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Pakistan : les caricatures de Mahomet seraient aussi graves que la Shoah !

Le Premier sinistre pakistanais

S’il y a une réaction qui devrait être faite d’une façon forte par la France de Macron, c’est bien cette réflexion antifrançaise du Premier ministre pakistanais Imran Khan qui trouve que caricaturer Mahomet est une insulte aussi grave que les crimes nazis.

Insulter Mahomet à travers les caricatures serait, pour lui, aussi répréhensible que le déni de la Shoah. Les caricatures, de simples dessins satiriques, humoristiques seraient donc aussi violents pour des musulmans et particulièrement pour des musulmans pakistanais. (Source)

On sait le sort qu’ils souhaitent réserver aux chrétiens depuis l’emprisonnement d’Asia Bibi. On sait la violence intrinsèque de ces musulmans devant ceux qui ne sont pas musulmans, adorateurs du Coran mortifère. On sait que le niveau de culture de ces croyants est désespérant.

Asia Bibi, une chrétienne condamnée par cette maladie mentale qu’est l’islam

Je plains les dirigeants de ce pays qui savent bien à quel point ce peuple éduqué à coups de pied au cul, à coup de triques dans les madrasas, à coup de sourates contradictoires, de versets sexistes et assassins, doit être traumatisé et ingérable, sauf à utiliser le bâton et la force.

Comment monsieur Imran Khan, Premier sinistre, peut-il faire une comparaison aussi monstrueuse ? Des millions de morts juifs, mais pas seulement, sont comparés à une caricature !

Des millions de morts, assassinés dans des camps, morts de faim, pendus, transformés en cobayes de savants fous, ce serait aussi grave qu’un dessin figurant un individu qui a fait assassiner – racontent les sources de l’islam – près de 600 à 800 juifs de la tribu des Banu Qurayza.  Mahomet décida, après la défaite de cette tribu juive, que « les hommes soient tués, les possessions partagées, et les femmes et les enfants pris comme captifs ». Tous les individus mâles de la tribu qui avaient atteint l’âge de puberté furent tués et enterrés dans une fosse commune. (Source)

  • De nos jours, cela s’appelle un crime de guerre
  • De nos jours l’esclavage est interdit
  • De nos jours, Mahomet serait traîné devant les tribunaux de la Haye
  • De nos jours, ce Premier sinistre Imran Khan devrait être accusé de complicité de crime de guerre puisqu’il soutient, avec les nazislamistes, un prophète tueur, voleur et esclavagiste.

La caricature n’est pas mortelle, la bêtise des islamistes l’est, et la trouille qu’elle génère sur les dirigeants de France et de l’Union européenne relève de la non-assistance à peuples en danger.

Parce que c’est bien de peuples en danger qu’il s’agit lorsque des Présidents, des chanceliers, des Premiers ministres européens n’ont aucune réaction face à ces déclarations de la honte.

Certes, la sourate 9 verset 29 dit clairement : Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés.

Si ce Premier sinistre est lui-même un croyant, alors il pense ce qu’il dit et affirme face au monde, face aux dirigeants occidentaux, face à ceux qui ne sont pas musulmans comme l’affirme la Sourate 60 verset 4 que : nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, seul.

Car c’est surtout cela l’islam, cette prétendue religion d’amour, de tolérance et de paix. C’est la haine de l’autre qui est déclarée depuis la naissance de l’islam.

La haine est déclarée pour tous les chrétiens, les juifs, les hindouistes, les sikhs, les bouddhistes, les homosexuels, etc.

Tout ce qui n’est pas musulman est l’objet de la haine de ceux qui pensent, croient vraiment qu’Allah serait celui qui aurait informé Mahomet d’un programme digne du national-socialisme. C’est d’ailleurs ce que pensait Husseini, grand mufti de Jérusalem, quand il apporta le soutien des croyants musulmans arabes en 1940.

Nulle condamnation des chefs d’État de l’Union européenne, de l’ONU, de l’Otan, et grand silence du Président Macron.   

Gérard Brazon




Le Pakistan multiplie les persécutions contre les chrétiens, et poursuit l'Occident devant l'Onu !

