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Le Pakistan multiplie les persécutions contre les chrétiens, et poursuit l'Occident devant l'Onu !

Signer les pétitions de l’Église catholique, ce n’est en général pas mon genre, mais là, j’ai décidé de faire une exception : l’Église lance en effet une pétition contre une législation anti-blasphème, celle du Pakistan, qui est une des pires du genre. Vi, vi, vi, vous avez bien lu : l’Église pétitionne bien contre les excès de ceux qui crient au blasphème, ce qui est d’ailleurs dans la droite ligne du dernier vote du Saint-Siège à l’ONU contre une énième résolution sur la « diffamation » des religions (le_saint-siege_dit_non_a_la_resolution_de_l_onu_sur_la_diffamation_des_religions.html) .

On vit vraiment une époque formidable …

Comme je ne vais pas défendre la législation anti-blasphème du Pakistan uniquement parce que l’Église la combat, j’ai donc signé la pétition diffusée par Aide à l’Église en Détresse (AED) (http://www.aed-france.org/blaspheme/loi-anti-blaspheme/#c). J’ai quand même laissé un petit message dans l’espace prévu à cet effet pour préciser que cette signature, dans mon cas, ne me faisait pas rejoindre la chaîne de prières associée à cette pétition.
L’Église évalue à près de 1000 le nombre de victimes de cette loi. Pour être précis : de 1986 à 2010, la Commission Justice et Paix de la Conférence des Évêques Catholiques avance le chiffre de 993 victimes innocentes, dont 120 chrétiens, 442 musulmans et 417 ahmadis (mouvement issu de l’islam et considéré comme hérétique par la majorité des musulmans), 14 hindous.
La Loi anti-blasphème est contenue dans le Code Pénal du Pakistan, explique le Conseil Œcuménique des Églises (COE) dans une Déclaration sur l’abus de la Loi sur le blasphème et la sécurité des minorités religieuses au Pakistan, le 1er septembre 2009.
Il s’agit au départ d’une vieille loi datant de la colonisation britannique qui, avec l’indépendance et l’islamisation du pays, ne cessa de se renforcer et de se durcir dans le cas de prétendus blasphèmes contre l’islam, au point qu’elle prévoit maintenant la peine de mort en cas de blasphème contre Mahomet.
Depuis lors, les chrétiens, et d’autres minorités au Pakistan ont subi de manière croissante des humiliations et des persécutions en raison d’allégations mensongères proférées sur la base de la loi anti-blasphème.
C’est « un instrument d’oppression très perfide », déclare Marc Fromager, directeur de l’AED-France. Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas précise dans sa formulation (la loi ne définit pas le comportement attendu des citoyens à l’égard de Mahomet et du Coran ; les « remarques désobligeantes » suffisent à entraîner des poursuites) ; parce que, sur le simple témoignage d’un plaignant, la personne en cause est immédiatement placée en détention ; parce que le plaignant jouit d’un statut d’impunité compte tenu de la loi (il peut donc lancer toutes les accusations qu’il veut, même les moins crédibles) ; parce qu’on assiste le plus souvent à un simulacre de jugement ( les extrémistes y sont le plus souvent présents afin d’empêcher toute possibilité d’acquittement ; ces arrestations sont aussi une manière de récupérer la propriété du voisin) ; parce qu’elles sont utilisées pour régler des comptes.
Les arrestations, assassinats, massacres et pillages vont en s’accroissant depuis la promulgation de ces lois. Des centaines de lieux de culte ont été détruits. Récemment en août 2009, 8 chrétiens étaient brûlés vifs à Gojra (pakistan-sept-chretiens-tues-accuses-d-avoir-blaspheme). Il faut savoir qu’au Pakistan, les enlèvements, viols, mariages et conversions obligatoires des femmes chrétiennes par des hommes musulmans ne sont pas poursuivis. Si une femme vient se plaindre d’un viol, il n’est pas exclu qu’elle soit accusée d’adultère.

