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Belles victoires de Riposte Laïque: Serne et Ghazli déboutés

Pierre Serne a perdu ses procès, alors qu’il exultait sur les réseaux sociaux en déclarant « le fascisme est vaincu ! ».

Figure islamiste ayant infiltré la droite française, l’Islamo-turc Mourad Ghazli est lui aussi débouté par les tribunaux suite aux procédures engagées contre les patriotes français et suisses.

Riposte laïque (RL), site web créé en septembre 2007 avec un journal diffusé par le web et par courrier électronique, traitant principalement de la laïcité et de l’islam, a souvent été poursuivi par la justice française. Certains médias français ont même estimé que le site était harcelé par les juges tant les convocations devant les tribunaux se succédaient à un rythme infernal. Avec, à chaque fois, la condamnation des directeurs de publication, même lorsque ces derniers avaient la nationalité Suisse ou Israélienne.

Certains juges français auraient-ils pris conscience du péril islamique et migratoire qui menace le pays ? Car, en une semaine, Riposte Laïque vient de gagner deux procès contre des figures de proue de l’islam en Europe. Autant dire que le président du site, Guy Sebag, « boit du petit lait » et déclare : « Décidément, les jours se suivent et se ressemblent. Hier, j’avais Maître Pichon qui m’annonçait qu’en appel, notre grand copain Pierre Serne avait perdu, dans sa plainte contre nous, mais qu’il allait en cassation….. ».

Proche de Sandrine Rousseau, Pierre Serne s’est notamment illustré en déposant un recours administratif contre la décision du 16 février 2016 du STIF (aujourd’hui Île-de-France Mobilités), présidé par Valérie Pécresse, de supprimer la réduction solidarité transport de l’aide médicale d’État aux étrangers en situation irrégulière. Cette victoire judiciaire a obligé théoriquement le STIF à redonner la réduction de 50 % aux usagers en question et a occasionné un tollé politique au sein de la droite régionale.

Suite aux articles diffusés sur les dérives de Pierre Serne, Riposte Laïque avait perdu en première instance, lors du procès intenté par Pierre Serne contre le site, condamné à verser 6 000 euros à Serne qui exultait sur les réseaux sociaux en déclarant « le fascisme est vaincu ! ».

https://ripostelaique.com/mais-a-quoi-joue-donc-lislamo-ecolo-gauchiste-pierre-serne.html

https://ripostelaique.com/debat-judiciaire-qualifier-serne-dislamo-fellateur-est-il-homophobe.html

Manque de chance pour Pierre Serne, ardent défenseur de l’islam, il y avait une 2e mi-temps, et la Cour d’Appel a désavoué la 17e Chambre, en relaxant Riposte Laïque. L’avocat du site, Maître Frédéric Pichon pense qu’il a gagné parce qu’il a utilisé une nouvelle jurisprudence, fort intéressante, de la Cour de Cassation, « estimant qu’un directeur de publication ne peut être condamné que s’il est prouvé qu’il a participé à la mise en place de l’article sur le site. A suivre, donc…

Le réfugié Islamo-turc Mourad Ghazli débouté devant la justice française

Autre belle victoire, celle obtenu après dix ans de procédures judiciaires contre le réfugié Islam-turc Mourad Ghazli, ancien syndicaliste de la RATP française, un temps membre des Grandes Gueules, exilé en Turquie, se disant supporter d’Erdogan.

A l’origine, Mourad Ghazli, né le 17 mai 1974 à Aubagne (Bouches-du-Rhône), se dit un homme politique, syndicaliste, entrepreneur et ancien sportif français. Après s’être présenté à la présidence de l’ UMP, élection où il obtient 0,8 % des voix, il est en 2007 membre du bureau exécutif du Parti radical valoisien. Lors de l’élection présidentielle de 2007, il appelle à voter pour François Bayrou lors du premier tour et Ségolène Royal au second.

Lors de l’ élection municipale de 2014 à Thiais, Ghazli, chef de file local de l’UDI choisit de rejoindre la liste d’union de la droite menée par Richard Dell’Agnola (UMP). Il est présent en 13e position et la liste sort vainqueur au second tour. Ghazli est alors élu au conseil municipal où il est nommé maire adjoint à la sécurité et aux transports. En juillet 2016, il fait l’équivalence entre l’« extrémisme laicard » en France et Daesh. Le maire de Thiais, Richard Dell’Agnola, lui retire alors ses délégations en tant qu’adjoint et lui demande de démissionner. L’UDI l’exclut. Il déclare cependant vouloir rester conseiller municipal jusqu’à la fin de la mandature « pour faire ch… le maire ». Pro- Erdogan, il vit depuis en Turquie.

Mourad Ghazli dépose en septembre 2016 sa candidature à la primaire présidentielle des Républicains de 2016 au titre du parti Mouvement pour l’équité et le développement. Elle n’est pas retenue.

Fin juin 2018, à l’occasion de la Marche des fiertés, Ghazli manifeste dans une vidéo violente (puis une série de tweets), sa haine de la communauté LGBT en France, faisant des amalgames entre homosexualitézoophilie et pédophilie.

Face à l’Islamo-turc Mourad Ghazli, c’est donc une belle victoire juridique de Riposte Laïque et des patriotes Suisses, puisque Mourad Ghazli,
avait déposé plainte contre Danielle Borer, présidente suisse de Riposte Laïque à l’époque (années 2012-2013) et contre Christine Tasin. Il a été débouté de ses
deux plaintes, et et Riposte Laïque et ses dirigeants sont relaxés.

https://ripostelaique.com/refugie-en-turquie-lislamo-ghazli-nous-traine-devant-les-tribunaux-francais.html

Serne et Ghazli déboutés en deux jours par la justice française, deux combats gagnés par l’avocat Frédéric Pichon, cela fait chaud au cœur de tous les patriotes français et suisses.

Dans les deux cas, la loi française, très stricte au niveau des textes, a été correctement appliquée et rendue.

Francis GRUZELLE
Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411




La police de la pensée s’acharne contre Christine Tasin : nouvelle plainte!

Christine Tasin lors d’un rassemblement contre l’islamisation de la France, au pied de la Tour Eiffel à Paris

Surnommée « la bouffeuse d’islam » par le quotidien Libération, Christine Tasin, présidente de Résistance Républicaine, a été interrogée, jeudi 6 octobre 2022, dans les locaux d’une gendarmerie de province, suite à ses écrits où elle a allumé la porte-parole de la préfecture de police, prise en flagrant délit de mensonge, par ailleurs à la piteuse élocution.

https://resistancerepublicaine.com/2022/05/31/qui-a-nomme-la-menteuse-enfumeuse-begayeuse-loubna-atta-porte-parole-de-la-prefecture/

Christine, femme extraordinaire, ancien professeur agrégé, mène un combat contre l’islam depuis de nombreuses années. Du coup, elle a été arrêtée des dizaines de fois, dans cette France qui protège la religion musulmane, et a subi de multiples gardes à vue. Que dire des demandes de prison ferme, demandées par des procureurs de la République, des insultes des avocats « antiracistes », des attitudes parfois hostiles de certains juges, et de plusieurs condamnations à des peines de prison avec sursis, et à de lourdes amendes. Autant d’épreuves physiques et intellectuelles qui ne l’ont pas découragée, mais ont renforcé sa détermination dans un combat de civilisation qu’elle estime juste, pour « sauver la France d’un péril ».

Convoquée des dizaines de fois devant les cours de justice pour ses écrits, Christine Tasin a notamment été relaxée par la Cour d’Appel de Versailles pour avoir écrit « l’islam est une saloperie ». Devant cette cour de justice, les conseillers avaient été impressionnés par ce petit bout de femme, vêtue de rouge, qui leur avait répété, droit dans les yeux, « l’islam est une saloperie », en revendiquant la liberté d’expression et d’écrit dans cette France qui condamne plus les patriotes que les musulmans fichés S qui appellent au jihad.

Le combat de Christine Tasin s’inscrit dans la défense de la France et ses racines, le refus de se soumettre à l’islam conquérant, le refus du grand remplacement, le refus d’une immigration de masse.

Dans cette France à la dérive, qui se suicide, il faudrait des milliers de Christine Tasin, pour réveiller la conscience collective, comme avait tenté de le faire notre ami le colonel Pierre Chateau-Jobert, alias “Conan” dès 1976.

Il y 15 ans, la France perdait Conan, visionnaire de l’invasion migratoire

Comme Christine Tasin, “Conan” était animé par cet amour de la France et par deux qualités essentielles que possède Christine : la loyauté et le courage pour défendre ses idées et ses concitoyens.

Francis GRUZELLE

Journaliste et écrivain
Carte de Presse 55411




Nick Conrad au tribunal : le parquet ose défendre le rappeur raciste

Le prétoire était vide pour l’examen de la double affaire « Résistance Républicaine et AGRIF contre Nick Conrad », en ce vendredi 14 mai 2021. Nul doute que les journalistes, pourtant si friands des tribunaux lorsqu’il s’agit de suivre le procès d’un George Bensoussan, ont boudé une affaire de racisme anti-Blanc quelque peu dérangeante, eu égard à la bien-pensance journalistique !

Conrad Moukouri, alias « Nick Conrad », était poursuivi pour incitation à la haine, pour « Douce France », un clip dont le titre fait écho à la célèbre chanson de Charles Trenet.

https://youtu.be/Iz2UpWPX-7g?t=47

L’association Résistance Républicaine, de Christine Tasin, avait fait en 2019 un signalement au parquet, qui n’avait pas jugé bon poursuivre le rappeur.

https://resistancerepublicaine.com/2019/10/14/le-parquet-renonce-a-poursuivre-nick-conrad-seule-resistance-republicaine-le-trainera-au-tribunal/

C’est donc après le versement d’une caution et une constitution de partie civile que Résistance Républicaine a pu saisir la dix-septième chambre du tribunal de Paris. L’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) de Bernard Antony, s’était jointe à la plainte.

