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En France, en 2011, c’est bien à une triple guerre civile à laquelle il faut hélas se préparer

Les analyses développées dans cet article ne sont en définitive rien de plus qu’une synthèse de tout ce qui s’écrit à l’heure actuelle dans la vraie littérature militante « restitutionnaire », comme j’aime à employer ce mot, c’est-à-dire tous les écrits nationalistes, républicains, identitaires, ou autres, de gauche comme de droite, ou apolitiques, les journaux et les livres qui se réclament d’une restitution de la France à elle-même et, plus largement, d’une restitution des peuples occidentaux à eux-mêmes. J’avais déjà tenté une conceptualisation des mouvements restitutionnaires européens et occidentaux dans un précédent article. Tout récemment, notre contributeur Michel Tonarelli vient de nous livrer un mémoire, talentueux et drôle à la fois, sur l’état de la France actuelle. Mon point de vue, si modeste soit-il, s’inspire d’un ouvrage admirable de Guillaume Faye, La colonisation de l’Europe, ouvrage qui gagne à être lu, d’autant qu’il est mis à disposition gratuitement sur la Toile.
Cet article est voué à décrire dans les grandes lignes la guerre civile fratricide, opposant des populations blanches, françaises de souche ou assimilées de longue date, non pas à d’autres populations, mais entre elles.
Mon hypothèse de travail est que les deux guerres civiles ethnique (en raison de l’immigration de peuplement) et théologale (en raison de l’islamo-substitution) n’ont été rendues possibles que par une première guerre civile latente, fratricide, à l’espagnole si l’on veut, mais en mode mineur et poussif, dont je perçois le déclenchement réel dès les années Soixante en France. C’est, du reste, une légère divergence que j’ai avec les thèses de Guillaume Faye : dans une certaine mesure, je suis plus pessimiste encore que lui, en dévoilant cette vérité terrifiante que la cohabitation entre personnes de souches (ou assimilées) ne va, elle-même, pas complètement de soi, malgré l’homogénéité de la culture, de la civilisation et du « germen », et que les pouvoirs en place ont tout fait pour que, d’abord, avant même que ne se posent les questions de l’immigration et de l’islam, ces populations de souche s’entredéchirent entre elles. C’est cet affaiblissement du peuple de France par la guerre civile fratricide larvée, mais constante, qui a laissé les coudées franches à toutes les forces de déclenchement d’une guerre civile ethnique puis théologale. Expliquons nous.

Le tableau de Salvador Dali, Prémonition de la guerre civile, exprime de manière impressionnante cette idée d’un entre-déchirement et d’une auto-strangulation d’un peuple pourtant homogène d’un point de vue ethnique et culturel, comme pouvait l’être l’Espagne de 1936. Le personnage effrayant du tableau est animé de forces explosives, centrifuges, qui pourtant s’annulent et dont résulte une immobilité radicale et angoissante, comme s’il était à la fois toujours possible et toujours impossible qu’un peuple homogène puisse s’autodétruire.
Dans la première partie du XX° siècle, la France échappa deux fois à la guerre fratricide, une fois en 1936 quand l’échec du Frente Popular espagnol fit craindre le pire pour son équivalent français, et une autre fois, à la fin de la seconde guerre mondiale, où De Gaulle sauva la mise par un subtil dosage d’épuration incomplète et de recyclage partiel de collabos en cadres de la IV° République en gestation. C’est la Première Guerre Mondiale, le traumatisme de la grande boucherie humaine, le pacifisme réactionnel qui s’ensuivit qui, à tort et à raison, cassa définitivement le mythe patriotique et nationaliste de l’Union Sacrée. On peut penser ce qu’on veut de l’Union Sacrée, mais ce genre d’idée a le mérite de souder un peuple… Après 1918, le pacifisme réactionnel (à tort et à raison, car il faut toujours se mettre à la place des traumatisés) commença de casser la France en deux.
En 1936, le prolétariat revendique des acquis contre la bourgeoisie capitaliste. Cette lutte des classes, que je ne renie point et que j’estime légitime, divisa malgré tout les Français. De Gaulle s’en souviendra, déclarant à Malraux (Les Chênes qu’on abat) qu’il admirait l’idée puissante de Marx, celle d’une lutte des classes, mais qu’il la rejetait tout autant, car elle divisait les Français entre eux, alors que lui, De Gaulle, avait la passion du rassemblement. De 1939 à 1945 et bien longtemps après, la dualité collabos-Résistance renforça, pour d’autres raisons, la fracture sociétale du peuple de France. La décolonisation, n’en parlons pas, je laisse aux historiens le soin de décrire la charge énorme de guerre civile franco-française qu’elle pouvait véhiculer… Et puis il y eut cet événement vécu par la génération de mes parents, ce machin idéologique innommable et ludique à la fois, stupide et fécond, abject et amusant, presque impensable, que fut la « révolution » de 1968 !
Entendons-nous bien : 68 existait avant 68. Les événements de Mai ne furent sans doute que l’aboutissement d’un long processus de maturation idéologique. Il y eut sans doute du très bon dans Mai 68, des pensées magistrales, des thèses vivifiantes. Mais il y eut aussi des stupidités et des immoralismes de toutes sortes, des millions de gougnafiers, une poignée de sages.
Je ne reviendrai pas sur Mai 68, je m’en suis déjà exprimé dans Riposte Laïque. On sait à quel point je déteste l’idéologie (ou « l’idéo-mythie ») de cette génération, qui fut celle de mes parents et de mes vieux collègues gauchistes. Je sais à quel point tout cela suinte encore de stupidité satisfaite, d’arrogance veule et de conformisme bien-pensant, de pédagogisme immonde, de vulgarité, d’esprit petit-bourgeois de révolutionnaires en pantoufles… Je ne m’interrogerai pas non plus sur les origines de l’idéologie de Mai, les historiens le font mieux que moi, mais je gage qu’une grande partie de l’esprit de Mai fut la créature d’un travail de sape international destiné à affaiblir les peuples de la vieille Europe, un travail conjoint de la CIA et du KGB, larrons en foire, pour instiller chez nos chers anciens toutes les idées asociales possibles et imaginables, dont le gauchisme fut la caricature et le fer de lance. L’exotisme forcené, la xénophilie, les sectes, l’ésotérisme, l’universalisme para-marxiste, la dévirilisation, l’ethno-masochisme, le pacifisme aveugle, l’inversion des valeurs, oui, surtout l’inversion des valeurs, c’est de là que vient tout le mal.
Toujours est-il que l’esprit de Mai, chargé de haine fratricide sous des dehors de « peace and love », fut la plus affreuse machine à diviser la France, en tant de paix, qu’on ait jamais inventée. Entre ceux qui pensaient que l’herbe était toujours plus verte ailleurs (c’est-à-dire dans un alter-monde imaginaire) et ceux qui aimaient la France (c’est-à-dire le monde réel de la vie quotidienne), la guerre était déclarée, la haine inextinguible, le conflit toujours probable.
Le mitterrandisme fut, treize ans plus tard, l’institutionnalisation gaucho-fasciste de ce gauchisme aveugle et boursouflé de Mai (sous la forme d’associations inquisitoriales et de lois liberticides) ; la chiraquie continua le mitterrandisme sur un mode cohabitationniste ; le sarkozysme continua la chiraquie… J’avais écrit une fois que notre vénéré Président de la République était un « super-gauchiste de droite ». Effectivement. Quand, par exemple, on sous-traite la police de la pensée au CRAN ou à d’autres associations de ce type, alors même que des ministres de l’Intérieur, impuissants à juguler la violence, tombent sous le coup de procédures en sorcellerie, il faut s’attendre à se voir traiter de super-gauchiste de droite, ou alors c’est moi qui n’y entends plus rien…
Le Lecteur m’objectera qu’il ne ressent nulle part cette atmosphère de guerre civile fratricide, en 2011, avec ses compatriotes immédiats. Le Lecteur a raison et tort ; il ne voit que la partie pleine du verre. Certes, une impressionnante réconciliation nationale, notamment entre républicains de gauche, nationalistes, nationalistes-révolutionnaires, identitaires et apolitiques s’est produite récemment, dans le sillage des apéros saucisson-pinard et des Assises sur l’islamisation du 18 décembre 2010. Et les événements français ne sont qu’une partie de la révolte restitutionnaire européenne, et même « occidentale » (j’y inclus les Russes et les États-Unis). Mais la bien-pensance continue de faire des ravages, de diviser profondément (y compris d’ailleurs la bien-pensance de droite, libertaire-libérale, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à sa sœur de gauche, bourgeoise-bohème), et par-delà la bien-pensance elle-même, l’idéologie d’inversion des valeurs, qui me semble bel et bien la maladie mortelle de nos peuples, particulièrement en France.
Je soutiens l’hypothèse suivante, qui va en choquer plus d’un, même peut-être certains camarades de Riposte Laïque : quand bien même la France ne connaîtrait ni l’immigration de remplacement, ni l’islamo-substitution, elle nourrirait déjà en son sein suffisamment de perversions fétides pour que les Français en viennent à se dévorer entre eux. C’est dire si le mal est grand ; nous nous sommes déjà tués tous seuls, entre « bons Français », une fois, par une sorte de guerre civile fratricide, latente mais réelle, et vieille de près d’un siècle ou même de plus d’un siècle ; la guerre ethnique et la guerre théologale n’ont plus alors qu’à exploser sur un terrain déjà dévasté, c’est-à-dire déjà préparé.
On reconnaît une guerre civile fratricide à deux symptômes : la faillite de l’École et la perversion de la Justice, ces deux corruptions factuelles dépendant d’une inversion généralisée des valeurs.
Dans le sillage de 68, le pédagogisme, le puérocentrisme et le jeunisme finissent par remplacer la transmission des connaissances et son substrat, l’autorité des maîtres ; résultat : indépendamment de toute connotation ethnique ou islamoïde de la violence, les écoles et les établissements scolaires enregistrent aujourd’hui un nombre impressionnant de violences et d’incivilités. J’entends par là qu’une classe composées de « petits blancs » peut très bien expédier un professeur en maison psychiatrique ; dans mon propre établissement, très rural, très franchouillard, je connais au moins trois collègues qui ont craqué, et, ces dernières années, les conseils de discipline se sont multipliés, mettant en cause de jeunes Français de souche. Fidèle à ma méthode qui consiste, par concession, à me faire l’avocat du diable, mon hypothèse est que, même en l’absence de dérive ethnique ou théologale de la violence, les simples ravages de l’idéologie laxiste et invertiste de l’après-guerre et de Mai auraient suffit à ce que les Français de souche se déchirent entre eux…
Idem pour la Justice : avant même que la violence ne prenne une connotation ethnique ou théologale en France, les bandes de jeunes « blousons noirs » (elles sont nées à la fin des années 50) trouveront peu à peu chez nos chers magistrats (comme chez nos chers enseignants) leurs plus fervents soutiens, alors même que la Justice évoluera vers la pire des forfaiture, à savoir la criminalisation toujours plus poussée de la légitime défense (l’affaire Galinier n’en est qu’un récent avatar). En matière de Justice, un saut dialectique est franchi en 1974, lorsqu’un certain Oswald Baudot, procureur de son état, grand inspirateur du Syndicat de la Magistrature, grand prophète de la Ligue des Droits de l’Homme (!), prononce devant de jeunes collègues sa fameuse harangue où l’idéologie invertiste perce à chaque mot : il n’hésite pas à assimiler les juges à des assistantes sociales (sic), demande à ses collègues de se montrer partiaux (re-sic) et avoue préférer le voleur à la police (re-re-sic). Là encore, en dehors de toute connotation ethnique ou théologale, la promotion d’une telle idéologie invertiste suffisait à mettre la France à feu et à sang, à la livrer, pieds et poings liés, à des bandes de jeunes cons déchaînés, fussent-ils tous blancs et non-musulmans.
J’aime à le répéter : la guerre civile ethnique (ou théologale) s’est en réalité greffée, en l’aggravant considérablement, sur un contexte idéologique préexistant, fait d’idéologies fétides, de négations hideuses du bon sens qui menaient tout droit à la guerre civile fratricide. En d’autres termes, c’est parce que les Français de souche (ou assimilés) étaient déjà profondément divisés entre eux, parce qu’ils étaient déjà prêts à s’entredéchirer, parce qu’ils vivaient sous des institutions déjà corrompues jusqu’à la moelle, qu’a pu s’établir, via l’immigration et les idéologies xénophiles, une amorce de guerre civile ethnique (racisme anti-blanc et francophobie ultra-violente) puis théologale (émergence de mafias djihadistes).
Sur ces deux dernières guerres, l’ethnique et la théologale, je ne dirai rien, des auteurs plus trapus que moi ont écrit sur ces questions de fort bons ouvrages, sans compter que les articles de Riposte Laïque suffisent à se faire une idée plus que précise de la situation. Mais je le répète, cette France secouée d’horreurs sans nom, où nous vivons aujourd’hui, n’a pu émerger que sur un terrain déjà favorable, celui d’un conflit intestin, très franco-français, faisant de chacun l’ennemi de chacun, malgré l’homogénéité culturelle, sur fond d’idéologies d’après-guerre… et de fin de siècle ! Une guerre de tous contre tous où l’homme est un loup pour l’homme, comme aurait pu l’écrire le bon vieux Thomas Hobbes. Et que si le Lecteur cherche une preuve supplémentaire de cette profonde division, fratricide, des Français de souche entre eux, il n’a qu’à considérer le nombre de collabos, c’est-à-dire de liquidateurs de la France, qu’il croise chaque jour dans la rue, au boulot ou même dans les dîners de famille…
Jacques Philarchein
http://ripostelaique.com/la-veritable-internationale-c%E2%80%99est-le-reveil-des-nations-occidentales-face-a-lislam.html
http://ripostelaique.com/a-mon-cher-ami-de-gauche-qui-me-fait-la-gueule-depuis-que-je-defends-riposte-laique-1re-partie.html
http://ripostelaique.com/apres-les-trente-foireuses-la-gauche-en-phase-terminale-2e-partie.html
http://www.euro-reconquista.com/site/spip.php?rubrique6
http://www.euro-reconquista.com/site/IMG/pdf/La_colonisation_de_l_europe.pdf
Chrono-idéologie à la française du conflit fratricide
XIX° siècle : luttes de classes farouches et répressions sanglantes de mouvements ouvriers jusqu’à la répression de la Commune (« La Guerre Civile en France », selon Marx).
1814-1906 : l’affaire Dreyfus coupe la France en deux.
1914-1918 : malgré l’Union Sacrée, les souffrances des poilus créent d’importantes dissensions au sein de l’opinion française.
1918 : le bilan de la boucherie internationale casse définitivement le mythe patriotique de l’Union Sacrée.
1918-1939 : émergence d’un pacifisme réactionnel débouchant sur… les accord de Munich (1938) !
1936 : amorce d’une guerre civile-sociale sur fond de lutte des classes (Front Populaire).
1939-45 : confrontation entre collaborationnisme et Résistance sous l’Occupation.
1946-1954 : la guerre d’Indochine divise la France.
1954-1962 : la guerre d’Algérie divise la France, bien plus profondément que la guerre d’Indochine. Émergence, surtout à gauche, d’idéologies ethno-masochistes, d’une tyrannie de la repentance, d’un racisme inversé.
À partir de 1945 : travail de sape conjoint des États-Unis et de l’URSS pour promouvoir des idéologies et des mouvements asociaux affaiblissant la France et les autres pays européens.
1968 : point culminant de la grande jobardisation des esprits ; exaltation de l’inversion des valeurs.
1968-1981 : affaiblissement social et économique, renforcement des idéologies invertistes et laxistes de l’après-guerre et de Mai 1968.
1972 : renaissance controversée du nationalisme et du patriotisme français (création du Front national).
1981-1995 : mitterrandisme, institutionnalisation gaucho-fasciste de la pensée laxiste et invertiste, lois liberticide (Gayssot, 1990), perversion et détournement complets des idéaux de gauche.
1981-2011 : le gauchisme laxiste et invertiste investit peu à peu tous les esprits, y compris à droite, et prend progressivement la forme d’une pratique xénophile et islamophile totalitaire, sur fond de criminolâtrie et de faillite intellectuelle généralisée.
2010 : émergence d’un vaste mouvement restitutionnaire trans-politique français et international, face à l’immigration et à l’islam ; divorce consommé entre « restitutionnaires » et « liquidateurs », figures contemporaines de la Résistance et de la collaboration.