Du fait de la loi anti-blasphème, le Pakistan ne cesse de défrayer la chronique des droits de l’homme. Le 19 juillet 2010, deux chrétiens ont été – ô miracle ! – acquittés d’accusations de blasphème contre Mahomet, mais ils ont été assassinés en plein tribunal et la foule en fureur est allée saccager le quartier chrétien (deux-chretiens-pakistanais-assassines-devant-le-tribunal-apres-avoir-ete-aqcuittes-daccusations-de-blaspheme/).
Le 20 mars 2010, un chrétien fut brûlé vif, et sa femme violée par la police, parce qu’ils refusaient de se convertir (pakistan-un-chretien-brule-vif-sa-femme-violee-par-la-police-ils-refusaient-de-se-convertir-a-lislam/).
Au début de l’année, un couple de chrétiens a été condamné à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s’être lavé les mains (un-couple-de-chretiens-condamnes-a-25-ans-de-prison-pour-avoir-touche-le-coran-sans-setre-prealablement-lave-les-mains/).
Cinq hommes enlèvent et violent une jeune chrétienne , ils se défendent en disant qu’ils suivent en cela les préconisations entendues lors d’une conférence sur l’islam : pakistan-a-la-conference-sur-lislam-ils-ont-dit-que-si-on-epouse-ou-viole-une-non-musulmanes-on-aura-70-vierges-au-paradis/ ; autre exemple de viol, les coupables ayant été laissés en liberté par la police qui affirmait cependant les poursuivre : pakistan-14-ans-violee-par-6-hommes-parce-que-chretienne/.
On pourrait multiplier les exemples ; voici encore quelques cas récents : pakistan-loi-sur-le-blaspheme-quelques-cas-recents/.
En 1994, Amnesty International avait fait paraître un rapport spécifique intitulé « Pakistan : utilisation abusive des lois sur le blasphème » (www..amnesty.org/fr/library/asset/ASA33/008/1994/fr/16189b59-ebfc-11dd-9b3b-8bf635492364/asa330081994fr.pdf). Il s’agit d’un document terrifiant, montrant comment tout un chacun peut être accusé, sur simple déclaration d’un musulman, et montrant aussi que la victime de ces accusations s’en tire rarement, entre les condamnations à mort judiciaires et les violences extra-légales, puisqu’un musulman qui assassine un non-musulman a souvent droit à l’indulgence du tribunal s’il se fait passer pour blessé dans ses sentiments religieux. On dira qu’il a avait juste le sang chaud et qu’il s’est fait justice lui-même. Quelques exemples édifiants figurant dans ce rapport : un petit marchand de bracelets refuse de céder son emplacement à un concurrent, il est accusé de blasphème par ce dernier ; un musulman, militant social, encourage les habitants d’un bidonville à retaper leurs logements eux-mêmes, il est accusé de blasphème par les entrepreneurs locaux ; un musulman est passé à tabac, puis lapidé à coups de briques par un groupe de personnes qui l’accusent d’avoir brulé un Coran ; son corps est arrosé d’essence, brûlé, attaché à une motocyclette et traîné dans les rues du village. Amnesty qualifie la législation anti-blasphème de véritable « droit au harcèlement ». En août 2009, Amnesty réitère sa demande d’abrogation de la loi anti-blasphème.
Cependant, Amnesty semble devenue discrète sur les cas où la législation anti-blasphème est appliquée à des chrétiens. Riposte Catholique va même jusqu’à dire qu ‘elle les ignore délibérément (lobservatoire-de-la-christianophobie/pakistan-amnesty-international-ignore-deliberement-les-persecutions-antichretiennes-depuis-2007) ; en tous cas, Amnesty, dernièrement, prend les exemples qu’elle cite (peu nombreux d’ailleurs) chez les soufis ou les ahmadis, le dernier exemple chrétien dénoncé par elle remontant à 2007.
Est-ce que par hasard les massacres de chrétiens auraient, comme le racisme anti-blanc, vocation à se déployer à leur aise sans que personne les dénonce ?
Pas un mot en particulier, sur le véritable pogrom anti-chrétien survenu en 2009 au village de Bahmani Wala (asie-du-sud/pakistan/pendjab-un-village-de-chretiens-a-ete-attaque-par?SearchableText=), où 50 musulmans ont investi le village, saccageant tous les biens des chrétiens et faisant irruption dans les maisons pour en chasser les habitants. Un groupe de femmes chrétiennes, surprises à l’heure de la toilette, n’a dû son salut qu’à la fuite ; les assaillants ont jeté de l’acide en leur direction, sans toutefois les atteindre. L’assaut des musulmans a duré deux heures avant que la police intervienne et rétablisse l’ordre . Selon le groupe d’enquête mis en place par l’Eglise catholique, l’attaque des musulmans trouverait son origine dans une querelle de voisinage entre un musulman et un chrétien. Le 29 juin, les choses se seraient envenimées et « le lendemain matin, un appel a été lancé à la mosquée du village musulman voisin pour aller mener le djihad contre les chrétiens de Bahmani Wala, coupables d’avoir insulté le Prophète Mahomet », rapporte Abid Gill, membre de la Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan. « Le religieux qui tenait le micro a appelé les musulmans à mettre les chrétiens en fuite et à se saisir de leurs enfants et de leurs filles. »
Les demandes d’abrogation de cette législation sont de toute évidence en mauvaise voie, à l’heure où d’importantes organisations religieuses pakistanaises envisagent au contraire de demander à l’ONU de promouvoir l’idée d’une législation mondiale prévoyant la peine de mort pour blasphème (L-ONU-va-etre-saisie-d-une-demande.html) ; l’Assemblée nationale pakistanaise avait déjà adopté une résolution en ce sens (default.asp?page=2008\04\16\story_16-4-2008_pg7_6) ; sans aller jusqu’à demander ouvertement une telle peine de mort, l’ Organisation de la Conférence islamique demande la pénalisation de ce qu’elle appelle la « diffamation des religions », et elle obtient certains succès à l’ONU, qui prend de façon récurrente des résolutions condamnant la « diffamation des religions » et l' »islamophobie » ; on en est au point où même le Conseil de l’Europe ne s’oppose pas franchement à cette offensive, et préfère renvoyer dos à dos islamisme et islamophobie (Islam-islamisme-et-islamophobie-au.html), répartissant ses critiques à égalité entre une idéologie meurtrière (l’islamisme) et de simples critiques de l’islam relevant du débat démocratique (la prétendue « islamophobie »).
Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Pakistan donne des leçons.
Il vient de faire condamner la Suisse pour son interdiction des minarets (l’onu-condamne-l’interdiction-des-minarets-en-suisse/).
Le 16 juin 2010, s’exprimant au nom des pays de l’Organisation de la Conférence islamique, il a aussi réclamé, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, une action énergique contre l’islamophobie en Occident (les-états-musulmans-veulent-des-mesures-énergiques-de-lonu-contre-lislamophobie-en-occident.html) ; il a déposé une résolution donnant pour instruction à son rapporteur spécial sur la liberté religieuse « de collaborer étroitement avec les grands médias pour faire en sorte qu’ils instaurent et promeuvent » (sous-entendu : en occident) « un climat de respect et de tolérance envers la diversité religieuse et culturelle » ; cette résolution a des chances d’être adoptée, les pays musulmans et leurs alliés ayant la majorité au Conseil des droits de l’homme.
Oui, vous avez bien lu : le Pakistan dénonce l’occident devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, et il gagne !
Orwell avait tout compris !
Catherine Ségurane




