1

Philippe de Villiers est parti en Arménie avec Zemmour

Revoilà Philippe de Villiers…  Il avait disparu depuis la fin de la promo de son excellent et très alarmiste dernier bouquin sur le Covid et les mesures liberticides, au printemps dernier. Il paraît qu’il regretterait de ne pas être allé soutenir son copain Zemmour à Villepinte. De mauvais esprits pourraient penser que le vicomte attendait surtout de vérifier le succès de l’opération pour s’engager… C’est un remarquable homme d’affaires fort avisé.

Donc, avec pléthore de journalistes, ils se sont tous deux envolés pour Erevan où,  le candidat de Reconquête devrait séjourner jusqu’à mardi. À Roissy, le Vendéen a serré très fort Sarah Knafo dans ses bras, la tutoyant, prouvant ainsi qu’il la connaît fort bien…

Il s’agit du premier déplacement à l’étranger du candidat Z, un voyage long et chargé de symboles. Si l’équipe de campagne n’a pas encore dévoilé le programme complet, ce déplacement est l’occasion pour Éric Zemmour « de réaffirmer son soutien au peuple arménien, victime d’une guerre terrible », faisant référence au conflit opposant ce pays à l’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie : “une vieille terre chrétienne, (…) un des berceaux de notre civilisation. L’Europe a été fondée par le christianisme. Sans christianisme, il n’y a pas d’Europe et il n’y a pas de France”, “L’Arménie est en danger. Elle a déjà été une terre martyr du temps de l’Empire ottoman et de massacres comme le génocide arménien. De nouveau, ce pays est harcelé, et par son voisin l’Azerbaïdjan, et surtout par la Turquie derrière. On est là au cœur de la guerre de civilisation”.

Il va également parler du rôle de la France dans cette zone, notamment des relations avec le président turc Erdogan qu’il cible souvent dans ses discours. L’Arménie est également l’un des symboles de la chrétienté en Orient,  thème cher à Philippe de Villiers.

L’Arménie a aussi une longue histoire avec la France. L’hexagone compte une importante communauté arménienne, entre 400 000 et 600 000 personnes, qui voteraient traditionnellement à droite. 

À charge de revanche, Zemmour, tel le Macron débutant, fera-t-il ultérieurement une petite virée médiatisée au Puy du Fou ?

Mitrophane Crapoussin




Le Conseil de l’Europe ose faire la promo du hijab!

 

Le Conseil de l’Europe est une organisation intergouvernementale regroupant  47 états membres,  dont la Turquie, l’Albanie, l’Azerbaïdjan, la Bosnie…

 Selon son site: « Le Conseil de l’Europe a été créé par le traité de Londres du 5 mai 1949, signé par dix états (Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède). Le Conseil de l’Europe apparaît comme l’organisation des états attachés à la démocratie libérale et au pluralisme politique. Ainsi, ses objectifs principaux sont de défendre les droits de l’homme et la prééminence du droit ; de rechercher des solutions aux problèmes de société ; de développer la stabilité démocratique en Europe ; de favoriser la prise de conscience et la mise en valeur de l’identité culturelle de l’Europe et de sa diversité.

Le Conseil de l’Europe siège à Strasbourg au Palais de l’Europe. Il se compose d’un comité des ministres rassemblant les ministres des Affaires étrangères des états membres ou de leurs représentants permanents. C’est l’instance de décision du Conseil ; d’une assemblée parlementaire dont les membres sont désignés par les parlements nationaux ; d’un secrétaire général, élu par l’assemblée parlementaire pour cinq ans, qui coordonne les activités du Conseil du congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l’Europe, organe consultatif, représentant les collectivités locales. »

 « Que le monde serait ennuyeux si nous nous ressemblions tous », « la beauté dans la diversité. »…  avec des slogan merveilleusement roboratifs, voilà que cet éminent Conseil vient de publier sur les réseaux sociaux  une campagne de propagande promouvant le hijab, afin de faire du voile  une coiffe parmi d’autres, comme une casquette ou un béret…  et surtout, un emblème de liberté!