Signer les pétitions de l’Église catholique, ce n’est en général pas mon genre, mais là, j’ai décidé de faire une exception : l’Église lance en effet une pétition contre une législation anti-blasphème, celle du Pakistan, qui est une des pires du genre. Vi, vi, vi, vous avez bien lu : l’Église pétitionne bien contre les excès de ceux qui crient au blasphème, ce qui est d’ailleurs dans la droite ligne du dernier vote du Saint-Siège à l’ONU contre une énième résolution sur la « diffamation » des religions (le_saint-siege_dit_non_a_la_resolution_de_l_onu_sur_la_diffamation_des_religions.html) .

On vit vraiment une époque formidable …

Comme je ne vais pas défendre la législation anti-blasphème du Pakistan uniquement parce que l’Église la combat, j’ai donc signé la pétition diffusée par Aide à l’Église en Détresse (AED) (http://www.aed-france.org/blaspheme/loi-anti-blaspheme/#c). J’ai quand même laissé un petit message dans l’espace prévu à cet effet pour préciser que cette signature, dans mon cas, ne me faisait pas rejoindre la chaîne de prières associée à cette pétition.
L’Église évalue à près de 1000 le nombre de victimes de cette loi. Pour être précis : de 1986 à 2010, la Commission Justice et Paix de la Conférence des Évêques Catholiques avance le chiffre de 993 victimes innocentes, dont 120 chrétiens, 442 musulmans et 417 ahmadis (mouvement issu de l’islam et considéré comme hérétique par la majorité des musulmans), 14 hindous.
La Loi anti-blasphème est contenue dans le Code Pénal du Pakistan, explique le Conseil Œcuménique des Églises (COE) dans une Déclaration sur l’abus de la Loi sur le blasphème et la sécurité des minorités religieuses au Pakistan, le 1er septembre 2009.
Il s’agit au départ d’une vieille loi datant de la colonisation britannique qui, avec l’indépendance et l’islamisation du pays, ne cessa de se renforcer et de se durcir dans le cas de prétendus blasphèmes contre l’islam, au point qu’elle prévoit maintenant la peine de mort en cas de blasphème contre Mahomet.
Depuis lors, les chrétiens, et d’autres minorités au Pakistan ont subi de manière croissante des humiliations et des persécutions en raison d’allégations mensongères proférées sur la base de la loi anti-blasphème.
C’est « un instrument d’oppression très perfide », déclare Marc Fromager, directeur de l’AED-France. Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas précise dans sa formulation (la loi ne définit pas le comportement attendu des citoyens à l’égard de Mahomet et du Coran ; les « remarques désobligeantes » suffisent à entraîner des poursuites) ; parce que, sur le simple témoignage d’un plaignant, la personne en cause est immédiatement placée en détention ; parce que le plaignant jouit d’un statut d’impunité compte tenu de la loi (il peut donc lancer toutes les accusations qu’il veut, même les moins crédibles) ; parce qu’on assiste le plus souvent à un simulacre de jugement ( les extrémistes y sont le plus souvent présents afin d’empêcher toute possibilité d’acquittement ; ces arrestations sont aussi une manière de récupérer la propriété du voisin) ; parce qu’elles sont utilisées pour régler des comptes.
Les arrestations, assassinats, massacres et pillages vont en s’accroissant depuis la promulgation de ces lois. Des centaines de lieux de culte ont été détruits. Récemment en août 2009, 8 chrétiens étaient brûlés vifs à Gojra (pakistan-sept-chretiens-tues-accuses-d-avoir-blaspheme). Il faut savoir qu’au Pakistan, les enlèvements, viols, mariages et conversions obligatoires des femmes chrétiennes par des hommes musulmans ne sont pas poursuivis. Si une femme vient se plaindre d’un viol, il n’est pas exclu qu’elle soit accusée d’adultère.