A l'international, la liberté religieuse est devenue méconnaissable

La liberté religieuse est un des droits de l’homme les plus précieux, mais elle est devenue méconnaissable (1), défigurée qu’elle est par dix ans et plus de coups de boutoirs, vidée sournoisement de sa substance propre qui a été entièrement remplacée par autre chose. Il est bien loin, le temps où il était évident pour chacun que cette liberté était une prérogative de l’individu, qui exerçait lui-même son droit d’avoir une religion, de ne pas en avoir ou d’en changer. Aujourd’hui, l’heure est plutôt à protéger, au nom d’une liberté religieuse complètement détournée de son but, les prérogatives des institutions religieuses, surtout musulmanes, et le « droit » des musulmans à ne pas être offensés par des appréciations critiques venant des autres.
Il était évident aussi, il n’y a pas si longtemps, que les droits de l’homme s’appréciaient ensemble et se limitaient mutuellement : ma liberté s’arrête là où commence celle de l’autre, et la liberté religieuse ne doit pas empiéter sur les droits de la femme. Or, aujourd’hui, tout caprice qui s’abrite derrière la religion se met à réclamer une protection absolue, et l’obtient souvent ; l’interdiction du voile intégral rencontra une opposition démesurée, sous prétexte qu’il pouvait exister, ici ou là, une femme le portant volontairement, femme dont la liberté supposée d’affirmer sa propre soumission à l’ordre patriarcal prévalait, sans qu’on nous dise pourquoi, sur le droit de la majorité des femmes de ne pas être insultées par la vue de cet étendard du mépris.
La plus petite limitation, le plus petit refus, la plus petite critique, la plus petite plaisanterie (11), quand il concerne les religions et surtout l’islam, est perçu comme intolérable, non seulement chez les islamistes affichés, mais bien au-delà et jusque dans les cercles diplomatiques et du pouvoir (3), (7), (13). On s’interroge gravement sur ces terribles atteintes à la liberté religieuse que constitueraient le vote suisse sur les minarets, le film Fitna et l’interdiction française de la burqa ; alors que, dans le même temps, au Nigéria, en Thaïlande et ailleurs, c’est par villages entiers et dans le plus grand silence que l’islam massacre les populations qui gênent son expansion (14 à 19).
Par contraste, les droits de la femme se réduisent comme peau de chagrin. On continue de les mentionner, de faire comme si on leur accordait de l’importance, mais, concrètement, on ne cesse de les vider de leur contenu, et de faire prévaloir les revendications religieuses en cas de contradiction. Le port du foulard islamique serait compatible pour certains avec l’égalité homme/femme … ah bon ! Frère Tariq, musulman parait-il modéré, demande un simple moratoire sur la lapidation, et continue d’être invité sur tous les plateaux-télé.
Comment en est-on arrivé là ?

DIX ANS ET PLUS DE MANOEUVRES COORDONNEES PAR L’ OCI

Nous sommes devant une campagne sans précédent pour réprimer la liberté d’expression au niveau mondial, orchestrée en particulier par l’Organisation de la Conférence islamique(OCI).
Le Pakistan a présenté la première résolution sur la « diffamation des religions » au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en 1999 – avant les attentats du 11 septembre et le choc en retour contre les musulmans qui a suivi. Cette première résolution était intitulée au départ « Diffamation de l’islam ». Ce titre a par la suite été modifié pour inclure toutes les religions, bien que les textes de toutes les résolutions ultérieures aient continué à mettre l’accent sur l’islam. Ensuite, des résolutions de même tonalité ont été adoptées par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU chaque année voire plus, en une litanie répétitive : résolution du 26 mars 2009 ; résolution du 18 décembre 2009 ; conférence de Durban II, boycottée par le Canada ; résolution du 25 mars 2010 condamnant l’islamophobie et l’interdiction suisse de construire des minarets.
A la manoeuvre, principalement, l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) ; cette organisation, dont le siège est en Arabie saoudite, regroupe 57 Etats-membres et possède une représentation permanente aux Nations-Unies. C’est la seule organisation internationale qui soit à caractère religieux en même temps que politique. Elle est l’objet de toutes les attentions des grands de ce monde et des diplomates : Barack Obama a nommé un émissaire auprès d’elle ; en France, des voix, individuelles pour le moment, s’élèvent pour dire que la France devrait avoir un siège à l’OCI en raison de l’importance de sa population musulmane (2).

