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Similitudes entre l’orthodoxie juive et la gauche israélienne

 

 ​​​​​​​Ce qui semblerait être un paradoxe n’en est pas un.

La gauche israélienne est principalement antinationaliste – je ne cherche nullement à citer ici des noms de juifs, fameux d’ailleurs pour leurs agissements anti-nation, que ce soit en Israël ou dans tous les pays où ils se trouvent. La gauche préconise l’ouverture des frontières, elle est antisioniste, elle veut la diversité, le multiculturalisme et la mondialisation. Elle est principalement humaniste. L’existence de l’état d’Israël en qualité d’état juif est en désaccord complet avec ces tendances.

L’Orthodoxie est aussi principalement humaniste… Nous avons assisté à des pères religieux venus rendre visite aux meurtriers palestiniens de leurs enfants. L’orthodoxie refuse les guerres et s’oppose au recrutement de soldats. Les Néturéi Karta, appartenant au courant ultra orthodoxe, s’étaient même rendus chez les mollahs iraniens pour leur démontrer leur soutien à l’anéantissement d’Israël. En Israël, certains courants orthodoxes refusent de se lever lorsque les sirènes commémorent les soldats israéliens tombés sur le champ de bataille et œuvrent aussi pour la destruction d’Israël. Ils sont antinationalistes comme la gauche, pour d’autres objectifs. Les orthodoxes croient qu’Israël renaîtra suite à l’acte divin seulement et que le troisième temple descendra du ciel.

La gauche et l’orthodoxie font route ensemble à des fins antithétiques. L’une, ne croit pas à la religion et veut un pays laïc pour tous ses citoyens, alors que l’autre suit sa foi, qui lui promet un état et un temple directement de l’intervention divine.

Lequel des deux a raison :

La gauche a tort parce qu’elle omet de prendre en considération la loi du plus fort… Donc un pays laïc sera toujours sujet à des spéculations sortant directement des rangs des plus forts. Ils n’ont rien compris au désastre de la seconde guerre mondiale… Un homme, appelé Hitler voulait s’emparer du monde entier. Les juifs étant une minorité dans les pays d’Europe, ont été non seulement réduits à fuir leur pays, leur nation, mais aussi à devenir une carte servant à apaiser la soif d’un dictateur. Six millions de juifs ont péri de la façon la plus abominable.

L’orthodoxie, se trompe aussi. Le divin ayant accordé à l’être humain la capacité de décider, de choisir entre la vie et la mort, entre le bien et le mal, Deutéronome, 30.19 : J’ai placé devant toi, la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction : choisis la vie que tu veux vivre, toi et ta descendance.

L’orthodoxie transgresse en fait une des lois principales du Judaïsme. Le juif ne pourra pas vivre au sein d’autres religions sans être soumis à leurs exigences. Si aujourd’hui, les juifs de France, se savent menacés, c’est principalement parce qu’ils sont une minorité. Si les Français laïcs ou religieux voient venir le danger de l’islamisation de l’Europe, c’est parce qu’ils viennent de réaliser, que les religions qui s’affirment dans le monde, joueront un rôle décisif dans leur futur. Si les Européens ont choisi la laïcité sur leur foi, cela ne veut absolument pas dire, que les autres religions feront de même.

À vous chers lecteurs les conclusions. Le choix entre le suicide annoncé par la gauche, ou celui par ceux qui n’ont pas réussi à lire correctement la Bible.

Thérèse Zrihen-Dvir

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Des religieux égyptiens veulent criminaliser l’athéisme

Cela se passe aujourd’hui en Egypte, cela ne nous concerne pas. Sauf que.

Le comité religieux du Parlement égyptien entend faire adopter un projet de loi visant à criminaliser et interdire l’athéisme, « un fléau qui se propage surtout au sein de la jeunesse égyptienne », s’indigne un député Président du comité religieux du Parlement égyptien. Et alors, en quoi cela nous concerne-t-il, vous demandez-vous. Les Egyptiens font ce qu’ils veulent dans leur pays ! Musulmans, ils tiennent à appliquer la Charia, c’est logiquement normal !