Arnaud Montebourg, caricature de la gauche Inch’Allah

Dans les années 80-90, nous avons connu la gauche caviar. Dans les années 90-2000, ce fut le tour de la gauche Marrakech. Il semblerait que depuis une décennie nous assistions à l’émergence de la gauche Inch’Allah.

Quand il se déplace dans des contrées qui lui sont étrangères, l’Homme de gauche se fait un devoir d’épouser les us et coutumes des autochtones. Le mardi 22 mars, Arnaud Montebourg était venu apporter son soutien à Renaud Gauquelin, maire et candidat au poste de conseiller général à Rillieux-la-Pape, canton situé en banlieue nord-est de Lyon.
Et, c’est en distribuant des tracts anti-FN, que le sémillant Montebourg a éprouvé le besoin de montrer qu’il n’était pas insensible à la culture dominante des lieux, en lançant un vigoureux «Inch’Allah» (1). Un peu comme avait su le faire avant lui l’apprenti révoutionnaire Olivier Besancenot lors de sa venue dans un quartier de Toulouse en 2008 (2).

Outre le fait qu’il est curieux de voir un socialiste solliciter les faveurs du tout puissant pour une campagne électorale, comment comprendre que son choix ne se soit pas porté sur l’une des nombreuses expressions françaises comme : « Que Dieu vous entende. Qu’à Dieu ne plaise. Seul Dieu le sait…ainsi soit-il ! »

Démagogie + essentialisme = Citoyenneté musulmane

Pourquoi donc «Inch’Allah»? Pour faire plus couleur locale ? Pour leur rappeler, à eux, les enfants de l’autre rive, que lui aussi vient de là-bas et qu’il fait parti de la famille ?
Comme le clin d’oeil complice que l’on adresse à l’ouvrier plein d’espoir, comme la main que l’on pose sur l’épaule du paysan fatigué, comme la caresse sur la tête de l’enfant qui vient vous offrir un dessin, comme la petite claque dans le dos que l’on prodigue au militant découragé… le «Inch’Allah» de Montebourg est un sourire de démagogue… un attrape nigaud… un geste de mépris. On est en droit d’attendre de la part d’un homme politique qui se dit volontiers républicain, qu’il s’exprime avec un peu plus de distance, et qu’il fasse la promotion de la langue nationale. Quelle sera la prochaine étape pour Montebourg ? Saluer les gens des quartiers avec un tonitruant «Salam Alikoum» en portant sa main droite au niveau du coeur ?

Cependant, ne voir dans cette anecdote qu’un exemple supplémentaire de la démagogie de gauche serait réducteur. Il convient ici de souligner que l’on assiste à une montée d’anti-républicanisme à gauche au profit d’un multiculturalisme débonnaire mais désastreux pour l’unité de notre pays. Le «Inch’Allah» de Montebourg est le signe que la gauche s’est soumise à une approche culturaliste et essentialiste des minorités. C’est ce renversement idéologique qui est à l’origine de l’effacement des valeurs et des principes de la République assimilationniste. Après ses multiples échecs aux élections présidentielles, on aurait pu s’attendre à ce que le Ps se retourne vers le passée et rectifie le tir.
Or il n’en est rien. C’est même pire ! Si l’on en croit une note de synthèse produite par un groupe de réflexion proche du PS Terra Nova (3), il faudrait renforcer l’évolution de notre société vers le multiculturalisme, et inscrire un jour des religions au nombre des fêtes célébrées par notre calendrier républicain. Dans un chapitre dont le titre claque comme un reniement total de l’histoire de ce pays «Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane» (4) Terra Nova annonce la couleur : «la communauté nationale, hier blanche et d’origine judéo-chrétienne, s’enrichit aujourd’hui des apports des Français issus de l’immigration d’après-guerre, aux couleurs de la diversité et d’origine musulmane pour l’essentiel. A l’épicentre de cette mutation, il y a la question de l’islam, religion quasi-inexistante en France il y un siècle et référence aujourd’hui pour plus de 10% des Français. […]
C’est aux Français « de souche » de porter cette mutation, mais aussi aux Français musulmans […]
»

Voilà donc un exemple supplémentaire de l’abandon définitif par la gauche du modèle républicain assimilationniste et émancipateur. Si certains s’interrogent encore pour savoir si le FN est un parti républicain ou pas, on peut d’ores et déjà affirmer que la gauche l’est de moins en moins.
A l’avenir, la gauche Inch’Allah laissera-t-elle la place à la gauche Allah Akbar ?… Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais au train où vont les choses cela ne m’étonnerait qu’à moitié !