En mars 2008, l’OCI a tenu un sommet à Dakar, au Sénégal. Le communiqué final de 52 pages comprend une stratégie globale sur les droits de l’Homme où figure un plan pour mettre les États islamiques à l’abri des pressions par des organisations de défense des droits de la personne. L’OCI a exprimé « sa profonde préoccupation devant les tentatives d’exploiter la question des droits de l’Homme pour discréditer les principes et dispositions de la charia islamique et s’ingérer dans les affaires des États musulmans ». L’OCI a également appelé à un pacte international contraignant pour protéger les religions contre la diffamation. L’organisation « a souligné la nécessité de prévenir l’abus de la liberté d’expression et de la presse pour insulter l’islam et les autres religions divines, et invité les États membres à prendre toutes les mesures appropriées pour traiter tous les actes, quels qu’ils soient, qui diffament l’islam, comme des actes haineux qui nécessitent une sanction ».
Trois objectifs se dégagent : mettre l’islam à l’abri des critiques sur le thème des droits de l’homme ; mettre sous pression les occidentaux sur le thème sur blasphème, ainsi que sur celui de l’islamophobie. L’islam se voit donc à l’abri de la critique tout en ayant le droit de critiquer l’occident, conformément à ses revendications de suprématie.
L’égalité et la réciprocité ne sont pas des valeurs musulmanes : on le savait, on n’est pas surpris ; par contre, on est abasourdi de voir que ces revendications islamiques délirantes sont relayées au plus haut sommet :
En mars 2008, les nations islamiques ont réussi à faire adopter une modification du mandat du rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’expression. Il devra maintenant « faire rapport sur les cas où l’abus du droit à la liberté d’expression constitue un acte de discrimination raciale ou religieuse ». Autrefois, l’ONU défendait la liberté d’expression. Maintenant, elle veille à en limiter les abus !
Les résolutions et autres actions se succèdent, par exemple la condamnation du film Fitna par Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations-Unies (3), qui appelle en outre à prendre des « mesures juridiques appropriées » : elle n’est donc pas dans le débat d’idées avec le penseur critique, mais elle essaie d’être dans la persécution.
Plus récemment, la Rapporteure spéciale de l’ONU pour la liberté de religion, la Pakistanaise Asma Jahangir, a qualifié l’interdiction des minarets de « discrimination évidente ».
Des Etats musulmans viennent de demander des mesures contre la supposée islamophobie des sociétés occidentales (8). L’OCI menace même l’Europe de « confrontation » (2) pour ces affronts intolérables que sont le vote suisse sur les minarets et le déroulement général du débat démocratique en Europe, qui montre des citoyens de base européens de plus en plus critiques vis à vis de l’islam (ce qui est leur droit le plus strict).
La plupart de ces résolutions ont été vivement critiquées par les Européens et les autres occidentaux ; le soutien qu’elles obtiennent a tendance a s’éroder, et elles sont votées à des majorités de plus en plus courtes.
La situation reste cependant confuse,et les voix sont discordantes au sein du même pays, de la même institution, voire du même texte, puisque le Conseil de l’Europe vient de condamner d’un même souffle l’islamisme et l’islamophobie (12).
Mme Hillary Clinton a dénoncé les résolutions sur la diffamation des religions, mais peu auparavant, sous l’impulsion de Barack Obama, les Etats-Unis s’étaient associés à l’Egypte pour faire voter une résolution des plus ambiguës, supposée consacrée à la liberté d’expression, mais qui dénonce ’ »la poursuite de la montée de stéréotypes négatifs raciaux et religieux dans le monde et condamne dans ce contexte toute incitation à la haine raciale, nationale ou religieuse » ». Toujours cet amalgame entre haine raciale et haine religieuse, qui ouvre la voie à une pénalisation de la critique de l’islam en créant une confusion volontaire avec le racisme. De plus, Barack Obama vient (à quel titre ? on se le demande bien) de condamner la loi française interdisant la burqa (13).
Le Vatican, représenté à l’ONU, vote maintenant contre les résolutions anti-blasphème (6), dont il comprend fort bien qu’elles ne peuvent que fournir des prétextes à davantage de persécutions des chrétiens en pays musulman. Mais dans le même temps, l’Irlande étend à l’islam sa législation anti-blasphème, initialement conçue contre le blasphème anti-catholique.
Les occidentaux discutent pied à pied, mais ils finissent toujours par céder quelque chose devant cette offensive aux multiples tentacules.