Et oui, les signalements au parquet, dans le but de déclencher l’action publique et pour éviter d’ avancer des fonds, ça ne marche pas à tous les coups ! Le clip avait pourtant fait couler beaucoup d’encre ! Même Christophe Castaner avait déclaré : « Je condamne sans réserve et sans ambiguïté les propos inqualifiables et le clip odieux de Nick Conrad. Je saisis le procureur de la République (…) À ma demande, la plateforme Pharos, chargée de la lutte contre les contenus illicites sur Internet, œuvre au retrait de ce qui n’est rien d’autre qu’un appel à la haine de notre pays et à la violence ».

https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/rap/christophe-castaner-saisit-la-justice-au-sujet-d-un-nouveau-clip-polemique-du-rappeur-nick-conrad-deja-auteur-de-pendez-les-blancs_3451497.html

L’audience démarre à 15 h 15. L’accusé n’est ni présent, ni représenté. Le public se limite à trois personnes. Madame le Procureur, une blonde à lunettes genre intellectuelle de gauche, prend la parole pour soulever « une question de droit » nous dit-elle.  Elle plaide la prescription des faits au motif qu’une différence est à faire entre « l’apologie de l’atteinte à la vie » et « la provocation à l’atteinte à la vie. Une distinction qui ne semble pas emporter l’adhésion du tribunal. Pour elle,  l’interruption de la prescription, suite aux actions des avocats, n’est pas établie. Elle conteste aussi la recevabilité des actions des parties civiles, qui ne peuvent déclencher l’action publique qu’à la condition qu’elle porte sur des provocations à l’atteinte à la vie et non sur l’apologie de crime.

On comprend tout de suite dans quel camp se range le procureur ! Pas question de se dédire par rapport au classement sans suite décidé par le parquet ! Maître Jérome Triomphe ne tarde pas à accuser ce dernier de tenter de retoquer systématiquement les actions de l’AGRIF. Le ton monte ! Il affirme que les infractions sont cumulables. Et, citant une jurisprudence de la Cour de cassation, il rappelle qu’elles sont sanctionnées par des peines identiques. En conséquence, il n’y a pas lieu d’opérer une distinction entre l’apologie et la provocation au crime. Il se plaint d’avoir été empêché d’agir pour avoir trop fait confiance au parquet, qui l’a carrément berné. Son intervention se termine par une mise en cause des rapports à géométrie variable entre le parquet et les associations antiracistes, en rappelant que l’AGRIF, rarement écoutée, est pourtant habilitée à poursuivre.

Frédéric Pichon, avocat de Résistance Républicaine, prend le relais et insiste sur la circonstance aggravante du caractère raciste du clip « Douce France », objet du litige. L’article 132-76 du Code pénal prévoit en effet une aggravation des peines, lorsque les infractions revêtent un caractère raciste ce qui, selon lui, ne fait pas, en l’espèce, l’objet d’un doute.

Il rappelle qu’il a visé l’article 24 de la loi sur la presse. En droit français, l’incitation à la haine par des propos ou des écrits tenus en public est une infraction pénale depuis 1972, inscrite dans la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881.

C’est alors que la vidéo « Douce France » est visionnée dans la salle d’audience, précédée de l’avertissement suivant : « ce clip comporte des images pouvant heurter la sensibilité des spectateurs. Sa vision comme son interprétation requiert des spectateurs préparés et distanciés, 16+ ».

À propos de ce clip, on pouvait lire sur le blog du journal Le Point, en date du 19 mai 2019 : « Les premiers instants sont des extraits de médias parlant de sa première affaire. Mais Nick Conrad enchaîne très rapidement en chantant : « Je baise la France jusqu’à l’agonie » ou encore « Je brûle la France ». Puis, à la fin de la vidéo, on l’entend encore dire : « Cet Hexagone, j’encule sa grand-mère » ou « J’vais poser une bombe sous son Panthéon » ou « Que dit l’autre con de Charles Trénet /N’a jamais été doux, le pays. »

Maître Pichon ne manque pas de souligner que le rappeur fait allusion à sa première condamnation  pour le clip « Pendez les Blancs ». Une véritable récidive ! Cette vidéo qui avait lancé sa popularité, avait aussi suscité l’indignation de l’ensemble de la classe politique. Pourtant, plaidant la liberté d’expression, l’avocate du rappeur, Chloé Arnoux, avait osé demander la relaxe de son client ! La condamnation fut pourtant bien symbolique, puisqu’elle s’est traduite par 5 000 € d’amende avec sursis, et 1 000 € à chacune des parties civiles, la LICRA et l’AGRIF.

https://resistancerepublicaine.com/2019/03/20/juges-indignes-pendez-les-blancs-5000-euros-avec-sursis-pour-le-rappeur-conrad/

Nick Conrad fera d’ailleurs appel de cette condamnation, au nom de la liberté d’expression, et pour les personnes intéressées, l’audience d’appel aura lieu le 24 juin 2021. La presse sera-t-elle cette fois au rendez-vous ?

L’avocat de Résistance Républicaine nous explique qu’on est bien dans la continuité de cette première vidéo « Pendez les Blancs ». Le clip « Douce France » se termine par une scène macabre : l’étranglement quasi rituel par le rappeur lui-même, d’une femme blanche. Une mise en scène empreinte de pulsions meurtrières, laissant un goût plus qu’amer. Tout incite à une lecture au premier degré avec les dégâts que l’on peut imaginer auprès de personnes fragiles et sans repères.

Certains diront, pour prendre la défense du rappeur, que c’est le symbole « France » qui est visé et non les Français. Pourtant, lorsque Christine Tasin clame au Trocadéro « Islam assassin », on l’accuse de viser « les musulmans » alors qu’elle fait que s’en prendre à une religion. Y aura-t-il encore cette fois-ci deux poids et deux mesures ?

Enfin maître Pichon balaie l’argument « artistique », qui avait déjà été retoqué en 2019 par la dix-septième chambre. En effet, dans l’affaire du clip PLB (Pendez les Blancs !) le tribunal avait estimé que «  si les limites admissibles de la liberté d’expression s’apprécient avec une plus grande souplesse lorsqu’il s’agit de rap, la liberté de création artistique n’est toutefois pas absolue (…) En l’espèce, les termes de la chanson, accompagnés d’images violentes et brutales, incitent directement l’internaute à commettre des atteintes à la vie sur les personnes de couleur blanche« .

Maître Pichon demande 10 000 € de dommages et intérêts et 3 500 € au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale.

Puis, maître Jérome Triomphe, conseil de l’AGRIF nous présente ses observations.

Il s’étonne d’abord de l’absence de l’accusé, qui n’a même pas pris la peine d’envoyer un avocat à l’audience. Les recommandés qui lui ont été adressés, dans le cadre de l’enquête préliminaire, n’ont jamais été retirés. Un pied de nez à la justice ?

Il souligne ensuite l’impact très important du clip sur YouTube et Facebook : on cumule les 604 000 vues ! Ce clip est une véritable provocation, comme si le premier clip « Pendez les Blancs », supprimé de You Tube après la condamnation, n’avait pas suffi !

Il s’étonne que les signalements officiels n’aient jamais abouti à une quelconque sanction, qu’ils émanent de Franck Riester, ancien ministre de la Culture, de Christophe Castaner, ancien ministre de l’Intérieur, de Bernard Cazeneuve ou de Gérard Collomb. Pour maître Triomphe, Nick Conrad  a un réel problème avec les Blancs. Revendiquant une idéologie suprémaciste noire, ce n’est pas la France qu’il vise, mais tout simplement les personnes de race blanche, sauf qu’il n’assume pas sa haine.

Puis Jérôme Triomphe poursuit sur un terrain plus politique. Selon lui, Nick Conrad est le fruit d’une certaine culture victimaire, alimentée par des gens comme Houria Bouteldja ou encore Saïd Bouamama, cofondateur du MIR (Mouvement des indigènes de la République). La réponse aux injustices liées à l’esclavage, qui est l’argument avancé par le rappeur, n’est qu’un habillage pour masquer tout simplement un racisme d’une déconcertante banalité. On ne peut s’empêcher de penser que Conrad Moukouri, fils d’un diplomate camerounais, n’est  pas sans ignorer la tradition fortement esclavagiste de son pays d’origine.

À propose de la traite négrière, on peut lire sur le site de l’UNESCO : « Il va sans dire que les esclaves vendus dans les ports négriers de la côte (Bimbia, Douala, Rio del Rey, Calabar) provenaient pour la plupart de l’hinterland. Les Grassfields et les zones plus septentrionales, plus peuplées, ont constitué la réserve pourvoyeuse. Cette région est passée de l’esclavage coutumier à la traite transatlantique. On peut faire un parallèle entre le développement des chefferies locales, militarisées, fortement impliquées dans le commerce des esclaves et la prospérité synchronique de la traite négrière atlantique. »

https://whc.unesco.org/en/tentativelists/6478/

Pour conclure, l’avocat de l’AGRIF nous dit que « Douce France » n’est autre que la transcription en rap d’un discours politique. Pas étonnant, ajoute-il, que Dieudonné ait souligné le « grand talent » de Nick Conrad ! Il demande 6 000 euros de dommages et intérêts et 4 000 € au titre de l’article 475-1 du CPP.

Après les plaidoiries des avocats, le procureur prend la parole pour donner son avis sur l’affaire. On l’avait presque oublié ! Se faisant l’avocat improvisée de Nick Conrad, elle ose soutenir que le clip ne présente pas d’incitation au passage à l’acte et que l’avertissement préliminaire est de nature à permettre au spectateur d’opérer une distanciation par rapport aux scènes présentées. Ces propos peu convaincants n’ont pas manqué de susciter l’indignation des avocats et du public !

Le jugement est mis en délibéré et sera rendu le 25 juin 2021.

Hector Poupon




Procès du CCIF contre Christine : prison et lourde amende demandées !

