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À Céline Carez qui encense Omar, le « mec adorable » qui m’a tué avec son bus

Dans la nuit, à la suite d’un cauchemar, une lettre de détresse m’est apparue clairement. Le désespoir y transpirait ! Je vous la remets telle quelle, chers lecteurs de Riposte Laïque !  Elle est pour une journaliste, Céline Carez, invisible sur les réseaux sociaux ! Dommage, car on dit qu’en vieillissant, nous avons le visage que nous méritons ! J’ai déjà une petite idée du sien !

*****

Chère Céline Carez, j’ai été très ému par votre article paru dans le journal Le Parisien et pour votre aimable attention envers ma pauvre personne !

Vous avez cette qualité d’âme assez rare pour réaliser ô combien il est difficile pour moi, là où je me trouve actuellement, à l’institut médico-légal d’avoir les mots justes, afin d’expliquer que je suis, tout comme vous, très étonné que certains veuillent donner le nom de ce gentil conducteur de bus qui, à cause de moi, se trouve victime d’une injustice flagrante !  

Là où je suis, de toute mon âme, parce que  je n’ai plus de cœur pour ça, je compatis avec tous ses amis qui sont sous le choc. « C’est un mec super gentil, doux. Qui ne s’est jamais embrouillé avec personne. On ne comprend pas » disent-ils !

Pour moi, le choc s’est bien passé, tout va bien, je n’ai plus mal nulle part et même, ces quelques soucis qui me tracassaient, comme le bonheur de mon épouse, celui de mes enfants, les impôts, les charges, les prochaines vacances, et même sur mon avenir proche ou lointain, se sont, comme dirait l’autre, éclatés sur l’asphalte ! 

Comme le dit l’un des colocataires, « c’est un mec adorable. Maintenant, sa vie est foutue. »

Si je le pouvais encore, j’aurais beaucoup de peine pour lui ! La mienne de vie, grâce à lui, est foutue pour de bon ! Faut-il pour autant, comme vous le faites, Madame Céline Carez dans votre article du Parisien, ne pas s’apitoyer sur le sort d’un mec adorable.

 En effet, de là où je suis, des limbes qui m’entourent, j’entends au loin un avocat, maître Guillaume Halbique, qui manifeste tellement de sympathie pour ce mec adorable qui m’a juste écrasé avec son bus, sans le faire exprès ! Tout de suite, il conteste la qualification d’homicide volontaire, et tout caractère intentionnel. Il ajoute même que son « client » est dévasté. 

Probablement moins que ma famille, à qui sans doute, je dois manquer tout de même ! Mais vous n’en avez cure, bien sûr !

Il est vrai chère Madame Carez, et cher Monsieur Halbique, que cela présente moins d’intérêt, vu le caractère irrémédiable de mon décès et que finalement, vous devez penser que ma famille finira bien par s’habituer, que ma femme trouvera un compagnon, et que mes enfants garderont, je l’espère tout du moins, un bon souvenir, et qui sait, emprunteront-ils, main dans la main, un bus pour visiter Paris ! Allez donc savoir…

Mais qui veut savoir en fait ? Pas vous Madame Carez, qui enveloppez ma mort brutale, si violente, si douloureuse, et tellement injuste, sous des phrases de compassion pour un homme qui m’a supprimé, d’un coup de volant, de la surface de la terre ? 

Certains disent que le ramadan n’y serait pour rien, que la religion est mise sous silence dans votre article, comme dans ceux de vos confrères, et que tout cela relèverait du phantasme d’extrême droite ! Sans doute des méchants fascistes…

Qui veut savoir qui était vraiment cet homme, ce qu’il pensait réellement, qui s’en soucie au fond ? Pas vous Madame, pas plus que cet avocat, pas plus que les voisins de ce mec adorable et qui serait en plus, un pauvre homme, dévasté par ma mort, et par la détresse de ma famille ! Ce mec super gentil. Doux. Qui ne s’est jamais embrouillé avec personne.

Je ne sais pas si vous dormez bien, Madame Céline Carez, si vous vous sentez bien dans vos bottines ou escarpins, mais je peux vous dire que pour moi, mes rêves, les rires, les joies partagées avec ma famille, mes amis, mes espérances, mes croyances, mes projets, tout cela a été véritablement dévasté par ce mec adorable qui m’a écrasé un beau jour de mai, au début de l’été ! Un été que je ne verrai pas avec ma famille, comme d’ailleurs toutes les autres saisons que normalement, j’aurais dû vivre !

De là où je suis, je vous regarde, vous et vos amis qui m’avez déjà oublié, qui avezchoisi que finalement, Mohamed* serait la vraie victime de ma mort !

Lettre transmise à qui de droit, pour ma famille, mes amis, afin que je ne sois pas oublié trop vite !

*Le prénom a été modifié)

Depuis quelques années, nous assistons à une édulcoration des faits : un attentat devient un incident, un terroriste devient un gentil garçon, un bon voisin, dont on ne comprend pas la démarche. Nous constatons une inversion des valeurs, celle des faits certes, mais aussi celles des images, des sentiments,  du récit ! La novlangue règne en maîtresse dans les salles des rédactions de France !

Nous sommes appelés à nous apitoyer sur telle misère ou tel désastre du bout du monde et à oublier tel autre, plus près de nous : la misère supposée des migrants, mais pas celle de nos SDF et de nos vieux !

Nous sommes appelés à la compassion pour les décrétées « victimes » qui hier, étaient des bourreaux, et priés de ne pas faire grand cas de telles autres, mortes sous les coups : la violence des djihadistes de France renommés compatriotes aujourd’hui, et les esclaves yazidies, les crucifiés chrétiens, les décapités et les brûlés vifs syriens, irakiens, jordaniens, tous massacrés par ces hommes et ces femmes décrétés innocents du fait de la bien-pensance, au nom des « droit de l’homme » !   

Ce monde est devenu fou !  À chaque élection, les résultats finaux alourdissent nos espoirs et le bout du tunnel s’éloigne de plus en plus ! Là où il devrait y avoir une défaite, il n’y a que semblant !