Jérôme Cortier

(1)

Montebourg à Rillieux : contre le vote FN "Inch’Allah"

(2)

(3)http://www.tnova.fr/note/musulmans-de-france-pour-une-citoyennet-inclusive
Notons que ce Think tank de gauche réagit à l’actualité sur le site du journal Le Monde, (http://www.lemonde.fr/idees/terra_nova/). Le Monde qui est devenu le journal de la gauche bien pensante ( un de plus !) avec à sa tête le banquier de gauche Matthieu Pigasse, le mécène historique de la gauche Pierre Berger , et Xavier Niel soutien de ségolène Royale aux dernières élections présidentielles… qui a dit que la presse était pro Sarkosy ?.

(4) Terra Nova a mis quelques jours avant de changer de titre. Voilà une partie du blabla pour se justifier: » il semble que le titre que nous avions choisi, « pour une citoyenneté musulmane » , puisse donner lieu à une interprétation erronée du propos, de nature communautariste. Par « citoyenneté musulmane » nous ne parlons pas d’une citoyenneté spécifique, à part, encore moins en contradiction avec la citoyenneté tout court. Nous voulons souligner que les Français d’origine musulmane ne sont pas encore pleinement citoyens : ils sont très peu reconnus dans la classe politique, et participent de ce fait peu au débat citoyen. « 




Arnaud Montebourg, caricature de la gauche Inch'Allah

Dans les années 80-90, nous avons connu la gauche caviar. Dans les années 90-2000, ce fut le tour de la gauche Marrakech. Il semblerait que depuis une décennie nous assistions à l’émergence de la gauche Inch’Allah.

Quand il se déplace dans des contrées qui lui sont étrangères, l’Homme de gauche se fait un devoir d’épouser les us et coutumes des autochtones. Le mardi 22 mars, Arnaud Montebourg était venu apporter son soutien à Renaud Gauquelin, maire et candidat au poste de conseiller général à Rillieux-la-Pape, canton situé en banlieue nord-est de Lyon.
Et, c’est en distribuant des tracts anti-FN, que le sémillant Montebourg a éprouvé le besoin de montrer qu’il n’était pas insensible à la culture dominante des lieux, en lançant un vigoureux «Inch’Allah» (1). Un peu comme avait su le faire avant lui l’apprenti révoutionnaire Olivier Besancenot lors de sa venue dans un quartier de Toulouse en 2008 (2).
Outre le fait qu’il est curieux de voir un socialiste solliciter les faveurs du tout puissant pour une campagne électorale, comment comprendre que son choix ne se soit pas porté sur l’une des nombreuses expressions françaises comme : « Que Dieu vous entende. Qu’à Dieu ne plaise. Seul Dieu le sait…ainsi soit-il ! »

Démagogie + essentialisme = Citoyenneté musulmane

Pourquoi donc «Inch’Allah»? Pour faire plus couleur locale ? Pour leur rappeler, à eux, les enfants de l’autre rive, que lui aussi vient de là-bas et qu’il fait parti de la famille ?
Comme le clin d’oeil complice que l’on adresse à l’ouvrier plein d’espoir, comme la main que l’on pose sur l’épaule du paysan fatigué, comme la caresse sur la tête de l’enfant qui vient vous offrir un dessin, comme la petite claque dans le dos que l’on prodigue au militant découragé… le «Inch’Allah» de Montebourg est un sourire de démagogue… un attrape nigaud… un geste de mépris. On est en droit d’attendre de la part d’un homme politique qui se dit volontiers républicain, qu’il s’exprime avec un peu plus de distance, et qu’il fasse la promotion de la langue nationale. Quelle sera la prochaine étape pour Montebourg ? Saluer les gens des quartiers avec un tonitruant «Salam Alikoum» en portant sa main droite au niveau du coeur ?

Cependant, ne voir dans cette anecdote qu’un exemple supplémentaire de la démagogie de gauche serait réducteur. Il convient ici de souligner que l’on assiste à une montée d’anti-républicanisme à gauche au profit d’un multiculturalisme débonnaire mais désastreux pour l’unité de notre pays. Le «Inch’Allah» de Montebourg est le signe que la gauche s’est soumise à une approche culturaliste et essentialiste des minorités. C’est ce renversement idéologique qui est à l’origine de l’effacement des valeurs et des principes de la République assimilationniste. Après ses multiples échecs aux élections présidentielles, on aurait pu s’attendre à ce que le Ps se retourne vers le passée et rectifie le tir.
Or il n’en est rien. C’est même pire ! Si l’on en croit une note de synthèse produite par un groupe de réflexion proche du PS Terra Nova (3), il faudrait renforcer l’évolution de notre société vers le multiculturalisme, et inscrire un jour des religions au nombre des fêtes célébrées par notre calendrier républicain. Dans un chapitre dont le titre claque comme un reniement total de l’histoire de ce pays «Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane» (4) Terra Nova annonce la couleur : «la communauté nationale, hier blanche et d’origine judéo-chrétienne, s’enrichit aujourd’hui des apports des Français issus de l’immigration d’après-guerre, aux couleurs de la diversité et d’origine musulmane pour l’essentiel. A l’épicentre de cette mutation, il y a la question de l’islam, religion quasi-inexistante en France il y un siècle et référence aujourd’hui pour plus de 10% des Français. […]
C’est aux Français « de souche » de porter cette mutation, mais aussi aux Français musulmans […]
»
Voilà donc un exemple supplémentaire de l’abandon définitif par la gauche du modèle républicain assimilationniste et émancipateur. Si certains s’interrogent encore pour savoir si le FN est un parti républicain ou pas, on peut d’ores et déjà affirmer que la gauche l’est de moins en moins.
A l’avenir, la gauche Inch’Allah laissera-t-elle la place à la gauche Allah Akbar ?… Nous ne sommes pas dans le secret des dieux, mais au train où vont les choses cela ne m’étonnerait qu’à moitié !
Jérôme Cortier
(1)

Montebourg à Rillieux : contre le vote FN "Inch’Allah"


(2)

(3)http://www.tnova.fr/note/musulmans-de-france-pour-une-citoyennet-inclusive
Notons que ce Think tank de gauche réagit à l’actualité sur le site du journal Le Monde, (http://www.lemonde.fr/idees/terra_nova/). Le Monde qui est devenu le journal de la gauche bien pensante ( un de plus !) avec à sa tête le banquier de gauche Matthieu Pigasse, le mécène historique de la gauche Pierre Berger , et Xavier Niel soutien de ségolène Royale aux dernières élections présidentielles… qui a dit que la presse était pro Sarkosy ?.
(4) Terra Nova a mis quelques jours avant de changer de titre. Voilà une partie du blabla pour se justifier: » il semble que le titre que nous avions choisi, « pour une citoyenneté musulmane » , puisse donner lieu à une interprétation erronée du propos, de nature communautariste. Par « citoyenneté musulmane » nous ne parlons pas d’une citoyenneté spécifique, à part, encore moins en contradiction avec la citoyenneté tout court. Nous voulons souligner que les Français d’origine musulmane ne sont pas encore pleinement citoyens : ils sont très peu reconnus dans la classe politique, et participent de ce fait peu au débat citoyen. « 




Laurent Fabius a-t-il été vraiment laïque et socialiste un jour ?