Ce 9 mars 2021 se tenait l’audience du procès en appel de Christine Tasin, condamnée en première instance par la Dixième chambre correctionnelle de Paris, à quatre mois de prison avec sursis pour apologie du terrorisme. Une ébauche d’article à propos de l’attentat qui a visé la mosquée de Finsbury Park, le 18 juin 2017, avait été publiée par erreur sur le site de Résistance Républicaine, dont Christine Tasin est directrice de publication. L’article qui tentait de comprendre ce qui avait pu motiver Darren Ostborne, auteur de l’attentat, avait alors déclenché un signalement de la part du Collectif contre l’islamophobie en France (le CCIF), qui devait aboutir à une condamnation pour apologie du terrorisme pour Christine Tasin.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaque_de_la_mosqu%C3%A9e_de_Finsbury_Park_%C3%A0_Londres

https://ripostelaique.com/prison-avec-sursis-pour-christine-tasin-dernier-avertissement.html

https://ripostelaique.com/proces-christine-tasin-jai-assiste-au-coup-de-force-judiciaire-du-ccif.html

Rappelons que « l’apologie du terrorisme », sanctionne « toute action de communication publique présentant sous un jour favorable des actes terroristes, ou ceux qui les ont commis ». Une infraction fourre-tout qui fut utilisée contre Thomas Joly, pour avoir diffusé sur son blog des images de la décapitation par Daesh à Raqqa du journaliste James Foley, mais aussi contre Renaud Camus, pour avoir déclaré « qu’entre la soumission et la guerre, il préférait la guerre ».

Fait rarissime pour les habitués des prétoires, l’audience commence avant 14h. Souvent il faut se farcir des audiences de demandes de remise de peine, par des inculpés accompagnés par des gardiens de prison. L’ambiance était plutôt froide. Pendant plus d’une heure, la présidente de la Cour d’appel, cheveux courts, petites lunettes, cuisine Christine inlassablement. Elle lit d’une voix fluette et monocorde à vous endormir, les passages de l‘article incriminé. Le port du masque n’arrange pas les choses car sur les bancs réservés au public, impossible d’entendre quoi que ce soit !

Le tribunal cherche à savoir pourquoi Mme Tasin fait appel, comme si la condamnation de première instance allait de soi. Puis arrivent une série de questions sur le fonctionnement du site Résistance Républicaine, sur les modalités de mises en ligne, et enfin les questions sur différents passages de l’article : les phrases utilisées, la référence à la Reconquista, à Charles Martel, à l’appel du 18 juin et j’en passe ! Christine a beau tenter d’expliquer qu’essayer de comprendre pourquoi on peut en venir à commettre des actes de terrorisme et les approuver n’est pas la même chose. Mais, rien n’y fait !

Puis les avocats du CCIF se succèdent à la barre : d’abord Maître Asma Ek Kidri  qui tente de démontrer que l’article n’était pas un brouillon mais au contraire un document parfaitement abouti, avec des liens et des hashtags. Puis elle s’en prend au site Résistance Républicaine, qui passe son temps à inciter à la haine des musulmans, son « fonds de commerce » avéré, nous dit-elle. Faut-il lui rappeler que l’incitation à la haine et l’apologie du terrorisme ne sont pas les mêmes infractions ? Elle explique encore que toute la stratégie de Mme Tasin consiste à tenter d’éviter la condamnation et qu’il n’y a aucune raison de croire en la thèse d’une seconde partie d’article, qui aurait dû voir le jour et qui n’a jamais été publiée. Pour elle, en présentant une attaque terroriste contre des musulmans, sous un jour favorable, Mme Tasin a bien fait preuve d’apologie du terrorisme. Enfin elle présente l’inculpée comme une star des prétoires, s’exprimant avec une assurance frôlant l’irrespect envers l’institution judiciaire. Et de citer un extrait d’un discours tenu devant le tribunal de Belfort, dans lequel Mme Tasin ne cachait pas son opinion sur le parti pris de certains juges face à l’islamisation du pays.

Puis, comme un intermède, on a droit à une remontrance inattendue envers Pierre Cassen, qui se trouvait dans la salle, de la part de la présidente du tribunal : son masque ne cachait pas son nez ! Un tribunal covidiste, il ne manquait plus que cela !

   

Vient ensuite à la barre, Maître Ouadi Elhammamouchi qui reprend l’idée selon laquelle l’article incriminé, constituait une glorification de l’auteur de l’attentat et que l‘infraction était donc bien constituée. Il demande de confirmer la peine de première instance.

L’avocat général a la parole : un homme aux cheveux grisonnants, bon chic bon genre, qui cherche à en imposer. Etait-il dans son rôle, celui de donner au tribunal un éclairage juridique sur l’affaire ? On avait plutôt le sentiment d’une plaidoirie supplémentaire à l’encontre de Mme Tasin. Il se lance dans une leçon sur une « bonne gestion informatique » du site internet, qui aurait évité la validation par erreur d’un article en cours de rédaction. Puis il explique que l’article incite le lecteur à porter un regard favorable sur l’acte criminel de Darren Ostborne. L’élément matériel est donc constitué et l’élément intentionnel ne fait pas de doute ! Quant à la liberté d’expression, elle ne permet pas, nous dit-il, de dire tout et n’importe quoi et rappelle à ce sujet les textes en vigueur : la constitution, la Convention européenne des droits de l’homme qui accepte une limitation à la liberté d’expression lorsqu’elle est proportionnée.

Pour la peine requise, il tourne autour du pot pendant de longues minutes pour finalement expliquer que la sanction ne suffisait pas et qu’il fallait aussi faire de la prévention, afin d’empêcher Mme Tasin de continuer à nuire. Alors lui vient l’idée « géniale » et assumée de toucher au porte-monnaie puisqu’il s’est aperçu que le site appelait à des dons en ligne ! Il crache enfin le morceau : 4 mois de prison « probatoires », 6000 euros d’amende, soit dit-il l’équivalent de mois de retraite pour Mme Tasin, et pourquoi pas des travaux d’intérêt général !

Maître Frédéric Pichon, conseil de Christine Tasin, commence alors sa plaidoirie. Il fait un subtil parallèle avec le travail de l’avocat, qui tente toujours de « comprendre » les motivations des personnes qu’il défend, et même lorsqu’il s’agit de violeurs. Ce qui ne veut pas pour autant dire qu’un avocat cautionne ou approuve les agissements de ses clients. Il mentionne aussi tous ceux qui ont cru « comprendre » des organismes terroristes comme le FLN (et l’on sait qu’ils ont été nombreux parmi les intellectuels français), ou l’OAS ou encore Mohamed Merah. Et pourtant, rares sont ceux qui ont été  inquiétés par la justice. Quand Mme Tasin tente de comprendre comment on peut en arriver à s’attaquer à des symboles musulmans, cela ne veut pas pour autant dire qu’on approuve les actes terroristes.

   

Enfin, il termine sur le problème de la capacité du CCIF à ester en justice, dans la mesure où cette organisation s’est auto-dissoute, avant de faire l’objet d’un décret de dissolution en Conseil des Ministres. Il rappelle que le Conseil d’Etat a jugé que ce collectif avait largement instrumentalisé la notion d’islamophobie.

Et au final, Mme Tasin prend la parole et rappelle son itinéraire militant, qui s’inscrit dit-elle dans la tradition d’une gauche républicaine et féministe. Elle cite, avec un grand courage, une déclaration d’Emmanuel Macron dans laquelle, celui qui nous sert de président, tentait aussi de « comprendre » les actes terroriste du 13 novembre 2015. Ainsi, Il déclarait, place de la République, bougie à la main : « Le terreau sur lequel les terroristes ont réussi à nourrir la violence, à détourner quelques individus, c’est celui de la défiance. Nous avons une part de responsabilité, parce que ce totalitarisme se nourrit de la défiance que nous avons laissée s’installer dans la société. Il se nourrit de cette lèpre insidieuse qui divise les esprits, et si demain nous n’y prenons pas garde, il les divisera plus encore ».

Credit France3Regions

https://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/11/23/25005-20151123ARTFIG00069-terrorisme-pour-macron-la-societe-francaise-a-une-part-de-responsabilite.php

Une citation qui n’a pas été du goût de la présidente de la Cour d’appel qui a été jusqu’à interrompre Mme Tasin et à lui demander de ne pas lire de citation lors de son temps de parole.

L’arrêt de la cour d’appel sera connu le 6 avril 2021.

Hector Poupon




Procès Christine Tasin : j’ai assisté au coup de force judiciaire du CCIF

Après avoir été condamnée à quatre mois de prison avec sursis par la Xe Chambre correctionnelle de Paris, Christine Tasin, directrice de publication de « Résistance Républicaine », avait fait appel de sa condamnation, affaire audiencée au vendredi 4 décembre 2020.

En cause, un article dans lequel elle tentait de « comprendre » et non « d’approuver » le fait qu’un individu, en l’espèce un certain Darren Osborne, ait pu en venir à commettre un attentat contre la mosquée londonienne de Finsbury Park, le 19 juin 2017. Le CCIF (« Collectif contre l’islamophobie en France ») avait fait un signalement au parquet, qui avait diligenté les poursuites.

L’infraction retenue n’est autre que « l’apologie du terrorisme », qui concerne « toute action de communication publique présentant sous un jour favorable des actes terroristes, ou ceux qui les ont commis ». Une infraction fourre-tout qui fut utilisée contre Thomas Joly, pour avoir diffusé sur son blog des images de la décapitation par Daesh à Raqqa du journaliste James Foley, mais aussi contre Renaud Camus, pour avoir osé déclarer « qu’entre la soumission et la guerre, il préférait la guerre ».

https://ripostelaique.com/et-le-procureur-osa-demander-6-mois-de-prison-contre-christine-tasin.html

https://ripostelaique.com/prison-avec-sursis-pour-christine-tasin-dernier-avertissement.html

https://ripostelaique.com/christine-tasin-condamnee-a-4-mois-de-prison-avec-sursis-pour-apologie-du-terrorisme.html

Une juridiction masquée, dans les dorures du palais de justice du boulevard du Palais, ça fait tout drôle ! Il va falloir tendre l’oreille pour espérer capter les paroles des uns et des autres. D’ordinaire, la séance commence par le traitement des demandes de renvois. Or Me Pichon, conseil de Christine Tasin, avait reçu à 12 h 30 un texto du CCIF annonçant qu’il demandait le report de l’audience. Il se manifeste donc auprès du tribunal, mais sans succès.