Il est évident que la finalité se veut de dépolitiser le voile, le désislamiser, d’en faire un symbole d’ouverture culturelle, pour  imposer une nouvelle image des femmes européennes… tellement plus moderne!

Tout ceci se profile depuis longtemps… Il faut absolument nier les racines chrétiennes de notre civilisation. Nous en avons maints exemples.

En 2020, lors d’une interview pour la télévision suédoise,   l’ambassadeur de France, Etienne de Gonneville,  avait déjà dit: «La France est un pays musulman, l’islam est la seconde religion en France» et nous ignorons ce qu’il se raconte ailleurs…

Etonnamment, il y a eu beaucoup de réactions outrées à cette promo de l’enchiffonnage, en France, probablement pour des raisons électoralistes…

 

« Ces tweets ont été retirés et nous allons réfléchir à une meilleure présentation de ce projet », a expliqué le Conseil de l’Europe,  ils « faisaient partie d’un projet conjoint » du Conseil et de l’Union européenne « contre la discrimination, dont l’objectif était de sensibiliser à la nécessité de respecter la diversité et l’inclusion et de combattre tout type de discours de haine », a encore justifié le Conseil… Ce n’était donc pas du tout ce qu’évoquait cette campagne scandaleuse. Heureusement que dans ce genre d’énorme structure, onéreuse et inutile, les protagonistes sont si nombreux qu’ils se contredisent les uns les autres. A force de penser que l’on est La Vérité… celle que l’on dissimule  finit par apparaître.

« L’islam est l’ennemi de la liberté. Cette campagne est l’ennemie de la vérité. Elle promeut le voilement des européennes. C’est du djihad publicitaire financé par vos impôts. » a tweeté Eric Zemmour, résumant admirablement ce que l’UE veut imposer.

Avec de plus en plus d’ostentation et d’agressivité, l’UE nous déclare la guerre… Espérons donc  le retour rapide de cette campagne, avec Ursula von der Layen voilée, à laquelle il conviendra de faire toute la visibilité qu’elle mérite. En janvier, Macron va présider l’EU pour six mois et il va lui falloir assumer pleinement son Europe, bienveillante, fédératrice et musulmane, pendant la présidentielle…

A suivre.

Mitrophane Crapoussin

 

 

Site du Conseil de l’Europe, d’où la campagne « Voilage pour toutes » a disparu…

https://www.coe.int/fr/web/portal/home




Covid-19 : Michel Onfray a-t-il vécu une EMI ?

À la suite de ses récents propos au sujet de l’aveuglement de l’élite bien-pensante sur les crimes commis par la Turquie d’Erdogan dans le Haut Karabagh – crimes dont il a été le témoin oculaire –, comparé à l’hypermnésie dont jouit la Shoah dans les médias de cette même élite :
https://www.balancetonantisemite.com/2020/12/michel-onfray-philosophe-ou-antisemite.html

Michel Onfray est devenu la nouvelle tête de Turc du groupe d’activistes Balance ton antisémite.

Le philosophe français contemporain le plus traduit dans le monde ne laisse d’étonner par la hardiesse de ses déclarations depuis qu’il a connu les affres d’une contamination par la covid-19, vraisemblablement au cours de son périple dans ce territoire arménien.

Territoire qui, rappelons-le, vient d’être annexé manu militari par les Azéris – musulmans chiites –, puissamment armés par leurs alliés Turcs – musulmans sunnites –, au terme d’un conflit totalement disproportionné que les Arméniens – chrétiens – ont payé au prix fort, dans l’indifférence complice des susdites élites mondialisées et de leurs susdits médias aux ordres.

En mai 2016, lors de cette émission de France Culture :
https://www.franceculture.fr/emissions/le-monde-selon-michel-onfray/le-monde-selon-michel-onfray-samedi-21-mai-2016?fbclid=IwAR3Oo_23HJr9budzYBem_bKrMrFRZ8UxgV1xxSlMfB0Gsvsv1V3buX8bHNE

Onfray affirmait déjà avec force l’évidence des racines chrétiennes de l’Europe :
« L’Europe a des racines chrétiennes qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas (…). Je suis un athée chrétien, car il y a un athéisme qui relève de la sphère chrétienne – parce que l’Europe relève de la sphère chrétienne. Il y a des racines historiques aux civilisations, il y a des racines spirituelles à toutes les civilisations. » [cliquer sur « Écouter » pour avoir la totalité de son intervention]