L’OCI a un objectif mondial : interdire que l’on critique l’islam. Elle le décline différemment selon les lieux, en fonction de ce que permet le terrain. Dans un pays catholique comme l’Irlande, qui avait déjà une législation contre le blasphème, celle-ci est étendue pour englober aussi le blasphème contre l’islam. Dans un pays comme la France, attachée à sa liberté de blasphémer, la critique de l’islam est appelée islamophobie, et des efforts continus sont faits pour créer un amalgame avec le racisme et pour ainsi la faire condamner à ce titre.
Le terme même d’islamophobie, créé à l’origine par l’Iran de Khomeiny pour stigmatiser les femmes rétives au port du voile, est une pièce importante de ce dispositif de siège, et il n’est jamais anodin de voir l’usage de ce mot avancer. A cet égard, il est regrettable que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ait adopté une résolution n° 1743 renvoyant dos à dos islamisme et islamophobie et condamnant les deux d’une même voix (12). Le terme d’islamophobie était déjà utilisé à l’ONU (8).
Les choses en sont maintenant au point où certains pays et grandes ONG préparent une résolution, destinée à l’ONU, recommandant à tous les pays la peine de mort pour blasphème (9). Même si elle n’a en principe aucune chance d’être adoptée, le climat général déculpabilise tant les lanceurs de fatwas et autres appels au meurtre, que ceux-ci fusent pour un oui pour un non ; le dernier en date à notre connaissance est celui contre la dessinatrice Molly Norris, soupçonnée d’être l’âme du récent concours de caricatures de Mahomet (14).
Cette véritable guerilla bureaucratique permanente qui occupe le devant de la scène, épuise les efforts des vrais défenseurs des droits de l’homme, les met sur la défensive, et ridiculise l’idée même de droits de l’homme, en l’associant à des récriminations pour des motifs anodins. Là où il faudrait parler droit de changer de religion, purification ethnique dans les régions revendiquées par l’islam, polygamie, excision et lapidation, on parle minarets suisses et film Fitna.

