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Joffrin ose impliquer la France dans l’antisémitisme des jeunes musulmans

On pourrait croire qu’on avance peu à peu vers une reconnaissance de la réalite de l’antisémitisme d’origine musulmane en France, puisque, après Jakubovitch, le Président de la Licra, qui traîne les patriotes au tribunal pour moins que ça, même le Directeur du Nouvel Observateur, qui, quant à lui, traite de fachos ceux qui disent la même chose vient de reconnaître la réalité du constat.

http://dai.ly/M6itn5

Etrange ? Signe d’espoir que nos medias, à défaut de nos élites, commenceraient à voir clair et à dire le danger de l’islam ?

Que nenni. Aucun des deux.

D’abord, il devient de plus en plus difficile de prétendre ne pas voir la réalité, « les dizaines et dizaines d’incidents qui se multiplient contre les juifs » comme le dit le Directeur du Nouvel Observateur. Et Jakubovitch comme Joffrin ont compris qu’ils allaient finir de se déconsidérer à force de nier l’évidence.  Alors ils avancent à petits pas. A très petits pas.

Ensuite, il faut écouter attentivement l’argumentation. Joffrin reconnaît certes la responsabilité des jeunes musulmans, mais par un tour de passe-passe digne du dhimmi-collabo qu’il est il met cela sur le dos d’un antisémitisme qui serait structurel, traditionnel, habituel dans la société française, qui reprocherait toujours les mêmes billevesées, depuis plus d’un siècle, aux juifs, leur argent, leur place dans les arcanes du pouvoir.

Oui, vous avez bien lu, l’antisémitisme musulman serait un produit de l’antisémitisme séculaire, pour ne pas dire d’origine chrétienne…

Pour un Joffrin, que les jeunes musulmans antisémites avouent, comme le montre le dossier du Nouvel Observateur, qu’ils n’aiment pas les juifs et souhaitent leur mort n’aurait pas de rapport spécial avec l’islam qui appelle dans ses textes sacrés  à tuer les juifs… Un Joffrin n’ose pas dire que les prédicateurs les plus écoutés et admirés en France comme Qaradawi appellent dans leurs discours et leurs livres à tuer les juifs au nom de l’islam. Un Joffrin n’ose pas dire que l’exportation sur le sol français de la défense inconditionnelle des Palestiniens aboutit à développer la haine des juifs…

Comme c’est facile de relativiser l’antisémitisme et les agressions qui se multiplient pour ne pas toucher à l’islam et au message de haine qu’il véhicule ! C’est cela l’information que véhicule un Joffrin ! 

Mais comme si cela ne suffisait pas Joffrin martèle sans cesse que ces jeunes musulmans sont français… Le Directeur du Nouvel Observateur ne semble pas savoir qu’il y a très peu de convertis français à l’islam.  Le Directeur du Nouvel Observateur ne semble pas savoir que les enfants de parents étrangers nés en France doivent attendre la majorité pour demander à être français et le devenir. Le Directeur du Nouvel Observateur ne semble pas savoir que les jeunes de parents français ne sont donc pas majoritairement musulmans, même s’ils existent. Etrange, non ?

Non, pour un Joffrin, il ne faut surtout pas mettre en question l’immigration, alors, d’un coup de baguette magique l’antisémitisme musulman devient un problème franco-français et rien d’autre…

Christine Tasin

Résistance républicaine




M. Laurent Joffrin, prenez-vous les Français musulmans pour des imbéciles ?

Le dernier article de Laurent Joffrin, publié le 18 septembre 2011 sous le titre « Prières de rue : la sagesse de l’Islam de France », est d’une flatterie tellement faux-cul, qu’il finit par exprimer tout le contraire de ce qu’il nous donne à lire.

Alors même que les prieurs mâles n’ont pas totalement libéré les rues du 18e arrondissement de Paris, alors même que, vendredi dernier, d’autres militants mâles ont ostensiblement continué à narguer la République en se prosternant dans bien d’autres rues de France, alors même que des hors-la-loi musulmans ont encore une fois humilié et infligé un démenti cinglant à Claude Guéant et à Daniel Vaillant, voilà que notre journaliste, avec un cynisme consommé, ose voir  de la SAGESSE dans ces faits de notoriété publique !

Concédons tout de même à Laurent Joffrin que les doux agneaux musulmans ont été si sages vendredi dernier qu’ils n’ont pas agressé les CRS restés dans leurs casernes. Nous vivons une époque formidable : depuis fort longtemps, « La République des lâches », si bien nommée par Rachid Kaci, ne nous engendre plus que des serpillières et des carpettes comme ministres de l’Intérieur, de Daniel Vaillant à Claude Guéant, en passant par Nicolas Sarkozy. Le Kärcher n’est finalement qu’une plaisanterie, une marque publicitaire, prises trop au sérieux par nos médias.  Nous constatons que la lâcheté nous a aussi engendré une troupe de journalistes dont la tâche quotidienne consiste à vider le langage de sa substance pour ne pas regarder la réalité en face et la décrire telle qu’elle est.

MinistresCarpettes
Des ministres et des carpettes

Les yeux grands ouverts, Laurent Joffrin dénombre les sages agneaux qu’ils voudrait mener vers les urnes de gauche. Comme s’il était persuadé qu’ils sont si bêêtes qu’une flatterie factice suffira pour les amener à se réfugier sous son burnous de bon berger. Il continue donc de considérer nos concitoyens musulmans uniquement comme victimes, de père en fils, comme si cette assignation à une condition subalterne et peu flatteuse pouvait être indéfiniment reconduite, de génération en génération. M. Joffrin peine à changer de logiciel : il en est encore à la génération Mitterrand, du temps où le petit jeu consistait à faire semblant de protéger les doux agneaux étrangers du méchant loup d’extrême droite. En jouant toujours à ce jeu en noir et blanc, Laurent Joffrin n’a pas encore compris qu’en 2002 Jospin et les républicains, dans son sillage, n’ont récolté que la honte et un lamentable « game over ».