Onfray répondait ainsi au commissaire européen Pierre Moscovici qui, à l’occasion de l’élection du musulman Sadiq Khan comme maire de Londres, avait affirmé « ne pas croire aux racines chrétiennes de l’Europe » :
https://www.la-croix.com/Religion/France/Controverse-autour-propos-Pierre-Moscovici-racines-chretiennes-Europe-2016-05-12-1200759606

L’affirmation de son « christianisme » (certes athée…) n’avait pas empêché notre philosophe de publier l’année suivante un livre très approximatif – pour ne pas dire amateuriste – sur Jésus et le christianisme :
https://www.babelio.com/livres/Onfray-Decadence/892895

livre qui lui avait valu cette réponse en forme de volée de bois vert d’un « véritable » historien du christianisme :
https://www.laprocure.com/monsieur-onfray-pays-mythes-reponses-jesus-christianisme-jean-marie-salamito/9782706715419.html

Mais fermons la parenthèse, Michel Onfray ayant – sagement – préféré garder le silence sur la question après la publication de la cinglante mise au point du Pr Salamito.

Dans ce très récent texte :
https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/cinq-cent-heures-sous-covid?fbclid=IwAR2Nk7q2BZD0DKbRr0grGC5J2s3p3lXcgXI-AH9UAaU1aha8mj52RTxcLr0

Michel Onfray relate sa lutte épique contre la covid-19. Cinq-cents heures, a-t-il dénombré, en apesanteur ontologique entre la vie et la mort.

« En disciple de Lucrèce, le matérialiste radical que je suis sais que le virus lui aussi veut la vie, sa vie, fût-ce au prix de la mort de ses hôtes, la mienne par exemple »

À part cette affirmation – pour le coup fortement matérialiste et athée : la vie n’est qu’une lutte pour la survie, au prix de la mort de ce qui n’est pas soi, un absurde îlot de « struggle for itself » dans l’immensité du néant –, on relève quelques extraits qui amènent à s’interroger sur l’actuelle radicalité du matérialisme de l’auteur.

Au point qu’on peut se poser cette question, que d’aucuns jugeront saugrenue : lors de ses cinq-cents heures de combat contre la maladie, Onfray-l’athée-chrétien aurait-il vécu une EMI, une expérience de mort imminente ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_mort_imminente

Je vous laisse juge.

Henri Dubost

« A quelques jours près, à l’articulation de novembre et de décembre, l’Avent des catholiques, c’est la date de mon infarctus le 30 novembre 1988, mais aussi celle du décès de mon père dans la nuit… du 30 novembre 2010. Les freudiens y verraient un moment symbolique, les chrétiens aussi – les premiers héritent d’ailleurs plus qu’ils ne le croient des seconds… »

« Comme si la main du Destin (je n’écris pas la main de Dieu, qu’on ne me fasse pas dire ce que je ne pense pas…), ou bien celle du Fatum de mes chers romains bien plutôt, était venu me rechercher là où je me trouvais. » [Curieuse parenthèse : Onfray parle du Destin, pas de Dieu, on l’a bien compris. Quelle est donc ce scrupule qui le fait insister sur l’évidence ? La crainte de paraître ici moins « athée » que son image publique ?]

« Le corps et le cœur qui se rétrécit autour de mon âme qui entre à nouveau dans ces contrées de luminosités jaunasses dont je sais qu’elles sont tangentes à la mort. »

« La neige me met en état de grâce : elle me fait entrer directement dans le monde de mon enfance, sans sas de sécurité. (…) Mais cette fois-ci, je vois la neige tomber comme s’il s’agissait du signe d’une géographie infernale de Dante. »

« Je dors comme une souche, dit-on – et j’aime cette expression depuis que je sais que les souches ne sont pas les restes d’un arbre mort, mais la mémoire vivante de cet arbre toujours actif qui, via des faisceaux mycéliens souterrains, informe encore la vie du vivant autour de lui de son savoir plusieurs fois millénaire. »

« Quoi qu’il en soit, l’identité flanche. On n’est plus qu’un seau d’immondices infectés par le virus, une eau sale secouée par ses fermentations, un liquide thanatologique comme il existe de l’autre côté de l’être un liquide amniotique. C’est l’amnios du néant. » [Curieuse métaphore… L’être ne saurait en effet être « l’autre côté de l’être » par rapport au néant, puisque le néant « est » le non-être. L’affirmation que l’être et le néant sont les deux « côtés » de l’être ne constitue-t-elle pas en soi une négation du néant ?]