Déjà, tous nous prédisent un second mandat d’Emmanuel Macron face à Marine Le Pen tellement ils sont sûrs que les Français resteront sous l’emprise de la dictature douce des décideurs !  La peur de franchir le pas… La grenouille est donc ravie de nager dans son eau encore tiède !

Gérard Brazon (Libre Expression)




Depuis trente ans, les musulmans livrent à la France une guerre des mots… et nos élites ignorantes plongent !

Nos « élites » autoproclamées, toutes catégories et tendances à l’unisson, sont formelles : seul le projet d’islam DE France est en mesure de mettre un terme aux « difficultés » multiples nées de la présence de plusieurs millions de Musulmans sur notre sol, des revendications identitaires de tous, des comportements de beaucoup, antinomiques de nos mœurs et coutumes, souvent à la marge de la loi républicaine.
Ce projet tourne autour de quatre ou cinq mots portemanteaux auxquels sont accrochées d’une part des affirmations sans preuves, d’autre part des mises en demeure d’avoir à approuver, car, n’est-ce pas ?, quiconque manifeste doute, désaccord ou opposition ne peut être que « raciste », « islamophobe », etc. :
Religion : « L’islam est la deuxième religion de France. »
Laïcité : « L’islam DE France respectera la laïcité. »
Culte : « Les Musulmans ont droit à disposer de lieux de culte (variante : de prière) en nombre suffisant. Nous devons faire en sorte que de nouvelles mosquées soient construites au plus tôt. »
Imam : « Il nous faut former des imams en France pour éviter que se répande un islam venu de l’étranger et contraire à nos valeurs. »
Or, mille regrets, messieurs et dames des « élites », les mots que vous utilisez sont dénués de sens en islam ou ils ont des sens bien éloignés de ceux que vous leur attribuez. Ce qui veut dire que, le problème étant mal posé, il ne peut déboucher sur la solution escomptée. Les matériaux de construction de votre islam DE France sont soit inadaptés à vos plans, soit friables, déjà pourris. Votre construction est condamnée à s’effondrer au premier souffle de vent mauvais. Veuille seulement le Ciel que son écroulement ne cause pas de trop de victimes !
Un peu d’histoire et de linguistique
Parler de l’islam en français ou dans n’importe quelle autre langue européenne, c’est toujours faire un travail de traduction, conscient ou inconscient, un travail qui peut être pertinent, erroné ou fallacieux.
L’islam est né au début du septième siècle de notre ère, au Hedjaz, une région de la Péninsule arabique, dont le tissu social, complexe au demeurant, était très différent de la civilisation gréco-latino-chrétienne qui lui était contemporaine. Il s’est développé et a traversé les siècles dans une fidélité sans pareille à ses paradigmes de naissance alors que nous n’avons cessé depuis toujours de mettre en question les nôtres et de les faire évoluer, les dernières de ces évolutions étant la Réforme, les Lumières, la laïcité… Dans toutes ses variétés, l’islam est fondamentaliste, d’un fondamentalisme strict, non pas d’inspiration, comme celui d’un certain christianisme, mais d’imitation, et d’imitation à l’identique. Du IXe siècle jusqu’au choc avec l’Europe il y a deux cents ans, toute école de pensée de quelque importance, tout mouvement populaire, tout changement de dynastie, d’un bout à l’autre de la Maison de l’islam, a pris pour objectif le retour à l’islam des origines, considéré comme plus pur, c’est-à-dire plus contraignant… Quand nous n’avions de cesse que de « changer pour le mieux », quand nous n’avions à cœur que « le progrès », l’islam condamnait l’innovation (bid‘a) comme crime-péché majeur.
Un des traits essentiels qui sépare à jamais notre civilisation de l’islam est le suivant : les dynamiques des deux civilisation sont contraires ; la nôtre est évolutive, celle de l’islam est involutive. Et ce n’est pas ce qui s’est passé en terre d’islam depuis cinquante ans, entre la période des nationalismes kémalistes et féministes à la Nasser ou à la Bourguiba et notre temps de « l’islamisme », « modéré » ou non, et du voile généralisé pour les femmes qui démentira ce constat.
Déjà, dès l’origine, la langue marquait bien des écarts entre la vision du monde des Musulmans et celle de nos ancêtres. L’islam s’est forgé dans une langue, l’arabe, qui appartient à un système linguistique, le sémitique, éloigné de notre système indoeuropéen. Des concepts de base arabes, comme ceux qui analysent le temps et la durée, ne sont pas superposables pièce à pièce aux nôtres ; d’autres nous sont étrangers, comme la notion de sunna, centrale dans toutes les variétés d’islam (et pas seulement dans le sunnisme). Ces concepts sont demeurés les mêmes. Dans une civilisation génétiquement fondamentaliste et involutive, la fixité de l’arabe, langue matricielle de l’islam, apparaît stupéfiante aux yeux d’un Européen. La phonologie, le vocabulaire de base, la morphologie et la syntaxe sont restés inchangés depuis les origines. Un lettré arabe des premiers siècles de l’islam, une fois qu’il aurait appris quelques mots, souvent calqués de l’étranger, pour signifier « automobile » ou « démocratie » (dîmûqrâtiyya), pourrait suivre aujourd’hui un cours d’université ou un prêche en mosquée, une émission de radio ou de télévision à Doha ou à Rabat, lire un journal libanais…