La première demande, concernant un prisonnier, est traitée par vidéoconférence. Puis le tribunal passe à l’examen au fond des affaires de la journée.  On voit arriver une première racaille menottée qui s’appelle Mohamed. Il a fallu se farcir pendant une heure trente l’interrogatoire, les plaidoiries avant d’en arriver au délibéré : réduction de la peine de prison d’un facteur 7. De 15 mois fermes, on passe à 12 mois de prison dont 10 avec sursis. L’affaire est d’une banalité affligeante : moto volée, conduite sans permis, transport de stupéfiants, explications toutes aussi bidon les unes que les autres. Mais par chance, ce jeune de 23 ans est père d’une petite fille, ça a dû attendrir la cour !

La deuxième racaille s’appelle aussi Mohamed, mais là, c’est le calibre au-dessus : il faut un interprète car au bout de 10 ans en France, l’intéressé, en situation irrégulière, maîtrise mal le français, malgré un bac algérien en poche. Port d’armes illégal, trafic de médicaments, rébellion et déjà 23 condamnations dont 17 sous une autre identité.

Dans les deux cas, les réponses des prévenus sont évasives, invérifiables et peu crédibles. Les avocats, payés à coup sûr par l’aide juridictionnelle, nous font le couplet du blessé de la vie pour lequel la prison est un remède pire que le mal…

Arrive enfin l’affaire qui nous préoccupe. Christine Tasin vient à la barre et décline son identité, quand tout à coup, un des avocats habituels du CCIF, Me Ouadie El Hamamouchi, déboule en trombe dans la salle d’audience avec un acolyte, pour demander le renvoi de l’affaire. C’est un habitué du fait : l’audience en première instance avait déjà, par deux fois, été repoussée, au prétexte que « les conclusions de la partie adverse leur étaient parvenues trop tard ». Le premier juge avait donc déjà cédé aux exigences du CCIF.

Maître Pichon sort de ses gonds et hausse le ton pour dénoncer le culot de ces individus qui, selon lui, n’ont rien à faire dans la salle d’audience. En effet, non seulement le CCIF avait été débouté de sa demande en dommages-intérêts (il s’était porté partie civile), faute d’un préjudice avéré, mais aussi, il n’avait pas fait appel du jugement. Et surtout, le CCIF, personne morale, n’existe plus puisqu’il prétend s’être auto-dissous – et que le Conseil des ministres vient de son côté de prononcer la dissolution de l’officine. Comment une association fantôme peut-elle venir ester en justice ? L’acolyte nous lit une jurisprudence du Conseil d’État de 1985 semblant répondre par l’affirmative. Maître Ouadie El Hamamouchi, par ailleurs porte-parole du groupe de gauche « Barentin avec vous » en Seine-Maritime, ne fournit pas de mandat pour pouvoir intervenir dans l’affaire, alors qu’un liquidateur judiciaire du CCIF aurait pu le mandater. Ceci dit, on voit mal comment un liquidateur pourrait légalement désigner un représentant d’une association qui n’existe plus, pour une affaire ne concernant pas sa gestion patrimoniale.

L’avocat général (une femme) n’est pas favorable au renvoi, rejoignant en cela la position de Me Pichon et de sa cliente. La Cour se retire pour délibérer. Coup de sonnette, tout le monde debout, le président du tribunal (une autre femme) annonce accepter la demande du CCIF, afin de garantir, précise-t-elle,  la « sérénité » des débats. Sidération dans la salle ! Rendez-vous en février 2021 pour un nouveau débat contradictoire, dans l’espoir que d’ici là,  l’ex-CCIF pourra présenter un mandat en bonne et due forme à son avocat.

Mais d’ici là, des rebondissements risquent bien de compliquer l’affaire. En effet, suite à la décapitation de Samuel Paty, le CCIF est devenu l’une des cibles du gouvernement qui a, par la voix de son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, accusé l’ONG d’être manifestement impliquée dans l’attentat contre Samuel Paty. Rappelons que 800 « incidents » relatifs à l’islamisme ont été répertoriés dans les établissements scolaires, dont 40 menaces de mort, à l’occasion de la Journée organisée en hommage au professeur assassiné. Une accusation qui a fait l’objet d’une plainte du CCIF contre le ministre de l’Intérieur, à laquelle s’est ajoutée une plainte auprès de la Cour de justice de la République, car le CCIF a aussi été accusé par les pouvoirs publics d’être une officine islamiste œuvrant contre la République.

Suite aux menaces du ministre de l’Intérieur, le CCIF a pris les devants et a décidé de s’auto-dissoudre le 27 novembre 2020, afin – je cite – « de redéployer une large partie de ses activités à l’étranger ». Il a annoncé que ses biens seraient transférés à des « associations partenaires qui se chargeront de prendre le relais de la lutte contre l’islamophobie à l’échelle européenne ».

Mais le gouvernement a voulu aller plus loin et a décidé de dissoudre le CCIF par décret, comme la loi le lui permet. Le CCIF, qui a beau jeu de jouer les victimes, vient de saisir le Conseil d’État, en plaidant l’abus de pouvoir à des fins politiques, et en déclarant que – je cite – « l’objet principal de cette dissolution est de criminaliser la lutte contre les droits et les libertés ». Et l’on est très surpris de voir des ONG comme « Amnesty International » pleurnicher sur le sort du CCIF et rappeler « qu’une dissolution d’association ne pouvait être prise par décret qu’en cas de danger manifeste et imminent pour la sécurité nationale ou l’ordre public ». Comme si les attaques au couteau quasi quotidiennes et les agressions commises au nom d’Allah ne menaçaient pas la société dans son ensemble ! Mais il est à craindre que la solidité des motifs mis en avant par le décret soit mise à mal par la juridiction administrative de dernière instance.

https://www.valeursactuelles.com/societe/le-ccif-va-contester-sa-dissolution-politique-devant-le-conseil-detat-126338

Affaire à suivre !

Hector Poupon




Mrap-Licra-Parquet à Christine Tasin : touche pas à l’islam !

Dans la fameuse affaire des autocollants, Christine Tasin, qui avait été lourdement condamnée à 8 000 € d’amende, comparaissait aujourd’hui en appel au tribunal de Paris, à sa demande.

https://ripostelaique.com/autocollants-islam-assassin-je-suis-condamnee-a-8-000-euros-cest-tres-grave.html

Pour le détail, nous avions 100 jours-amende à 20 €, 1 500 € d’indemnités pour chacune des parties civiles, soit la Licra et le Mrap et 1 500 € pour ces mêmes parties, pour leur frais d’avocat, ce qui était chèrement payé compte tenu de la médiocrité de leurs prestations ! Total 8 000 € !

D’habitude, on avait droit, en appel, à une salle exiguë où il était difficile d’entrer, faute de place, mais avec le déménagement du tribunal à la Porte de Clichy, la confortable salle de la dix-septième chambre s’est offerte à nous. Anne-Marie Sauteraud, bien connue de nos lecteurs, présidait le trio des magistrats du siège. Elle expose calmement l’affaire dans les détails : celle-ci remonte à 2017 lorsque, le 10 octobre 2017, Riposte Laïque et Résistance Républicaine font état sur leurs sites internet d’une campagne d’autocollants « Islam assassin, islam dehors ».

https://ripostelaique.com/les-autocollants-rl-rr-permettent-aux-francais-dexprimer-leur-ras-le-bol-de-lislam.html

Une plainte du Mrap ne tarde pas à venir et il s’ensuit une enquête du parquet qui se rend sur les sites incriminés. La présidente lit l’intégralité de cet article, qui présente une chronologie des actes djihadistes perpétrés depuis 2015 et qui cite les propos de Jeannette Bougrab : « il n’y a pas d’autre choix que d’expulser l’Islam de la cité ». Le 1er octobre 2017, Laura et Mauranne étaient sauvagement assassinées au nom d’Allah à la gare Saint-Charles de Marseille et la campagne des autocollants n’est pas étrangère à ce drame.  La présidente invite la plaignante à présenter son association et à expliquer au tribunal le sens de sa démarche dans l’affaire des autocollants.

Christine expose son passé militant, de son engagement à gauche, de son adhésion à la Licra jusqu’à ce qu’elle prenne conscience que le véritable danger était l’islamisation de la France. Son implication en sa qualité d’enseignante, sur la question du voile islamique, a servi de déclencheur. « J’ai voulu travailler pour dire aux Français « attention », je ne savais pas encore les horreurs que nous allions vivre (…)  Pourquoi n’y a-t-il aucune mise en garde sur le fait que « le Coran » peut tuer, contrairement aux campagnes anti-fumeurs ? »

Elle fait référence au courage de Zineb El Rhazoui qui « a tiré la même sonnette d’alarme » et déplore la régression de la liberté d’expression, mise en exergue par l’affaire Mila. « On assiste à une restauration dans les faits du délit de blasphème (…) La solution est d’ordre politique, il faudrait une commission parlementaire sur l’islam, ce que nous avons demandé (…) Même Mohamed Ben Salman avait proposé en 2017 une révision de certains textes douteux du Coran »

La présidente revient sur la question centrale qui la taraude : « en parlant d’islam, que visiez-vous, une religion ou l’ensemble des musulmans ? ». Christine explique que si elle avait dit « communisme assassin » personne n’aurait imaginé que cela impliquait que tous les communistes étaient des assassins. « Au nom de quoi ferait-on une exception pour l’islam ? (…) Si j’avais voulu viser les musulmans, j’aurais dit les musulmans (…) Quant à « islam dehors », c’est un appel à séparer le bon grain de l’ivraie »

L’avocate du Mrap, Orly Rozlan entre en scène et s’autorise une avalanche de questions. Sous prétexte de vouloir « éclairer sur le profil de l’accusée », elle tente d’attirer l’attention sur certaines activités, à ses yeux suspectes, comme l’apéro saucisson-pinard ou la lutte contre les prières de rue. Pas de chance, non seulement Christine Tasin assume, y compris son engagement aux côtés des militants de Bloc Identitaire (« qui n’ont jamais tué personne »), mais elle en profite pour peaufiner son argumentaire politique : « on sait bien qu’un certain nombre d’associations passent leur temps à diaboliser ceux qui aiment la France (…) C’est pourtant grâce à cette opération avec les Identitaires que les prières de rue ont cessé ».