Visiblement M. Joffrin n’a pas encore saisi dans sa base de données les résultats du sondage publié par Le Monde en décembre dernier : dans leur écrasante majorité, aussi bien les Français que les Allemands constatent l’échec des musulmans à s’intégrer. Contrairement à Laurent Joffrin, les Français et les Allemands ne prennent plus leurs concitoyens et voisins musulmans pour des petits enfants, totalement irresponsables de ce qui leur arrive. Au contraire, ils les tiennent pour responsables de leurs propre auto-exclusion.

Si l’islam de France est si plein de sagesse c’est uniquement parce Laurent Joffrin en manque terriblement, incapable qu’il est de VOIR que les musulmanes ne s’abaissent pas à l’indignité de prier dans les rues ;  incapable d’enquêter pour constater que les musulmanes ne s’abaissent pas non plus à la prière dans les caves ; incapable de comprendre que l’islam permet aux musulmanes et aux musulmans de prier chez eux, seuls ou en petits groupes.

Comme bien d’autres intellectuels soi-disant bienveillants, Laurent Joffrin tente certainement de récolter sa part du fromage annoncé tomber l’an prochain. A l’instar de Maître Renard, il croit que les Français, y compris musulmans, tomberont encore aujourd’hui dans le piège de sa flatterie à deux sous. Il est grand temps, Monsieur Joffrin, de prendre nos concitoyens et voisins musulmans pour des responsables à part entière, surtout de leurs actes. Il est grand temps de nommer les-hors-la-loi parmi eux par ce nom qui leur convient. Soyez aussi persuadé que nos concitoyens et voisins musulmans sont capables de changer, si seulement la République venait à devenir exigeante et renonce à se prosterner devant eux.

Pascal Hilout




Quand Joffrin rêve d'envoyer Frédéric Taddéi et Philippe Cohen en camp de rééducation…