Sauf que ce n’est pas comme si la France n’accueillait pas une majorité de migrants islamiques, ce n’est pas comme si la communauté musulmane de notre pays poussait toujours plus loin ses revendications religieuses et ne se sentait pas « offensée » toutes les fois que du Gaulois ou du Christianisme se manifestait ici et là. Ce n’est pas comme si tout se passait bien avec ces peuples venus d’ailleurs, qui se seraient parfaitement fondus dans nos villes et nos villages, participant à nos fêtes et avaient nos ancêtres les gaulois en pensée… Ce n’est pas comme si,  n’est-ce-pas, pas un seul jour de l’année, le terme islam n’était pas prononcé  ou évoqué pour parler des « quartiers »…

Bon, et que risqueront ces abominables personnes en cas d’athéisme avéré ? Des peines allant, au mieux, à des amendes, au pire, à la prison. Et quand je dis pire, je pense, aussi, à cette mère de famille à qui l’Etat a retiré les enfants parce que Allah n ‘était pas sa tasse de thé. La Constitution égyptienne accorde la liberté de croyance ? Ah, mais, l’article 2 stipule bel et bien l’islam religion d’Etat. C’est qu’on ne badine pas avec Allah, en Egypte, tout comme dans les 56 autres pays islamiques dans le monde, d’ailleurs. Lisez plutôt :

« Il est nécessaire de promulguer des lois qui dissuadent les gens de violer les instincts naturels de l’homme et de punir ceux qui ont été séduits par l’athéisme. La force de dissuasion doit être sévère pour empêcher la propagation de cette pensée empoisonnée parmi les musulmans, notamment les plus jeunes d’entre eux », c’est Mohamed Zaki, chef du Conseil Suprême d’Al-Azhar qui le dit.

 En fait, punir des personnes en raison de leur athéisme n’est pas nouveau, en Egypte. Ce qui l’est, c’est bientôt, donc, peut-être bien, de criminaliser ces attitudes, qu’elles aillent du simple doute à l’affichage de ses convictions antireligieuses. Un an de prison pour l’auteur d’un Dieu existe-t-il posté sur sa page Facebook et trois ans pour celui qui revendiquait son athéisme sur des réseaux sociaux.

Se moquer de l’islam, là-bas, s’appelle diffamation religieuse ou blasphème qui vous vaut de six mois à cinq ans d’emprisonnement. Chez nous, on a eu l’attentat de Charlie Hebdo.

Bien sûr, l’homosexualité est interdite en islam et quand elle est découverte ou dénoncée, les personnes sont jugées pour « débauche » ou « incitation à la débauche », en attendant qu’une loi plus répressive encore ne soit un jour votée.

Changer de religion (apostasier) est également interdit et passible de peines souvent très lourdes.

Ce qui se passe en Egypte ne nous concernerait pas si les gouvernements qui se succèdent depuis quarante ans n’avaient pas enclenché une immigration musulmane de masse. Car c’est ce qui nous pend au nez, l’application rigoriste, finalement légitime, de la charia, à nous, Français mais aussi à tous les autres peuples de pratiquement toute l’Europe. Et ce ne sont pas les propos du commissaire européen grec à la Migration, Dimitris Avramopoulos, qui permettront d’espérer l’arrêt de cette invasion  parfaitement orchestrée.

 « Les migrants d’Europe sont là pour rester », clame-t-il, péremptoire. Et nous qui pensions que c’était des réfugiés qui, par définition, ont vocation à retourner dans leur pays !

Accueillir les migrants, poursuit-il, c’est « un impératif moral » mais également « un impératif économique et social pour notre continent vieillissant ».

Et dire qu’on nous a seriné qu’il n’était pas question de laisser entrer des migrants économiques mais des réfugiés !

Et dire qu’on décourage nos femmes de faire des enfants et qu’on érige l’avortement en « geste citoyen » pour mieux implanter ceux des autres…

Et dire qu’en Egypte, leurs dirigeants justifient le projet de loi pré-cité en arguant de « l’unité nationale » et qu’un obscur commissaire européen que personne n’a élu décrète notre discours ou sentiment national de « nationaliste, de populiste, de xénophobe »…


Tandis que les pays musulmans entendent garder leur homogénéité, ce petit commissaire politique, qui, de notre avis n’a rien à battre, nous prévient que « nos sociétés ne resteront pas homogènes et épargnées par l’immigration ». Mieux : « Nous ne pouvons pas, nous ne serons jamais capables d’arrêter les migrations », assène-t-il.  Ce n’est évidemment pas comme s’il n’était pas lui-même aux commandes européennes…

C’est cela, qu’on nous importe de force : un système politico-religieux parfaitement rétrograde. L’athéisme bientôt criminalisé en Egypte, des crèches de Noël interdites en France et pendant ce temps, l’immigration-islamisation poursuit sa mortelle lancée. Et dire que beaucoup ne voient encore rien venir…

 Caroline Artus

http://www.jeuneafrique.com/505996/politique/egypte-latheisme-bientot-criminalise/




Monde arabe : espoirs révolutionnaires, ou dictatures religieuses ?