Du fait de la loi anti-blasphème, le Pakistan ne cesse de défrayer la chronique des droits de l’homme. Le 19 juillet 2010, deux chrétiens ont été – ô miracle ! – acquittés d’accusations de blasphème contre Mahomet, mais ils ont été assassinés en plein tribunal et la foule en fureur est allée saccager le quartier chrétien (deux-chretiens-pakistanais-assassines-devant-le-tribunal-apres-avoir-ete-aqcuittes-daccusations-de-blaspheme/).
Le 20 mars 2010, un chrétien fut brûlé vif, et sa femme violée par la police, parce qu’ils refusaient de se convertir (pakistan-un-chretien-brule-vif-sa-femme-violee-par-la-police-ils-refusaient-de-se-convertir-a-lislam/).
Au début de l’année, un couple de chrétiens a été condamné à 25 ans de prison pour avoir touché le Coran sans s’être lavé les mains (un-couple-de-chretiens-condamnes-a-25-ans-de-prison-pour-avoir-touche-le-coran-sans-setre-prealablement-lave-les-mains/).
Cinq hommes enlèvent et violent une jeune chrétienne , ils se défendent en disant qu’ils suivent en cela les préconisations entendues lors d’une conférence sur l’islam : pakistan-a-la-conference-sur-lislam-ils-ont-dit-que-si-on-epouse-ou-viole-une-non-musulmanes-on-aura-70-vierges-au-paradis/ ; autre exemple de viol, les coupables ayant été laissés en liberté par la police qui affirmait cependant les poursuivre : pakistan-14-ans-violee-par-6-hommes-parce-que-chretienne/.
On pourrait multiplier les exemples ; voici encore quelques cas récents : pakistan-loi-sur-le-blaspheme-quelques-cas-recents/.
En 1994, Amnesty International avait fait paraître un rapport spécifique intitulé « Pakistan : utilisation abusive des lois sur le blasphème » (www..amnesty.org/fr/library/asset/ASA33/008/1994/fr/16189b59-ebfc-11dd-9b3b-8bf635492364/asa330081994fr.pdf). Il s’agit d’un document terrifiant, montrant comment tout un chacun peut être accusé, sur simple déclaration d’un musulman, et montrant aussi que la victime de ces accusations s’en tire rarement, entre les condamnations à mort judiciaires et les violences extra-légales, puisqu’un musulman qui assassine un non-musulman a souvent droit à l’indulgence du tribunal s’il se fait passer pour blessé dans ses sentiments religieux. On dira qu’il a avait juste le sang chaud et qu’il s’est fait justice lui-même. Quelques exemples édifiants figurant dans ce rapport : un petit marchand de bracelets refuse de céder son emplacement à un concurrent, il est accusé de blasphème par ce dernier ; un musulman, militant social, encourage les habitants d’un bidonville à retaper leurs logements eux-mêmes, il est accusé de blasphème par les entrepreneurs locaux ; un musulman est passé à tabac, puis lapidé à coups de briques par un groupe de personnes qui l’accusent d’avoir brulé un Coran ; son corps est arrosé d’essence, brûlé, attaché à une motocyclette et traîné dans les rues du village. Amnesty qualifie la législation anti-blasphème de véritable « droit au harcèlement ». En août 2009, Amnesty réitère sa demande d’abrogation de la loi anti-blasphème.
Cependant, Amnesty semble devenue discrète sur les cas où la législation anti-blasphème est appliquée à des chrétiens. Riposte Catholique va même jusqu’à dire qu ‘elle les ignore délibérément (lobservatoire-de-la-christianophobie/pakistan-amnesty-international-ignore-deliberement-les-persecutions-antichretiennes-depuis-2007) ; en tous cas, Amnesty, dernièrement, prend les exemples qu’elle cite (peu nombreux d’ailleurs) chez les soufis ou les ahmadis, le dernier exemple chrétien dénoncé par elle remontant à 2007.
Est-ce que par hasard les massacres de chrétiens auraient, comme le racisme anti-blanc, vocation à se déployer à leur aise sans que personne les dénonce ?