Ce bref survol n’épuise pas la liste des différences essentielles, irréductibles, entre les deux civilisations en présence aujourd’hui sur notre sol.
Prudence, d’abord, et des mots justes
C’est dire que lorsqu’un locuteur indoeuropéen de notre temps manie ses mots à lui pour signifier des réalités de l’islam, il devrait faire preuve de beaucoup de « prudentia ». Il lui faudrait comprendre qu’il doit passer par un apprentissage, faire l’inventaire de ses ignorances pour y porter remède, essayer de détecter les risques d’erreur. S’il entre dans le champ de l’action ou ses abords, un politicien, un journaliste, un intellectuel devrait s’entourer au moins de quelques conseils.
Confucius disait : « Pour bien gouverner, rien n’est plus important que d’utiliser des mots justes ».
Mots inexistants, faux-sens et contresens
Religion. J’ai souvent traité le sujet, et ici même. L’islam ne saurait être réduit à une religion au sens où nous entendons ce mot au XXIe siècle, c’est-à-dire une foi du domaine privé de chacun. L’islam est un ensemble insécable identité, religion, droit, morale, mœurs, civilisation, culture… (selon nos mots).
En particulier, nos élites veulent absolument un islam qui soit sans contenu politique : ceux que nous nommons « les islamistes » (un mot de notre invention) instrumentaliseraient la religion à des fins politiques. Mais un islam sans politique ne peut exister… à moins de retirer de l’islam le Coran, parole d’Allah, incréée, éternelle, valable pour tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, à moins de tenir pour rien Mahomet, « le beau modèle », à moins d’abolir les dogmes, les lois, les traditions d’un quart de l’humanité, à moins de métamorphoser une civilisation multiséculaire de la cave aux faîtières…
Laïcité : Le mot existe en arabe… depuis le XIXe siècle. La laïcité est impossible en islam : pour qu’il y ait laïcité, il faudrait qu’il y ait une religion selon nos conceptions, avec distinction entre religieux et profane, reconnaissance d’une sphère privée de l’individu, de la liberté de conscience, de la liberté de religion… Prétendre règlementer l’islam en France uniquement par la loi de 1905 est, au mieux, une illusion, plus vraisemblablement, une escroquerie visant à lui octroyer de nouvelles facilités pour peser encore plus dans notre société.
Culte : « rites et pratiques par lesquels un croyant manifeste la vénération qu’il porte à la divinité ». Dans ce sens, le mot est attesté en français seulement en 1570, au temps de nos guerres de Religion. On chercherait en vain son équivalent arabe dans les traités de droit ou de théologie classiques. Quand ils sont poussés à le traduire, les Musulmans contemporains distinguent les ‘ibâdât (d’une racine qui donne aussi : esclave, d’où les innombrables esclaves d’Allah : ‘Abdallâh, ‘Abd al-Khâliq, ‘Abd al-Karîm…), actes de dévotion, et les mu‘âmalât (d’une racine centrée sur : faire, opérer…), comportements. Mais aucun imâm, muftî, ouléma, recteur… ne se risquera à établir une liste des actes cultuels, à dire où sont les bornes du culte. C’est l’ensemble de la civilisation musulmane, où tout est placé sous le signe du sacré, qui est culte… jusqu’aux horaires de piscines et au port du burkini.
On comprend l’inanité de vouloir permettre aux Musulmans d’exercer leur « culte » dans le respect de la « laïcité ». Autant leur donner licence d’imposer en tout domaine, en tout lieu et en toute circonstance, leur volonté de particularisme, jusqu’à l’islamisation totale et définitive de notre pays.
On voit ainsi le piège dans lequel sont tombés nos ministres de l’Intérieur (chargés des cultes !) en créant le Conseil français du culte musulman. Ils n’ont fait que mettre sur pied une instance de promotion de la Loi musulmane tout entière.
Quant aux expressions « lieux de culte », dits aussi « lieux de prière » pour définir les mosquées… Pourquoi ne pas dire franchement que ce sont des centres de la vie communautaires, pour, tout à la fois, la célébration, le prêche, la propagande, l’enseignement, la formation continue, la mobilisation politique, les affaires contentieuses et juridiques, l’état-civil… ?
Imams et aumôniers
Imam : c’est celui qui conduit la prière, nous dit-on. Et nous traduisons : une sorte de curé ou de diacre. Non, c’est, étymologiquement, « celui qui est devant », d’où le chef de la communauté – une communauté qui s’étendra autant que le rayonnement de son imam, sans limite aucune, jusqu’à tout un peuple parfois dans l’histoire. Et croire qu’un imam va se contenter de parler de spiritualité et de célébrer « le culte » ne saurait être que… un vœu pieux.
Aumônier. Le mot est attesté chez nous dans la Chanson de Roland, à la fin du XIe siècle. Il vient, par le latin, d’un mot du grec d’église signifiant compassion. Oncques il n’y eut d’aumôniers en islam ! Les hommes que nous introduisons dans nos prisons et nos armées se sentent-ils investis d’une mission de compassion de style chrétien ou bouddhique, et uniquement de cela ?