« J’entre seul dans ce monde à part, dans le monde et un peu hors de lui, j’y vis seul, je m’installe seul dans ce genre de salle d’attente ontologique : un mélange de propylée de funérarium et de temple comme en concevaient les révolutionnaires de 93 pour aborder le néant – « le sommeil éternel » (…) » [Objectons que le sommeil n’est évidemment pas le néant. Il est à la vie ce que la souche est à l’arbre entier : une autre modalité de la conscience. Dès lors, à quoi bon rappeler cette inadéquate maxime : « La mort est un sommeil éternel », que l’on doit à l’immonde Joseph Fouché :
https://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-57203.php

et dont ce dernier était si fier qu’il voulut derechef la faire inscrire à l’entrée de tous les cimetières de France et de Navarre ? Par ailleurs, évoquer benoîtement les révolutionnaires de 93, génocideurs des Vendéens entre autres abominations, n’est assurément pas du meilleur goût sous la plume de quelqu’un qui revient du Haut Karabagh pour dénoncer un nouveau génocide, celui des Arméniens]

« (…) la mort qui arrive harnachée comme pour le Grand Jour ! L’un des Cavaliers de l’Apocalypse qui rit à gorge déployée de cette histoire de cauchemar »

Et enfin le dernier paragraphe, in extenso, avec le thème de l’enfer, évoqué par deux fois :
« L’empoignement cardiaque de cette nuit du dimanche 6 décembre me laisse à penser qu’il est le signe d’une sortie des enfers. Je me suis mis à mon bureau cette nuit. J’ai rédigé ce texte sans interruption en quatre heures et demie. Le jour s’est levé. La lumière inonde maintenant la ville de Caen. Les pierres des maisons réfractent le soleil dans un camaïeu de jaunes. Je n’ai rien écrit depuis plusieurs semaines. Ça ne m’était jamais arrivé : c’est pour moi la punition la plus infernale. »

* * *




Soutien à la Grèce : initiative utile du Parti de la France

À l’initiative du Parti de la France, un appel a été lancé sur les réseaux sociaux pour exprimer un soutien patriote aux Grecs, qui se retrouvent quasiment seuls à défendre leurs frontières mais aussi celles de l’Union européenne. Plusieurs orateurs se sont succédé, place de Bolivie, vendredi dernier, à quelques centaines de mètres de l’ambassade de Turquie.

C’est la seconde fois, en moins d’une semaine, que des patriotes se font entendre pour adresser un message clair à l’État turc. En effet, les Identitaires s’étaient déjà donné rendez-vous, le 7 mars, non loin de l’ambassade de Turquie, en déployant une banderole  «Erdogan, ennemi de l’Europe ».

L’Union européenne ne semble pas concernée par la défense de ses frontières, malgré le battage médiatique en faveur d’une mythique armée européenne. Seuls quelques États-nations ont manifesté leur solidarité avec la Grèce, parmi lesquels la Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne, l’Autriche et Chypre. Se contentant d’une condamnation du bout des doigts de l’offensive turque, la Commission ose se dire prête à débloquer 500 millions d’euros pour dissuader Ankara de faire entrer en Europe, via la Grèce, des millions de « migrants ». Le roman des réfugiés fuyant la guerre ne trompe personne : tous les observateurs, des Démocrates suédois à Jordan Bardella le disent : les candidats à l’invasion migratoire sont essentiellement des Maghrébins, des Afghans, quand ce ne sont pas les djihadistes de Daech rescapés de Syrie !