Pas un mot en particulier, sur le véritable pogrom anti-chrétien survenu en 2009 au village de Bahmani Wala (asie-du-sud/pakistan/pendjab-un-village-de-chretiens-a-ete-attaque-par?SearchableText=), où 50 musulmans ont investi le village, saccageant tous les biens des chrétiens et faisant irruption dans les maisons pour en chasser les habitants. Un groupe de femmes chrétiennes, surprises à l’heure de la toilette, n’a dû son salut qu’à la fuite ; les assaillants ont jeté de l’acide en leur direction, sans toutefois les atteindre. L’assaut des musulmans a duré deux heures avant que la police intervienne et rétablisse l’ordre . Selon le groupe d’enquête mis en place par l’Eglise catholique, l’attaque des musulmans trouverait son origine dans une querelle de voisinage entre un musulman et un chrétien. Le 29 juin, les choses se seraient envenimées et « le lendemain matin, un appel a été lancé à la mosquée du village musulman voisin pour aller mener le djihad contre les chrétiens de Bahmani Wala, coupables d’avoir insulté le Prophète Mahomet », rapporte Abid Gill, membre de la Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan. « Le religieux qui tenait le micro a appelé les musulmans à mettre les chrétiens en fuite et à se saisir de leurs enfants et de leurs filles. »
Les demandes d’abrogation de cette législation sont de toute évidence en mauvaise voie, à l’heure où d’importantes organisations religieuses pakistanaises envisagent au contraire de demander à l’ONU de promouvoir l’idée d’une législation mondiale prévoyant la peine de mort pour blasphème (L-ONU-va-etre-saisie-d-une-demande.html) ; l’Assemblée nationale pakistanaise avait déjà adopté une résolution en ce sens (default.asp?page=2008\04\16\story_16-4-2008_pg7_6) ; sans aller jusqu’à demander ouvertement une telle peine de mort, l’ Organisation de la Conférence islamique demande la pénalisation de ce qu’elle appelle la « diffamation des religions », et elle obtient certains succès à l’ONU, qui prend de façon récurrente des résolutions condamnant la « diffamation des religions » et l' »islamophobie » ; on en est au point où même le Conseil de l’Europe ne s’oppose pas franchement à cette offensive, et préfère renvoyer dos à dos islamisme et islamophobie (Islam-islamisme-et-islamophobie-au.html), répartissant ses critiques à égalité entre une idéologie meurtrière (l’islamisme) et de simples critiques de l’islam relevant du débat démocratique (la prétendue « islamophobie »).
Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Pakistan donne des leçons.
Il vient de faire condamner la Suisse pour son interdiction des minarets (l’onu-condamne-l’interdiction-des-minarets-en-suisse/).
Le 16 juin 2010, s’exprimant au nom des pays de l’Organisation de la Conférence islamique, il a aussi réclamé, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, une action énergique contre l’islamophobie en Occident (les-états-musulmans-veulent-des-mesures-énergiques-de-lonu-contre-lislamophobie-en-occident.html) ; il a déposé une résolution donnant pour instruction à son rapporteur spécial sur la liberté religieuse « de collaborer étroitement avec les grands médias pour faire en sorte qu’ils instaurent et promeuvent » (sous-entendu : en occident) « un climat de respect et de tolérance envers la diversité religieuse et culturelle » ; cette résolution a des chances d’être adoptée, les pays musulmans et leurs alliés ayant la majorité au Conseil des droits de l’homme.
Oui, vous avez bien lu : le Pakistan dénonce l’occident devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, et il gagne !
Orwell avait tout compris !
Catherine Ségurane