Décidément, le journaliste, qui, depuis des lustres, passe de Libération au Nouvel Observateur et vice-versa (on ne s’étonnera donc pas, en passant, que la presse dite de gauche sente tant le renfermé…) se croit encore au temps des Khmères rouges (béni pour ceux de son engeance ?) en jetant l’opprobre sur deux autres journalistes, coupables selon le grand inquisiteur qu’il est de « perversité » (on ne rit pas) ou de « décontamineurs » (sic !) du Front National !
Le crime de Frédéric Taddéi et de Philippe Cohen ?
ENORME ! Ils ont permis que soient dites quelques vérités sur la France et sur la gauche, respectivement sur France 3 dans l’émission « Ce soir ou jamais »(1) et sur Marianne 2(2), vérités qui expliquent en partie la montée de Marine le Pen face aux abandons de l’UMPS.
http://www.fdesouche.com/187885-france-3-22h40-bouteldja-tasin-goldnadel-couteaux
A propos de l’émission animée par Frédéric Taddéi, dont nous saluerons au passage le courage, pour avoir osé enfin donner la parole aux islamophobes que nous sommes, l’ancien maoïste, qui rêve apparemment d’envoyer tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui en camp de rééducation (chassez le naturel, il revient au galop) accumule dénonciations mensongères et appréciations calamiteuses pour essayer de redorer le blason décidément bien terni d’une gauche qu’il incarne du haut de sa médiocrité et de son mépris du peuple.
Qu’on en juge : le sieur Joffrin ose carrément qualifier de droite extrême (censée être même pire que l’extrême droite, c’est dire) un Paul-Marie Coûteaux, souverainiste, humaniste, gaulliste, proche en leur temps de Jean-Pierre Chevènement et de Philippe Seguin, et unanimement reconnu de ses pairs. Il n’hésite pas non plus à qualifier de ce qui, pour lui, est la pire des injures (et vaut sans doute la gousse d’ail brandie devant le vampire) William Goldnadel, qui a fait l’unanimité en sa faveur jeudi dernier, par sa modération, sa pertinence, son sens de la répartie et la justesse de son argumentation. Quant à votre servante, ravie de devenir sous la plume de notre apprenti Staline « Dame » Tasin, elle se goberge de l’erreur sémantique qui a conduit ce vieux gauchiste sur le retour à montrer ainsi son mépris du peuple, que j’incarne trop bien à ses yeux. Dame Tasin n’a pas écrit dix pamphlets de sociologie ? Elle n’est pas légitime pour parler. Dame Tasin ne fait pas partie des élites politiques ? Elle n’est pas légitime pour parler. Dame Tasin n’est pas le clown de service, validé par les nombreux buts marqués, le dernier Oscar ou la chansonnette à la mode ? Elle n’est pas légitime pour parler…
Bref, vous l’aurez compris, seules les stars/élites choisies par snobisme ou co-optées par les éléments du système – et Joffrin fait partie des meubles- auraient le droit de paraître dans la lucarne magique et de dire ce qu’ils pensent. Il faut reconnaître que Dame Tasin, cette franchouillarde « shootée au saucisson-pinard » (hum, quel délice !), a le culot de dire ce que pense le peuple, aux antipodes de la pensée unique. Evidemment pour un Joffrin, ex-représentant de Libération qui a osé titrer, suite au vote des Suisses sur les minarets « le vote de la honte » ou faire 5 pleines pages sur le Ramadan pour en faire l’éloge l’an dernier (je vous invite à chercher désespérément 5 pages de louanges sur le Carême dans Libération…), un Taddeï qui ose donner la parole à qui n’a pas été adoubé par les hautes sphères ne peut être qu’un pervers… il n’a pas osé utiliser le mot traître, qui aurait bien trop révélé la conception clanique qu’il a des medias, mais cela saute aux yeux.
Par ailleurs, le maoïste de service semble avoir été aveuglé par l’éclat du peuple car la Dame Tasin, malgré ses nombreuses demandes, n’a pu obtenir et prendre la parole que quatre fois au cours de l’émission et a été la seule, absolument la seule, à parler du danger de l’islam. Or, ces quatre prises de parole, pas toutes consacrées à l’islam, d’ailleurs, sont devenues sous la plume de Joffrin un « DEFERLEMENT (mazette !) de clichés »…
On ne peut plus parler de la Shoah, du christianisme et de nos ancêtres les Gaulois à l’école ? Cliché !
Les filles refusent d’aller à la piscine avec les garçons ? Cliché !
Des élus ont peur d’avouer qu’ils aiment le porc ? Cliché !
Les enfants juifs fuient l’école publique où ils se font agresser ? Cliché !
Les médecins se font agresser quand ils examinent des femmes ? Cliché, vous dis-je !
Tous ces clichés, bien entendu, étant des vues de l’esprit, étroit, forcément, d’une Dame Tasin, islamophobe (et fière de l’être) et donc, pour cet inculte de Joffrin xénophobe. Fidèle à la doxa khomeiniste(3) (et capable de s’en glorifier), il a le culot de mettre sur le même plan le refus d’un système idéologique et la haine de l’étranger. Faute grave, déontologique, de tentative de manipulation de la pensée, commise par celui qui, ainsi, rejoint Nicolas Sarkozy qui avait osé comparer l’islamophobie à l’antisémitisme dans le camp des anti-blasphème et donc dans les ennemis de la démocratie, de la liberté d’expression et de la République.
Parce que, pour le sieur Joffrin, que les autres invités sur le plateau de « Ce soir ou jamais » ne se soient guère insurgés de m’entendre les rend complices et permettrait de croire que je représente un « courant important de l’opinion »… Mais, précisément et c’est là que le bât blesse pour notre inquisiteur, c’est le cas. Faut-il rappeler à ce porteur d’œillères le sondage du Monde montrant que 42% des Français considèrent que la communauté musulmane est une menace pour leur pays(4) ? Faut-il rappeler à ce porteur d’œillères que 73% des Français ne supportent pas le voile dans la rue(5) ? Faut-il rappeler à ce porteur d’œillères que les Français ont applaudi au vote des Suisses à 55% (sondage … Libération !(6)) ? . Au vu de ces chiffres, finalement, le sieur Joffrin aurait dû se dire que j’avais infiniment plus de légitimité pour parler au nom du peuple français qu’il n’en a, lui, pour parler au nom d’une gauche qu’il a trahie comme l’ont fait la plupart des élites politiques s’en réclamant depuis trente ans. Alors qu’il ne compte pas sur moi pour avoir la moindre vergogne. Au contraire.
On ajoutera en passant que le procès fait à Philippe Cohen, qui, pourtant, n’a pas toujours été élégant avec nous, notamment lors du fameux apéro saucisson-pinard et qui a même été jusqu’à faire l’impasse sur nos assises du 18 décembre, est inique et scandaleux. Philippe Cohen n’a jamais roulé pour l’extrême droite, pas plus que nous, et la haine de Joffrin pour ceux qui ne pensent pas comme lui a atteint l’apogée de la désinformation dans ses deux articles.
Laurent Joffrin, de son vrai nom Laurent Mouchard…
Post-scriptum : je profite de l’occasion pour faire connaître à ceux qui croiraient encore que Todd est capable d’ouvrir les yeux sur l’islam, malgré les propos simplistes et fatalistes qu’il a tenus jeudi dernier, l’interview qu’il a accordée au journal algérien El-Watan, le 3 novembre 2008(7)
Christine Tasin
http://www.resistancerepublicaine.eu/
(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/media/20110311.OBS9477/billet-france-3-le-pen-ou-jamais-par-laurent-joffrin.html
(2) http://www.marianne2.fr/Le-Pen-le-Nouvel-Obs-et-Marianne-une-lecon-d-histoire_a203664.html?preaction=nl&id=2952704&idnl=26263
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rouhollah_Khomeini
(4) http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/04/islam-et-integration-le-constat-d-echec-franco-allemand_1460748_3224.html
(5) http://www.ifop.com/media/poll/1365-1-study_file.pdf
(6) http://www.liberation.fr/societe/0101606485-deux-sondages-sur-les-minarets-en-france
(7) http://www.elwatan.com/Le-milieu-intellectuel-parisien
Emmanuel Todd. Sociologue
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »
Le sociologue français, auteur de La fracture sociale, s’énerve contre le milieu intellectuel français qu’il juge en pleine dérive parareligieuse. Pour lui, l’islamophobie n’est pas une vue de l’esprit mais bien une réalité. Il dénonce aussi l’instrumentalisation des sifflets contre la Marseillaise.
Les pays musulmans sont-ils fâchés ou réconciliés avec la modernité ?
Les pays musulmans sont entrés dans la modernité. Je suis démographe, je remarque une baisse de fécondité très importante dans ces pays. La démographie est une réponse rationnelle à la pauvreté. Au Maghreb, cela passe aussi par l’élevation de l’âge du mariage de la femme. L’alphabétisation est un facteur très essentiel dans cette baisse. La Tunisie et l’Iran sont à 2 enfants par femme, la même chose qu’en France et aux Etats-Unis ! Ces résultats sont très intéressants pour un démographe. L’Algérie n’est pas loin avec 2,5. Il y a une forte interaction entre le Maghreb et la France. Ce lien culturel n’est pas à négliger. On veut lier Islam et fécondité. Les populations musulmanes ont donné leur réponse : rationalité et modernité.
On n’a pas l’habitude d’entendre ce genre de discours. Vous n’avez pas peur de l’Islam, vous ?
On est dans un moment épouvantable. Le milieu intellectuel parisien est dans une dérive parareligieuse, dans une islamophobie latente. Il existe une forme de crispation identitaire, une angoisse à la désoccidentalisation du monde, une rupture entre le clan des dominants et le monde multipolaire. Cette doctrine occidentaliste, qui veut que l’Occident soit riche et dominateur éternellement, m’inquiète. Il n’y a aucune raison d’avoir peur de l’Islam. L’accès à la modernité est une phase de transition qui charrie avec elle le doute de la croyance religieuse. Dans les années 1980, il y avait une forme d’arabophobie dans le milieu populaire, qui était une réaction négative par rapport au statut de la femme musulmane. Le niveau d’arabophobie est tombé dans le milieu populaire. Et ces cinq dernières années, on assiste dans le milieu intellectuel à une recrudescence de l’islamophobie.
Comment expliquez-vous les sifflets contre la Marseillaise au Stade de France ?
J’aimerais bien que les intellectuels et les politiques s’intéressent un peu moins au foot et davantage au libre-échange et aux délocalisations. En plein milieu de la crise financière, des centaines de gamins sifflent la Marseillaise et tous les vrais problèmes passent en arrière-plan. On appelle ça instrumentalisation. Je suis fier d’être Français, je n’ai pas attendu Max Gallo pour défendre la nation. Je ne vais pas m’évanouir parce que des gamins sifflent la Marseillaise. Il y a des sujets plus importants. Fils de bourgeois, jeune, j’avais fait pire que ces gamins. Il y a une crise de la démocratie. Les sarkozystes surestiment le fait d’avoir amarré à leur candidat les arabo-islamophobes. La classe politique a dérivé vers la droite.
C’est quoi être Français aujourd’hui ?
C’est parler français, avoir un certain rapport avec les autorités, les hommes et les femmes. L’assimilation culturelle se passe plus vite qu’avec les générations précédentes. La France est menacée dans son industrie, pas dans son identité. Les jeunes des banlieues qui caillassent la police sont des gamins insupportables, comme je l’étais à leur âge en mai 1968. En France, on se caillasse mais au moindre mort, on arrête tout. Je trouve que les flics ont été admirables. L’identité est conflictuelle, un mélange d’ordre et de désordre.
Par Rémi Yacine