Finalement, tout ce cinéma tourne à l’avantage de Christine qui rappelle que Napoléon, en échange de l’octroi aux Juifs de la nationalité française, leur avait demandé de mettre en conformité leur dogme avec la loi française.

La présidente, passablement agacée par cette passe d’armes s’adresse ainsi à la greffière : « je ne sais si vous avez bien réussi à tout noter ! »

Arrive enfin la plaidoirie proprement dite et maître Gozlan reprend la parole. Désolé pour nos lecteurs, mais l’élocution était tellement mauvaise que je n’ai pas tout suivi ! Après avoir reproché à Christine son « manque de courage » (un comble ! ), elle lui reproche de ne pas avoir suffisamment détaillé ce qu’elle critiquait du dogme islamique. Puis elle rappelle que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dont Christine se réclame, garantit la liberté de conscience. Enfin elle insiste sur la violence du message des autocollants qui, selon elle, entretient l’idée que « les musulmans sont des assassins ».

L’avocat de la Licra, Nicolas Verly, dont la qualité d’élocution n’est guère meilleure, nous fait du « en même temps ». Il nous dit d’abord qu’on a le droit de critiquer une religion, puis ajoute : « mais de là à jeter l’opprobre sur ceux qui pratiquent cette religion, c’est de l’incitation à la haine ! ».

Mais le pompon revient au procureur de la république, Mme Anne-Françoise Tissier. Elle commence très sûre d’elle par un « l’islam, c’est quoi ? » Puis se moque de la définition de l’académie française de 1935, « qui doit être le livre de chevet de tous ses militants », lance-t-elle avec mépris en direction de Christine Tasin. Et voilà Christine taxée de ringardise ! La prof réac, bien que de gauche, cherchez l’erreur ! Encore une magistrate aux ordres et adepte du « le monde change, il faut s’adapter ! ». Puis elle reprend l’argument de l’absence de critique du dogme islamique, comme si certains hadiths nécessitaient une exégèse approfondie! « C’est bien d’individus dont on parle » dit-elle en évoquant « la 5e colonne », les imams prétendument modérés et la nécessité de la remigration massive. Pour elle, la culpabilité pénale ne fait aucun doute et elle demande la confirmation de peine prononcée par le premier juge.

Heureusement, Frédéric Pichon intervient pour élever le débat.

« On veut interdire toute critique de l’islam et frapper les plus visibles et les plus bruyants » lance-t-il au tribunal. Puis il développe un argument plus juridique selon lequel, des éléments « extra-textes » ne sauraient être utilisés pour dénaturer la signification des mots utilisés, faisant allusion au texte publié sur les sites de Riposte Laique et Résistance Républicaine, et largement exploité par les juges du fond. Il cite la jurisprudence Gollnisch, mettant en garde la juridiction contre une éventuelle sanction par la Cour de Cassation : « Elle parle d’islam, point à la ligne, vous ne pouvez donner aux mots un sens différent !  »

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURITEXT000020821426

« Si on ne peut plus critiquer l’islam sous prétexte que cela désignerait « les musulmans », c’est grave ! ». Indirectement, il accuse l’appareil judiciaire de faire le jeu des Frères musulmans qui souhaitent que l’on arrive à une « criminalisation de la critique de la religion ». Et d’ajouter : « on peut combattre le chômage sans combattre les chômeurs ». Puis il explique ce que sa cliente a voulu dire : condamner les actes de djihadistes, condamner ceux qui préfèrent la charia aux lois de la République. Bref, « s’opposer à l’islamisation ne veut pas dire s’opposer aux musulmans ! ».

« Il faut laisser cette possibilité de critique, c’est la meilleure garantie d’une possible intégration ».

Puis d‘ajouter : «  les musulmans qui ont une foi spirituelle (et non politique), c’est le meilleur garde-fou contre une lecture essentialiste du Coran ».

La dernière prise de parole revient à Christine Tasin, qui reprend les alertes de Zineb el Rhazoui mais aussi du préfet en retraite Michel Aubouin.

https://www.sudradio.fr/societe/michel-aubouin-la-police-nentre-plus-volontairement-dans-certains-quartiers-depuis-les-emeutes-de-2005/

Bon courage à la présidente qui devra trancher ce dossier à la croisée du juridique et du politique !

Gageons que les événements à venir, par exemple les coups de boutoir de l’impérialisme ottoman, feront sortir nos magistrats de l’angélisme droit-de-lhommiste dans lequel le politiquement correct les enferme.

Le jugement de la cour d’appel sera prononcé le jeudi 2 avril 2020 à 13 h 30

Hector Poupon




Le procès Hidalgo n’avait qu’un objectif : faire tomber Pierre Cassen

On attendait ce grand jour avec impatience ! Un procès aussi ubuesque à la XVIIe chambre, ça ne se manque pas ! La présidente n’est autre que Caroline Kuhnmunch, ex-conseillère de Christiane Taubira et vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris. Il fallait bien ça pour juger Riposte Laïque et Ri7, présumés coupables d’avoir mis en ligne une caricature d’Anne Hidalgo. Rappelons que Riposte Laïque a déjà eu maille à partir avec cette juge, dans au moins deux affaires : celle des caissières d’H et M en 2016 et celle des autocollants, via Résistance Républicaine en 2019.

https://ripostelaique.com/le-juge-kuhnmunch-veut-que-rl-donne-8000-euros-aux-deux-caissieres-voilees.html

https://ripostelaique.com/proces-islam-assassin-agressee-christine-tasin-a-rendu-coup-pour-coup.html

On attendait surtout de voir comment le conseil de Mme Hidalgo, du cabinet Jean-Pierre Mignard (grand ami de François Hollande) allait s’en sortir. Mais avant d’entrer dans les détails, rappelons les enjeux : d’un côté le maire de Paris qui porte plainte pour injure publique, aux frais de la princesse, de l’autre une dessinatrice bénévole et Pierre Cassen, en qualité de directeur de publication présumé d’une association qui lutte contre l’islamisation de la France. La salle est plutôt vide en ce 12 décembre 2019. Ri7 n’a pu se rendre au procès, faute de moyens de transport. C’était la seule affaire de la journée. Deux sympathisants de Pierre et Christine vont écouter les plaidoiries qui dureront plus de trois heures. Et l’on nous répète que la justice est engorgée !

Pierre Cassen se présente à la barre

Le juge Kuhnmunch rappelle les faits, non sans une remarque ironique sur le poids du dossier : une pile de documents d’au moins 30 cm de hauteur se trouve sur le bureau du tribunal. Cette affaire « très grave » a effectivement fait travailler beaucoup de monde !

Les premières publications du dessin remontent à 2014, mais il y en aura d’autre les années suivantes, avec toujours en toile de fond, la célébration par la Mairie de Paris de la rupture du jeûne du Ramadan et donc, une forme d’allégeance à l’islam et à ses représentants en France, malgré le caractère laïque et le devoir de neutralité des institutions républicaines. Mais ça, on évite d’en parler pour le moment !

En tout, trois plaintes d’Anne Hidalgo, qui seront traitées au cours d’un même procès, celui du jour.

Les questions tournent autour de l’implication de Pierre Cassen dans la gestion du site. Il a beau répéter qu’il n’est plus directeur de publication depuis 2012, puisque le site a été transféré à Riposte Laïque Suisse, rien n’y fait ! Il doit expliquer quel est son rôle au sein de l’équipe. L’interrogatoire est à charge et la partie adverse ne manque pas d’armes. En effet, une première plainte d’Anne Hidalgo a donné lieu à une information judiciaire confiée à la Brigade de la répression de la délinquance à la personne (BRDP). Il en résultera une moisson de renseignements sur les activités de Pierre Cassen. L’enquête suit son cours : commission rogatoire internationale et convocation d’Alain Jean-Mairet, alors directeur de publication en Suisse, audition de Pierre Cassen, perquisition à son domicile, saisie de son ordinateur et de son téléphone portable. Malgré une ordonnance de restitution, l’ordinateur de Pierre ne sera jamais récupéré, ce que semble ignorer la présidente. Un dysfonctionnement de la justice ou la volonté de priver M. Cassen de son outil de travail ? On le saura peut-être un jour !

La première question porte sur l’histoire de Riposte Laïque que nos lecteurs connaissent par cœur. Puis il est fait référence à un échange de correspondances entre Pierre Cassen et Ri7. « Ce mail peut donner l’impression d’un rôle très actif dans le fonctionnement du site ? » interroge la présidente. Il faut expliquer au tribunal le fonctionnement d’un site de presse en ligne : un forum permettant aux rédacteurs de communiquer entre eux, l’existence d’une photothèque partagée sur la plateforme de Word Press. Pierre Cassen n’a jamais caché qu’il participe à la vie du site au même titre que d’autres contributeurs : il fait des titres, propose des articles, participe à la relecture…  Rien d’étonnant à ce que le dessin de Ri7 se retrouve sur le disque dur de son ordinateur ! De là à en tirer la preuve que M. Cassen a participé à la mise en ligne du dessin, c’est autre chose !

Tentant de déstabiliser le prévenu, le juge Kuhnmunch se fend d’une remarque infantilisante : « sortez les mains de vos poches ! » lance-t-elle à Pierre Cassen. Ce dernier n’accepte pas cette tentative d’humiliation, et explique pourquoi, durant quelques secondes, il a mis ses mains dans les poches, rappelant à la présidente, d’une manière très sèche, qu’il a de l’éducation, et qu’il a appris à bien se comporter en public.  Cette mise au point effectuée, la présidente Kuhnmunch continue ce qui s’apparente à un véritable interrogatoire.

« Et quels sont vos liens avec la dessinatrice ? » Pierre évoque des liens amicaux et de confiance avec Ri7. Il cite la réalisation en commun d’une bande dessinée : « Le Guignol de l’Élysée » visant François Hollande. Sourires contenus dans la salle… Puis elle demande : « et que pensez-vous du dessin ? » Réponse : « Anne Hidalgo a gravement violé la laïcité. C’est très sain qu’il y ait des dessinateurs qui peuvent faire savoir qu’ils ne sont pas d’accord avec sa façon d’agir. Que serait la France si cela n’avait pas été fait ? Cela ne serait plus la France ».

