s’agit bien entendu d’une allusion à l’affaire Fabien Engelmann.
http://www.youtube.com/watch?v=AJmpl4iZWjY&feature=player_embedded#at=134
http://www.frontnational.com/?p=6583
Bien entendu, les bien-pensants accusent Serge et Troisième Voie d’entrisme forcené… Mais la clique gauchiste oublie de préciser qu’elle a elle-même transformé, par l’entrisme, les organisations ouvrières en officines « antiracistes », mondialistes et immigrationnistes. Les mêmes reproches, et avec la même mauvaise foi, sont faits à Marine le Pen et au Front National, et par ces mêmes partisans de l’entrisme gauchiste. Sur cet entrisme gauchiste et angélocrate dans le mouvement ouvrier, je m’étais d’ailleurs exprimé.
http://ripostelaique.com/comment-la-clique-gauchiste-a.html
On s’en doute, ma propre position de syndicaliste sur les syndicats se résume à ceci : 1) s’abstenir fermement de créer des syndicats inédits, fussent-ils nationaux-patriotiques, 2) réinvestir les syndicats traditionnels pour faire comprendre aux travailleurs que ce n’est pas à coup de flux migratoires et de glapissements mondialistes qu’ils pourront défendre leurs intérêts. Ma position est parfaitement sincère. Si quelqu’un voit un autre moyen de défendre les travailleurs, qu’il me le fasse connaître ! Si quelqu’un pense que l’immigration sans limite, le masochisme national, la bobocratie échevelée, l’antiracisme érigé au rang d’inquisition, le multiculturalisme à la sauce islamolibérale… favorise le salariat, qu’il le démontre !
Cela étant, des nationalistes purs et durs pourraient demander : mais pourquoi diable refusez-vous toute idée de création d’un syndicat inédit ? Accessoirement : pourquoi approuvez-vous Serge Ayoub et Marine Le Pen dans leur refus affiché de créer un syndicat inédit ? Il existe à cela plusieurs raisons. Tout d’abord, avec qui allez-vous créer votre syndicat inédit ? Avec des gens animés d’un idéal national-patriotique, issus de différentes centrales, répondrez-vous… Fort bien, mais ces gens sontils suffisamment nombreux pour créer un syndicat digne de ce nom, autre chose qu’un groupuscule ? Admettons, ils sont suffisamment nombreux (on peut rêver). Mais sont-ils issus de toutes les branches professionnelles comme pour les adhérents des vieilles confédérations ?
Admettons, ils le sont (et, ici, il s’agit déjà de science-fiction). Mais alors sont-ils vraiment unis syndicalement ? Les idéaux nationaux et patriotiques peuvent unir, politiquement ou
philosophiquement, des gens très différents, mais cela ne suffit pas à unir syndicalement (quel point commun syndical entre un national-patriote de la CFDT, s’il en existe, et un national-patriote de FO : on sait à quel point FO et la CFDT se sont écharpés sur le dossier des retraites en 2003, et ce n’est qu’un exemple). Mais admettons, concédons toujours des choses aussi absurdes que la pesanteur négative du phlogistique. Ça y est, des centaines de milliers d’adhérents issus des vieux syndicats ont créé une énorme organisation syndicale nationale-patriote. Fort bien.
Quels sont les moyens mis à disposition de cette nouvelle organisation ? Pour qu’elle dispose de prérogatives, ne serait-ce que le droit de déléguer des responsables pour négocier avec les hiérarchies patronales (dans le secteur privé) ou administratives (dans le secteur public), il faut qu’elle soit admise par l’État comme représentative. Avant Sarkozy, cinq vieilles confédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC) bénéficiaient d’une « présomption irréfragable de représentativité ». Avec la réforme de 2008, d’autres critères sont appliqués, et notamment les scores aux élections professionnelles.
Qu’est-ce qui vous garantit que votre magnifique nouvelle confédération syndicale nationalepatriotique, toute belle, toute fraîche, ne va pas faire un bide aux élections professionnelles ? Bref, votre belle confédération, en admettant qu’elle naisse (ce qui est déjà à la limite de l’impossible) ne serait peut-être qu’un enfant mort-né. Quant à ceux, nationaux-patriotes ou pas, qui voudraient créer un syndicat des non-syndiqués, avec des individualistes qui ne connaissent strictement rien, ne serait-ce qu’aux réalités de leur propre profession (et il en existe beaucoup : j’en vois tous les jours parmi les enseignants), cela relève du pur délire, et je ne prends pas la peine d’en traiter. Bref : arrêtons de chercher à créer des syndicats inédits.
