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Jean-François Chalot : de Léon Trotski à l’Abbé Pierre

Jean-François Chalot est un des rares militants de gauche qui n’a pas rompu avec moi, même s’il n’aime pas que cela se sache. C’est un homme sympathique, aujourd’hui âgé de 70 ans, qui a sévi dans toutes les familles trotskistes, et a passé sa vie à faire du militantisme syndical minoritaire, dans l’Education nationale, puisqu’il était instituteur.

Ses détracteurs lui reprochaient souvent un côté multi-cartes, car il est vrai qu’entre ses responsabilités syndicales, ses appartenances politiques souvent confuses, son rôle d’adjoint au maire dans sa ville, ses responsabilités dans le mouvement familial laïque, que cela soit à l’Ufal, puis au Cnafal, ses engagements dans l’Education populaire et la formation de futurs moniteurs, on avait souvent du mal à savoir d’où il parlait.

Il est un des rares laïques qui demeure à gauche, même s’il continue de nous faire perdre du temps en voulant différencier le bon islam du mauvais islamisme.

C’est un activiste, par ailleurs agréable de contact, même s’il est incapable de s’émanciper d’un politiquement correct typiquement de gauche. Ainsi, il a cessé d’écrire dans Riposte Laïque le jour où nous avons organisé l’Apéro saucisson pinard, considérant que son nom ne pouvait plus être souillé sur un site qui avait osé fréquenter les affreux Identitaires. Et l’esprit de Voltaire, camarade ?

Donc, voilà cet homme, que j’aime bien par ailleurs, qui nous publie un nouvel ouvrage, intitulé « Contre l’exclusion sociale, Agir ici et maintenant ». Un an et demi après la sortie de son dernier livre, « Un itinéraire militant ».

http://ripostelaique.com/jean-francois-chalot-ecrit-memoires-sympathique-accablant.html

Que dire de ce nouvel ouvrage, alors que j’avais déjà amicalement, mais sans concession, critiqué vertement le livre précédent ?

Après avoir décidé de militer toute sa vie pour faire la Révolution qui allait émanciper le genre humain et mettre fin aux injustices sociales (y compris en contribuant à détruire l’école républicaine, jugée trop bourgeoise, avec l’aide des théories fumeuses des pédagogistes), l’ami Jean-François a enfin compris qu’il ne verrait pas le Grand Soir de son vivant.

Et donc il a décidé malgré tout de continuer à faire le bien, remplaçant les objectifs de Léon Trotski par ceux de l’Abbé Pierre. Pourquoi pas ? Là où cela se complique, c’est qu’on aurait attendu d’un militant politique un discours construit, expliquant les causes de la misère à laquelle il était confronté, et contre laquelle il se battait courageusement.

Or, si les anecdotes qu’il nous livre sont touchantes, on ne sent pas la volonté d’expliquer des réalités qui dérangeraient le dogmatique militant qu’il est resté. Par exemple, je l’avoue, j’aurais aimé le voir traiter quelques questions dérangeantes.

– Pourquoi, sur les 500 SDF qui meurent tous les ans sur les trottoirs, à la moyenne d’âge de 49 ans, y a-t-il une majorité écrasante de Français, quand 25.000 clandestins dorment à l’hôtel tous les soirs ?

– Pourquoi l’effort qui est mis en place pour accueillir ces clandestins, qui ne sont en rien des migrants qui fuient la guerre, n’a-t-il jamais été fait pour les plus démunis (y compris un patron, comme le rapporte Jean-François) qui dorment dans leur voiture ?

– Pourquoi ce gouvernement, en 2015, a-t-il réquisitionné 77.000 places pour loger ces nouveaux-venus, ce qu’il n’avait jamais fait avant, et que son camp, la gauche, trouve cela normal ?

– Comment peut-on se dire laïque, et accepter la présence d’une cinquième colonne en France, dont les militants, s’ils sont de bons musulmans, doivent détruire justement notre laïcité, incompatible avec leur dogme ? Masochisme chrétien ?

Pourquoi ce refus de voir clair, et de constater l’ampleur du désastre qu’il a contribué à créer, tout au long de sa vie, en militant pour l’immigration de masse, en période de chômage tout aussi massif ? Les conséquences sont terribles, et c’est à elles qu’à présent il doit faire face.