Quand Joffrin rêve d’envoyer Frédéric Taddéi et Philippe Cohen en camp de rééducation…

Décidément, le journaliste, qui, depuis des lustres, passe de Libération au Nouvel Observateur et vice-versa (on ne s’étonnera donc pas, en passant, que la presse dite de gauche sente tant le renfermé…) se croit encore au temps des Khmères rouges (béni pour ceux de son engeance ?) en jetant l’opprobre sur deux autres journalistes, coupables selon le grand inquisiteur qu’il est de « perversité » (on ne rit pas) ou de « décontamineurs » (sic !) du Front National !

Le crime de Frédéric Taddéi et de Philippe Cohen ?
ENORME ! Ils ont permis que soient dites quelques vérités sur la France et sur la gauche, respectivement sur France 3 dans l’émission « Ce soir ou jamais »(1) et sur Marianne 2(2), vérités qui expliquent en partie la montée de Marine le Pen face aux abandons de l’UMPS.

http://www.fdesouche.com/187885-france-3-22h40-bouteldja-tasin-goldnadel-couteaux

A propos de l’émission animée par Frédéric Taddéi, dont nous saluerons au passage le courage, pour avoir osé enfin donner la parole aux islamophobes que nous sommes, l’ancien maoïste, qui rêve apparemment d’envoyer tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui en camp de rééducation (chassez le naturel, il revient au galop) accumule dénonciations mensongères et appréciations calamiteuses pour essayer de redorer le blason décidément bien terni d’une gauche qu’il incarne du haut de sa médiocrité et de son mépris du peuple.

Qu’on en juge : le sieur Joffrin ose carrément qualifier de droite extrême (censée être même pire que l’extrême droite, c’est dire) un Paul-Marie Coûteaux, souverainiste, humaniste, gaulliste, proche en leur temps de Jean-Pierre Chevènement et de Philippe Seguin, et unanimement reconnu de ses pairs. Il n’hésite pas non plus à qualifier de ce qui, pour lui, est la pire des injures (et vaut sans doute la gousse d’ail brandie devant le vampire) William Goldnadel, qui a fait l’unanimité en sa faveur jeudi dernier, par sa modération, sa pertinence, son sens de la répartie et la justesse de son argumentation. Quant à votre servante, ravie de devenir sous la plume de notre apprenti Staline « Dame » Tasin, elle se goberge de l’erreur sémantique qui a conduit ce vieux gauchiste sur le retour à montrer ainsi son mépris du peuple, que j’incarne trop bien à ses yeux. Dame Tasin n’a pas écrit dix pamphlets de sociologie ? Elle n’est pas légitime pour parler. Dame Tasin ne fait pas partie des élites politiques ? Elle n’est pas légitime pour parler. Dame Tasin n’est pas le clown de service, validé par les nombreux buts marqués, le dernier Oscar ou la chansonnette à la mode ? Elle n’est pas légitime pour parler…

Bref, vous l’aurez compris, seules les stars/élites choisies par snobisme ou co-optées par les éléments du système – et Joffrin fait partie des meubles- auraient le droit de paraître dans la lucarne magique et de dire ce qu’ils pensent. Il faut reconnaître que Dame Tasin, cette franchouillarde « shootée au saucisson-pinard » (hum, quel délice !), a le culot de dire ce que pense le peuple, aux antipodes de la pensée unique. Evidemment pour un Joffrin, ex-représentant de Libération qui a osé titrer, suite au vote des Suisses sur les minarets « le vote de la honte » ou faire 5 pleines pages sur le Ramadan pour en faire l’éloge l’an dernier (je vous invite à chercher désespérément 5 pages de louanges sur le Carême dans Libération…), un Taddeï qui ose donner la parole à qui n’a pas été adoubé par les hautes sphères ne peut être qu’un pervers… il n’a pas osé utiliser le mot traître, qui aurait bien trop révélé la conception clanique qu’il a des medias, mais cela saute aux yeux.

Par ailleurs, le maoïste de service semble avoir été aveuglé par l’éclat du peuple car la Dame Tasin, malgré ses nombreuses demandes, n’a pu obtenir et prendre la parole que quatre fois au cours de l’émission et a été la seule, absolument la seule, à parler du danger de l’islam. Or, ces quatre prises de parole, pas toutes consacrées à l’islam, d’ailleurs, sont devenues sous la plume de Joffrin un « DEFERLEMENT (mazette !) de clichés »…
On ne peut plus parler de la Shoah, du christianisme et de nos ancêtres les Gaulois à l’école ? Cliché !
Les filles refusent d’aller à la piscine avec les garçons ? Cliché !
Des élus ont peur d’avouer qu’ils aiment le porc ? Cliché !
Les enfants juifs fuient l’école publique où ils se font agresser ? Cliché !
Les médecins se font agresser quand ils examinent des femmes ? Cliché, vous dis-je !
Tous ces clichés, bien entendu, étant des vues de l’esprit, étroit, forcément, d’une Dame Tasin, islamophobe (et fière de l’être) et donc, pour cet inculte de Joffrin xénophobe. Fidèle à la doxa khomeiniste(3) (et capable de s’en glorifier), il a le culot de mettre sur le même plan le refus d’un système idéologique et la haine de l’étranger. Faute grave, déontologique, de tentative de manipulation de la pensée, commise par celui qui, ainsi, rejoint Nicolas Sarkozy qui avait osé comparer l’islamophobie à l’antisémitisme dans le camp des anti-blasphème et donc dans les ennemis de la démocratie, de la liberté d’expression et de la République.