Les révoltes des Tunisiens, des Égyptiens ont pratiquement disparu de nos écrans pour laisser la place à la guerre civile qui se déroule en Libye. Je parlerai plus bas de la Libye mais je voudrai revenir d’abord sur la situation de la Tunisie et de l’Égypte.
En Tunisie, la situation est encore agitée .Un nouveau premier ministre a été nommé. Il s’agit de Béji Caid Essebsi, un jeune homme de 84 ans , avocat de formation et ministre plusieurs fois sous Bourguiba. Le Président par intérim Foued Mebaaza a annoncé l’élection d’une assemblée constituante le 24 juillet 2011, assemblée qui sera chargé d’élaborer une nouvelle constitution. Les deux chambres du parlement sont dissoutes depuis le 4 mars 2011.
Depuis le 14 janvier douze partis politiques ont été légalisés. Visiblement un processus démocratique est en train de se mettre en marche. Le chemin est long pour y accéder et aujourd’hui nul ne peut savoir ce qui arrivera vraiment.
Face à des Tunisiens convaincus de la nécessite d’un état laïque, on voit monter des revendications religieuses. Les hijab ou voiles islamiques réapparaissent. Laroussi Mizouri, ministre des Affaires religieuses a évoqué le 12 février la possibilité définitive de revenir sur son interdiction, « le voile est une affaire personnelle, qui s’inscrit dans le cadre des libertés individuelles de la femme » déclare-t-il. (1)
Certains parlent d’abroger la loi interdisant de porter ce voile, cette loi promulguée par Bourguiba interdisait son port dans les lieux publics. Alors que le voile était considéré comme vêtement à caractère sectaire, des voix s’élèvent pour dire qu’il relève de la liberté individuelle… Cela me rappelle étrangement les dires des porteuses de burqa en France avant la loi qui interdit la dite burqa.
Les religieux qui au début de la Révolution du Jasmin faisaient profil bas veulent revenir en force et imposer leur conception de la société. Si les islamistes gagnent par les urnes, les Tunisiennes pourront dire adieu à la liberté de ne pas porter le voile.
En Égypte, il y a aussi un nouveau premier ministre Essam Charaf nommé par le Conseil suprême des forces armées. Ce Conseil a suspendu la Constitution dès le 13 février et a demandé le 15 février à une commission composée de huit juristes, dont un issu du mouvement des Frères Musulmans, de proposer des amendements, notamment de réviser cinq articles concernant les conditions de participation à l’élection présidentielle.
La population sera appeler à voter par référendum le 19 mars 2011 sur des amendements à la constitution.
Des élections législatives devraient avoir lieu en juin et l’élection présidentielle en septembre. Un professeur de droit Hossam Eissa craint le pire. « C’étaient des bandits qui gouvernaient l’Egypte pendant 30 ans. On ne peut pas ouvrir des horizons qui étaient fermés en seulement trois mois. Ce n’est pas possible, quatre élections en six mois, c’est criminel ! Comment se préparer ? Comment donner leur chance aux nouveaux visages pour se faire connaître et obtenir la confiance du peuple ? Ces élections vont se terminer par un duel entre les Frères musulmans et l’ancien Parti National Démocrate (PND) de Moubarak. Ce sont les seules représentations qui existent actuellement sur la scène politique ». (2)
Le 4 mars 2011, place Tahrir quand Essam Charaf est arrivé sur la scène réservée aux orateurs, il avait été précédé par un haut responsable de la confrérie des Frères musulmans et ancien député : Mohamad el Beltagui.
En Égypte aussi, les religieux avaient, dans un premier temps, peu pris part aux manifestations populaires. Mais au fur et à mesure des événements ils devinrent de plus en plus visibles. Rappelons –nous comment Al-Qaradawi a été acclamé le 18 février sur la place Tahrir. (3)
Même si les Frères Musulmans disent qu’ils ne veulent pas présenter un candidat à l’élection présidentielle, il leur suffira d’être majoritaire à l’assemblée pour faire passer les lois qu’ils préconisent. Les Frères Musulmans aimeraient créer un état islamique en Égypte mais ils affirment aujourd’hui ne pas vouloir instaurer la charia contre la volonté des Égyptiens or certains experts estiment qu’environ 35 % de la population égyptienne, soit plus de 20 millions de personnes partage leurs idées et ils ont réussi par leur travail social à se poser en véritable alternative au pouvoir corrompu soutenu par les Occidentaux.