Il est clair que ce chantage sur les « migrants » n’a d’autre but, pour les Turcs, que d’obtenir un soutien occidental en Syrie, au moment où la Russie, en appui au régime syrien, gagne la partie sur le terrain. Et l’on voit bien les limites de cette Union européenne, incapable d’avoir une politique étrangère commune. Le spectacle de faiblesse qu’elle offre n’est pas pour rassurer et le régime d’Ankara l’a parfaitement compris. Tenu en échec par la Russie de Poutine, Erdogan se résout à frapper l’Occident sur un autre front. Et la terre grecque est une nouvelle fois la cible des convoitises turques.

Qu’un ministre turc en exercice puisse oser dire : « un million de migrants iront bientôt en Europe. Les gouvernements européens tomberont, leurs économies déstabilisées. Ils ne pourront rien y faire », ne semble pas ébranler ni Macron ni Merkel, ni Von der Leyen. Dans son allocution, Macron nous fait un couplet sur le « danger d’un repli nationaliste », mais pas un mot sur la Syrie, ni sur l’impérialisme turc aux portes de l’Europe. Cet homme n’a décidément aucun sens de l’histoire, aucune vision géopolitique du monde. C’est dans ce contexte que s’est déroulé le rassemblement des militants du Parti de la France, place de Bolivie.

Et c’est à Fiorina Lignier que revient la première prise de parole. Vous vous souvenez, cette étudiante que les milices de Macron ont éborgnée à vie dans une manifestation des Gilets jaunes ?

Elle explique que Frontex aurait dû déployer des milliers d’hommes pour défendre la frontière grecque, alors que l’Union européenne se couche devant le sultan Erdogan. Selon elle, en vertu de la jurisprudence de la Cour de justice européenne, les clandestins, s’ils passent la frontière, ne pourront jamais être expulsés puisqu’ils viennent de pays « non sûrs ». La Turquie n’a sa place ni dans l’Otan, ni dans l’Union européenne. Puis elle conclut : «  c’est entre nos mains que repose le sort de l’Europe ».

C’est ensuite le tour du politologue Olivier Piacentini, auteur de « OPA sur l’Élysée ». Il rappelle que Erdogan lâche les migrants dont l’Union européenne lui a confié la garde moyennant la modique somme de 6 milliards d’euros. Mais ce sont avant tout des soldats programmés pour islamiser l’Europe, à qui l’on demande de ne surtout pas s’intégrer !

Puis Épona nous fait la lecture du message d’Irène Dimopoulou, journaliste et militante du mouvement « Aube Dorée ». Sauvons notre honneur, soyons fiers de nos ancêtres grecs et européens ! (…) Prenons le taureau par les cornes et devenons les remparts de l’Europe (…) Combattons et Dieu nous donnera la victoire ! ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aube_dor%C3%A9e_(Gr%C3%A8ce)

Puis, le président du mouvement belge « Nation », Hervé Van Laethem, prend la parole. Il rappelle que la Turquie compte 80 millions d’habitants et qu’elle abrite la deuxième armée de l’Otan. Elle a encore un pied à Chypre. Que faire ? Informer et alerter l’opinion publique, se coordonner avec les patriotes grecs et essayer d’envoyer des renforts sur place. Il nous informe que des comités « Action, solidarité » sont mis en place en Belgique. Il faut que la Turquie cesse son chantage, quitte la Syrie et Chypre ! Il foule au pied un symbolique croissant, en mémoire du siège de Vienne par le sultan Soliman en 1683 et qui se soldera par la victoire de Kahlenberg grâce à l’appui polonais. Comme l’histoire se répète !

https://twitter.com/hvl1965?lang=fr

https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1984_num_28_1_957

Thomas Joly, du Parti de la France, termine les allocutions et met en garde contre l’Islam conquérant et la pénétration de l’Europe par une population souvent hostile. Face à l’immigration sauvage, il explique que la situation en Grèce n’est plus celle de 2015. Le gouvernement grec n’accepte plus la déferlante migratoire dans les îles de la mer Égée, avec la complicité de certaines ONG partisanes. L’armée grecque est aux frontières. Il faut multiplier les actions de soutien.