Parce que, pour le sieur Joffrin, que les autres invités sur le plateau de « Ce soir ou jamais » ne se soient guère insurgés de m’entendre les rend complices et permettrait de croire que je représente un « courant important de l’opinion »… Mais, précisément et c’est là que le bât blesse pour notre inquisiteur, c’est le cas. Faut-il rappeler à ce porteur d’œillères le sondage du Monde montrant que 42% des Français considèrent que la communauté musulmane est une menace pour leur pays(4) ? Faut-il rappeler à ce porteur d’œillères que 73% des Français ne supportent pas le voile dans la rue(5) ? Faut-il rappeler à ce porteur d’œillères que les Français ont applaudi au vote des Suisses à 55% (sondage … Libération !(6)) ? . Au vu de ces chiffres, finalement, le sieur Joffrin aurait dû se dire que j’avais infiniment plus de légitimité pour parler au nom du peuple français qu’il n’en a, lui, pour parler au nom d’une gauche qu’il a trahie comme l’ont fait la plupart des élites politiques s’en réclamant depuis trente ans. Alors qu’il ne compte pas sur moi pour avoir la moindre vergogne. Au contraire.

On ajoutera en passant que le procès fait à Philippe Cohen, qui, pourtant, n’a pas toujours été élégant avec nous, notamment lors du fameux apéro saucisson-pinard et qui a même été jusqu’à faire l’impasse sur nos assises du 18 décembre, est inique et scandaleux. Philippe Cohen n’a jamais roulé pour l’extrême droite, pas plus que nous, et la haine de Joffrin pour ceux qui ne pensent pas comme lui a atteint l’apogée de la désinformation dans ses deux articles.

Laurent Joffrin, de son vrai nom Laurent Mouchard…

Post-scriptum : je profite de l’occasion pour faire connaître à ceux qui croiraient encore que Todd est capable d’ouvrir les yeux sur l’islam, malgré les propos simplistes et fatalistes qu’il a tenus jeudi dernier, l’interview qu’il a accordée au journal algérien El-Watan, le 3 novembre 2008(7)

Christine Tasin

http://www.resistancerepublicaine.eu/

(1) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/media/20110311.OBS9477/billet-france-3-le-pen-ou-jamais-par-laurent-joffrin.html
(2) http://www.marianne2.fr/Le-Pen-le-Nouvel-Obs-et-Marianne-une-lecon-d-histoire_a203664.html?preaction=nl&id=2952704&idnl=26263
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Rouhollah_Khomeini
(4) http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/04/islam-et-integration-le-constat-d-echec-franco-allemand_1460748_3224.html
(5) http://www.ifop.com/media/poll/1365-1-study_file.pdf
(6) http://www.liberation.fr/societe/0101606485-deux-sondages-sur-les-minarets-en-france
(7) http://www.elwatan.com/Le-milieu-intellectuel-parisien
Emmanuel Todd. Sociologue

« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Le sociologue français, auteur de La fracture sociale, s’énerve contre le milieu intellectuel français qu’il juge en pleine dérive parareligieuse. Pour lui, l’islamophobie n’est pas une vue de l’esprit mais bien une réalité. Il dénonce aussi l’instrumentalisation des sifflets contre la Marseillaise.

Les pays musulmans sont-ils fâchés ou réconciliés avec la modernité ?
Les pays musulmans sont entrés dans la modernité. Je suis démographe, je remarque une baisse de fécondité très importante dans ces pays. La démographie est une réponse rationnelle à la pauvreté. Au Maghreb, cela passe aussi par l’élevation de l’âge du mariage de la femme. L’alphabétisation est un facteur très essentiel dans cette baisse. La Tunisie et l’Iran sont à 2 enfants par femme, la même chose qu’en France et aux Etats-Unis ! Ces résultats sont très intéressants pour un démographe. L’Algérie n’est pas loin avec 2,5. Il y a une forte interaction entre le Maghreb et la France. Ce lien culturel n’est pas à négliger. On veut lier Islam et fécondité. Les populations musulmanes ont donné leur réponse : rationalité et modernité.

On n’a pas l’habitude d’entendre ce genre de discours. Vous n’avez pas peur de l’Islam, vous ?
On est dans un moment épouvantable. Le milieu intellectuel parisien est dans une dérive parareligieuse, dans une islamophobie latente. Il existe une forme de crispation identitaire, une angoisse à la désoccidentalisation du monde, une rupture entre le clan des dominants et le monde multipolaire. Cette doctrine occidentaliste, qui veut que l’Occident soit riche et dominateur éternellement, m’inquiète. Il n’y a aucune raison d’avoir peur de l’Islam. L’accès à la modernité est une phase de transition qui charrie avec elle le doute de la croyance religieuse. Dans les années 1980, il y avait une forme d’arabophobie dans le milieu populaire, qui était une réaction négative par rapport au statut de la femme musulmane. Le niveau d’arabophobie est tombé dans le milieu populaire. Et ces cinq dernières années, on assiste dans le milieu intellectuel à une recrudescence de l’islamophobie.