Ce n’est pas parce que Moubarak est parti que la corruption est terminée et que les problèmes de la pauvreté, du chômage ou du logement sont résolus.
Accéder à la démocratie n’est pas une chose simple. Notre histoire nous l’a fait savoir. Après la Révolution de 1789, n’avons-nous pas connu deux empereurs, une royauté et cinq Républiques ? Le cheminement démocratique est parcouru d’embûches et de tâtonnements.
Nous pensons en France être en démocratie mais le commun des mortels a-t-il son mot à dire ? Le pouvoir n’est-il pas détenu par une élite qui ne pense qu’à elle-même ? Que dire de nos élections où l’on voit un maximum d’abstention ? Les élus sont-ils vraiment représentatifs du peuple français ?
Venons-en à la Libye. Le Colonel Mouammar Kadhafi est toujours en place malgré les manifestations populaires, il parade chaque jour à la télévision ou devant des journalistes du monde entier. Les combats entre rebelles et pro-Kadhafi ont fait des milliers de morts. La situation est de plus en plus confuse, on peut parler de guerre civile .Personne ne peut dire quelle en sera l’issue.
La Libye est le quatrième producteur de pétrole en Afrique, et l’un des 20 plus gros producteurs de pétrole au monde, selon l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Tripoli détient les plus grosses réserves de pétrole d’Afrique et exporte 80% de son or noir vers l’Europe, en particulier l’Italie. Le pétrole libyen représente plus de 20% des importations d’or noir de l’Irlande, de l’Italie et de l’Autriche et des parts significatives des approvisionnements de la Suisse, de la Grèce ou de l’Espagne, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La Libye produit 1,69 million de baril par jour (mbj) de pétrole brut, et en exporte 1,49 mbj, essentiellement (85%) vers l’Europe. le gaz naturel libyen a représenté 13% des importations de gaz naturel de l’Italie et 1,5% des importations de l’Espagne sur les 11 premiers mois de 2010, selon l’AIE. (4) Je ne parlerai pas de la vente des rafales français par Dassault, ni des contrats de Vinci encore moins de la présence de Total.
Les Occidentaux font de belles déclarations, condamnant la répression mais en fait sont très mal à l’aise. D’une part, intervenir de façon militaire serait malvenu vis-à-vis de la population libyenne car on parlerait à juste titre d’ingérence ; d’autre part il n’est pas certain que le colonel Kadhafi perde cette bataille et dans ce cas les contrats commerciaux en pâtiraient. Entre population pauvre et affamée et contrats fructueux le choix est simple. Nous n’avons jamais vu le capitalisme pleurer la mort des miséreux.
Autre problématique non négligeable, Mouammar Kadhafi a contrôlé l’immigration clandestine jusqu’à présent. Si par hasard, le colonel Kadhafi ne régulait plus ce flux migratoire, nous verrions arriver des milliers de Libyens et d’Africains sur les côtes européennes.
Je m’étonne du silence assourdissant des Pays Arabes face à cette situation de plus en plus dramatique pour la population libyenne. En Libye l’islam est religion d’État et, depuis 1994, la Charia, loi islamique, s’applique en matière de droit. Pourquoi l’Arabie Saoudite, qui a les mêmes valeurs n’intervient – elle pas ? L’argent serait-il plus attrayant que la religion ?
Les peuples égyptiens, tunisiens et libyens sortiront –il vainqueurs de ces révolutions ou vont-ils tomber dans les bras des religieux comme ce fut le cas en Iran après la chute du Shah ? Entre dictature militaire et dictature religieuse, le choix n’est guère enviable.
Marie-José Letailleur
Voir mon blog : http://lebloglaicdechamps.over-blog.com
1 http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2011/02/24/feature-04
2 http://www.rfi.fr/moyen-orient/20110302-egypte-est-transition
3 http://ripostelaique.com/la-revolte-du-monde-arabe-vision-angelique-ou-realiste.htm
4 http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110303.CHA3682/libye__le_petrole_recule_les_bourses_americaines_grimpe.html