Au fait, comment les Musulmans les désignent-ils en arabe ? Selon des renseignement recueillis aux meilleures sources, ils utilisent le passe-partout et si pratique imâm, ou bien murshid : orienteur, ou dâ‘î : propagandiste, recruteur. Ce dernier vocable mérite quelque attention : il résonne puissamment par sa racine avec un des mots de base du djihad selon la Charia : da‘wa, qui désigne l’appel à la conversion avant l’assaut guerrier (débouchant, pour les vaincus, sur le statut de dhimmî ou encore le massacre des hommes et la réduction en esclavage des femmes et des enfants) ; d’autre part, da‘wa est l’un des thèmes d’action des salafistes, ces «fondamentalistes » intransigeants et activistes, qui l’ont inscrit dans l’intitulé d’un de leurs partis. Etonnons-nous après cela des résultats qu’obtiennent nos « aumôniers » auprès des jeunes délinquants.
« L’islam, cet inconnu »
Notre ignorance des choses de l’islam est immense. Elle est très ancienne. Le grand historien Jacques Heers vient de consacrer un livre, L’islam, cet inconnu (Editions de Paris), à la question ; nos ancêtres n’étaient pas plus savants que nous. Au moins, eux, n’avaient pas à coexister avec plusieurs millions de Croyants sur leur territoire et, quand ils étaient en guerre avec des Sarrasins, il ne leur serait pas venu à l’idée d’inventer, pour réduire leur agressivité, un islam à la franque ou… à la chrétienne.
Aujourd’hui, d’après un universitaire fort sérieux, mais qui tient à rester anonyme (en France, aujourd’hui, dès qu’un prof parle honnêtement de l’islam, il compromet sa carrière), le différentiel entre les Occidentaux « de souche » connaissant une langue « musulmane » et les Musulmans parlant le français ou l’anglais serait de un à… 20 ou 30 000 – et peut-être jusqu’à dix fois plus. Il serait seulement de 1 à 10 que ce serait déjà un gouffre. Et qui, dans l’armée française, qui se bat en Afghanistan en menant une « action psychologique pour la conquête des cœurs » (sic), parle une des deux langues officielles de ce pays, le pashto et le dari, ou l’un des vingt autres langues ou dialectes qu’on y trouve ?
Le roi Hassan II du Maroc avait coutume de dire à ses interlocuteurs français : « Nous savons tout de vous. Vous ne savez rien de nous. »
Les Musulmans, virtuoses de la guerre par les mots
On voit le handicap qui est le nôtre dans la guerre subversive de l’islam contre l’Europe. Les officiers du Komintern de la Umma sont des maîtres en taqiyya. Ils savent, eux, que les mots peuvent être des armes et, connaissant les nôtres à la perfection, ils en jouent et nous bernent avec une facilité… désarmante.
Le schéma tactique qu’ils suivent est le même depuis plus de trente ans :
Ils ne nous cachent pas les objectifs qu’ils visent dans leur guerre de conquête. Mieux : ils nous demandent ouvertement, cyniquement, de les leur offrir. Leur ruse consiste à nous présenter leurs requêtes
– sous des mots qui nous les font paraître anodines : « Donnez-nous des mosquées » (nous traduisons : des sortes d’églises), « des imams » (traduction : en gros, des curés)…
– et à draper leurs revendications dans nos grands principes : liberté, égalité, laïcité, droits de l’homme, liberté du culte, respect des religions, respect des minorités, accueil à l’autre… dont ils savent que, pour de multiples raisons, ils vont tétaniser notre réflexion. Les Musulmans, « dont beaucoup sont français », ne font qu’exiger un droit. Nous ne pourrions dire non sans renier nos valeurs les plus hautes, nous déconsidérer, bafouer la démocratie, insulter la république : nous ferions acte de « racisme », « d’islamophobie », etc. ; nous « stigmatiserions toute une communauté ».
Un véritable ultimatum sous la forme d’un chantage à la diffamation !
Laissez planer là-dessus la menace de violences dans les quartiers et banlieues partiellement ou totalement islamisés. Ajoutez, du côté de nos « élites », une larme de mauvaise conscience « coloniale », une goutte de lâcheté intellectuelle (la fuite devant les problèmes difficiles à résoudre), un soupçon de banale trouille…
Et, hop ! c’est gagné pour nos adversaires : à tout coup, nous cédons à leur assaut. Nous avons encore perdu une bataille sans nous en être rendu compte.
C’est ainsi que, depuis plus de trente ans, les Musulmans qui nous font la guerre réussissent à convaincre nos « élites » de conforter sans cesse leurs positions.
C’est ainsi que, depuis plus de trente ans, nos « élites » s’enferrent dans l’espoir stupide de modérer l’esprit de conquête des Musulmans en cédant à toutes leurs doléances et ne font que les encourager à en présenter toujours de nouvelles.
C’est ainsi que, depuis plus de trente ans, nos « élites » s’acharnent à appliquer la politique d’une immense puissance transnationale expansionniste et guerrière qui considère comme son devoir le plus sacré de nous asservir et de remplacer notre civilisation par la sienne.
Quand Gribouille-roi se fait traître et assassin de son peuple…
René Marchand