J’ai découvert, sans aucune surprise, le nom de Laurent Fabius parmi les signataires de l’infâme pétition du Nouvel Obs, demandant, ni plus ni moins, à ce qu’on renonce au débat sur l’islam, en France !
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110323.OBS0156/non-au-debat-proces-de-l-islam-un-appel-du-nouvel-obs-et-de-respect-mag.html
Donc, selon celui qui fut le plus jeune Premier ministre de France, en 1984, parler de la réalité de l’islam, en France, serait forcément aller sur les terres du Front national, et, bien entendu, « rappellerait les heures les plus sombres de notre histoire, sans oublier la stigmatisation d’une population déjà victime de discriminations sociales et du racisme quotidien ».
Pourtant, en 2003, alors que j’animais la campagne pour une loi contre les signes religieux à l’école, je me souviens qu’au congrès du Parti socialiste, à Dijon, un nommé Laurent Fabius avait reçu une ovation géante, de la part d’une salle debout. Etonnant pour un homme davantage connu pour sa capacité à fédérer efficacement son courant, dans le PS, que pour ses qualités de tribun. Qu’avait-il dit ? Il avait fait un appel vibrant à la laïcité, et n’avait pas hésité à parler du dernier congrès de l’UOIF, où Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait été sifflé dix minutes pour avoir, lors de son discours, réaffirmé qu’en France, une femme devait retirer son voile avant de se faire prendre en photo pour une pièce d’identité.
http://lesdiscours.vie-publique.fr/pdf/033001611.pdf
Laurent Fabius avait alors exprimé, avec des mots très forts, son refus d’une société où les hommes et les femmes étaient séparées par une allée centrale, où presque tous les hommes étaient barbus, et presque toutes les femmes voilées. Il avait tenu, à une époque où le journaliste du « Point » Claude Imbert avait été victime d’un lynchage médiatique pour s’être revendiqué « islamophobe », des propos qui auraient pu lui valoir les foudres du Mrap ou de la LDH (rappelons qu’à l’époque, Sos Racisme, avec Malek Boutih, avait une ligne laïque toute autre que celle qu’impulse aujourd’hui Sopo).
Si j’avais apprécié le propos, je m’étais étonné que ces fortes paroles n’aient jamais été suivies, notamment à l’époque où le débat sur le voile et l’école était très vif, d’une prise de position forte de celui qui était à l’époque le numéro 2 de son parti. Cela m’avait irrité, et interrogé quant à la réalité des convictions de Fabius. Il faut dire que celui-ci, avec Delors et Rocard, avait toujours été ma tête de turc, au Parti socialiste (où je n’ai jamais milité). Je voyais dans ces trois leaders une tendance droitière, et je les imaginais sans problème capable de militer dans un parti de droite. J’avoue que je pensais – peut-être avec malveillance – que l’adhésion de Laurent Fabius au Parti socialiste était davantage un plan de carrière qu’une réelle conviction de gauche.
Son passage comme Premier ministre, de 1984 à 1986, période de la rigueur, et toute ses prises de position me confirmaient cette mauvaise impression. Je trouvais qu’il défendait toujours les postures les plus droitières, au PS. Son passage comme ministre des Finances, dans le gouvernement Jospin, de 2000 à 2002, m’avaient renforcé dans cette conviction, je n’ai pas oublié que c’est lui qui a fait baisser la fiscalité des plus hauts revenus, ce qui n’est guère une attitude très socialiste. Dans une étude intéressante, intitulée « Ces cadeaux fiscaux qui ont ruiné la France », le journaliste Laurent Mauduit démontrait que, sous Laurent Fabius, les cadeaux fiscaux, rarement pour les salariés les plus modestes, n’avaient pas été en reste. C’était l’époque où toute une frange social-libérale du PS, incarnée par Fabius-Rocard-Strauss-Kahn, au delà des guerres de courant, avait repris le discours de la droite, considérant l’impôt républicain comme ringard et dépassé. Autrement dit, les plus modestes payaient en taxes ce que les plus riches ne payaient plus en impôts. Bien sûr, quand elle revint au pouvoir, la droite ne fit qu’accentuer ce qu’avait préparé la gauche.
http://www.crashdebug.fr/index.php/actuatlites-france/1836-ces-dix-ans-de-cadeaux-fiscaux-qui-ont-ruine-la-france
Je fus perplexe quand j’appris, en 2004, que Laurent Fabius, européiste acharné de tout temps (ce qu’on retrouve dans son discours de Dijon), appelait à voter « non » au traité consitutionnel européen, défendu avec acharnement par toute la direction du PS. Mais à une époque où les partisans du « non » ne faisaient que 30 % dans les sondages, et suscitaient souvent l’ironie moqueuses des caciques socialistes, nous ne pouvions pas cracher sur un soutien pareil, qui valut à l’intéressé d’être mis au ban du Parti socialiste, et lynché par la presse.
Certes, Fabius n’alla pas battre les estrades de meeting, comme Mélenchon et Filoche le firent avec talent et courage. Mais il fut un grain de sable utile, dans cette bataille qui se termina par l’extraordinaire victoire du non, le 29 avril 2005. J’avoue que je n’avais toujours pas confiance en Fabius, ni en sa sincérité, mais que je le regardais quand même avec plus d’indulgence que quelques années auparavant.
Mais quand je commençais à entendre l’aile gauche du Parti socialiste nous expliquer que Laurent Fabius était l’homme de la situation, un véritable « homme d’Etat », et qu’il devait être celui qui, pour couronner la victoire du non de gauche, serait le candidat à soutenir à l’intérieur du PS, je commençais à me dire que si Fabius devenait l’aile gauche du PS, je ne devais plus comprendre grand chose à la politique ! Jean-Luc Mélenchon et les siens se rangèrent sous sa bannière au congrès du Parti socialiste qui suivit, six mois après le tsunami du 29 avril 2005. Et tout ce beau monde signa une motion de synthèse, oubliant l’ampleur et les enjeux des divergences sur le TCE, 6 mois plus tôt ! Fabius reprit ses responsabilités nationales, et se positionna pour les primaires socialistes. Mélenchon et toute l’aile gauche du PS demandèrent donc à leurs militants de voter pour lui, contre Ségolène Royal et Strauss-Kahn. Mais balayé par la vague Royal, et sans doute par sa mauvaise image, l’ancien premier ministre fit un piteux score à 18 %.
Après la défaite électorale de Ségolène Royal, les comptes se réglèrent, au Parti socialiste. Certains suspectèrent les éléphants, dont Fabius, d’avoir contribué largement au faible score de la candidate. Julien Dray, fondateur de Sos Racisme, ancien compagnon de Mélenchon à la Gauche socialiste, et ami du couple Royal-Hollande, avait été l’éminence grise de la campagne présidentielle, souvent menée à la marge de l’appareil du PS. Il se fendit d’un livre vengeur, quelques semaines après la défaite, « Règlements de comptes« , où il signala, notamment, le chantage qu’avait effectué Fabius auprès de Hollande, en 2004. Il exigeait alors d’avoir le soutien de la direction du PS, pour être le candidat socialiste à la présidentielle de 2007. Devant le refus du premier secrétaire, il affirma que dans ce cas, il ferait campagne pour le non au référendum. Aucun démenti de cette accusation grave proférée par Julien Dray ne vint des rangs fabiusiens, et curieusement, la presse fut très clémente avec Laurent Fabius, devant une infomation aussi explosive.
J’avoue qu’elle me rassura sur mon ressenti du personnage. J’ai trouvé que quand Georges Frèche avait dit, au sujet de Fabius, qui venait de mal parler de lui, « Fabius, il n’a pas une tronche très catholique », je n’avais rien vu d’antisémite, comme l’affirmèrent les « antiracistes » la direction du PS – qui essaiera, avec le résultat qu’on connaît, d’avoir la peau de Frèche aux régionales suivantes – mais tout simplement la vérité. Quand je vois et que j’écoute  Laurent Fabius, je ne peux pas croire en sa sincérité, ni en ses convictions, et cela se voit dans ses postures, tout simplement. Je pense que tout cela n’est que positionnement politicien, et qu’il a fonctionné comme cela toute sa vie, résumant par sa personnalité la dégénérescence du Parti socialiste, où comme le disait Malek Boutih, les plans de carrière remplacent les convictions.
Mais le discours de Dijon de Fabius, et les applaudissements nourris qui l’accueillirent, résume mieux que de longs discours la dérive et les abandons laïques du Parti socialiste. Sept après avoir ovationné la laïcité de combat, les militants de ce parti voient le PS dirigé par Martine Aubry, dont la connivence avec les islamistes n’est plus à démontrer. Ils ont vu leur parti refuser de voter la loi sur le voile intégral, qui s’appliquera le 11 avril.
A mon avis, Fabius n’a jamais été laique, ni socialiste, mais simplement carriériste et opportuniste. D’où son silence quand le Parti socialiste a aidé Sarkozy à nous faire adopter le traité de Lisbonne, bafouant le vote du peuple français. D’où sa signature – qu’il finit par retirer, à cause de la présence de Tariq Ramadan, sans remettre en cause le fond de ce texte – à un texte qui est à la laïcité et au socialisme ce que Benoit XVI est au droit à l’IVG.
Pierre Cassen