L'ONU va être saisie d'une demande de loi mondiale prévoyant la peine de mort pour blasphème

Plus de deux douzaines de groupes religieux pakistanais travaillant sous l’égide de la JuD (1) et qui ont demandé l’interdiction permanente de Facebook, vont s’adresser à l’ONU afin qu’elle adopte une loi mondiale « interdisant le blasphème des prophètes et prévoyant la peine de mort pour les contrevenants. »
La décision de s’adresser à l’ONU et aux émissaires des états musulmans et non musulmans a été prise lors d’une réunion de religieux appartenant aux organisations suivantes : JuD, Jamaat-e-Islami, Jamiat Ulema-e-Pakistan, Tanzeem-e-Islami, Markaz-e-Ahlesunnat, Muslim Conference, Jamat-e-Ahlehadis, Jamiat Ulema-e-Islam, le Conseil des oulémas du Pakistan et International Katham-e-Nabuwat. La réunion qui s’est tenue hier (2) au siège de la Jud à Markaz Alqaadsia dans Chawburji, a été présidée par le chef de la JuD, Hafiz Mohd Saeed.
Les participants à la réunion ont déclaré : « On dira aux ambassadeurs des états musulmans et non musulmans que non seulement le blasphème heurte les sentiments d’une religion, mais qu’en outre il suscite la haine envers les croyants d’autres religions. »
Catherine Ségurane
(1) Jama’at-ud-Da’wah ; organisation « caritative » à la mode islamique : http://en.wikipedia.org/wiki/Jama’at-ud-Da’wah
(2) C’est à dire le 24 mai 2010
Source en anglais : http://www.indianexpress.com/news/grant-death-for-blasphemy-islamists-to-un/623435/
Traduction par Poste de Veille :
pakistan-des-islamistes-demandent-à-lonu-une-loi-mondiale-prévoyant-la-peine-de-mort-pour-ceux-qui-d.html?cid=6a01156fb0b420970c013481e2e636970c