Comment expliquez-vous les sifflets contre la Marseillaise au Stade de France ?
J’aimerais bien que les intellectuels et les politiques s’intéressent un peu moins au foot et davantage au libre-échange et aux délocalisations. En plein milieu de la crise financière, des centaines de gamins sifflent la Marseillaise et tous les vrais problèmes passent en arrière-plan. On appelle ça instrumentalisation. Je suis fier d’être Français, je n’ai pas attendu Max Gallo pour défendre la nation. Je ne vais pas m’évanouir parce que des gamins sifflent la Marseillaise. Il y a des sujets plus importants. Fils de bourgeois, jeune, j’avais fait pire que ces gamins. Il y a une crise de la démocratie. Les sarkozystes surestiment le fait d’avoir amarré à leur candidat les arabo-islamophobes. La classe politique a dérivé vers la droite.

C’est quoi être Français aujourd’hui ?
C’est parler français, avoir un certain rapport avec les autorités, les hommes et les femmes. L’assimilation culturelle se passe plus vite qu’avec les générations précédentes. La France est menacée dans son industrie, pas dans son identité. Les jeunes des banlieues qui caillassent la police sont des gamins insupportables, comme je l’étais à leur âge en mai 1968. En France, on se caillasse mais au moindre mort, on arrête tout. Je trouve que les flics ont été admirables. L’identité est conflictuelle, un mélange d’ordre et de désordre.
Par Rémi Yacine




Réponse à Laurent Joffrin, qui reproche à Taddéi de "lepéniser la télévision française"

Je viens de prendre connaissance de votre protestation indignée contre ce que vous appelez, faisant suite à une émission de Dominique Taddeï : la « lepénisation de la télévision française ». Les propos des uns et des autres vous auraient choqués, indignés même. Vous dîtes y voir un retour à ce qui se passait contre les Juifs dans les années 30. Soyons sérieux.
Comme on dit, ce qui est exagéré ou outrancier… vous connaissez la suite, inutile de dire la phrase en entier. Pour vous, l’islam aurait été « diabolisé », calomnié par le plateau d’invités, avec la complicité passive de l’animateur ; et la personne choisie par l’animateur pour représenter l’islam, serait bien peu représentative, une caricature de musulmane (la porte-parole des « indigènes de la république).
Vous appelez à faire feu sur Taddeï, trop dans le vent de cette « lepénisation »…
Les propos, concernant le contenu foncièrement totalitaire de l’islam, dont le djihad constituerait la nature permanente, vous ont déplus parce qu’ils seraient… racistes, nauséabonds.
Ce faisant, en prétendant la défendre, vous amalgamez la « majorité des musulmans » avec la nature foncièrement totalitaire de l’islam.
Faisons ici un parallèle : en 1936, en 1953, en 1956 et 1968, -après les procès de Moscou, après la famine artificielle destinée à tuer par la faim des millions de « koulaks », après l’écrasement à l’arme lourde et par la déportation dans le goulag de dizaines de milliers de Hongrois, après l’écrasement du printemps de Prague-, dire que le stalinisme était foncièrement totalitaire, constituait-il une accusation raciste condamnable à l’encontre de nos compatriotes russes d’origine, ou un propos xénophobe diffamant les citoyens de l’ancienne URSS ?
Si les mercenaires de la plume, ceux au service de Staline et de ses successeurs- avaient sorti cet argument, pour défendre la dictature bureaucratique, vous, le premier probablement, auriez ri au nez des défenseurs des satrapes moscovites, sauf, évidemment, si vous aviez fait partie de la cohorte de ses compagnons de route pas toujours désintéressés…
Et lorsque Mao Tsé Toung manipulera et instrumentalisera la jeunesse chinoise, pour régler ses comptes avec une fraction de l’appareil bureaucratique du PC chinois, lui aussi totalitaire, qui vertébrait la dictature de la bureaucratie chinoise, ceux qui choisirent de dénoncer ce totalitarisme, -dont on se souvient de ses exploits tibétains et de ceux accomplis sur la place Tien An Men-, ceux-là, étaient-ils des « xénophobes », étaient-ils des « racistes » antichinois, s’employant à diffamer ou à stigmatiser nos compatriotes originaires de Chine continentale ?
La question de l’idéologie de l’islam est-elle différente ? En quoi, si c’est le cas ?
Je suis de très près ce qui se passe dans le monde dit « arabe » et « musulman ». Je fais aussi partie de ceux qui ne se pâment pas, en entendant prononcer le mot « révolution », vaccinés et prévenus qu’ils sont, que : sous cette qualification, surgissent trop souvent des régimes politiques et des relations économiques et sociales oppressives, que se produisent et s’installent, durablement, de véritables contre-révolutions laissant bien loin derrière elles, en termes de gravité, -en termes d’ampleur de la répression et des humiliations permanentes de la population-, les exactions de l’ancien régime.
Vos poils se sont-ils soulevés d’horreur, en entendant dénoncer le totalitarisme de l’islam ?
Monsieur Joffrin, vous êtes un démocrate, enfin vous le dîtes et l’écrivez. Vous êtes pour l’égalité économique et politique des femmes, enfin vous l’écrivez aussi, et, je crois, vous avez dû, à ce titre, être un de ceux qui ont cherché à mettre en valeur la candidature de madame Ségolène Royal ? Non, je me trompe ?
L’islam n’est pas totalitaire, écrivez-vous : Le prétendre, c’est le diffamer. L’affirmer, c’est stigmatiser nos braves concitoyens musulmans. Je crois avoir résumé votre propos se scandalisant de l’émission de Taddeï.
Je ne vais pas être trop long, je vais seulement vous demander ce que vous avez dit ou ce que vous comptez dire à propos des événements qui ont eu lieu le 8 mars dernier place Tahrir ?
Cela nous concerne tous, puisqu’il paraît qu’il y a une révolution en Egypte, comme en Tunisie, et que ces révolutions nous montreraient la voie à suivre, à nous autres Français et Européens.
Le 8 mars donc, pour marquer la Journée Internationale des Femmes, des Egyptiens, environ un millier et en grosse majorité des femmes, sont venus se rassembler place Tahrir. Ces manifestants avaient avec eux un tract reprenant, sous forme de demandes à l’intention de leurs compatriotes, des articles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme qu’ils souhaitaient voir incorporer dans la future nouvelle constitution.
Un groupe d’hommes, déjà présents sur les lieux est venu vers eux.
Quand ces hommes ont eut lu le tract, la violence s’est immédiatement déchaînée. Les manifestants déjà présents place Tahrir se sont jetés sur ces impertinents et impertinentes venant oser réclamer : que la loi égyptienne établisse l’égalité politique des hommes et des femmes.
Il faut brûler !
Les agresseurs, -des antis Moubarak eux aussi, pas des « contre-révolutionnaires » souhaitant la restauration de l’ancien régime-, ont commencé par arracher les tracts. Ils ont ensuite clamé leur indignation : « Brûlez !! Il faut brûler les tracts !
Peut-être certains des agresseurs pensaient-ils aussi, qu’avec les tracts il fallait brûler des hommes et des femmes se croyant autorisés à demander à la révolution égyptienne qu’elle garantisse l’égalité politique des deux sexes?
Une contre manifestation s’est immédiatement organisée. Elle s’est adressée aux manifestantes de l’égalité: « rentrez chez vous faire à bouffer ! On va vous baiser !!
Rentrez chez vous ! On va vous baiser !!
Les manifestants et manifestantes refusant de se disperser, les menaces et les brutalités ont augmenté d’intensité. Quatre femmes, s’éloignant du cortège, ont ainsi été prises en chasse par une meute ne méritant pas le qualificatif « d’hommes ».
De véritables fauves sont sortis de la contre-manifestation anti égalité. 150 à 200 « hommes » se sont emparées des quatre femmes, isolées du groupe. Ils leurs ont palpé, les seins, le sexe… ils leur ont tiré les cheveux.
Mais le peuple égyptien, même parmi des musulmans, montre qu’il n’est pas assimilable, en tant que peuple, en tant que nation (1), aux grossiers et violents tenants du totalitarisme de la charia. Un groupe d’hommes courageux a entouré les femmes, pour les sortir du bourbier moral provoqué par la furieuse haine religieuse qui refuse, par la brutalité, les fondements élémentaires de la Démocratie.
L’affaire s’est conclue lorsque plusieurs militaires égyptiens sont intervenus, pour aider les femmes et leurs camarades de manifestation. (2) La conclusion de portée générale que je tirerai, c’est celle-ci : la contre-révolution en Egypte est en marche. Un de ses signes de reconnaissance et probablement son principal et premier point d’appui et élément programmatique c’est : enlever de la future constitution tout ce qui dans le nassérisme et le moubarakisme tendait à donner des droits légaux aux femmes, tendait vers l’égalité des sexes.
Alors Monsieur Joffrin, allez-vous écrire sur le sujet ? Et que direz-vous, si vous le faîtes ?
Alain Rubin
(1) Je ne suivrais donc pas les « principes » du comédien Richard Berri, qui nous a fait son numéro d’indigné, devant les caméras de télévision, crachant du venin, attaquant la nation française dans sa globalité, parce qu’un sondage indique que si l’élection présidentielle avait lieu le jour du sondage, 24% des sondés voteraient Marine Lepen.
Ce faisant notre cinéaste chausse les bottes des staliniens quand ils appelaient à tuer : « à chacun son boche », considérant que la nation allemande devait être condamnés dans sa globalité. Cet autre « indigné » du cinéma n’est donc pas de l’école des résistants Juifs ou Arméniens de la MOI qui, comme Manouchian qui dira, juste avant de se retrouver devant les canons des fusils du peloton d’exécution : « je meurs sans haine pour le peuple allemand ». A l’inverse, l’homme du show biz nous sert un programme de mépris pour le peuple français pouvant ainsi se résumer : je vis du peuple français, que je méprise et que je haï…
**Source Aalam Wassef, lettre du Caire du 9 mars 2011, adressée au Président Sarkozy.