Six dignitaires religieux osent réclamer à la France une "laïcité de bonne intelligence"

Après la laïcité ouverte, après la laïcité positive, voici maintenant un nouvel élément de langage : la « laïcité de bonne intelligence ». Les représentants des cultes abrahamiques, auxquels s’est joint le président de l’Union bouddhiste de France, font cause commune contre le débat du 5 avril et ont co-signé une tribune commune toute en sournoiserie parue dans Le Parisien du 29 mars. Quelques extraits :
« La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble. Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis. Il nous parait capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation. »
Nous tenons à vous rassurer, Messieurs : à Riposte Laïque, nous entendons bien veiller à ce que ce précieux acquis ne soit pas dilapidé.
Et nous dénonçons vos insinuations : de quels amalgames parlez-vous ? De quels risques de stigmatisation ? Quand on accuse ainsi, il faut être précis, ou se taire. Pour notre part, sans faire d’amalgames et sans stigmatiser personne, nous entendons dénoncer la mauvaise foi de ceux qui transforment la laïcité en son contraire  à coup d’adjectifs sans cesse renouvelés, et qui vont jusqu’à lui faire dire que le contribuable doit financer les lieux de culte et que le consommateur doit manger halal ou casher sans le savoir pour équilibrer les filières économiques de la viande sacrificielle. Rappelons que le seul vrai stigmate, au sens originel de marqueur d’infériorité, présent sur le sol français, est le voile islamique.
Nous lisons encore :
 » Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès. »
Désolée, Messieurs  (oui : Messieurs, car, – quelle surprise ! –  il n’y a aucune dame parmi les signataires) mais c’est d’abord vous qui êtes responsables du fait que le facteur religieux devienne (ou pas)  un élément de paix et de progrès plutôt que de haine et de retour au Moyen-Age. Vous êtes les premiers responsables du contenu de vos prêches, et vous n’avez besoin d’aucune relation avec les pouvoirs publics pour vous abstenir de prononcer des sermons incendiaires. Et, si vous en prononcez quand même, les pouvoirs publics continuent de n’avoir rien à discuter avec vous. Ils doivent simplement sanctionner.
Vous poursuivez :
« Nous restons très attentifs aux évolutions profondes de notre société, notamment celles qui concernent les religions, dans le respect du cadre de la République. Ces évolutions appellent parfois des adaptations voire des améliorations du cadre juridique et règlementaire de l’expression et de la vie des cultes en France. Nous ne manquerons pas d’être une force positive de propositions dans ce sens. »
Si je comprends bien, vous estimez que le cadre juridique qui régit la vie des cultes doit être amélioré. C’est à dire que vous souhaitez modifier ou contourner la loi de 1905 dans un sens qui vous est favorable. Merci de nous prévenir. Nous resterons vigilants et travaillerons à vous en empêcher.
Et maintenant, le bouquet :
« Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité ? Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Il a un rôle majeur dans une société libre, démocratique et respectueuse de la personne humaine. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? »
Vous voulez bien, dites-vous, d’un débat, mais vous estimez qu’un parti politique ne doit pas le conduire seul !
Première nouvelle ! Un débat concerne la vie politique, et les partis ont pleinement vocation à lancer et à  conduire des débats. C’est même à cela qu’ils servent. Ils peuvent débattre seuls s’ils le veulent, en interne, ou bien ouvrir le débat à qui ils veulent.
Plutôt que de confier le débat aux partis politiques, nos bons apôtres suggèrent plutôt des commissions obscures, comme celle qui avait abouti au rapport Machelon, de sinistre mémoire, qui prévoyait le financement des lieux de cultes par les communes, ainsi qu’un détricotage plus technique de différents éléments de la loi de 1905.
Messieurs les religieux veulent être seuls à discuter avec le pouvoir. Le citoyen ordinaire les gêne. Vous savez ce citoyen lambda qui est le payeur final de toutes ces générosités. Et la citoyenne lambda qui sera la première à pâtir de l’islamisation qui ne gêne pas ces messieurs.
Désolée, mais la laïcité, c’est la séparation des Eglises et de l’Etat. Les pouvoirs publics n’ont aucune obligation de consulter les chefs religieux sur aucun sujet, et surtout pas sur l’endroit où doit se trouver la limite entre le domaine de César et celui de Dieu. Nous savons qu’il y a des religions qui revendiquent pour leur Dieu (et surtout pour ses représentants) la totalité du champ politique, social et sociétal, ce qui revient à une théocratie. Et nous entendons bien ne pas vous laisser instaurer une théocratie, ou une pluri-théocratie, sous couvert de laïcité positive, ouverte, ou quoi que ce soit d’autre.
Catherine Ségurane




Six dignitaires religieux osent réclamer à la France une « laïcité de bonne intelligence »

Après la laïcité ouverte, après la laïcité positive, voici maintenant un nouvel élément de langage : la « laïcité de bonne intelligence ». Les représentants des cultes abrahamiques, auxquels s’est joint le président de l’Union bouddhiste de France, font cause commune contre le débat du 5 avril et ont co-signé une tribune commune toute en sournoiserie parue dans Le Parisien du 29 mars. Quelques extraits :

« La laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble. Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis. Il nous parait capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation. »

Nous tenons à vous rassurer, Messieurs : à Riposte Laïque, nous entendons bien veiller à ce que ce précieux acquis ne soit pas dilapidé.

Et nous dénonçons vos insinuations : de quels amalgames parlez-vous ? De quels risques de stigmatisation ? Quand on accuse ainsi, il faut être précis, ou se taire. Pour notre part, sans faire d’amalgames et sans stigmatiser personne, nous entendons dénoncer la mauvaise foi de ceux qui transforment la laïcité en son contraire  à coup d’adjectifs sans cesse renouvelés, et qui vont jusqu’à lui faire dire que le contribuable doit financer les lieux de culte et que le consommateur doit manger halal ou casher sans le savoir pour équilibrer les filières économiques de la viande sacrificielle. Rappelons que le seul vrai stigmate, au sens originel de marqueur d’infériorité, présent sur le sol français, est le voile islamique.

Nous lisons encore :

 » Nous sommes déterminés à réfléchir et à œuvrer ensemble sur la durée, en relation avec les autorités et les forces vives de notre pays, afin que le facteur religieux y soit un élément de paix et de progrès. »

Désolée, Messieurs  (oui : Messieurs, car, – quelle surprise ! –  il n’y a aucune dame parmi les signataires) mais c’est d’abord vous qui êtes responsables du fait que le facteur religieux devienne (ou pas)  un élément de paix et de progrès plutôt que de haine et de retour au Moyen-Age. Vous êtes les premiers responsables du contenu de vos prêches, et vous n’avez besoin d’aucune relation avec les pouvoirs publics pour vous abstenir de prononcer des sermons incendiaires. Et, si vous en prononcez quand même, les pouvoirs publics continuent de n’avoir rien à discuter avec vous. Ils doivent simplement sanctionner.

Vous poursuivez :

« Nous restons très attentifs aux évolutions profondes de notre société, notamment celles qui concernent les religions, dans le respect du cadre de la République. Ces évolutions appellent parfois des adaptations voire des améliorations du cadre juridique et règlementaire de l’expression et de la vie des cultes en France. Nous ne manquerons pas d’être une force positive de propositions dans ce sens. »

Si je comprends bien, vous estimez que le cadre juridique qui régit la vie des cultes doit être amélioré. C’est à dire que vous souhaitez modifier ou contourner la loi de 1905 dans un sens qui vous est favorable. Merci de nous prévenir. Nous resterons vigilants et travaillerons à vous en empêcher.

Et maintenant, le bouquet :

« Faut-il dans le contexte actuel un débat sur la laïcité ? Le débat est toujours signe de santé et de vitalité. Le dialogue est toujours une nécessité. Il a un rôle majeur dans une société libre, démocratique et respectueuse de la personne humaine. Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ? »

Vous voulez bien, dites-vous, d’un débat, mais vous estimez qu’un parti politique ne doit pas le conduire seul !