Lorsque arrive la question du procureur au prévenu, Pierre Cassen, de peur de faire un impair, demande à la présidente «  qui dois-je regarder, le procureur ou le tribunal ? ». Réponse de la présidente, dont l’ego semble démesuré : « MOI » !

L’avocat du cabinet Jean-Pierre Mignard entre en scène

On était presque tenté d’avoir pitié pour ce jeune avocat qui se trouve de facto impliqué dans une manœuvre juridico-politique visant à avoir la peau du patriote Pierre Cassen. En était-il bien conscient ?

Sa défense est claire, argumentée autant qu’elle puisse l’être. Un vrai pro qui a de l’avenir, s’il reste dans le camp du pouvoir en place ! Il veut que l’on évite de faire un parallèle avec l’affaire de la caricature montrant Bernard Cazeneuve en lèche-babouche et qui s’était soldée par la relaxe de la dessinatrice Ri7 et de Pierre Cassen.

Pour mémoire, Cazeneuve avait porté plainte pour injure, mais le tribunal avait estimé qu’il s’agissait plutôt d’une diffamation. Or la diffamation emportant l’injure, la plainte était mal fondée. Pas question pour le jeune avocat de retomber dans le même piège ! Pour lui le caractère injurieux de la caricature ne fait pas de doute : « une attaque personnelle, dégradante, gratuite qui n’a rien à voir avec le fait de rendre hommage à des victimes », faisant allusion au « je suis Charlie » d’Anne Hidalgo au lendemain des attentats et à ses prises de position sur la défense inconditionnelle de la caricature (sauf lorsqu’elle vient de ses adversaires politiques !).

Il prétend qu’il ne peut y avoir diffamation car les textes associés au dessin seraient sans rapport avec celui-ci, ce que contestera plus tard maître Pichon, le conseil de Pierre Cassen.

Puis il reprend un argumentaire maintes fois entendu selon lequel M. Cassen serait le « vrai » directeur de publication, en opérant cette distinction issue du droit des affaires entre un directeur « légal » et un directeur « de fait ». Selon ses dires, « on en sait plus sur les activités de Pierre Cassen que lors du jugement du 3 mai 2017 par lequel le tribunal avait estimé ne pas avoir assez d’éléments pour conclure à la qualification de directeur de publication ». Bref, il ambitionne de remettre en cause tous les jugements précédents au cœur desquels se trouvait la récurrente question du directeur de publication.

Puis il nous explique que si la cour estimait que la loi sur la presse de 1881 ne s’appliquait pas, du fait que le site se trouve hébergé à l’étranger, il conviendrait d’appliquer les dispositions du droit pénal ordinaire : pas d’impunité pour les personnes qui participent à l’infraction. En résumé : « on a les preuves que M. Cassen est directeur de publication, mais à défaut, il a bien participé à l’infraction ». Donc condamnable dans tous les cas. CQFD. La partie civile (Anne Hidalgo) réclame 5 000 € aux prévenus – in solidum – en réparation du préjudice invoqué.

Le procureur nous surprend par un coup de théâtre

Il nous dit d’abord qu’entre l’injure et la diffamation, c’est l’injure qu’il faudrait retenir. Pour lui, la responsabilité personnelle des deux prévenus ne fait aucun doute. Il estime que M. Cassen s’est livré à un vrai travail de directeur de publication. Mais il se montre plus réservé sur le fond (NDLC : on entre enfin dans le vif du sujet après deux heures d’audience !).

Il poursuit : « Les dessins reprochés sont-ils condamnables ? C’est moins évident ! La caricature vise une personne publique. La jurisprudence s’est toujours montrée très peu restrictive en la matière. Il est compliqué de considérer que le dessin puisse être considéré comme injurieux ».

Maître Pichon rebondit sur les propos du procureur

Il soutient que la liberté d’expression doit être acceptée, même si elle ne plaît pas : «  dans une caricature, il y a une distance par essence, on exagère la réalité et cette liberté doit être acceptée. Ce n’est pas une photographie ! Quant au thème du lèche-bottes, il n’est pas nouveau » citant les caricatures du Crapouillot.

Il poursuit : « Mme Hidalgo qui se prétend à la pointe du combat pour la liberté d’expression devrait avoir « le cuir tanné » et accepter des propos désagréables ».

https://youtu.be/q3PZb026_gM

Il ajoute que d’autres ont été exposés aux mêmes désagréments : Marine le Pen comparée à un étron, Sarkozy en position compromettante avec Carla Bruni, Hollande avec une jeune femme, sans parler d’une religieuse avec un crucifix dans l’anus, une caricature de Charlie Hebdo qui l’a particulièrement affecté en tant que catholique pratiquant.

Pour les détails, il fait remarquer que les éléments apportés au débat sont postérieurs à la publication du dessin et ne prouvent en rien que M. Cassen ait participé à la mise en ligne. Il rappelle le contexte de la caricature et des articles associés : une célébration du Ramadan qui a coûté 100 000 € au contribuable parisien. Mme Hidalgo est critiquée pour le non-respect de la laïcité.

Puis il revient sur l’enquête de police qu’il qualifie de « disproportionnée », voire « effrayante » : oser lancer une perquisition pour une histoire de caricature !

Il conclut que les limites de la liberté d’expression n’ont pas été franchies et demande la relaxe pure et simple de ses clients ainsi qu’un dédommagement pour procédure abusive.

Le mot de la fin revient à Pierre Cassen

Revenant à la barre, il rappelle ce qu’il avait dit au président du tribunal en 2012 lors de son premier procès : « je mène un combat contre l’islamisation de mon pays (…) Je cesserais la bataille si les faits venaient à me donner tort ». Puis il énonce la liste des attentats, commis au nom d’Allah, qui ont, depuis cette date, meurtri la France.

https://ripostelaique.com/proces-3-fevrier-2012-ldh-mrap-licra-ccif-ils-se-mettent-a-quatre-pour-tuer-riposte-laique.html

Il reprend : « j’ai la désagréable sensation que plus les faits me donnent raison et plus la répression s’accentue (…). C’est ma dixième comparution devant ce tribunal. Les modèles totalitaires m’ont toujours révulsé : un caricaturiste algérien Abdelhamid Amine vient d’écoper d’un an de prison dont trois mois ferme pour des dessins critiquant le pouvoir … »

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/algerie-un-dessinateur-ecope-de-trois-mois-ferme-pour-des-dessins-antipouvoir-20191211

« J’ai la désagréable impression que certains veulent utiliser mes courriels pour revenir sur des décisions de justice (…). Je pense qu’il y a d’autres priorités ! » a-t-il ajouté.

L’affaire est mise en délibéré et le verdict sera rendu le 5 mars à 13 h 30

Hector Poupon




Madame Tasin ne semble pas comprendre, il faut donc la mettre en prison !

Selon le site officiel service-public.fr, l’apologie du terrorisme consiste à « présenter ou commenter favorablement des actes terroristes ». Cette infraction se distingue de la provocation directe au terrorisme qui consiste à inciter à commettre des actes terroristes. Les peines encourues sont de 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, mais elles sont portées à 7 ans de prison et 100 000€ d’amende si les propos ont fait l’objet d’une mise en ligne via un site internet, car cela est considéré comme une circonstance aggravante. Christine Tasin, devait répondre de ses actes devant la Xe chambre correctionnelle du tribunal de Paris, ce mardi 3 décembre 2019.

Le grief retenu par le parquet à l’encontre de Christine Tasin, suite à un signalement du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) ne portait que sur la première infraction : « apologie du terrorisme ». Le propos litigieux est un article paru le 20 juin 2017 sur le site de Résistance Républicaine. Mme Tasin est mise en examen en qualité d’auteur et de directrice de publication. Le contexte est important : on était au lendemain de l’attentat de la mosquée de Finsbury Park, au nord-est de Londres. Un certain  Darren Osborne, au volant d’une camionnette avait foncé sur un groupe de fidèles qui portaient secours à un des leurs, suite à un malaise, aux abords de la mosquée. Mais au moment où l’article a été écrit, on ne savait rien sur les circonstances de cet attentat et toutes les hypothèses étaient permises.

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Acte 1 : faites entrer l’accusée !

C’est l’ouverture de l’audience qui a déjà été reportée deux fois, car le Collectif contre l’islamophobie en France, pourtant à l’origine des poursuites, n’était jamais prêt. Malgré un appel par internet à un rassemblement sur le parvis du nouveau tribunal de Batignolles contre les vilains racistes, les soutiens se limitaient à quelques personnes dans la salle, dont une femme voilée.  Un groupe scolaire avait choisi d’assister à cette audience, et ils ont bien fait car le débat soulevait des questions de société non dépourvues d’intérêt, comme l’indépendance de la justice par exemple…

Le juge rapporteur ouvre la séance et pose quelques questions sur les éléments de personnalité. Après avoir décliné son identité et détaillé ses ressources, Christine Tasin explique son combat contre l’islamisation de la France. On rappelle charitablement ses condamnations en omettant de dire que pour certaines, les voies judiciaires ne sont pas toutes encore épuisées.

Dans cette affaire, le parquet avait diligenté une enquête préliminaire dont il ressort que l’article incriminé publié le 20 juin 2017 a été retiré peu de temps après. Christine nous explique que cet article était un brouillon et qu’il a été publié par inadvertance par un collaborateur. « Je voulais faire un article complet sur la perception des attentats (…) Je l’ai retiré pour y revenir. Mais lorsque j’ai appris qu’il y avait une plainte contre moi, j’ai laissé les choses en l’état ». Sur l’objectif de l’article. Christine Tasin nous explique qu’il s’agissait pour elle de montrer que la multiplication des attentats islamistes risquait de conduire des tas de gens à commettre aussi des attentats et que des personnes « pouvaient péter les plombs ».

Tenter de comprendre ne veut pas dire « pousser à » ! Elle s’étonne que M. Macron ne soit pas poursuivi pour apologie du terrorisme alors qu’il avait lui aussi commenter l’attentat du Bataclan « en essayant de comprendre comment des individus avaient pu en arriver là ».