Le Pakistan, base arrière du terrorisme islamique

Le Pakistan est l’un des états issus, avec l’Inde, de la disparition de l’empire colonial britannique en Inde en 1947.
Entre 1947 et 1958, ce pays traversé par une instabilité politique et de graves difficultés économiques a tenté de mettre en place un système démocratique.
Le 16 octobre 1951, le premier ministre Liaqat Ali Khan est assassiné par un fanatique afghan. Ce pays souffre de leaders que ni les Premiers Ministres Nazimuddin (1951-1953) et Muhammad Ali (1953-1955), ni le Gouverneur général Ghulam Muhammad (1951-55), ne parviennent à combler.
Le Pakistan devient la première république islamique au monde après la promulgation d’une constitution le 26 mars 1951 et Mirza est élu président à titre provisoire.
Malgré la mise en place de cette constitution, l’instabilité politique perdure faute de trouver une majorité stable au sein de l’assemblée, qui au cours de cette période n’est plus dominée par la ligue musulmane qui a enregistré de nombreuses débâcles électorales, notamment en 1954.
Le pays se trouve confronté à une corruption généralisée et le président Mirza fait appel au général Muhammad Ayub Khan pour réprimer une agitation persistante dans le Pakistan oriental.
Le 8 octobre 1958, le pouvoir abroge la constitution est instaure la loi martiale.
De 1958 à 1972, la loi des armes prévaut au Pakistan.
En 1962, une nouvelle constitution est instituée ; celle-ci prévoit l’instauration de deux langues officielles, le bengali et l’ourdou. Islamabad devient la capitale nationale et Dhaka au Pakistan oriental devient la capitale législative.

Pendant cette période, les relations avec l’Inde restent exécrables, surtout en raison de la question du Cachemire et des conflits communautaires qui déchirent l’Inde.
Le président Ayub Khan démissionne en mars 1969 après de terribles émeutes internes à la fin de l’année 1968 et transmet le pouvoir au général Muhammad Yahya Khan qui décrète à nouveau la loi martiale.
En 26 mars 1971, le Pakistan Oriental déclare son indépendance et devient le Bangladesh. Une guerre civile éclate, entrainant la fuite de 10 millions d’individus vers l’Inde et la mort de centaines de milliers de civils.
L’Inde soutient le Bangladesh et envoie des troupes le 3 décembre 1971 et déclenche la troisième guerre indo- pakistanaise entre les deux pays. Le 16 décembre 1971, les troupes pakistanaises se rendent et un cessez le feu est signé entre les deux belligérants. Le Pakistan reconnaîtra le Bangladesh en 1974.
Entre 1972 et 1977, Ali Bhutto conduira les affaires du pays, en faisant adopter une nouvelle constitution de type fédéral.
Au cours de cette période, Ali Bhutto entreprend de grandes réformes économiques (nationalisation des banques et réforme agraire) tout en écartant du pouvoir les militaires des postes décisionnaires.
Neuf importants partis d’opposition font alliance contre le PPP (Parti du Peuple Pakistanais) sous le nom de « Pakistan National Alliance » (Alliance nationale du Pakistan) ou PNA. Aux élections générales de 1977, les secondes de l’histoire du Pakistan, le PPP l’emporte cependant largement, avec 150 sièges sur 200. Le PNA conteste violemment ces résultats marqués, selon lui, par la fraude et les pressions. Des manifestations et des émeutes sont déclenchées dans le pays.
Face à ce blocage et affirmant ne pouvoir choisir une autre solution, le général Muhammad Zia-Ul-Haq décide d’imposer la loi martiale au pays le 5 juillet 1977.
Ali Bhutto est arrêté, jugé et condamné à mort et exécuté par pendaison le 4 avril 1979.
C’est sous le régime militaire de Zia qui se déroulera de 1977 à 1988, que le processus d’islamisation prendra place. Des taxes d’origines religieuses sont introduites, à l’exemple de la Zakât, aumône obligatoire instituée par le Coran. Une Cour Fédérale de la Charia est mise en place pour statuer selon les préceptes du Coran et de la Sunna.
En 1979 quand les soviétiques envahissent l’Afghanistan, une nouvelle tension apparaît dans la région. Le régime soutient l’aide apportée par les américains à la résistance afghane contre les communistes.
Les élections de 1985 permettent de restaurer un ordre constitutionnel en dotant l’Assemblée Nationale de pouvoirs législatifs. Un nouveau premier ministre est nommé et lève à cette occasion la loi martiale.
Le général Zia meurt dans un accident d’avion le 17 août 1988.
Entre 1988 et 1999, Benazir Bhutto et Nawaz Sheriff conduiront à tour de rôle les affaires du pays, sans pour autant parvenir à instaurer une stabilité politique dans le pays, lequel est confronté à des tensions internes et des conflits régionaux, notamment avec l’inde à propos du Cachemire au cours de l’été 1999.
De 1999 à 2008, Pervez Musharraf dirigera le pays avec le soutien des américains. L’attentat perpétré sur le sol américain le 2 septembre 2001 par les islamistes d’Al Qaida conduira le pouvoir pakistanais à se ranger au côté des Etats Unis dans sa lutte contre Ben Laden et le régime taliban en Afghanistan.
Cet alignement sur les Etats Unis provoque à l’intérieur du pays des émeutes fomentées par les islamistes, notamment en bordure de la frontière afghane.
En Octobre 2002, le PPP de Benazir Bhutto remporte un succès lors de ces élections. Le parti de Perraz Musharraf arrivé en deuxième position, s’allie avec le PMLQ (parti islamiste) pour revenir sur des amendements de la Constitution, pour renforcer ses pouvoirs face au parlement.
Le 18 octobre 2007 une première tentative d’assassinat de Benazir Bhutto tue 140 personnes dans des attentats à la bombe. Celle-ci accuse les services secrets et le pouvoir de Musharraf dans plusieurs lettres. Elle se fera assassiner finalement en décembre 2007 .
Depuis le 6 septembre 2008, jour de la victoire du Parti du Peuple Pakistanais, Asif Ali Zardari (veuf de Benazir Bhutto) est devenu président de la République Islamique du Pakistan.