Première nouvelle ! Un débat concerne la vie politique, et les partis ont pleinement vocation à lancer et à  conduire des débats. C’est même à cela qu’ils servent. Ils peuvent débattre seuls s’ils le veulent, en interne, ou bien ouvrir le débat à qui ils veulent.

Plutôt que de confier le débat aux partis politiques, nos bons apôtres suggèrent plutôt des commissions obscures, comme celle qui avait abouti au rapport Machelon, de sinistre mémoire, qui prévoyait le financement des lieux de cultes par les communes, ainsi qu’un détricotage plus technique de différents éléments de la loi de 1905.

Messieurs les religieux veulent être seuls à discuter avec le pouvoir. Le citoyen ordinaire les gêne. Vous savez ce citoyen lambda qui est le payeur final de toutes ces générosités. Et la citoyenne lambda qui sera la première à pâtir de l’islamisation qui ne gêne pas ces messieurs.

Désolée, mais la laïcité, c’est la séparation des Eglises et de l’Etat. Les pouvoirs publics n’ont aucune obligation de consulter les chefs religieux sur aucun sujet, et surtout pas sur l’endroit où doit se trouver la limite entre le domaine de César et celui de Dieu. Nous savons qu’il y a des religions qui revendiquent pour leur Dieu (et surtout pour ses représentants) la totalité du champ politique, social et sociétal, ce qui revient à une théocratie. Et nous entendons bien ne pas vous laisser instaurer une théocratie, ou une pluri-théocratie, sous couvert de laïcité positive, ouverte, ou quoi que ce soit d’autre.

Catherine Ségurane




Le CCIF démontre malgré lui que les musulmans sont fort bien traités en France

Le Collectif contre l’islamophobie (CCIF) est l’une de ces multiples associations de police de la pensée qui fleurissent actuellement. Il est plus particulièrement obsédé par l’aspect statistique des choses, et il nous explique, à grand renfort de courbes, listes et tableaux, qu’il a recensé 188 « actes »  qu’il qualifie d’islamophobes en 2010.
A l’analyse, les « actes » relevés sont souvent de simples paroles, ou graffitis, ou mouvements d’humeur, ou même moins, et ils ne sont souvent pas criticables. On s’étonne, par exemple, de voir qualifier d’islamophobe l’attitude de fonctionnaires qui veulent voir le visage de l’administrée à l’occasion d’un acte d’état-civil. De tels non-sujets constituent la grande masse des « actes islamophobes » relévés. Si l’on y ajoute le constat que, parmi les 188 « actes » relevés, la plupart sont des faits minimes (tags, mouvements d’humeur), on déduit du rapport qu’il n’y a pas de problème et que les musulmans sont fort bien traités en France.
Ce qui n’empêche pas le CCIF de vouloir traduire devant les tribunaux les « auteurs » de ces « actes ». Son rapport commence par cette proclamation qui sonne comme une devise : « L’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit ». Un slogan qui en rappelle un autre : « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.« . On est en pleine tentative d’amalgame entre l’islamophobie et le racisme.
C’est quand qu’on ouvre un goulag pour « islamophobes » ?
En réalité, pour le moment, ce n’est pas encore un délit d’être allergique à l’islam, du moins en théorie. L’islam n’est pas une race. Il n’est en principe pas protégé par les lois anti-racistes. Comme toutes les idéologies, il est soumis au débat et à la critique. Il est même possible de s’en moquer grossièrement : le blasphème n’est pas un délit en droit français.
Cette profession de foi procédurière montre bien jusqu’où de telles associations communautaristes voudraient pousser la répression de ceux qui les contredisent, qui les combattent ou qui opposent des refus à leurs revendications.
On le voit d’autant plus quand on parcourt la liste des supposés actes islamophobes entrés en statistiques par le rapport : il s’agit en général de remarques de personnes exaspérées, d’altercations, et même, dans des proportions importantes,  de simples rappels à la loi, venant qui plus est des autorités compétentes.
Plus inquiétant : il arrive aux super-mouchards d’être suivis dans leurs délires par les tribunaux ;  ainsi, trois étudiants sont convoqués pour le 5 mai devant le tribunal correctionnel d’Angers sous l’accusation avoir écrit « La charia hors d’Europe » et « Marianne ne portera pas le voile ».
Inquiétant aussi : des délires analogues sont également le fait du CFCM, qui a obtenu d’Hortefeux qu’un suivi statistique des actes prétendus islamophobes soit réalisé par le ministère de l’Intérieur.
Les Assises contre l’islamisation figurent évidemment parmi les actes « islamophobes » dénoncés, de même que des propos d’Oskar Freysinger et ceux de Marine Le Pen parlant d’occupation à propos des prières de rue.
Certains actes recensés comme islamophobes surprennent. Nous apprenons ainsi que le dessin d’un drapeau tricolore mérite une telle étiquette. Serons-nous demain traînés au tribunal pour avoir dessiné le drapeau de notre pays ?
Par ailleurs, les affaires dénoncées par le rapport sont rarement élucidées judiciairement ; les auteurs et les mobiles restent inconnus, et certains graffitis sont peut-être destinés à donner le change, comme ce bizarre « Israël vaincra » associé de façon inattendue à « Putain de juifs ».

Nous y avons aussi rencontré certaines affaires bidon bien connues de nous, comme ce vol sur chantier à Reims, devenu un acte islamophobe et même un incendie. Ou cette profanation de Tarascon, dont un des auteurs s’avéra d’origine maghrébine, ce qui conduisit le procureur a déclarer de façon comique que cet acte n’était « malheureusement pas raciste ».
Nous attendons avec impatience le rapport de l’an prochain pour voir si nous y trouverons l’affaire de Verdun, où un cambrioleur auteur de graffiti racistes a confié au tribunal : « Comme je suis arabe, j’ai peint des insultes racistes pour détourner les soupçons ».