LES VRAIES PERSECUTIONS RELIGIEUSES

Défense de la burqa qui mobilise jusqu’à Barack Obama, protestation contre l’hymne d’un club de foot, agitation onusienne contre le référendum suisse : tout cela ferait sourire si les vraies persécutions religieuses n’étaient en pleine recrudescence.
Le sort des chrétiens d’Orient est toujours aussi précaire. Les musulmans qui veulent changer de religion sont toujours menacés de mort.
Les Kosovos se multiplient de par le monde : là où les musulmans sont devenus majoritaires dans une province d’un pays, il s’en trouve pour demander la sécession attentats à l’appui. C’est le cas en Thaïlande (16) et aux Philippines (17).
C’est aussi le cas au Nigéria (15), où les massacres de chrétiens se font par dizaines et centaines, et où Khadafi a abattu ses cartes : ce qui est recherché, c’est la partition du pays en vue de l’indépendance de la province à majorité musulmane, et la purification ethnique des poches chrétiennes dans les zones que l’islam voudrait se réserver.
Pendant qu’on nous rebat les oreilles avec les « graves » violations des droits de l’Homme qui font pleurer les Belphégors en occident, aviez-vous entendu parler des massacres du Nigéria ? Si oui, c’est probablement par un site de réinformation.
Catherine Ségurane
SUR LA DENONCIATION DE PSEUDO-VIOLATIONS DE LA LIBERTE RELIGIEUSE
(1) Réprimer la liberté d’expression au niveau mondial, par L. Savage, Maclean’s : http://www.pointdebasculecanada.ca/article/542-reprimer-la-liberte-dexpression-au-niveau-mondial-par-l-savage-macleans.php
(2) L’Organisation de la Conférence Islamique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_la_conférence_islamique ; les revendications formulées à son 11 ème sommet : http://www.fdesouche.com/2359-les-nouveaux-comiques-de-lislam ; l’OCI dénonce la sipposée islamophobie européenne et menace de « confrontation » : http://www.fdesouche.com/58763-schalke-04-un-chant-de-supporteurs-indispose-des-musulmans ; Obama nomme un émissaire à l’OCI : http://www.fdesouche.com/99030-obama-nomme-un-emissaire-a-lorganisation-de-la-conference-islamique ; « La France devrait avoir un siège à l’OCI » : http://www.fdesouche.com/89752-«la-france-devrait-avoir-un-siege-a-loci» ;
(3) ONU : Louise Arbour condamne Fitna et appelle à des mesures juridiques appropriées : http://www.pointdebasculecanada.ca/breve/412-onu-louise-arbour-condamne-fitna-et-appelle-des-mesures-juridiques-appropriees.php
(4) Résolutions de l’ONU contre la diffamation des religions (sans prétention à l’exhaustivité) : http://www.bivouac-id.com/2009/03/27/onu-le-conseil-des-droits-de-lhomme-adopte-une-resolution-controversee-sur-la-diffamation-des-religions/ ; http://www.bivouac-id.com/2010/01/04/onu-le-soutien-aux-mesures-contre-la-diffamation-des-religions-continue-a-seroder/ ;
(5) dénonciation de ces résolutions par Mme Hillary Clinton : http://www.christianpost.com/article/20091027/clinton-denounces-defamation-of-religions-proposals/index.html ;
(6) Refus du Vatican de s’associer à la dernière de ces résolutions : http://storico..radiovaticana.org/fr1/storico/2009-03/276126_le_saint-siege_dit_non_a_la_resolution_de_l_onu_sur_la_diffamation_des_religions.html ; explication de ce refus par le nonce apostolique : http://www.fdesouche.com/76570-les-chretiens-sont-le-groupe-religieux-le-plus-discrimine