Hector Poupon

https://www.parti-de-la-france.fr/

 

 

 




Chut ! Erdogan utilise des gaz chimiques contre les Kurdes…

Régulièrement la question de l’utilisation des armes chimiques par le régime de Bachar el-Assad revient dans l’actualité. Et chacun  -à commencer par les dirigeants français-de s’indigner. De son côté Erdogan fait bombarder les Kurdes de Syrie en utilisant du gaz chloré. Et là, c’est l’omerta !

Deux poids, deux mesures ! C’est l’éternelle histoire de la diplomatie française bien incapable de montrer un tant soit peu de fermeté et de rigueur dans sa ligne politique.
C’est le 20 janvier dernier – il y a tout juste un mois – que le dictateur turc Recep Tayyip Erdogan lançait une offensive militaire contre les Kurdes dans la région d’Afrine, au nord-ouest de la Syrie. Une opération étonnamment baptisée « Rameau d’olivier » -l e ridicule ne tue pas – menée avec des chars et des avions pour bombarder dépôts de munitions, abris et positions de combat des miliciens kurdes.

Des bombardements au cours desquels Olivier Le Clainche dit Kendal Breizh a perdu la vie le 10 février. Ce Breton originaire de Malestroit âgé de 41 ans avait quitté sa famille en juillet dernier pour rejoindre les YPG (unités de protection du peuple). Formé au maniement des lance-roquettes RPG il s’était battu vaillamment pour la libération de Raqqa et Deir ez-Zor, deux importants fiefs de l’Etat islamique. « Etant donné le comportement de Daech avec les populations on peut dire que je suis venu faire de l’humanitaire. Juste nos outils ne sont pas les mêmes » avait-il répondu avec ironie et une pointe d’humour, à un journaliste de France-info venu l’interroger sur ses motivations.

Troubles respiratoires

Pour tenter de venir à bout de la résistance féroce des combattants Kurdes qu’il considère comme des terroristes, Erdogan ne recule devant aucun moyen. Lors d’une conférence de presse tenue le 16 février, le conseil de santé d’Afrine révélait que l’armée turque utilise du gaz chloré en violation du droit international et des droits de l’homme. « Les analyses effectuées suite à l’hospitalisation d’habitants du village d’Erende dans le district de Shiyé souffrant de troubles respiratoires ont montré que ceux-ci avaient été affectés par l’inhalation de gaz toxiques provenant de l’utilisation d’armes prohibées, indique le communiqué. Les membres du personnel en contact avec les victimes ont eux aussi commencé à présenter des symptômes d’asphyxie ».

Une conférence de presse qui n’a eu aucun écho en France où le système politico-médiatique a décidé, une fois pour toutes, que le seul à utiliser des armes chimiques, l’ennemi à abattre c’était Bachar el-Assad. D’ailleurs Macron, en digne successeur de Hollande, a fait savoir le 13 février dernier devant les journalistes de la presse présidentielle que si la France « a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils » en Syrie par le régime « nous frapperons ». Une obsession de « la ligne rouge à ne pas dépasser » qui fait du quinquennat en cours le prolongement du précédent en matière d’accusations sans preuves.

Et pendant ce temps, le Sultan Erdogan, sûr de son bon droit, se moque bien du droit international et des (timides) mises en garde de la France. Par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères il balaye les accusations de génocide du peuple Kurde en osant une comparaison cynique avec la colonisation de l’Algérie qui disqualifierait la France pour donner des leçons à la Turquie.

Fort de nos faiblesses

Combien de temps laissera-t-on ce dictateur sanglant qui voit des terroristes partout, martyriser son peuple ? Combien de temps accepterons-nous les insultes venant d’un pays qui persiste dans sa volonté d’intégrer l’union européenne alors qu’il foule aux pieds ses principes ? Combien de temps les Occidentaux accepteront-ils la présence de la peu fiable Turquie au sein de l’Alliance atlantique et de l’OTAN ?

En bon islamiste Erdogan joue sur tous les tableaux. Se sentant fort de nos faiblesses il croit pouvoir tout se permettre. Sous la menace permanente du tsunami migratoire que représenterait l’ouverture des vannes turques, l’Europe préfère composer et accepter l’inacceptable, l’intolérable. Mais jusqu’à quand ? il faudra bien un jour qu’elle choisisse entre ses principes et ses intérêts ! Qu’elle se soumette ou qu’elle relève la tête !