Voici donc quelques exemples de ces terribles « actes islamophobes » pour lesquels le CCIF voudrait traîner nos compatriotes devant les tribunaux ; tous sont extraits de son dernier rapport :

Actions supposées islamophobes de personnes en charge d’une autorité ou d’une fonction :

  • Plainte du maire de Roubaix contre le Quick halal ;
  • Tract d’un syndicat de policiers protestant contre la présence de viande halal à la cantine ;
  • Refus de la maire de Saint Gratien de permettre des prières  de rue ;
  • Un ancien garde des Sceaux déclare : « Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ce ne sera plus la France » ;
  • Un formateur a fixé une élève voilée pendant le cours ;
  • Le maire de Marseille a qualifié de déferlement la présence de 15 000 musulmans sur la Canebière à l’occasion du match Egypte-Algérie
  • Un conseiller municipal déclare : « J’ai des convictions laïques » ;
  • Le CROUS d’Antony refuse une salle pour les prières  à des étudiants qui « sont contraints » de prier dans les couloirs (noter l’inversion accusatoire : en réalité, ce sont eux occupent illégalement un espace public)
  • A l’occasion de démarches d’état-civil, un fonctionnaire demande à une voilée de montrer son visage (plusieurs exemples) ;
  • Un conducteur de bus ne  marque pas l’arrêt quand un groupe de voilées est seul à attendre ; elles pensent qu’il fait exprès ;
  • Une agence bancaire exige de voir le visage de celles qui entrent dans ses locaux ;
  • Sihem Hachi veut porter plainte contre la liste du NPA qui présente une femme voilée ;
  • NPNS brandit des pancartes « Ni voiles ni burqas » et voile la statue de Marianne
  • A Agen, le Bloc identitaire réussit à empêcher la venue du prédicateur Tarik Oubrou (un radical qui veut conquérir Rome) ;
  • A Nantes, une conductrice est verbalisée pour avoir conduit en niqab ;
  • Un proviseur contraint une lycéenne à enlever son voile pour recevoir son diplôme ;
  • Un médecin refuse un arrêt de travail à une femme, pensant qu’elle n’est pas malade et cherche à pratiquer sa religion chez elle (plusieurs exemples) ;
  • Une femme amenant un enfant à l’hôpital est temporairement soupçonnée de maltraitance par l’équipe soignante ;
  • Un animateur est licencié d’un centre de loisirs pour y avoir effectué des prières avec les enfants ;
  • Benjamin Lancar attribue la débâcle de l’équipe de France aux tensions raciales et au rejet d’Emmanuel Gourcuff ;
  • Des femmes voilées sont empêchées de se baigner tout habillées dans une piscine ;
  • Un manuel scolaire des éditions Nathan souligne le peu de liberté des femmes musulmanes et les punitions qu’elles encourent ;
  • Robert Ménard a déclaré lors d’une de ses émissions « Il y a trop d’immigrés musulmans en Europe » ;
  • Le Maire de Montfermeil aurait traité les responsables de la mosquée de « parasites ».
Tags, graffitis, inscriptions, accrochages, lettres :

« Islam dehors » ; « La France aux Français » ; dessin d’une croix celtique ; dessin d’un drapeau français ; « Israël vaincra » (bizarrement associé à « Putain de juifs ») ; « Islam hors de France »;  » La France sans mosquées » ; « La charia hors d’Europe » ; « Marianne ne portera pas le voile » ; « Les barbus font la loi dans notre quartier » ; « Les fanatiques ne doivent pas dicter leur loi à la République » ; « Mosquée clandestine, la France décline » ;
Echanges écrits, verbaux ou gestuels :

  • Un homme se filme urinant sur le Coran (le CCIF ajoute qu’il défèque, ce qui est faux à notre connaissance) ;
  • Une tête de porc est accrochée à la mosquée de Dunkerque :
  • Lancement de déchets et de morceaux de cochon à l’emplacement habituel de prières de rue (illégales, bien sur)
  • « J’en ai parlé au maire, je ne comprends pas pourquoi ils obligent leurs enfants à porter le voile » ;
  • « Si j’avais su, je serais venu avec une croix ; c’est inadmissible de s’habiller de la sorte »



Expulser des personnes en situation irrégulière, ce n'est pas une rafle !

Il a suffi que le gouvernement décide de démanteler plusieurs camps de personnes de voyage, ou de roms, pour que tout de suite les bonnes âmes, la bouche en cul de poule, gémissent à l’unisson, la larme à l’oeil : « Cela nous rappelle les rafles ».
Un obscur député villepiniste, le nommé Jean-Pierre Grand (qui a refusé de participer au vote sur le voile intégral) croit son heure de gloire arrivée, et, singeant les Aounit-Sopo, se précipite sur les micros et caméras qui traînent, et parle, à son tour, la larme à l’oeil, de « rafle ».
Pour ces gens là, qui utilisent les mêmes expressions quand un clandestin est arrêté, et reconduit à la frontière, il s’agit de frapper l’opinion, et d’engendrer un sentiment de culpabilité chez les citoyens de ce pays. Pour ces gens là, un clandestin est forcément un sans-papier, et, dès qu’il a mis les pieds en France, il doit forcément bénéficier des systèmes sociaux mis en place, ses enfants doivent être immédiatement scolarisés, et il ne peut pas être expulsé !
Pour ces gens là, on a le droit, impunément, d’occuper un terrain qui ne vous appartient pas, et d’imposer le fait accompli. C’est à la société, aux élus, aux communes, de s’adapter à des modes de vie choisis par quelques personnes marginales. C’est la culture « Il est interdit d’interdire », qui considère que chercher à faire respecter la loi serait réactionnaire, voire fasciste.
Jacques Myard, député des Yvelines, ne faisait-il preuve de raison, quand il disait ces quelques mots, dans un communiqué de presse, il y a quelques jours.
Gens du voyage : l’aveuglement du politiquement correct
La question des gens du voyage s’inscrit dans les thèmes lancinants du politiquement correct décalé par rapport aux réalités.
La question ne se limite pas aux comportements de délinquance de certaines personnes appartenant à la communauté des gens du voyage, même si nombre d’actes très graves de banditisme leur sont imputables : vols à main armée, vol de câbles sur les lignes TGV, voitures béliers contre les bijouteries ; ces faits sont malheureusement avérés. En contrepoids, on ne saurait oublier les actes de résistance des gens du voyage pendant la guerre.
La question fondamentale qui est posée est celle de leur intégration dans une société urbanisée et sédentarisée. Pendant des décennies, la IVè et la Vè République ont pratiqué une politique d’insertion sociale et de sédentarisation.
Cette politique a été abandonnée par la loi Besson en 1990 par le vote d’un amendement qui a institué un « droit au voyage permanent » au débit des collectivités territoriales, tenues de créer sur fonds publics des aires d’accueil, sans que l’on ne mesure les conséquences sociales de sa portée. Ce qui pouvait être acceptable pour quelques caravanes devient vite insupportable lorsque l’on doit en accueillir plusieurs centaines.
Dans le même temps, les enfants des gens du voyage ne sont scolarisés que de manière intermittente et imparfaite.
Pour parler clair, cette politique favorise « l’exclusion » des gens du voyage avec toutes les dérives que cela peut entrainer.
La raison commande de renouer avec une politique volontariste d’intégration et de sédentarisation, que cela plaise ou non aux tenants du règne des droits individuels. Nous ne sommes plus dans les steppes d’Asie centrale, territoire de prédilection des caravanes.