Ce que disait le dangereux islamophobe Laurent Fabius, en 2003…

Rassurez-vous, Riposte Laïque n’est pas devenu fabiusien. Mais j’ai retrouvé, en faisant quelques recherches, le discours que Laurent Fabius prononça au congrès de Dijon du Parti socialiste de 2003. Il était principalement axé sur la défense de la laïcité, et sur la nécessité de se montrer ferme devant l’offensive islamiste. Huit ans plus tard, le-dit Laurent Fabius signait la pétition de Respect-Mag, relayée par Le Nouvel Observateur, demandant à l’UMP d’annuler le débat prévu, le 5 avril, sur l’islam…
Lucette Jeanpierre
Le discours de Laurent Fabius
Les principaux extraits :
Les valeurs qui sont notre drapeau, nous les partageons tous :
– la justice sociale, bien sûr, qui implique plus de démocratie sociale ;
– l’école, et pas n’importe quelle école, l’école de l’égalité des chances, l’école deformation toute la vie ;
– le développement durable, à condistion que ne soit pas un mot vide sens, mais quelquechose de profond tel que nous l’ont proposé nos amis écologistes ;
– et puis la solidarité européenne, et puis une autre conception du monde face à l’hyperpuissance et à l’hyper myopie du marché.
Et l’ajouterai, car c’est un point que je veux traiter, la laïcité, parce que face aux intégrismes de toutes sortes, et aujourd’hui encore, ils ont frappé au Maroc de façon dramatique, face aux intégrismes de toutes sortes dont la France n’est pas exempte, il faut que nous sachionsréaffirmer que la valeur fondatrice unitaire, c’est la valeur de laïcité.
Or, à cet égard les signes d’inquiétude sont nombreux.
Je veux en citer quelques uns :
L’autre jour j’ai rencontré une institutrice de maternelle, qui me disait, et c’est à peine croyable, que des enfants de sa classe avaient refusé de faire la ronde parce qu’un des parents avaient dit qu’il ne fallait pas que les filles et les petits garçons se touchent la main.
Je connais comme vous des enseignants qui, au moment de faire cours sur l’affaire Dreyfus, sur l’égalité des droits, sur la situation au Moyen- Orient, voient quelqu’un se lever dans leur classe, porté par un fanatisme qui ne vient pas de lui-même, et qui les menace, et qui leur interdit defaire ce cours, ce qui les conduit parfois à se censurer eux-mêmes.
Dans un autre ordre d’idée, j’ai vu comme vous ce ministre de l’Intérieur tenir des paroles pertinentes sur la laïcité, mais le faire benoîtement devant une salle ( on n’a pas assezremarqué ce détail) où il y avait deux entrées séparées : l’une pour les femmes, l’autre pourles hommes, et où chacun siégeait physiquement séparé dans la même enceinte.
Et puis, comme vous, je vois ce débat à propos de la future commission européenne où certains proposent, sans que cela semble choquer, sauf nous et heureusement quelques autres, que l’on définisse l’Europe par sa filiation religieuse.
Et en très haut lieu, que répond-on à tout cela ? « Il faut faire preuve de sagesse, il ne faut rien brusquer, il faut voir les problèmes au cas par cas. » Nous, socialistes, nous disons que la République ne se défend pas au cas par cas.
Il est temps, mes camarades, il est temps de redire un certain nombre de choses de choses simples.
D’abord la République, qui n’est pas un lieu, un régime où chacun vient pour mettre en avant sa confession, mais qui est un lieu et un régime où les citoyens sont à égalité de droit et de devoir, et parmi ces droits et ces devoirs, il y a la laïcité.
Ensuite, la laïcité qui n’est pas une opinion parmi d’autres, mais, Bertrand l’a fort bien dit, ce qui permet à toutes les opinions de coexister et non de se combattre, avec cette grande loi surlaquelle intervint jaurès en 1905, de la séparation de l’Eglise et de l’Etat . Oui, l’Etat c’est la société des hommes et des femmes entre eux. Oui, l’Eglise, c’est la société des femmes et des hommes qui le veulent avec Dieu, et il n’est pas question de mettre en cause, si peu que ce soit, la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Puis l’école, qui n’est pas un lieu parmi d’autres, mais un lieu où l’on forme les petits citoyens. Et ce trépied, République, école, c’est un trépied auquel nous tenons.
Il est donc temps de préciser et de dire notamment deux règles :
La première, c’est que, dans la République française, chacun est libre de pratiquer son culte et sa foi.La République ne reconnaît aucun culte, mais elle ne méconnaît aucun culte. Et il est exact et honnête de dire que certains cultes, certains je pense en particulier aux musulmans, ne peuvent pas aujourd’hui pratiquer dans des conditions dignes. Il faudra donc, ce sera notre honneur de socialistes, que, dans le strict respect de la loi de 1905, nous trouvions les modalités pratiquespour qu’ils puissent exercer leur culte dans des conditions dignes.
Mais de la même façon, et symétriquement, le temps est venu, je crois, de clarifier notre position sur le port des insignes religieux.
Il y a plus de dix ans, dans un autre contexte, et en toute bonne foi, nous avons cru pouvoir confier au Conseil d’Etat le soin de décider de cette question. Le Conseil d’Etat, malgré la qualité de ses membres, n’avait pas cette fonction là. On est arrivé à une sorte de casuistique finalement peu tenable où l’on met en première ligne les enseignants et les chefs d’établissement, qui doivent, malgré qu’ils aient au premier rang leur appréciation subjective, je dis qu’il faut changer cela, et qu’il est temps que les politiques, c’est à dire nous mêmes prennent leurs responsablilités.
Je prends ce matin les miennes. Je crois qu’autant il est fondamental que, dans la sphèreprivée, chacun puisse exprimer sa foi, autant, il est fondamental que, dans la sphère publique, et, d’abord à l’école publique, il ne puisse plus être exhibé d’insigne religieux, ni voile,ni kippa, ni croix. Bref, qu’après les consultations nécessaires, une loi vienne préciserce point : la foi dans le domaine de l’espace privé doit avoir libre exercice, mais la foi ne remplace pas la loi.
On me dira : cela soulèvera des difficultés. Peut-être. Moins de difficultés que si on laissait se développer les germes de l’intégrisme que l’on observe ici ou là avec les conséquences de tous ordres que cela aurait, y compris mes camarades au plan politique car le développement de l’intégrisme d’un côté aurait comme conséquence inéluctable le développement de l’extrême droite de l’autre.
On me dira : vous risquez , par cette position, au fond, de nuire au droit des femmes et des jeunes filles que vous prétendez défendre. Je ne le crois pas. Le voile, quoi qu’en dise,est une atteinte portée à l’égalité entre les femmes et les hommes. Et si on laisse porter cette atteinte là, alors les libertés des femmes seront emportées.
On me dira enfin : encore une fois c’est la spécifité de la France. Moi j’accepte, et même je revendique, cette spécificité si c’est la spécifité de la liberté. Nous connaissons toutes et tous, en particulier des femmes, des militantes qui, dans d’autres pays, ont été exilées, lapidées, assassinées, parce qu’elles ont défendu la liberté, pour elles quand elles ne le voulaient pas, une attitude autre que le voile. Nous n’avons pas le droit d’abandonner ce combat là.
Mes camarades, derrière ce débat, il y en a un autre qui est la question suivante : oui ou non, voulons-nous que la République, notre mère, intègre toutes ses filles et tous se fils, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur origine sociale, quelle que soit leur couleur de peau ? Le voulons-nous et croyons-nous que la France en est capable ? Certains disent non. Et pour augmenter leur emprise sur les communautés , ils développent précisement le rôle de ces communautés. Pour nous la République ne peut pas reconnaître une autre communauté que la communauté nationale.
Mais pour réaliser une vraie intégration, il ne suffit pas de prononcer des interdits, il faut aller beaucoup plus loin, il faut faire en sorte que cessent les discriminations nombreuses qui continuent à s’exercer sur à l’égard de beaucoup d’autres sur le logement, l’emploi et la culture, et s’agissant en particulier de nos amis, de nos frères issus de l’immigration, il faut, et je regrette que sur ce point la gauche ait été devancée par la droite, qu’il y en ait davantage au gouvernement du pays, qu’il y en ait dans les grandes écoles, dans les grandes entreprises, et à la télévison, bref partout où l’on détient une parcelle de pouvoir, parce que c’est ainsi que nous ferons reculer l’intégrisme et que nous montrerons que nous avons une haute idée de l’égalité, quelle soit l’origine, quelle que soit la couleur de la peau, et quelle soit, au fond, la religion dont on se réclame.
Le pacte laïque, il est là. Et plus la société française sera diverse et plus le principe émancipateur de la laïcité devra être respecté.
(…)
PS. Voilà l’homme qui, 8 ans après, refuse de voter la loi sur la burqa, et demande l’annulation du débat sur l’islam…




BHL, l’homme qui pense que la France est profondément raciste… malgré BHL !

Sur Canal plus, on a pu entendre un étonnant concert à plusieurs voix (1). Dominant l’orchestre par sa puissance vocale, un duo bien rodé était formé par Bernard-Henri Lévy et par un certain Hafid Rahmouni, porte-parole d’une association appelée Zy’ Va, que le beau Bernard nous dit connaître et soutenir. Quelques seconds et troisièmes violons meublaient la fosse d’orchestre et lançaient parfois une brève phrase musicale, juste assez pour fournir une transition et permettre aux deux ténors de rebondir.

Deux rôles principaux et complémentaires se donnaient la réplique et se soutenaient l’un l’autre. Le premier, joué par Rahmouni, claquait comme des cymbales, et consistait à dire à peu près : « Donnez nous des sous ou on va tout casser. » Le second, dominé par BHL, était tout en circonvolutions et en ruptures de registre ; des rondeurs enveloppantes semblaient parfois vouloir atténuer l’effet des menaces ; mais parfois aussi, elles se faisaient venin aigrelet, et venaient, en renfort des cymbales de Rahmouni, percer le tympan du contribuable français pour lui rappeler combien il mérite de payer pour expier son racisme.

Une voix off lance le thème : 150 000 euros de subventions ont été supprimées à des associations qui accomplissent pourtant, nous dit la voix, un travail remarquable ; au Petit Nanterre, par exemple, trois cents jeunes bénéficient de l’accompagnement scolaire par l’association Zy’ Va, celle de Rahmouni.

A lui, donc :

« Moi, depuis quelque temps, je me pose la question sur le fait que : est-ce que on ne doit pas, nous, en tant qu’acteurs associatifs, appeler a la révolte des banlieues pour qu’on ait un peu plus de subventions. »

Hé bien au moins, c’est clair ! Il poursuit :

 » … parce que les subventions baissent dans les quartiers ; les salariés, ce mois-ci, ne sont pas payés, et, à la rentrée de septembre, on a fermé pendant trois mois parce qu’on n’avait pas de quoi faire fonctionner l’association. »

Drôles de bénévoles, qui ne travaillent que contre salaire !

On commence à comprendre ce que « acheter la paix sociale » veut dire. Hors zone spéciale, il ne suffit pas qu’un chômeur crée une association et s’en déclare salarié pour que la collectivité subventionne l’association « bénévole » et paie le salaire !

On est un peu estomaqué. Heureusement, comme on nous l’explique, tous ces acteurs sont des gens responsables ; ils n’appellent pas à la violence (ah bon … j’ai du rêver, tout à l’heure …). BHL nous rassure pleinement :

« Zy’ Va, je les connais ; c’est des gens très très bien ; responsables. »

Ouf !

Il les connaît parce que (pur hasard, bien sur), Zy’ Va est aidé par une fondation « que » BHL s’occupe. Et lui aussi nous demande de passer à la caisse :

« J’en profite pour lancer un appel … une petite fondation que je m’occupe les aide … »

Nous respectons scrupuleusement ici la « grammaire » béhachélienne. Heureusement, Zy’Va, c’est une association qu’elle fait du soutien scolaire.

BHL poursuit :

 » … et je voudrais que d’autres les aident »

Pour qu’on comprenne bien, il précise :

 » … pour leur donner de l’argent, parce qu’ils font un travail extraordinaire à Nanterre et dans les banlieues. »

Pour être sur que notre chèque aille au bon endroit, il rappelle le nom de l’association qu’il s’occupe en faisant sonner les syllabes :

 » ZY’-VA »

Zyva, c’est justement l’association dont le porte-parole, Rahmouni, nous a menacés plus haut (  » …est-ce que on ne doit pas, nous, en tant qu’acteurs associatifs, appeler a la révolte des banlieues pour qu’on ait un peu plus de subventions. »). C’est fascinant, cette façon de passer en quelques minutes de la menace à la sollicitation. Dans un tel cas, cela aide, bien sur, de parler à deux voix.