Même si la diplomatie et la morale ne font que rarement bon ménage, les Européens en général, les Français en particulier ne peuvent avoir la mémoire courte. Il est impossible de mettre sur un pied d’égalité le régime sanguinaire turc qui a été longtemps complaisant avec les djihadistes de Daech et les combattants kurdes, qui, faut-il le rappeler, ont été le fer de lance de la reconquête des territoires passés sous le contrôle de l’Etat islamique.

Oui, nous avons une dette de reconnaissance vis-à-vis des Kurdes qui se sont battus avec un courage que l’on ne saluera jamais assez contre les fous sanguinaires d’Allah. Ceux-là même qui ont commis ou commandité les atrocités qu’a connues notre pays en 2015 et 2016. Leur sacrifice a permis, sans doute, de sauver des vies dans notre pays et ailleurs dans le monde.

Alain MARSAUGUY




Hommage au peuple kurde, agressé par Erdogan

S’il est un peuple qui mérite toute notre estime et notre admiration, c’est bien le peuple kurde, dont le courage n’est plus à démontrer.

BHL, qui est loin d’être ma référence parmi nos philosophes, a remarquablement mis en valeur ce courage des combattants kurdes, et notamment des femmes, avec son film Pershmerga, qui a conquis le public, jusque dans les rangs de l’ONU.

Et si la coalition occidentale a pu vaincre l’Etat Islamique dans un délai plus rapide que prévu, elle le doit au peuple kurde qui a mis toutes ses forces dans la bataille.

Bien que musulmans sunnites, les Kurdes ont fait le choix de la démocratie et de l’égalité hommes-femmes.

200 000 chrétiens chassés d’Irak ont pu se réfugier au Kurdistan.

Et bien des Yézédis leur doivent la vie sauve.

Ce peuple maudit, qui n’a toujours pas son Etat propre, contrairement aux promesses qui lui avaient été faites en 1920 après la chute de l’Empire ottoman, se bat depuis un siècle pour son autonomie en vue de son indépendance.

Répartis à la jonction de  4 Etats, Turquie, Iran, Irak et Syrie, environ 40 millions de Kurdes subissent régulièrement les attaques des pouvoirs centraux, qui écrasent toute velléité d’indépendance, par peur d’une contagion généralisée dans tout le Kurdistan.

D’autant plus que le Kurdistan est riche en pétrole.

On se souvient des bombardements chimiques lancés par Saddam Hussein sur les Kurdes d’Irak.

On connaît la haine d’Erdogan pour le PKK, ce groupe armé kurde qui mène une guérilla constante contre Ankara.

Alors, où en est-on aujourd’hui ? Pas simple.

Profitant du chaos syrien, les Kurdes de Syrie ont pris le contrôle d’un vaste territoire et s’autogèrent  totalement, loin du pouvoir de Damas.

Et ce Kurdistan syrien est passé sous la coupe du PYD, branche syrienne du PKK.

La branche armée du PYD est l’YPG, hostile à Bachar el-Assad.

Mais c’est contre l’EI que les Kurdes ont consacré toutes leurs forces, avec le succès que l’on connaît.

Ce qui a irrité Erdogan le 14 janvier, c’est la décision de Washington, qui soutient les FDS, de déployer 30 000 gardes-frontières kurdes dans le nord de la Syrie.

C’est donc dans le contexte d’un renforcement du Kurdistan syrien, qu’Erdogan a décidé le 21 janvier de lancer l’opération “Rameau d’olivier” contre les forces kurdes de Syrie, avec l’appui inconditionnel du peuple turc, qui considère le PKK et l’YPG “comme une menace existentielle”.

« Nous allons tuer dans l’œuf cette armée terroriste” a déclaré le leader turc.

Erdogan, après sa féroce répression du coup d’Etat manqué, veut redorer son blason par une victoire qui lui ouvrirait un boulevard pour les élections de 2019.

Les opposants rasent les murs. Leurs manifestations sont interdites.