Dans le jeu des «  questions/réponses », Christine Tasin brille par sa détermination : pas question de se laisser intimider !

Celles du procureur portent sur le site internet de Résistance Républicaine : « Quel est le nombre de visiteurs et quelles sont vos ressources financières ? » On voit où il veut en venir : mesure l’ampleur des « dégâts » ! Puis il jette ses dés : « je ne suis pas satisfait de vos explications : votre publication ressemble à un article très bien construit ».

Celles de maître Ouadie Elhamamouchi, le conseil du CCIF sont plus vicieuses : il s’agit de mettre Christine Tasin en porte-à-faux par rapport à l’institution judiciaire. « Répétez ce que vous avez dit devant l’École de la magistrature à Bordeaux ! Et bien moi, je vais vous le dire : « à cause de la loi Pleven, les magistrats sont des collabos et des tueurs de la France … » ».

Le président du tribunal prend la parole pour dire qu’il a du mal à comprendre que le site de Résistance Républicaine soit mal contrôlé. Mais le tout sans agressivité. On sent chez cet homme une forme de respect du justiciable, ce qui n’est hélas pas toujours le cas dans les nombreux procès auxquels nous avons assisté et Renaud Camus ne pourra pas nous contredire !

Acte 2 : les avocats du CCIF passent à l’attaque.

Bien qu’ayant demandé quatre heure d’audience, l’intervention de Ouadie Elhamamouchi est assez courte, à vrai dire peu convaincante et assez peu argumentée sur le plan juridique. « Christine Tasin est plus courageuse derrière son ordinateur qu’à la barre, car elle n’assume pas ses écrits », lance-t-il à l’auditoire. Il tente d’expliquer que les propos des articles incriminés visent à une double glorification : celle de Darren Ostborne, auteur de l’attentat de la mosquée de Finsbury Park et celle de l’acte lui-même.

Puis, reprenant un reproche déjà adressé pendant l’interrogatoire, il accuse Christine de complotisme, une manière assez grossière de tenter de la situer à l’extrême droite.

Puis il revient sur trois éléments qui seront récurrents au cours des débats : l’allusion au 18 juin 1940, Charles Martel et la Reconquista, autant de marqueurs historiques qui, selon lui, éclairent l’état d’esprit de Mme Tasin. Après s’être maladroitement avancé sur le terrain du « terrorisme catholique », faisant allusion à l’IRA, il réclame 5 000 € au titre de préjudice subi par le CCIF.

Sa collègue avocate (et oui, ils étaient deux !) revient sur l’article qui, selon elle, présentait Ostborne sous un jour favorable. « On aurait pu avoir un article en demi-teinte ». Elle cite divers articles publiées sur le site de Résistance Républicaine, pour « éclairer » le tribunal sur les intentions islamophobes de Mme Tasin. Enfin, elle tente de donner une image rassurante du CCIF « qui collabore avec de nombreuses instances officielles ».

Acte 3 : le procureur de la République, censé défendre les intérêts de la société, prend la parole.

Grand seigneur et sûr de lui, il commence par des précautions oratoires mielleuses mais qui ne trompent personne : « on est seulement ici pour l’article du 20 juin 2017 » (sous-entendu et non pas pour ceux cités par l’avocate du CCIF). Puis il ajoute : « personne ne cherche à restreindre votre liberté d’expression ».  Merci du peu ! Puis il passe à l’attaque !  « Mais la liberté d’expression a des limites et c’est une garantie pour notre démocratie (…) Le tribunal devra dire si l’infraction est constituée et si oui, quelle est la peine à prononcer ». Pour lui, ça ne fait aucun doute : l’acte terroriste est bien réel (attentat à la mosquée de Finsbury Park) et il est présenté par Mme Tasin comme digne d’éloge, puisqu’il se réclame de grands moments de l’histoire de France et d’Europe : Charles Martel, l’appel du général de Gaulle du 18 juin 40 et la Reconquista. Il lance « l’article est bien construit, la thèse du brouillon ne tient pas. Personne ne croit qu’il y a un tiers en cause (..) et puisque Mme Tasin, malgré ses nombreuses condamnations, ne semble pas comprendre, je demande six mois de prison dont deux avec sursis et 5 000 € d’amende ». En clair, cela fait quatre mois ferme ! Effarement dans la salle, mais à vrai dire, nous nous y attendions un peu, car on voyait bien que le parquet voulait taper fort ! Sans doute des instructions venues de plus haut ! Tout récemment, le procureur d’Auch avait requis trois mois de prison avec sursis à l’encontre de Renaud Camus.

https://ripostelaique.com/proces-renaud-camus-accuse-de-preferer-la-guerre-a-la-soumission.html

Acte 4 : la défense n’a pas l’intention de se laisser intimider.

Maître Frédéric Pichon rebondit sur la liberté de critiquer un texte législatif : « c’est un droit de considérer qu’une loi est une mauvaise loi » lance-t-il. En l’espèce, il faut rappeler la genèse de la loi sur l’apologie du terrorisme qui vise sa cliente. Cette infraction a été détachée du régime plutôt protecteur de la loi sur la presse de 1881, précisément dans le but se soustraire le justiciable à cette protection. Ceci s’est fait à la suite des attentats de 2015. Le délit d’apologie du terrorisme est devenu autonome, ce qui a permet de prononcer des peines de prison et pas simplement des amendes.

Le conseil de Christine Tasin s’enflamme contre les réquisitions exorbitantes du parquet. Il rappelle que le parquet n’avait réclamé à l’encontre de Nick Conrad que 5 000 € avec sursis alors qu’il appelait à « pendre les bébés blancs ». Ce qui ne l’a pas empêché de récidiver peu de temps après. Il fait remarquer que sa cliente n’est poursuivie ni pour incitation à la haine, ni pour incitation au terrorisme.

Puis il revient sur l’article incriminé qui « doit être apprécié dans sa globalité ». « Se mettre à la place de quelqu’un, c’est l’essence même du métier de journaliste ou d’avocat (…) Je peux comprendre le passage à l’acte d’un activiste de l’IRA, d’un Palestinien, ou d’un Irakien qui a vécu des moments traumatisants ». Cela ne veut pas dire pour autant que je glorifie cette violence ! (…) Ne tombons pas dans les procès d’intention ! (…) Il y a des situations où les déterminismes sont forts, où le désir de vengeance peut se comprendre ». Il évoque la souffrance de Patrick Jardin, dont la fille a été assassinée au Bataclan. Il reprend des passages du texte de Christine : « ils l’auront voulu,  PAS NOUS », montrant ainsi qu’il y a bien une distanciation de la part de sa cliente, dans ses prises de position.

Il cite deux arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme, qui ont condamné la France pour avoir fait un usage abusif du concept d’apologie : d’une part l’arrêt Lehideux et Isorni contre France du 23 septembre 1998 et l’arrêt Aussaresses contre France, qui conclut que reconnaître la torture ne signifie pas en faire l’apologie.

Il cite encore les déclarations de la nouvelle tête de liste d’Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou qui se vante publiquement d’avoir eu une mère « porteuse de valise » pendant la guerre d’Algérie : pour le coup une apologie manifeste du terrorisme du FNL, qui semble n’avoir fait tousser personne, en tout cas pas le parquet !

On aurait pu aussi citer la déclaration d’Emmanuel Macron qui, le 1er novembre dernier, s’est cru obligé de commémorer l’anniversaire du déclenchement des attentats sanglants du FNL contre la France (dans lequel Guy Monnerot, un instituteur militant trouva la mort), semblant au passage ignorer que la fête de l’indépendance algérienne n’est pas le 1er novembre mais le 5 juillet ! Alors deux poids deux mesures dans le déclenchement des poursuites ? N’est-ce pas le signe d’une justice politique ?

Avant de demander la relaxe de sa cliente, Frédéric Pichon demande au tribunal de juger irrecevable la demande en réparation du préjudice, au motif que « la recevabilité de l’action civile est subordonnée à l’existence d’un dommage issu directement de l’infraction poursuivie », ce qui en l’espèce n’est pas le cas.

Enfin il conclut sur une note très politique à l’encontre du CCIF qu’il qualifie de proche des Frères musulmans et sachant parfaitement jouer de la taqîya. Il rappelle que la CCIF a récemment été débouté de sa demande en première instance et en appel pour sa plainte à l’encontre de Judith Wainstraub, journaliste au Figaro qui l’avait décrit comme « une officine salafiste, au service d’une tentative d’islamisation de la France ».

Acte 5 : Christine Tasin revient à la barre pour un dernier temps de parole.

Elle cite les propos de plusieurs responsables politiques : Manuel Valls qui déclare le 16 novembre 2015 que « nous sommes en guerre » , Michel Delpuech qui dit, à Lyon que « Daesh a déclaré la guerre à la France. Enfin Bernard Cazeneuve qui déclare que la thèse développée par le CCIF doit être combattue (thèse selon laquelle, suite aux attentats, la France était « un goulag pour les musulmans »).

Elle rappelle la citation mémorable de Marwan Muhammad à la mosquée d’Orly : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française ».

Elle fait référence à des articles qu’elle a publiés pour Résistance Républicaine, dans lesquels elle dénonce les actes de terrorisme : « s’en prendre aux musulmans, explique-t-elle, serait la dernière des choses à faire ! » Puis se tournant vers le procureur, elle lance : «  avec des hommes comme vous, qu’est-ce qu’ils doivent se marrer les djihadistes ! »

Le président clôt la séance et nous informe que l’affaire est mise en délibéré. La salle se vide dans le calme ! Nos collégiens et leur professeur auront pas mal de choses à raconter dans les écoles de la République  !

Verdict le 4 février à 13 h 30.

Hector Poupon




Aux adhérents de RR : fêter Noël est un acte de résistance

Bonjour à tous,

C’est aujourd’hui un jour magique. Un jour de souvenirs d’enfance. Un jour de rêve et de bonheur. Parce que, quel que soit notre âge, n’avons-nous pas tous, encore et toujours, envie de croire au père Noël ?