On entend d’ici la bien-pensance s’étrangler. Mais cette bien-pensance, qui qualifie d’extrême droite et de raciste tout déviant au politiquement correct, réfléchit-elle à l’aubaine de ses discours pour tous les nostalgiques d’Hitler et de la supériorité de la race blanche ? Car finalement, s’il n’y a pas de différence entre Sarkozy et Pétain-Hitler, s’il n’y a pas de différence entre une démocratie bourgeoise et une dictature imposée par l’occupant nazi, si les arrestations de personnes en situation irrégulière opérées en France en 2010 se comparent à celles des Juifs en 1940, finalement, le Vel d’Hiv, ce n’était pas si grave, et le sort des Juifs pas si terrible !
C’est Dieudonné et Faurisson qui vont être contents !
Lucette Jeanpierre




Le Mrap ose appeller les centres de rétention des camps de concentration !

Ce samedi, à l’appel des associations habituelles (RESF, Gisti, Cimade, Mrap, Syndicat de la Magistrature), se tenait une manifestation protestant contre les politiques française et européenne concernant l’immigration (1). Cela n’a pas été un franc succès : seulement 200 manifestants ! Le soutien du PS à Resf n’a pas remué les masses ! (2)
Partisans de la libre installation de quiconque veut venir en France, ces organisations réclament la régularisation de tous les sans-papiers, en faisant souvent des parallèles malsains entre la situation des immigrés en situation irrégulière et celle des juifs, lors de la dernière guerre mondiale.
Dans leur langage, le bobo de gauche qui s’oppose à l’expulsion des sans-papiers est donc un résistant ! (3)
L’arrestation d’une personne en situation irrégulière devient une rafle !
Et les camps de rétention deviennent des camps de concentration (voir photo), rien de moins, si on en croit certaines pancartes du Mrap !

Dernièrement, dans les rues de Paris, on a entendu des choses curieuses. Gaza devenait un nouvel Holocauste, un nouveau ghetto de Varsovie, parallèle fait par les islamistes, certains gauchistes et Le Pen (4). On y commettait des « crimes de guerre ». Eh bien évidemment, Israël était amalgamée à l’Allemagne nazie, dans une communion touchante où on chantait l’Internationale au milieu des « Allah akbar ».
Le Pen, depuis toujours, a cherché à banaliser la spécificité de l’Holocauste (le fameux détail de l’Histoire), voire à la nier (négationnistes accueillis au FN).
Dans un autre registre, Hassan Iquioussen, prédicateurs UOIF des banlieues, dit dans ses prêches que la Shoah a été organisée de connivence entre les Juifs et les nazis pour créer Israël. (5)
Autre genre, Alain Soral, qui vient de quitter le Front national après un clash spectaculaire avec Marine Le Pen, interviewée par une voilée, développe la théorie des résistants du Hamas (dont la charte appelle à la disparition d’Israël, à l’extermination des Juifs et à l’application de la charia) ou du Hezbollah, et affirme vouloir mener un combat, de concert avec Dieudonné, pour témoigner devant l’Histoire ! (6).
En fait, par rapport à la Shoah, il y a deux attitudes différentes, mais complémentaires.
L’une consiste à « négationner », « révisionner », ou simplement relativiser le génocide. Faurisson a des émules de partout.
L’autre consiste à le récupérer pour dire que les musulmans d’aujourd’hui, ou les immigrés, etc., c’est comme les Juifs sous la botte nazie (utilisation des mots « rafle » et « camps de concentration » pour les clandestins, ou « génocide » à Gaza alors que c’est l’un des taux de fécondité les plus forts du monde et qu’il est né 2400 enfants pendant les 22 jours de raids israéliens, comparaison entre le voile islamique et l’étoile jaune alors que l’un est librement porté et l’autre était imposée, etc.)
Dans les deux cas, il s’agit d’une relativisation, d’une banalisation de la Shoah.
C’est ce que le Mrap fait passer avec de telles pancartes.
Les familles des vrais résistants, qui ont lutté contre l’occupant nazi, parfois au prix de leur vie, et celles de toutes les victimes de la barbarie hitlérienne apprécieront…
Jeanne Bourdillon
(1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/02/07/01011-20090207FILWWW00607-immigration-200-manifestants-a-paris.php
(2) http://www.ripostelaique.com/Soutien-aux-sans-papiers-et-a-Resf.html
(3) http://www.ripostelaique.com/La-surenchere-irresponsable-de.html
(4) http://www.ripostelaique.com/-Numero-71-.html
(5) http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2004/11/12/37-integrer-les-integristes-tribune-de-caroline-fourest
(6) http://www.dailymotion.com/video/x8aul9_alain-soral-temoigne_news