(7) Condamnation par l’ONU de l’islamophobie et du référendum suisse contre les minarets : http://www.bivouac-id.com/2010/03/25/islamophilie-a-lonu-le-conseil-des-droits-de-lhomme-condamne-lislamophobie-et-linterdiction-de-construire-des-minarets/ ; http://www.postedeveille.ca/2009/11/interdiction-des-minarets-en-suisse-lonu-dénonce-une-discrimination-évidente.html#more ;
(8) Essai pour faire condamner par l’ONU la supposée islamophobie des occidentaux :
http://af.reuters.com/article/egyptNews/idAFLDE65F1XO20100616?rpc=401&feedType=RSS&feedName=egyptNews&rpc=401&sp=true ;
(9) projet de faire préconiser par l’ONU la peine de mort pour le blasphème : http://www.ripostelaique.com/L-ONU-va-etre-saisie-d-une-demande.html
(10) Irlande : extension à l’islam d’une législation préexistante contre le blasphème : http://www.bivouac-id.com/2010/01/03/irlande-une-loi-contre-le-blaspheme-voit-le-jour-des-athees-entrent-en-resistance/
(11) Essai de censure d’un chant de supporters allemands qui contient le nom de Mahomet : http://www.fdesouche.com/58763-schalke-04-un-chant-de-supporteurs-indispose-des-musulmans
(12) Condamnation par le Conseil de l’Europe de l’islamisme et de l’islamophobie : http://www.ripostelaique.com/Islam-islamisme-et-islamophobie-au.html
(13) Obama contre la législation française sur la burqa : http://www.islamisation.fr/archive/2010/07/15/barack-hussein-obama-prefere-la-burqa-a-la-liberte-des-femme.html
SUR LES VRAIES PERSECUTIONS
(14) Menaces de mort contre la caricaturiste Molly Norris : http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/les-menaces-de-mort-contre-molly-78471#commentaires
(15) Meurtres massifs de chrétiens par des musulmans au Nigeria : http://www.bivouac-id.com/2010/07/17/nigeria-des-musulmans-attaquent-un-village-chretien-8-morts/ ; http://www.bivouac-id.com/2010/03/07/nigeria-des-nomades-musulmans-attaquent-des-villages-chretiens-plus-de-100-morts/ ; http://www.bivouac-id.com/2008/11/29/flash-info-carnage-au-nigeria-381-cadavres-entreposes-dans-une-mosquee/ ; http://www.bivouac-id.com/2010/03/16/nouvelle-idee-de-kadhafi-il-faut-diviser-le-nigeria/
(16) Jihad en Thaïlande (où le sud musulman recherche son indépendance) : http://www.bivouac-id.com/2008/04/24/djihad-en-thailande-un-massacre-silencieux/
(17) Jihad aux Philippines : http://www.bivouac-id.com/2010/03/01/djihad-aux-philippines-un-village-mitraille-par-les-islamistes-independantistes/
(18) Persécution de chrétiens en Bosnie : http://www.fdesouche.com/29713-bosnie-des-attaques-repetees-contre-les-chretiens-serbes ; en Turquie : http://www.fdesouche.com/2247-turquie-persecution-des-chretiens ; au Maroc : http://www.fdesouche..com/107603-des-chretiens-accuses-debranler-la-foi-des-musulmans-expulses-du-maroc ;
(19) Décapitation au couteau d’un jeune musulman somalien converti au christianisme : http://www.ripostelaique.com/Un-jeune-somalien-converti-au.html (Huineng vous épargne la vidéo) ; Turquie : Mgr Padovese peut-être décapité lors d’un sacrifice rituel musulman : http://www.libertepolitique.com/actualite/54-international/6098-mgr-padovese-decapite-lors-dun-l-sacrifice-rituel-r-musulman- ; menaces de mort contre les Egyptiens convertis au christianisme : http://www.islamisation.fr/archive/2010/07/09/les-egyptiens-convertis-au-chritiannisme-menaces-de-mort..html