Mais comme le disait Bossuet, « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Or, c’est à cause de l’immigration de masse, essentiellement africaine, que tout l’équilibre social qui faisait la force de la France s’effondre inexorablement depuis 40 ans, à cause surtout de Jean-François et de ses amis immigrationnistes.

Tout notre système social est en train de s’effondrer à cause des millions d’assistés qu’on a importés depuis 40 ans. Il faut emprunter sur les marchés, tous les mois, pour pouvoir payer les retraites des Français, et les fonctionnaires.

Ce qui se passe n’est que le début du désastre car dans quelques années les 50% de la population seront d’origine extra européenne, donc assistés en majorité. Avec des millions de musulmans qui mettront en cause, par la force du nombre, tous nos principes laïques, nos rapports avec les femmes, et notre mode de vie.

Nous allons vers une société du tiers-monde, avec une poignée de très riches, une petite classe moyenne et une masse de pauvres.

C’est ça le mondialisme et la société multiculturelle, c’est ça le vivre ensemble pour lequel il a milité toute sa vie. Beau résultat !

Le patronat applaudit, comme en 1975 avec le regroupement familial qui lui assurait une main d’œuvre bon marché.

Jean-François a joué les idiots utiles du capitalisme cinquante ans durant, en prônant une société multiculturelle, et en détruisant les Etats-Nations, seuls remparts contre la mondialisation.

Et il aide, comme toutes les associations, l’Etat à colmater les brèches qu’il ne fait que creuser.

Le militantisme de Jean-François, alors que le plafond a une fuite importante, et qu’il menace de s’effondrer sur les occupants de la maison, est de mettre un récipient plus grand pour que l’eau ne déborde pas…

Alors que les vrais militants cherchent à empêcher le plafond de fuir, en colmatant la brèche…

Mais je l’aime bien quand même, mon ami Jean-François !

Pierre Cassen




Etre identitaire, c’est être humaniste

Chaque peuple est naturellement attaché à ce qui le distingue, sa culture.

A notre époque, ce comportement naturel est remis en question et nombreux s’identifient, soit en adoptant une autre culture, soit en adhérant à celle, récente, soi-disant universelle, fondée sur le multiculturalisme lié au mondialisme reposant essentiellement sur le consumérisme et le matérialisme, dominés par les grands financiers.

La France n’échappe pas à cette tendance, prétendue progressiste, par la soi-disant bien pensance actuelle, qui semble sombrer dans une béatitude aveugle, au point de faire la part belle à l’islamisme conquérant rétrograde dans notre pays.

Ils feignent d’oublier que la confrontation dominant/dominé perdure et ne réalisent pas que l’idéal humain consiste à développer le respect de soi, des autres, et maintenant de la Nature. (transréalisme).

Seuls les identitaires, ceux attachés au développement propre de leur culture, s’inscrivent lucidement  dans cet idéal, en refusant d’être envahis et dénaturés par une autre, et en s’appliquant à ne pas vouloir imposer la leur aux autres.

Les Humains, comme la végétation sur la terre, ne peuvent être transplantés, sans péril.

La richesse, la beauté du monde dépendent de la diversité de ses paysages comme celle de ses peuples.

Vouloir l’uniformiser ne peut conduire qu’à la destruction de la Nature et à la robotisation des Humains, à les esclavager « , au profit de quelques dominants imbus sans idéal que de servir leur médiocrité.

Etre identitaire, c’est se faire respecter.

C’est s’identifier à la réalité du monde et lui donner possibilité d’évoluer vers son idéal de développer les plus saines et confraternelles relations, qui ne sont accessibles que par le respect des différences cultures des peuples, grâce au recul du comportement « dominant/dominé » ancestral.

Etre identitaire, c’est refuser d’être dominé, c’est éveiller à l’inutilité et au néfaste de ceux qui veulent s’imposer et dominer.

Etre identitaire, c’est vouloir un meilleur et pas le pire d’être soumis et réduit.

Etre identitaire, c’est militer pour la paix qui, malheureusement, conduit à repousser les idéologies conquérantes, tels l’islamisme ou le mondialisme qui font fi de l’évolution spirituelle de l’Humanité orientée vers le respect.

Etre identitaire, ce n’est pas une honte d’extrême irréfléchi, mais c’est faire preuve de lucidité et de sagesse.

Pierre Gouverneur