Réponse à Laurent Joffrin, qui reproche à Taddéi de « lepéniser la télévision française »

Je viens de prendre connaissance de votre protestation indignée contre ce que vous appelez, faisant suite à une émission de Dominique Taddeï : la « lepénisation de la télévision française ». Les propos des uns et des autres vous auraient choqués, indignés même. Vous dîtes y voir un retour à ce qui se passait contre les Juifs dans les années 30. Soyons sérieux.

Comme on dit, ce qui est exagéré ou outrancier… vous connaissez la suite, inutile de dire la phrase en entier. Pour vous, l’islam aurait été « diabolisé », calomnié par le plateau d’invités, avec la complicité passive de l’animateur ; et la personne choisie par l’animateur pour représenter l’islam, serait bien peu représentative, une caricature de musulmane (la porte-parole des « indigènes de la république).

Vous appelez à faire feu sur Taddeï, trop dans le vent de cette « lepénisation »…
Les propos, concernant le contenu foncièrement totalitaire de l’islam, dont le djihad constituerait la nature permanente, vous ont déplus parce qu’ils seraient… racistes, nauséabonds.
Ce faisant, en prétendant la défendre, vous amalgamez la « majorité des musulmans » avec la nature foncièrement totalitaire de l’islam.

Faisons ici un parallèle : en 1936, en 1953, en 1956 et 1968, -après les procès de Moscou, après la famine artificielle destinée à tuer par la faim des millions de « koulaks », après l’écrasement à l’arme lourde et par la déportation dans le goulag de dizaines de milliers de Hongrois, après l’écrasement du printemps de Prague-, dire que le stalinisme était foncièrement totalitaire, constituait-il une accusation raciste condamnable à l’encontre de nos compatriotes russes d’origine, ou un propos xénophobe diffamant les citoyens de l’ancienne URSS ?

Si les mercenaires de la plume, ceux au service de Staline et de ses successeurs- avaient sorti cet argument, pour défendre la dictature bureaucratique, vous, le premier probablement, auriez ri au nez des défenseurs des satrapes moscovites, sauf, évidemment, si vous aviez fait partie de la cohorte de ses compagnons de route pas toujours désintéressés…

Et lorsque Mao Tsé Toung manipulera et instrumentalisera la jeunesse chinoise, pour régler ses comptes avec une fraction de l’appareil bureaucratique du PC chinois, lui aussi totalitaire, qui vertébrait la dictature de la bureaucratie chinoise, ceux qui choisirent de dénoncer ce totalitarisme, -dont on se souvient de ses exploits tibétains et de ceux accomplis sur la place Tien An Men-, ceux-là, étaient-ils des « xénophobes », étaient-ils des « racistes » antichinois, s’employant à diffamer ou à stigmatiser nos compatriotes originaires de Chine continentale ?