Pour ceux dont les menaces de Rahmouni pourraient coincer le portefeuille, BHL explique :

« Qu’ils en soient là c’est un signal très inquiétant parce que c’est pas des fous, c’est pas des irresponsables ; c’est très inquiétant. »

Bon, maintenant, on passe à la phase culpabilisation. Sourcil froncé, mèche en bataille, il nous parle de la « révolte des banlieues » de 2005, contre laquelle le gouvernement Villepin « avait fait donner quasiment la troupe »

Diantre ! La troupe ! Combien de morts sous les sabots des chevaux ?

Le beau philosophe doit se rendre compte qu’il en fait trop, et il corrige :

 » …en tout cas il avait déclaré l’état d’urgence. »

Il remet une deuxième couche de correction (les donateurs potentiels, c’est si susceptible …) en nous précisant que, malgré tout, les banlieues, même sous état d’urgence, ce n’est pas l’Egypte ou la Lybie.

Ouf ! En tant que Français, on se sent respecté !

Pas pour longtemps. Le constat qu’il y a beaucoup de chômage dans les banlieues le mène tout droit à pointer le racisme qui constitue, selon lui, l’essence éternelle de notre pays :

« Il y a quelque chose qui s’appelle le racisme en France et ça voilà … on a créé SOS racisme il y a 26 ans ça s’est pas arrangé depuis …la France reste un pays très profondément … »

Très profondément quoi ?

Le philosophe engagé ne finit pas sa phrase.

Faut pas être timide comme ça, beau gosse !

C’est vrai que c’est plutôt raciste d’émettre un tel jugement négatif général sur tout un pays, mais, quand ce pays est la France, la police de la pensée n’entend rien.

Catherine Ségurane

(1) « France : les banlieues vont elles se revolter ?  »
(via Fdesouche.com : http://www.fdesouche.com/183814-bhl-et-le-racisme-la-france-reste-un-pays-tres-profondement)




BHL, l'homme qui pense que la France est profondément raciste… malgré BHL !

Sur Canal plus, on a pu entendre un étonnant concert à plusieurs voix (1). Dominant l’orchestre par sa puissance vocale, un duo bien rodé était formé par Bernard-Henri Lévy et par un certain Hafid Rahmouni, porte-parole d’une association appelée Zy’ Va, que le beau Bernard nous dit connaître et soutenir. Quelques seconds et troisièmes violons meublaient la fosse d’orchestre et lançaient parfois une brève phrase musicale, juste assez pour fournir une transition et permettre aux deux ténors de rebondir.
Deux rôles principaux et complémentaires se donnaient la réplique et se soutenaient l’un l’autre. Le premier, joué par Rahmouni, claquait comme des cymbales, et consistait à dire à peu près : « Donnez nous des sous ou on va tout casser. » Le second, dominé par BHL, était tout en circonvolutions et en ruptures de registre ; des rondeurs enveloppantes semblaient parfois vouloir atténuer l’effet des menaces ; mais parfois aussi, elles se faisaient venin aigrelet, et venaient, en renfort des cymbales de Rahmouni, percer le tympan du contribuable français pour lui rappeler combien il mérite de payer pour expier son racisme.
Une voix off lance le thème : 150 000 euros de subventions ont été supprimées à des associations qui accomplissent pourtant, nous dit la voix, un travail remarquable ; au Petit Nanterre, par exemple, trois cents jeunes bénéficient de l’accompagnement scolaire par l’association Zy’ Va, celle de Rahmouni.
A lui, donc :
« Moi, depuis quelque temps, je me pose la question sur le fait que : est-ce que on ne doit pas, nous, en tant qu’acteurs associatifs, appeler a la révolte des banlieues pour qu’on ait un peu plus de subventions. »
Hé bien au moins, c’est clair ! Il poursuit :
 » … parce que les subventions baissent dans les quartiers ; les salariés, ce mois-ci, ne sont pas payés, et, à la rentrée de septembre, on a fermé pendant trois mois parce qu’on n’avait pas de quoi faire fonctionner l’association. »
Drôles de bénévoles, qui ne travaillent que contre salaire !
On commence à comprendre ce que « acheter la paix sociale » veut dire. Hors zone spéciale, il ne suffit pas qu’un chômeur crée une association et s’en déclare salarié pour que la collectivité subventionne l’association « bénévole » et paie le salaire !
On est un peu estomaqué. Heureusement, comme on nous l’explique, tous ces acteurs sont des gens responsables ; ils n’appellent pas à la violence (ah bon … j’ai du rêver, tout à l’heure …). BHL nous rassure pleinement :
« Zy’ Va, je les connais ; c’est des gens très très bien ; responsables. »
Ouf !
Il les connaît parce que (pur hasard, bien sur), Zy’ Va est aidé par une fondation « que » BHL s’occupe. Et lui aussi nous demande de passer à la caisse :
« J’en profite pour lancer un appel … une petite fondation que je m’occupe les aide … »
Nous respectons scrupuleusement ici la « grammaire » béhachélienne. Heureusement, Zy’Va, c’est une association qu’elle fait du soutien scolaire.
BHL poursuit :
 » … et je voudrais que d’autres les aident »
Pour qu’on comprenne bien, il précise :
 » … pour leur donner de l’argent, parce qu’ils font un travail extraordinaire à Nanterre et dans les banlieues. »
Pour être sur que notre chèque aille au bon endroit, il rappelle le nom de l’association qu’il s’occupe en faisant sonner les syllabes :
 » ZY’-VA »
Zyva, c’est justement l’association dont le porte-parole, Rahmouni, nous a menacés plus haut (  » …est-ce que on ne doit pas, nous, en tant qu’acteurs associatifs, appeler a la révolte des banlieues pour qu’on ait un peu plus de subventions. »). C’est fascinant, cette façon de passer en quelques minutes de la menace à la sollicitation. Dans un tel cas, cela aide, bien sur, de parler à deux voix.
Pour ceux dont les menaces de Rahmouni pourraient coincer le portefeuille, BHL explique :
« Qu’ils en soient là c’est un signal très inquiétant parce que c’est pas des fous, c’est pas des irresponsables ; c’est très inquiétant. »
Bon, maintenant, on passe à la phase culpabilisation. Sourcil froncé, mèche en bataille, il nous parle de la « révolte des banlieues » de 2005, contre laquelle le gouvernement Villepin « avait fait donner quasiment la troupe »
Diantre ! La troupe ! Combien de morts sous les sabots des chevaux ?
Le beau philosophe doit se rendre compte qu’il en fait trop, et il corrige :
 » …en tout cas il avait déclaré l’état d’urgence. »
Il remet une deuxième couche de correction (les donateurs potentiels, c’est si susceptible …) en nous précisant que, malgré tout, les banlieues, même sous état d’urgence, ce n’est pas l’Egypte ou la Lybie.
Ouf ! En tant que Français, on se sent respecté !
Pas pour longtemps. Le constat qu’il y a beaucoup de chômage dans les banlieues le mène tout droit à pointer le racisme qui constitue, selon lui, l’essence éternelle de notre pays :
« Il y a quelque chose qui s’appelle le racisme en France et ça voilà … on a créé SOS racisme il y a 26 ans ça s’est pas arrangé depuis …la France reste un pays très profondément … »
Très profondément quoi ?
Le philosophe engagé ne finit pas sa phrase.
Faut pas être timide comme ça, beau gosse !
C’est vrai que c’est plutôt raciste d’émettre un tel jugement négatif général sur tout un pays, mais, quand ce pays est la France, la police de la pensée n’entend rien.
Catherine Ségurane
(1) « France : les banlieues vont elles se revolter ?  »
(via Fdesouche.com : http://www.fdesouche.com/183814-bhl-et-le-racisme-la-france-reste-un-pays-tres-profondement)




Des militants de Front de gauche de Grigny épinglés pour « racisme » et « islamophobie » ?

Des militants du Front de Gauche (1) de Grigny (Essonne) tiennent-ils des propos racistes et « islamophobes » quand ils parcourent les cages d’escalier et les marchés dans le cadre de la campagne des élections cantonales ? Telle est l’énigme que doit résoudre le commissariat local de la police de la pensée, aidé ou gêné en cela par Cri-Cri de Grigny, détective improvisé et vidéaste maladroit. Ce commissariat doit enquêter sous grande pression, car la presse spécialisée se passionne : si Fdesouche.com (2) traite brièvement de l’affaire des images volées, il n’en va pas de même de Oumma.com (3), qui a mis ses propres limiers sur le coup et remonté chaque piste sur toute sa longueur. Sans parler de tous les sites islamiques, qui ont chacun un avis sur l’affaire.

Cet épisode menu, et de plus indémêlable, révèle une crise plus profonde et nous montre une classe politique locale au bord de la crise de nerfs. Grigny est une ville en faillite, très islamisée, dont la mairie Front de Gauche courtise les minorités ; elle a accepté de fournir gratuitement un terrain pour la construction d’une mosquée, mais, loin d’apporter un quelconque apaisement, cette situation fâche tout le monde pour des raisons différentes. Une partie de la population de souche s’insurge, au point que, si la caméra cachée dit vrai, ses militants sur le terrain doivent tenir un discours aux antipodes de celui qu’on attendrait au vu de l’action du maire ; côté communautariste, le succès n’est pas plus grand, puisque le Front de Gauche doit affronter un parti « des Grignois » (PDG), sans liens d’allégeance nationaux connus, mais encore plus fortement marqué par le communautarisme que le Front de Gauche, qui l’est déjà beaucoup. Et il doit aussi affronter, comme l’affaire de la vidéo nous le révèle, des adversaires non identifiés, mais bien décidés à démontrer que la gôche grignoise qui aide à la construction de la mosquée est en réalité pleine d’intentions malveillantes à l’égard de l’islam.

On dirait qu’on a atteint, à Grigny, le point où les idiots utiles cessent d’être indispensables, et où des forces communautaristes aspirent à diriger de façon plus directe.

L’enquête de Oumma.com a révélé la source de l’affaire des supposés propos racistes : c’est « l’écho », « la rumeur » et « les dires », comme le précise Cri-Cri, le détective anonyme qu’Oumma.com a rencontré en personne : « J’ai eu écho de propos des gens du Front de gauche qui, selon les dires, tenaient des propos assez borderline, pour ne pas dire racistes, lors du porte-à -porte. J’ai voulu vérifier par moi-même et souhaité faire connaître ce type d’agissements ».