L’Afghanistan, Al-Qaïda et la problématique islamiste

La situation du Pakistan, doté de l’arme nucléaire, a profondément changée sur le plan international depuis les attentats du 2 septembre 2001. Cet état bénéficie d’une aide financière considérable, bien qu’il ait été soupçonné de soutenir le régime de talibans.
Pour autant, la situation à la frontière afghane ne s’arrange pas et le Pakistan apparaît pour de nombreux observateurs, comme une base arrière du terrorisme islamique dans le monde, sur le plan financier et opérationnel.
Le Pakistan est régulièrement l’objet d’attentats attribués aux islamistes : l’armée et la police sont la cible d’attaques dans le nord-ouest, près de la frontière avec l’Afghanistan.
Les 17 et 27 juillet 2007, deux attentats-suicide à Islamabad ont fait 27 morts au total.
Le 4 septembre 2007 au moins 24 personnes sont tuées dans deux explosions dans la banlieue de la capitale.
Le 21 décembre 2007, le jour de l’Aïd al-Adha, un kamikaze se fait exploser dans une mosquée du nord-ouest du pays, faisant au moins 54 victimes.
Plus de 760 personnes sont mortes dans des attentats au Pakistan au cours de l’année 2007, quasi-exclusivement par des kamikazes.
Le 20 septembre 2008 un camion bourré d’explosifs fonce sur l’hôtel Marriott d’Islamabad, un des plus luxueux de la ville, et fait au moins 60 morts.
Le terrorisme est devenue la plaie du pays qui peine à s’en défaire tant l’état a abandonné du terrain dans la vie quotidienne des pakistanais.
Depuis le début de l’année 2009, nous assistons à une recrudescence d’attaques des islamistes pakistanais pour déstabiliser le pays et la capitale Islamabad serait même menacée par les visées de ces extrémistes fondamentalistes.
Le Gouvernement pakistanais a tout dernièrement passé un accord de paix dans la vallée de Swat avec les islamistes, alors que les droits fondamentaux de ces populations sont en danger. Les islamistes ont obtenu contre ce cessez le feu l’instauration de la Charia dans cette région.
Les talibans prennent systématiquement comme cible les femmes et les filles. Leurs droits à la liberté de mouvement, au travail et à l’éducation ont été sévèrement restreints.
Les femmes de Swat vivent des atrocités et si on laisse s’instaurer la Charia dans d’autres régions, c’est tout le Pakistan qui risque d’être islamisé, avec obligation pour les femmes de porter le voile.
Al Qaïda , très implanté dans la vallée de Swat, aurait des soutiens à l’intérieur des services secrets pakistanais sous différentes formes.
Deux décisions prises récemment par les autorités pakistanaises ont tout particulièrement suscité l’inquiétude : un accord avec un important djihadiste taliban d’imposer la loi islamiste (la charia) dans la vallée de Swat, à 150 km d’Islamabad, la capitale du Pakistan , comme rappelé ci-dessus, et la libération d’A.Q Khan, le scientifique qui a vendu les secrets nucléaires à la Corée du Nord, à l’Iran et à la Lybie, et qui était jusque-là en résidence surveillée.
En Afghanistan, les talibans en nette augmentation restent étroitement liés avec Al-Qaïda, et depuis 2005, ils ont adopté sa tactique des attentats-suicides. Al-Qaïda et les talibans sont tous impliqués dans l’assassinat, en 2007, de l’ancien Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto, et certaines preuves indiquent qu’ils ont aussi collaboré à une tentative d’assassinat avortée du président afghan Hamid Karzaï en avril 2008.
Les djihadistes évoquent un «ennemi proche» (les régimes apostats au Moyen-Orient et alentour) et un «ennemi lointain» (les Etats-Unis et l’Occident en général). L’homme à qui l’on attribue l’invention de ces expressions, Mohammed Abd al-Salam Faraj, l’a fait principalement pour souligner qu’attaquer l’ennemi proche importait bien davantage, principe qu’il a appliqué en organisant l’assassinat, en 1981, du président égyptien Anouar el-Sadate (le gouvernement égyptien a adhéré au même principe en exécutant Faraj).
En 1993, un groupe égyptien militant appelé Jamaa islamiya, qui entretenait des liens étroits avec Al-Qaïda, rompit avec la stratégie de «l’ennemi proche» en commettant un attentat au World Trade.
Tous ces événements devraient nous inciter à redoubler de vigilance contre l’offensive des islamistes dans cette région du monde qui risque de provoquer une guerre régionale si le Pakistan tombait entre leurs mains.
L’Afghanistan son voisin en proie à une offensive des talibans malgré une importante présence militaire internationale ne cesse d’inquiéter les capitales occidentales et le régime d’Islamabad.
Les Etats Unis ont senti le danger et semblent décider à ne pas baisser leur garde face aux menaces terroristes perpétrées dans cette partie du monde des plus instables. Ils envisagent de renforcer leur présence militaire en Afghanistan et d’augmenter leur aide financière à Islamabad pour combattre Al Qaïda.
Pour la première fois les Etats Unis, par l’intermédiaire du chef état major interarmées Mickael Mullen reconnait implicitement l’aide qu’apporteraient les services secrets pakistanais à Al Qaîda à sa frontière avec l’Afghanistan.
L’Afghanistan reste sous la menace d’un retour des talibans si aucune résistance intérieure ne vient déjouer leur projet maléfique.
Le Pakistan est aussi en danger, si le pouvoir actuel ne prend pas des mesures appropriées pour endiguer les attaques incessantes menées sur son territoire par ces extrémistes religieux.
Cette région du monde est devenue une poudrière ou se joue peut être l’avenir de l’humanité.
Ces derniers jours sous la pression des Etats –Unis l’armée pakistanaise a lancé une offensive militaire sous le nom d’opération « Tonnerre noir » dans le district du Lower Dir et le district de Buner. 190 talibans auraient été tués au cours de ces deux interventions.
Nous devons prendre conscience que la lutte contre l’obscurantisme ne fait que commencer et que nous devons absolument restés fermes sur nos valeurs en promouvant la liberté d’expression, la liberté de conscience et le droit inconditionnel des femmes à revendiquer leur émancipation, trois conceptions non reconnues par la charia.
Si nous voulons que ces peuples puissent un jour vivre dans une démocratie ou les hommes et les femmes auront les mêmes droits quelque soit leur origine, leur confession religieuse ou leur préférence sexuelle, nous ne devons pas abdiquer, comme nous venons de le faire le 22 avril 2009 lors de la Conférence Internationale contre les discriminations raciales et le racisme (dite Durban II).
Fabrice LETAILLEUR