La question de l’idéologie de l’islam est-elle différente ? En quoi, si c’est le cas ?
Je suis de très près ce qui se passe dans le monde dit « arabe » et « musulman ». Je fais aussi partie de ceux qui ne se pâment pas, en entendant prononcer le mot « révolution », vaccinés et prévenus qu’ils sont, que : sous cette qualification, surgissent trop souvent des régimes politiques et des relations économiques et sociales oppressives, que se produisent et s’installent, durablement, de véritables contre-révolutions laissant bien loin derrière elles, en termes de gravité, -en termes d’ampleur de la répression et des humiliations permanentes de la population-, les exactions de l’ancien régime.
Vos poils se sont-ils soulevés d’horreur, en entendant dénoncer le totalitarisme de l’islam ?

Monsieur Joffrin, vous êtes un démocrate, enfin vous le dîtes et l’écrivez. Vous êtes pour l’égalité économique et politique des femmes, enfin vous l’écrivez aussi, et, je crois, vous avez dû, à ce titre, être un de ceux qui ont cherché à mettre en valeur la candidature de madame Ségolène Royal ? Non, je me trompe ?

L’islam n’est pas totalitaire, écrivez-vous : Le prétendre, c’est le diffamer. L’affirmer, c’est stigmatiser nos braves concitoyens musulmans. Je crois avoir résumé votre propos se scandalisant de l’émission de Taddeï.
Je ne vais pas être trop long, je vais seulement vous demander ce que vous avez dit ou ce que vous comptez dire à propos des événements qui ont eu lieu le 8 mars dernier place Tahrir ?

Cela nous concerne tous, puisqu’il paraît qu’il y a une révolution en Egypte, comme en Tunisie, et que ces révolutions nous montreraient la voie à suivre, à nous autres Français et Européens.

Le 8 mars donc, pour marquer la Journée Internationale des Femmes, des Egyptiens, environ un millier et en grosse majorité des femmes, sont venus se rassembler place Tahrir. Ces manifestants avaient avec eux un tract reprenant, sous forme de demandes à l’intention de leurs compatriotes, des articles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme qu’ils souhaitaient voir incorporer dans la future nouvelle constitution.
Un groupe d’hommes, déjà présents sur les lieux est venu vers eux.

Quand ces hommes ont eut lu le tract, la violence s’est immédiatement déchaînée. Les manifestants déjà présents place Tahrir se sont jetés sur ces impertinents et impertinentes venant oser réclamer : que la loi égyptienne établisse l’égalité politique des hommes et des femmes.
Il faut brûler !

Les agresseurs, -des antis Moubarak eux aussi, pas des « contre-révolutionnaires » souhaitant la restauration de l’ancien régime-, ont commencé par arracher les tracts. Ils ont ensuite clamé leur indignation : « Brûlez !! Il faut brûler les tracts !
Peut-être certains des agresseurs pensaient-ils aussi, qu’avec les tracts il fallait brûler des hommes et des femmes se croyant autorisés à demander à la révolution égyptienne qu’elle garantisse l’égalité politique des deux sexes?
Une contre manifestation s’est immédiatement organisée. Elle s’est adressée aux manifestantes de l’égalité: « rentrez chez vous faire à bouffer ! On va vous baiser !!
Rentrez chez vous ! On va vous baiser !!

Les manifestants et manifestantes refusant de se disperser, les menaces et les brutalités ont augmenté d’intensité. Quatre femmes, s’éloignant du cortège, ont ainsi été prises en chasse par une meute ne méritant pas le qualificatif « d’hommes ».
De véritables fauves sont sortis de la contre-manifestation anti égalité. 150 à 200 « hommes » se sont emparées des quatre femmes, isolées du groupe. Ils leurs ont palpé, les seins, le sexe… ils leur ont tiré les cheveux.

Mais le peuple égyptien, même parmi des musulmans, montre qu’il n’est pas assimilable, en tant que peuple, en tant que nation (1), aux grossiers et violents tenants du totalitarisme de la charia. Un groupe d’hommes courageux a entouré les femmes, pour les sortir du bourbier moral provoqué par la furieuse haine religieuse qui refuse, par la brutalité, les fondements élémentaires de la Démocratie.

L’affaire s’est conclue lorsque plusieurs militaires égyptiens sont intervenus, pour aider les femmes et leurs camarades de manifestation. (2) La conclusion de portée générale que je tirerai, c’est celle-ci : la contre-révolution en Egypte est en marche. Un de ses signes de reconnaissance et probablement son principal et premier point d’appui et élément programmatique c’est : enlever de la future constitution tout ce qui dans le nassérisme et le moubarakisme tendait à donner des droits légaux aux femmes, tendait vers l’égalité des sexes.
Alors Monsieur Joffrin, allez-vous écrire sur le sujet ? Et que direz-vous, si vous le faîtes ?

Alain Rubin

(1) Je ne suivrais donc pas les « principes » du comédien Richard Berri, qui nous a fait son numéro d’indigné, devant les caméras de télévision, crachant du venin, attaquant la nation française dans sa globalité, parce qu’un sondage indique que si l’élection présidentielle avait lieu le jour du sondage, 24% des sondés voteraient Marine Lepen.
Ce faisant notre cinéaste chausse les bottes des staliniens quand ils appelaient à tuer : « à chacun son boche », considérant que la nation allemande devait être condamnés dans sa globalité. Cet autre « indigné » du cinéma n’est donc pas de l’école des résistants Juifs ou Arméniens de la MOI qui, comme Manouchian qui dira, juste avant de se retrouver devant les canons des fusils du peloton d’exécution : « je meurs sans haine pour le peuple allemand ». A l’inverse, l’homme du show biz nous sert un programme de mépris pour le peuple français pouvant ainsi se résumer : je vis du peuple français, que je méprise et que je haï…
**Source Aalam Wassef, lettre du Caire du 9 mars 2011, adressée au Président Sarkozy.