Cri-Cri revêt donc son manteau couleur de muraille, il s’équipe d’une caméra cachée, et il part enquêter. Il réussit, selon lui, à capturer des scènes compromettantes, à l’occasion d’un tractage qu’il dit se situer devant le centre commercial Casino de Grigny 2.

Cri-Cri met donc en ligne deux vidéos successives, fort tremblées, fort penchées, mal cadrées et des plus floues. C’est sur le site islamiste Al Har (4) qu’on peut le mieux les comparer. Elles ont fait l’objet de coupures et de montages, d’ailleurs non dissimulés par l’auteur, puisque, par exemple, une partie des images leur est commune mais pas tout. Quant à savoir qui figure à l’image et si ces personnes sont les mêmes qui tiennent les propos litigieux, c’est toute la question.

Claude Vasquez, le maire communiste de Grigny, crie au montage et à la manipulation.

Cri-Cri, qui se dit plutôt de gauche, contre-attaque, jure qu’il n’y a pas eu de bidouillage, et se dit en mesure d’étayer ses accusations : « Je suis en mesure de donner l’identité exacte de l’une des personnes et de prouver que l’autre est sur la liste de soutien du maire (au cas où il dirait que ce ne sont pas ses militants qui parlent) ». Il ajoute : « Nous disposons des séquences non floutées avec les visages. S’il faut apporter des preuves au niveau juridique, nous le ferons sans problème ».

Oumma.com relève le « nous » et commente : « D’ores et déjà, une chose est sûre : pariant –avec succès- sur la propagation virale que permet Internet, l’opération n’est pas solitaire.. »

Voici quelques extraits de ce qu’on peut entendre sur les vidéos :

(pour introduire une demande de vote Vasquez ) : « Si vous en avez marre du communautarisme il y aura moins de mosquées, moins de noirs et moins d’arabes … »

(à propos de la future mosquée) : « C’est pas un cadeau fait à la communauté islamiste, c’est tout le contraire …c’est mieux de pouvoir contrôler ce qui s’y dit, ce qui s’y passe. »

(à propos du Parti des Grignois) : « Le communautarisme, c’est le PDG … ils sont très dangereux. »

(sur la seconde vidéo) : « Dans les logements vous avez énormément de gens qui sortent des agences qui sont installées en Afrique et qui dirigent les gens directement sur Grigny. »

Les sites islamiques sont furieux.

Meijiss titre (6) : « Les musulmans pris pour les dindons de la farce. » Un membre du forum écrit (orthographe respectée) : « Aujourd’hui..les francais de souche se reconvertissent à l’islam et veulent la chari’a et le khilafat !!! On ne veux pas des mosquees cathedrale sans la lumiere de la vérité avec des imam ripoublicain mis en place par les franc mac sioniste pour nous endormir…. Nous préférons etre entassé dans les étroite cave et écouter de veritables homme de science qui ne sont soumis qu’a Allah Seul !. »

Pour Sirat Alizza (7) : « Excellent ! Un habitant de la ville de Grigny dans l’Essonne (91) a piégé avec une caméra cachée un militant de Claude Vazquez, le maire communiste de la ville, lors d’une distribution de tracts dans un supermarché. En petit comité, un discours anti-islamique et anti-immigré est tenu par les militants gauchistes en totale opposition avec les refrains populistes visant à endormir les immigrés… Espérons que cela serve à réveiller de nombreux naifs drogués par les marxistes comme si ils étaient opposés aux mondialistes de droite. »

Al Kanz (8) s’indigne : « Cette mosquée, c’est le moyen de contrôler » ; « Le climat putride, qui permet au racistement correct de s’exprimer jusque – et d’abord – dans les rangs du pouvoir, a un intérêt de premier ordre : il délie les langues. » ; « C’est ça, la France.. »

A l’autre bord, sur Fdesouche.com, des lecteurs pavoisent :

Amarys : « A faire buzzer absolument c’est juste énorme. C’est vraiment la panique générale à gauche sur les questions de l’immigration et de l’islam, c’est bon ça ! »

Mersur : « Ces types ont un QI de poule. Ils découvrent sur le tard que Momo et Farid ont des réflexes identitaires … jusque dans l’isoloir où ils préfèrent voter pour une liste 100% extra-européenne plutôt qu’une liste dirigée par des FDS. Quand la substitution ne concernait que la population, ils n’y voyaient aucun danger. Maintenant que la substitution concerne les élus, ils condamnent … enfin pour l’heure ils se limitent à ne condamner que le communautarisme. »

Stefoy : « Il est temps de s’apercevoir que le racisme anti blanc ne fait pas de distinction. »

Catherine Ségurane

(1) Front de Gauche : Parti communiste + Parti de gauche + divers extrème gauche :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_gauche
(2) http://www.fdesouche.com/182108-front-national-de-gauche
(3) http://oumma.com/Du-racisme-au-Front-de-gauche-de
(4) http://www.al-har.fr/blog/2011/02/24/grigny-essonne-un-militant-de-mr-claude-vazquez-maire-communiste-de-la-ville-se-confit-en-camera-cachee-et-se-lache-sur-les-musulmans/
(5) Commentaires de Planète UMP :
http://www.planete-ump.fr/t18251-Grigny-Moins-de-mosquees-moins-de-noirs-moins-d-arabes.htm
(6) Meijiss titre : Les musulmans pris pour les dindons de la farce :
http://mejliss.com/video/scandale-grigny-essonne-front-national-de-gauche-grigny
(7) Commentaires Sirat Alizza :
http://www.siratalizzaparis.com/2011/02/24/le-front-national-de-gauche-grigny/
(8) Commentaires Al Kanz :
http://www.al-kanz.org/2011/03/03/mosquee-grigny/#




Des militants de Front de gauche de Grigny épinglés pour "racisme" et "islamophobie" ?