Les seules centrales syndicales inédites qui ont réussi au cours de l’Histoire sont nées en réalité du regroupement de puissantes fédérations autonomes déjà existantes, elles-mêmes issues souvent de scissions d’avec les vieilles confédérations. Ces syndicats « inédits » (je pense à l’UNSA et à SUD, notamment, pour lesquels je n’éprouve aucune sympathie) ont surtout, sous prétexte de pluralisme syndical, contribué à éclater la défense des travailleurs en une multitude d’organisations concurrentes, et pour la plus grande joie du patronat et des oligarchies industrielles ou financières.
L’excès de pluralisme, c’est aussi la mort des syndicats, et c’est aussi pour cette raison qu’il faut arrêter d’avoir l’obsession des syndicats inédits. On vient de le voir, il n’est en gros ni très possible ni très souhaitable de créer de nouveaux syndicats, fût-ce au nom de l’amour de la France. Sans compter que les vieux syndicats, malgré leurs défauts, ont derrière eux toute une pratique, une culture, une expérience, un savoir que je persiste à croire irremplaçable. La qualité des informations socio-économiques de FO Hebdo est
reconnue, y compris par des nationalistes, je le sais, qui s’en inspirent pour écrire leurs propres articles. La CGT possède encore des capacités de mobilisation et une force organisationnelle impressionnante.
Du reste, je n’apprécie pas beaucoup certains de mes co-rédacteurs de Riposte Laïque, plus à droite que moi, qui écrivent : « Y en a marre de ces syndicats qui bloquent tout un pays ». Qu’on le veuille ou non, les conquêtes sociales sont filles des grandes grèves, et ceux-là même, parmi les salariés de droite, qui déplorent les blocages, ignorent sans doute que le peu de droits qui leur restent encore sont nés de mouvements de ce type. Un jeune militant national-patriote me disait d’ailleurs, chez Serge Ayoub (je venais d’y donner ma conférence), qu’il en avait autant marre de ces syndicats étudiants de droite qui cherchaient constamment à briser les grèves que de ces syndicats étudiants de gauche qui passaient leur temps à déclencher des blocages, souvent pour des motifs futiles. La grève n’est pas une valeur en soi, elle n’est pas non plus à dédaigner. Ce jeune militant avait tout compris : entre l’abjection gauchiste et l’ignominie néolibérale, les idéaux nationaux-patriotiques
ont largement de quoi se frayer un tiers-passage inédit, en restant dans les syndicats traditionnels, mais sans les suivre constamment dans leurs erreurs.
Cet article est déjà bien long et la fatigue m’empêche de le prolonger outre mesure. Toutefois le lecteur pourrait m’objecter que je n’ai point répondu à la question de fond : Fabien Engelmann, Annie Lemahieu et Thierry Gourlot ont-ils eu raison, oui ou non, de faire de la politique ? Thierry, Annie et Fabien vont m’en vouloir beaucoup, mais je répondrais : dans l’absolu, non. C’est effectivement contraire à l’indépendance syndicale, puisque cela revient, qu’on le veuille ou non, à utiliser sa personne, son image, son charisme pour faire la promotion d’un parti qui, comme tout parti, aussi sympathique soit-il, n’a pas vocation à gérer les intérêts des seuls salariés mais ceux de toutes les catégories sociales, y compris de celles qui exploitent le salariat, ce qui implique toujours un risque pour ce même salariat. C’est justement ce qui oppose le syndicalisme à la politique : le syndicat s’occupe des intérêts moraux et matériels des seuls travailleurs, alors que le parti a en charge l’intérêt général, c’est-à-dire la synthèse entre différents intérêts, dont certains, notamment
patronaux et salariaux, peuvent être antagonistes. Donc, bref : dans l’absolu, mes camarades Fabien, Annie et Thierry ont tort, comme ont tort les syndicalistes qui aujourd’hui se présentent sur des listes du PS, du PC, du PG ou des Verts.
Cela étant, si l’on considère l’état général du pays, les risques géostratégiques qui pèsent sur la France et l’Europe, les dérives sociétales que nous subissons au quotidien, et qui englobent et dépasse la simple régression sociale, déjà effrayante en elle-même… Thierry, Annie et Fabien ont – de manière circonstancielle – raison, raison d’avoir tort si l’on peut dire, raison à la manière des Résistants, et l’on peut admettre que la règle, puriste, légitime dans son purisme, de l’indépendance syndicale puisse tolérer malgré tout des exceptions, exceptions qui, si l’on y réfléchit bien, sont elles-mêmes affirmées dans les statuts généraux de certains syndicats (voir la première partie de cet article).
Jacques Philarcheïn