Ce mythe du Père Noël, venu du fond des âges, n’est-il pas, d’ailleurs, quelque part, l’un des secrets de notre gauloiserie, de notre faculté de Résistance, invincible ? 

Il faut avoir l’espoir chevillé au corps pour croire que nous pourrons nous débarrasser de la peste verte. Nous y croyons tout de même, parce que nous avons cru et croyons toujours, quelque part, au père Noël. Et nous avons raison, nous gagnerons. Parce que l’histoire le prouve. L’homme finit toujours par se débarrasser de ses monstres.

Croire au père Noël, c’est croire, quelque part, au miracle, aux bonheurs inattendus de la vie, à l’incompréhensible.

Et ce père Noël n’a-t-il pas, toujours, fini par arriver, même quand les peuples se croyaient perdus à jamais ? Staline est mort. Comme les colonels grecs. Comme Hitler. Comme Mao. Comme les envahisseurs de l’Espagne pendant 700 ans. Comme les Tyrans d’Athènes, il y a près de 2500 ans.

Les tyrans, les systèmes oppresseurs, les dictateurs et les monarques. Tous au trou.

Et, à chaque fois, les peuples ont dansé, chanté, espéré, construit. Reconstruit.

Il y en a eu des périodes noires dans l’histoire de l’Humanité. Mais à chaque fois il y a des périodes de « 30 Glorieuses ». Oui, le père Noël arrive toujours, même s’il met parfois du temps, même si l’on croit parfois qu’il est mort, là-haut, dans les nuages, assis sur son traîneau…

Il ressuscite toujours. 

Voilà pourquoi, plus que jamais, que l’on soit chrétien, athée ou agnostique, il faut, contre vents et marées, continuer à célébrer Noël, à le faire vivre. 

Voilà pourquoi il faut, contre vents et marées, continuer à mettre sapin et crèche chez soi, continuer à se battre pour que la crèche soit dans les mairies, continuer à se battre pour que les sapins soient installés dans les écoles.

Voilà pourquoi il faut, contre vents et marées, continuer à souhaiter un joyeux Noël et surtout pas de » joyeuses fêtes ».

Noël, c’est l’espoir du jour qui revient, de la lumière qui vient, peu à peu, mordre sur la nuit.

Noël, c’est l’alliance des chrétiens et des athées. C’est aussi la survivance des fêtes païennes du solstice d’hiver, les Saturnales chez les Romains par exemple, quand on fête la nuit la plus longue de l’année parce qu’elle est immédiatement suivie de l’augmentation de la durée du jour… Quel symbole !

Quelle capacité de l’homme à faire feu de tout bois, à trouver des symboles pour le faire réfléchir, sentir, vibrer, grandir… C’est ce qui fait la grandeur de l’homme. Et sa souffrance, l’un ne va pas sans l’autre. La conscience, l’intelligence. L’homme ne subit pas sans réagir la fatalité de la rotation de la terre autour du soleil. L’homme transforme cette fatalité, il en fait une  source de fête, de bonheur, d’aspiration à vivre,  à changer les choses. C’est aussi pour cela que depuis des millénaires les nôtres observent les étoiles, sont capables de déduire de façon presque empirique la circonférence de la terre  à partir de l’observation de l’ombre dans un puits… comme l’a fait Eratosthène au 3ème siècle avant Jésus-Christ. Quand certains en sont encore, en 2017, à bramer que la terre est plate  !

Savoir, comprendre, créer… C’est le propre de la civilisation occidentale. Pas de fatalité…

Alors, joyeux Noël à tous, gorgez vos enfants de souvenirs fabuleux, de moments magiques, afin que, quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils vivent, ils sachent au fond d’eux que le bonheur existe et qu’il vaut la peine de se battre pour qu’il revienne s’il disparaît. Le prix de la vie.

Christine Tasin




François Hollande : la descente aux enfers

AV GROT AMélioré
François Hollande donne au monde l’image d’un président préhistorique, qui passe plus de temps à festoyer qu’à gérer la France. D’où cette descente aux enfers.
av repas
 
Pas de trêve pascale pour l’impopularité croissante de François Hollande, 24e président de la République française. Les plus récents sondages commandés par les services du Palais de l’Elysée indiquent que « Seuls 3% des Français souhaitent le voir se représenter. 81% des sympathisants socialistes réclament une primaire, avec ou sans le Président… ». François Hollande paie au prix fort l’échec de sa politique syrienne (lire aussi http://ripostelaique.com/comment-lambassadrice-de-bachar-a-ridiculise-les-bras-casses-hollande-fabius.html), de sa politique agricole (lire aussi http://ripostelaique.com/jets-de-bouses-de-vaches-huees-pour-hollande-au-salon-de-lagriculture.html ), de sa politique sociale (lire aussi  http://ripostelaique.com/exclusif-orphelinats-galere-de-noel-enfants-places.html ), de sa politique économique dans une France où tout va mal, surtout pour les patriotes qui travaillent dur, dans une France en plein désarroi, où nos paysans se suicident pour échapper aux huissiers, dans une France où des intégristes égyptiens utilisent le pays comme base-arrière, dans une France où les projets de mosquées ou de centres cultuels musulmans intégristes se multiplient, dans une France où les entreprises licencient à tour de bras, où le groupe Aoste ferme son usine « Calixte » à Boffres en Ardèche, dans une France où peu d’entreprises innovent, créent des emplois et beaucoup disparaissent , dans une France où beaucoup de magistrats découragés diagnostiquent « La fin des juges », à l’image de Marie-Odile Theoleyre dans son remarquable livre (http://suite101.fr/article/actualite–la-fin-des-juges-dans-une-societe-en-pleine-folie-a35178), certains juges, et certains élus, ici et là, redressant la tête et stoppant des errements, en faisant prévaloir l’intérêt républicain.
La mauvaise gestion du dossier « terrorisme » par des collaborateurs incompétents de François Hollande (lire aussi http://ripostelaique.com/surnomme-r2d2-lemploye-de-banque-cazeneuve-naurait-jamais-du-finir-a-linterieur.html ) et par les services de renseignements français, ainsi que par les agents des services de renseignements intérieurs (lire aussi http://ripostelaique.com/exclusif-massacres-terroristes-dus-a-faillite-renseignement.html ) ont contribué à cette inexorable descente aux enfers de François Hollande.

Notre analyse est confortée par une enquête de l’hebdomadaire L’Express reprise par Wikipédia, qui expose, à partir des résultats de plusieurs sondages, cinq raisons à l’impopularité croissante du président de la République : absence de gouvernance, absence d’autorité, absence de ligne directrice, opposition d’une partie de la population au projet d’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe, promesses économiques non tenues. L’éditorialiste François Lenglet estime ainsi que c’est le non-respect de trois promesses fondamentales ayant trait à l’économie du pays (celle de la résorption du déficit public à 3 % du PIB en 2013 – s’établissant finalement à 4,1 % -, celle d’inverser la courbe du chômage cette même année et l’engagement de « stabilité fiscale ») qui explique une grande partie de la très forte et persistante impopularité de l’exécutif. L’affaire Cahuzac et ses prises de position dans le conflit syrien ont également un impact négatif sur la perception de son action.

François Hollande représenté aux côtés d’Angela Merkel, symbolisant l’importante influence de l’Allemagne au sein de l’Union européenne.

En octobre 2013, l’affaire Leonarda avait renforcé l’impopularité de François Hollande : alors qu’auparavant les mauvais résultats économiques et les hausses d’impôts en constituaient les facteurs essentiels, Le Point note que cette affaire impacte directement le jugement de la personnalité de François Hollande ; en novembre 2013, il est considéré comme le président le moins courageux de la Ve République et apparaît, d’après une analyse de BVA, comme « incapable de trancher ». Le même mois, le baromètre Ifop indique que François Hollande bat le record d’impopularité pour un président de la Ve République, avec seulement 20 % d’avis favorables.

Dès 2013, l’hypothèse que Manuel Valls lui soit préféré en vue de la présidentielle de 2017 est évoquée. Plusieurs sondages donnent en effet François Hollande éliminé de la compétition présidentielle dès le premier tour. À la suite des élections municipales et européennes de 2014, qui sont un échec pour la gauche, sa popularité continue à diminuer (18 % de satisfaction contre 82 % de mécontents selon le baromètre Ifop), y compris chez les sympathisants socialistes, qui ne lui accordent plus majoritairement leur confiance. Son impopularité record sous la Cinquième République est confirmée en septembre 2014 par tous les instituts de sondage, avec des taux d’opinions favorables allant de 13 à 19 %.

 Du jamais vu pour un président de la République. A croire que le sobriquet, « Monsieur 3% », qu’on lui prêtait quelques mois avant la primaire socialiste de 2011, lui colle à la peau. A l’époque, ce chiffre représentait la part de sympathisants socialistes qui souhaitaient voir le candidat Hollande désigné pour la présidentielle de 2012. On connaît la suite. Mais quatre ans plus tard, et un an avant la nouvelle élection présidentielle, François Hollande est retrouvé à un niveau de popularité très faible. A la nuance près que ce taux concerne désormais l’ensemble des Français.

Seulement 15% des sympathisants socialistes en veulent

Selon les derniers sondages, seules 3 % des personnes interrogées souhaitent voir François Hollande se représenter en 2017. Un chiffre très faible, supérieur chez les sympathisants socialistes, mais encore dramatiquement bas pour un président sortant. Chez les sympathisants socialistes, ils ne sont en effet que 15% à souhaiter qu’il se présente à sa propre succession. Il est devancé auprès de cette population par Valls (40 %) et par Martine Aubry, d’une courte tête (16%).

81% des sympathisants du PS se déclarent favorables à une primaire à gauche

Pour la première fois dans l’histoire de la V ème République, un président sortant semble obligé, par ses propres supporters, à passer sous les « fourches caudines » d’une primaire dans son propre camp. Car 81% des sympathisants socialistes souhaitent la tenue d’une primaire pour désigner leur candidat pour 2017. Et ce dans l’hypothèse où François Hollande se représente. Des résultats désastreux, très sévères pour le président de la République, qui est largement désavoué et humilié par son propre camp.

Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411