Des militants du Front de Gauche (1) de Grigny (Essonne) tiennent-ils des propos racistes et « islamophobes » quand ils parcourent les cages d’escalier et les marchés dans le cadre de la campagne des élections cantonales ? Telle est l’énigme que doit résoudre le commissariat local de la police de la pensée, aidé ou gêné en cela par Cri-Cri de Grigny, détective improvisé et vidéaste maladroit. Ce commissariat doit enquêter sous grande pression, car la presse spécialisée se passionne : si Fdesouche.com (2) traite brièvement de l’affaire des images volées, il n’en va pas de même de Oumma.com (3), qui a mis ses propres limiers sur le coup et remonté chaque piste sur toute sa longueur. Sans parler de tous les sites islamiques, qui ont chacun un avis sur l’affaire.
Cet épisode menu, et de plus indémêlable, révèle une crise plus profonde et nous montre une classe politique locale au bord de la crise de nerfs. Grigny est une ville en faillite, très islamisée, dont la mairie Front de Gauche courtise les minorités ; elle a accepté de fournir gratuitement un terrain pour la construction d’une mosquée, mais, loin d’apporter un quelconque apaisement, cette situation fâche tout le monde pour des raisons différentes. Une partie de la population de souche s’insurge, au point que, si la caméra cachée dit vrai, ses militants sur le terrain doivent tenir un discours aux antipodes de celui qu’on attendrait au vu de l’action du maire ; côté communautariste, le succès n’est pas plus grand, puisque le Front de Gauche doit affronter un parti « des Grignois » (PDG), sans liens d’allégeance nationaux connus, mais encore plus fortement marqué par le communautarisme que le Front de Gauche, qui l’est déjà beaucoup. Et il doit aussi affronter, comme l’affaire de la vidéo nous le révèle, des adversaires non identifiés, mais bien décidés à démontrer que la gôche grignoise qui aide à la construction de la mosquée est en réalité pleine d’intentions malveillantes à l’égard de l’islam.
On dirait qu’on a atteint, à Grigny, le point où les idiots utiles cessent d’être indispensables, et où des forces communautaristes aspirent à diriger de façon plus directe.
L’enquête de Oumma.com a révélé la source de l’affaire des supposés propos racistes : c’est « l’écho », « la rumeur » et « les dires », comme le précise Cri-Cri, le détective anonyme qu’Oumma.com a rencontré en personne : « J’ai eu écho de propos des gens du Front de gauche qui, selon les dires, tenaient des propos assez borderline, pour ne pas dire racistes, lors du porte-à -porte. J’ai voulu vérifier par moi-même et souhaité faire connaître ce type d’agissements ».
Cri-Cri revêt donc son manteau couleur de muraille, il s’équipe d’une caméra cachée, et il part enquêter. Il réussit, selon lui, à capturer des scènes compromettantes, à l’occasion d’un tractage qu’il dit se situer devant le centre commercial Casino de Grigny 2.
Cri-Cri met donc en ligne deux vidéos successives, fort tremblées, fort penchées, mal cadrées et des plus floues. C’est sur le site islamiste Al Har (4) qu’on peut le mieux les comparer. Elles ont fait l’objet de coupures et de montages, d’ailleurs non dissimulés par l’auteur, puisque, par exemple, une partie des images leur est commune mais pas tout. Quant à savoir qui figure à l’image et si ces personnes sont les mêmes qui tiennent les propos litigieux, c’est toute la question.
Claude Vasquez, le maire communiste de Grigny, crie au montage et à la manipulation.
Cri-Cri, qui se dit plutôt de gauche, contre-attaque, jure qu’il n’y a pas eu de bidouillage, et se dit en mesure d’étayer ses accusations : « Je suis en mesure de donner l’identité exacte de l’une des personnes et de prouver que l’autre est sur la liste de soutien du maire (au cas où il dirait que ce ne sont pas ses militants qui parlent) ». Il ajoute : « Nous disposons des séquences non floutées avec les visages. S’il faut apporter des preuves au niveau juridique, nous le ferons sans problème ».
Oumma.com relève le « nous » et commente : « D’ores et déjà, une chose est sûre : pariant –avec succès- sur la propagation virale que permet Internet, l’opération n’est pas solitaire.. »
Voici quelques extraits de ce qu’on peut entendre sur les vidéos :
(pour introduire une demande de vote Vasquez ) : « Si vous en avez marre du communautarisme il y aura moins de mosquées, moins de noirs et moins d’arabes … »
(à propos de la future mosquée) : « C’est pas un cadeau fait à la communauté islamiste, c’est tout le contraire …c’est mieux de pouvoir contrôler ce qui s’y dit, ce qui s’y passe. »
(à propos du Parti des Grignois) : « Le communautarisme, c’est le PDG … ils sont très dangereux. »
(sur la seconde vidéo) : « Dans les logements vous avez énormément de gens qui sortent des agences qui sont installées en Afrique et qui dirigent les gens directement sur Grigny. »
Les sites islamiques sont furieux.
Meijiss titre (6) : « Les musulmans pris pour les dindons de la farce. » Un membre du forum écrit (orthographe respectée) : « Aujourd’hui..les francais de souche se reconvertissent à l’islam et veulent la chari’a et le khilafat !!! On ne veux pas des mosquees cathedrale sans la lumiere de la vérité avec des imam ripoublicain mis en place par les franc mac sioniste pour nous endormir…. Nous préférons etre entassé dans les étroite cave et écouter de veritables homme de science qui ne sont soumis qu’a Allah Seul !. »
Pour Sirat Alizza (7) : « Excellent ! Un habitant de la ville de Grigny dans l’Essonne (91) a piégé avec une caméra cachée un militant de Claude Vazquez, le maire communiste de la ville, lors d’une distribution de tracts dans un supermarché. En petit comité, un discours anti-islamique et anti-immigré est tenu par les militants gauchistes en totale opposition avec les refrains populistes visant à endormir les immigrés… Espérons que cela serve à réveiller de nombreux naifs drogués par les marxistes comme si ils étaient opposés aux mondialistes de droite. »
Al Kanz (8) s’indigne : « Cette mosquée, c’est le moyen de contrôler » ; « Le climat putride, qui permet au racistement correct de s’exprimer jusque – et d’abord – dans les rangs du pouvoir, a un intérêt de premier ordre : il délie les langues. » ; « C’est ça, la France.. »
A l’autre bord, sur Fdesouche.com, des lecteurs pavoisent :
Amarys : « A faire buzzer absolument c’est juste énorme. C’est vraiment la panique générale à gauche sur les questions de l’immigration et de l’islam, c’est bon ça ! »
Mersur : « Ces types ont un QI de poule. Ils découvrent sur le tard que Momo et Farid ont des réflexes identitaires … jusque dans l’isoloir où ils préfèrent voter pour une liste 100% extra-européenne plutôt qu’une liste dirigée par des FDS. Quand la substitution ne concernait que la population, ils n’y voyaient aucun danger. Maintenant que la substitution concerne les élus, ils condamnent … enfin pour l’heure ils se limitent à ne condamner que le communautarisme. »
Stefoy : « Il est temps de s’apercevoir que le racisme anti blanc ne fait pas de distinction. »
Catherine Ségurane
(1) Front de Gauche : Parti communiste + Parti de gauche + divers extrème gauche :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_gauche
(2) http://www.fdesouche.com/182108-front-national-de-gauche
(3) http://oumma.com/Du-racisme-au-Front-de-gauche-de
(4) http://www.al-har.fr/blog/2011/02/24/grigny-essonne-un-militant-de-mr-claude-vazquez-maire-communiste-de-la-ville-se-confit-en-camera-cachee-et-se-lache-sur-les-musulmans/
(5) Commentaires de Planète UMP :
http://www.planete-ump.fr/t18251-Grigny-Moins-de-mosquees-moins-de-noirs-moins-d-arabes.htm
(6) Meijiss titre : Les musulmans pris pour les dindons de la farce :
http://mejliss.com/video/scandale-grigny-essonne-front-national-de-gauche-grigny
(7) Commentaires Sirat Alizza :
http://www.siratalizzaparis.com/2011/02/24/le-front-national-de-gauche-grigny/
(8) Commentaires Al Kanz :
http://www.al-kanz.org/2011/03/03/mosquee-grigny/#




Joachim Veliocas obligé d’éduquer BHL, qui cite des philosophes musulmans qu’il n’a pas lus !

Bernard-Henri-Lévy, c’était autrefois un nouveau philosophe. C’est toujours une nouvelle façon de faire de la philosophie. Foin de ces vieux textes rébarbatifs ! Au feu ces pavés de plusieurs centaines de pages dont il fallait s’appuyer la lecture ! BHL rend la philosophie plaisante. Ah ! qu’il est beau, avec sa chemise ouverte et ses cheveux au vent ! Ah ! qu’il est facile à suivre avec sa morale simplifiée et ses indignations sélectives ! Ah ! qu’il est romantique, avec ces noms qui claquent et qui nous emportent dans un ailleurs exotique ! Le nom, dans une oeuvre destinée à faire rêver, cela fait tout. Appelez Lancelot Marcel et Guenièvre Colette, et la geste de la Table Ronde n’a plus aucune allure.

Donc, BHL commença par nous citer Botul. Quel beau nom, à la fois mystérieux et sombre … On sait que le « philosophe » Botul avait été inventé par un journaliste du Canard Enchaîné, mais BHL le cita avec le plus grand sérieux, avant de confondre Pierre Cassen et Bernard Cassen.

Le beau Bernard aux accents sonores et creux a récidivé dans un article intitulé L’honneur des musulmans, paru le 23 décembre 2010. Écoutez moi ça, si c’est beau ! Admirez ces cuivres et ces trompes ! Goûtez ces sonorités orientales :

 » … peut être juif, chrétien, voltairien, athée, on peut n’avoir, avec le Coran, aucune affinité particulière, et être pourtant sensible à la grandeur, la douceur et l’honneur de l’islam quand il a ses sources, aussi, chez Averroès, Al-Kindi, Al-Farabi, Al-Ghazzali ou dans « Les clés du mystère » de Fakhr ad-Din ar-Razi. »

On dirait les abolis bibelots d’inanité sonore de Mallarmé … on ne comprend pas ce que ça veut dire, mais on s’en fout tellement ça sonne bien …

Un qui n’est pas sensible à cette poésie, c’est Joachim Véliocas, le taulier de l’Observatoire de l’islamisation. Un esprit scolaire. Un terne. Un lent. Figurez-vous qu’il ne répond que maintenant à un article de décembre. Il a encore du s’enterrer en bibliothèque pour écrire sa réponse, ce laborieux ! Il est bien fichu d’avoir été lire quelque chose de ces Averroès, Al-Kindi, Al-Farabi, Al-Ghazzali ou de Fakhr ad-Din ar-Razi. Il a du se documenter sur chacun d’eux. Un par un. Auteur par auteur. Livre par livre. Page par page. En prenant des notes. Sans mélanger les citations de l’un avec celle de l’autre. Sans mettre dans le même sac des auteurs qui polémiquaient l’un contre l’autre.

Veliocas nous offre un travail très fouillé, très détaillé, analysant en profondeur les textes de quelques-uns de ces noms orientaux cités par le beau Bernard. Pas tous cependant. Ce complexé a du se croire obligé de se taire sur les auteurs dont il ne trouvait pas les bouquins. Voici un petit résumé sur ceux dont il parle :

Ghazzali (1058-1111) : Eminent juriste musulman, il s’est opposé de manière virulente aux philosophes dans son livre Tahafut al-Falasifa (L’incohérence des philosophes) (1095) expliquant que ces penseurs vont à l’encontre de la révélation coranique ; il a également développé toute une philosophie du châtiment dans son Livre du Repentir ; châtiment pour ceux qui boivent de l’alcool, qui écoutent de la musique, et j’en passe. C’est également un penseur de la lapidation des femmes adultères. Toujours dans son Livre du Repentir, il prend l’exemple de la pauvre femme nommée al-Ghâmidiyya s’accusant auprès de Mahomet d’avoir forniqué. Sympa, Mahomet attend que finisse la grossesse avant d’ordonner à ses sbires : « Il remis alors l’enfant à l’un des musulmans puis il ordonna qu’on creuse pour elle un trou jusqu’à la poitrine. Ensuite, il ordonna aux gens de la lapider » . Al Ghazzali a aussi théorisé la distinction entre le « petit jihad » (la lutte armée) et le « grand jihad » (la lutte contre les passions), ce qui ne veut pas dire qu’il a demandé de renoncer au « petit jihad ».

Averroès : C’est aussi un théoricien du jihad : « Les nations de l’extérieur […] doivent être contraintes. Dans le cas de nations difficiles, cela ne peut se produire que par la guerre. Il en est ainsi dans les lois qui procèdent conformément aux lois humaines, comme dans notre loi divine. Car les chemins qui dans cette loi conduisent à Dieu […] sont au nombre de deux : le premier passe par le discours, le second par la guerre » (Averroès, Commentary on Plato’s Republic,éd Ralph Lerner, Ithaca/Londres,1974, I,VII,11,p.26,14-18)

Al-Fârâbi : Dans ses Aphorismes (Fusûl), il dresse une liste de 7 raisons justifiant la guerre. En premier lieu vient la guerre défensive, mais le deuxième point évoque la guerre offensive d’appropriation du butin. La troisième raison est fallacieuse, il s’agit de présenter la défaite du vaincu comme un bienfait, l’invitation à l’islam étant forcément positive. La quatrième raison est la conquête de réservoirs à esclaves, de peuples arbitrairement considérés comme de nature servile.

Fahr ad-Din ar-Razi (1150-1210) : C’est aussi un théoricien du châtiment, auquel il trouve une valeur mystique. Il insiste en particulier sur la mise à mort de l’apostat.

Lucette Jeanpierre

L’article de BHL :

http://laregledujeu.org/2010/12/23/4035/l%E2%80%99honneur-des-musulmans/

La réponse de Joachim Véliocas :

http://www.islamisation.fr/archive/2011/01/25/retour-sur-la-tribune-de-bhl-dans-le-point-gaffes-bevues-et.html