Les islamistes continuent leur offensive internationale pour interdire le blasphème des religions

La conférence des états islamique ne lâche pas le morceau. Elle propose aujourd’hui un traité international interdisant « le blasphème » des religions.
La fonction de l’Onu, -qui devient de plus en plus une chambre d’enregistrement de la conquête islamique agissant au moyen d’un « petit djihad » diplomatique-, va être de soumettre les états membres à la pression d’une prétendue loi internationale émanation de la volonté de la « majorité ».
Préparer le traité exigé par la conférence des états islamiques va probablement donner lieu à un Genève II.
Ptolémée, Galilée, Copernic, Lavoisier, Cuvier, Lamarque, Einstein, Frydman et l’abbé Lemaître, Darwin, Freud, Landau, Wegener, disparaissez, vous offensez les religions.
Disparaissez, vous offensez l’islam en affirmant et en montrant le caractère naturel des transformations de la nature : Le « Big Bang », le big Crunch, la naissance et les heurts de galaxies, leur mort, l’expansion menant à l’effondrement de l’univers sur lui-même, l’expansion venant après une phase précédente d’effondrement sur elle-même de l’ensemble de la matière composant l’univers, la transformation de l’énergie en matière et réciproquement, stop !
La dérive des continents produisant et détruisant les chaînes montagneuses, les océans et les plaines, l’apparition de la vie dans les océans primitifs et sa diversification aboutissant aux espèces proches s’éloignant les unes des autres par adaptation et sélection sexuelle, stop ! Interdit !! Offense des religions !
Interdites, désormais, ces bases de travail de la recherche scientifique et du développement du savoir !
Prohibées ces théories ! Condamnés à mort à titre posthume leurs auteurs, offensant le dogme d’une création unique destinée à pourvoir en créatures « soumises » le zoo personnel de Dieu, qualifié de « paradis ».

Blasphème ! Blasphème !! Blasphème !!!

On aurait tord de prendre à la légère l’exigence adressée à tous les états par la conférence des états islamiques.
D’ores et déjà, dans ces communes de France ou ces quartiers qualifiés de « territoires perdus de la République », dans ces établissements scolaires encore qualifiés, par complaisance ou lâcheté, de lycée ou de collège, une censure par la base s’est progressivement instaurée, une censure mise en œuvre par le « public » (les élèves). Il y a les questions d’histoire qui fâchent et dont on ne parle plus : les guerres de religion, la Shoah… et il y a les questions de sciences naturelles qui contredisent la lettre du dogme et qui disparaissent ou disparaîtront des programmes scolaires, pour respecter les croyances religieuses des publics.

Que serait-ce si l’exigence de l’OCI était acceptée ?

La conférence des états islamiques répond à la question posée et reposée depuis quelques années : l’islam est-il soluble dans la démocratie ? Est-il compatible avec la recherche scientifique libre et avec la publication et l’enseignement de connaissances contraires aux « créationnismes » ?
La conférence des états islamiques répond non ! Non, cela offense nos croyances, cela offense à titre posthume notre prophète, qui a porté la parole directe de Dieu. Blasphème ! Interdit !

Poursuites et sanctions, voilà ce que nous exigeons !

A Mindanao, 42 personnes, dont douze journalistes ont été tués, certains décapités, par un groupe armé.
Mindanao, c’est le point de départ historique de la conquête islamique de l’archipel indonésien. C’est, en 2009, le centre des groupes armés dont l’objectif est de ré islamiser la population indonésienne dont l’islam, disent-ils, confinerait à l’apostasie. Se revendiquant du djihad ces groupes organisent la terreur et les assassinats sauvages.
Peut-être ai-je été mal informé, mais je n’ai pas su que la conférence des états islamique ait dénoncé ces groupes ultras violents ou condamné l’expansion de l’islam à la pointe des lames d’égorgeurs.

Comment interpréter ce silence lourd de signification ?

Poser la question, c’est y répondre, non ? Ce silence vaut plus qu’approbation. Il vaut encouragement. Le petit djihad par les bombes et les épées complète le petit djihad diplomatique des résolutions de l’ONU et des traités internationaux exigés.
Martine Chapouton