“Nous écraserons quiconque se dressera contre nous dans cette lutte nationale” a dit le dictateur turc.

Avec lui, on est vite catalogué “traître à la patrie” !

Mais la propagande ne fait pas tout et l’offensive dans le nord de la Syrie se heurte à la forte résistance des combattants kurdes, soumis au bombardements d’Ankara.

Toute la population est appelée à prendre les armes, y compris les volontaires occidentaux qui avaient combattu auprès des Kurdes contre l’EI. (Américains, Britanniques, Allemands, Français)

Les FDS, Forces démocratiques syriennes constituées de combattants de l’YPG, bloquent l’invasion turque.

Pour l’instant, le conflit est localisé dans la région d’Afrine.

Mais si le conflit se déplace sur la région de Manbij, les soldats turcs pourraient  se retrouver face aux troupes américaines qui soutiennent les FDS.

Bien que le ton monte du côté turc, contre Washington qui soutient les milices kurdes, le risque d’un affrontement entre deux alliés de l’OTAN parait néanmoins peu probable,

Américains et Turcs  ayant chacun tout intérêt à calmer le jeu.

Quant aux Russes et aux Européens, ils prêchent la modération faute de mieux.

Les Turcs veulent créer une zone tampon de 30 kms en territoire syrien.

Les Américains veulent déployer 30 000 gardes-frontières kurdes pro-américains dans le nord de la Syrie.

Ce qui n’a rien d’incompatible. Ce sera donnant-donnant.

Les négociations devraient donc l’emporter.

Faute de quoi, Manbij sera sous peu le nouveau point chaud du Moyen-Orient….

Jacques Guillemain




Le sultan Erdogan veut se poser en leader du monde musulman

Après avoir éliminé toute opposition en Turquie, le sultan Recep Tayyip Erdogan nourrit désormais l’ambition d’unifier le monde musulman.

Et c’est la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des Etats-Unis qui a été l’occasion pour le dictateur Turc de tenter un coup de poker. Le 13 décembre, soit une semaine après l’annonce surprise du président américain, Erdogan convoquait en urgence un sommet extraordinaire de l’Organisation de coopération islamique(OCI) qui réunit les 57 états musulmans, en vue de parvenir à une position commune contre la décision américaine sur Jérusalem.

Une initiative politique couronnée de succès pour Erdogan. C’est la première fois depuis longtemps que les différents chefs d’Etat du monde musulman dont on connait les divisions et les rivalités se mettaient d’accord sur un texte commun condamnant la décision prise par les Etats-Unis.

En visite au Soudan, les 24 et 25 décembre, le Sultan Turc savourait son succès : « Durant le sommet extraordinaire sur Jérusalem, le monde musulman a montré à quel point il pouvait être puissant lorsqu’il agit ensemble » déclara-t-il, tout en se félicitant qu’au conseil de sécurité de l’ONU 128 pays se soient opposés à la décision américaine.

Isolé sur la scène diplomatique

Ce n’est pas par hasard qu’Erdogan a commencé sa tournée africaine par le Soudan un état musulman dirigé par le très islamiste Omar el-Béchir. Isolé sur la scène diplomatique, ce pays de 30 millions d’habitants, est à la recherche de partenaires et d’alliés. Le président soudanais fait l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux émis par la Cour pénale internationale (CPI) en 2009 et 2010 pour répondre de « génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre au Darfour » une province située à l’Ouest du Soudan théâtre depuis 2003 d’une guerre civile, oubliée de tous, qui a déjà fait 330 000 morts selon un rapport de l’ONU.
Une visite qualifiée d’« historique » par Khartoum qui se trouve dans une situation économique délicate, notamment en raison de la perte de 80% de ses ressources pétrolières depuis l’indépendance du Soudan du sud. Pas moins de douze accords de coopération dans les domaines agricole, économique et militaire ont été signés entre les deux pays ainsi qu’un accord pour la création d’un conseil de coopération stratégique.

« Stratégique », c’est ainsi qu’Erdogan a qualifié cette première visite effectuée au Soudan, sa « seconde maison » comme il l’a déclaré lors d’une conférence de presse commune au cours de laquelle Omar el-Béchir a rendu hommage à l’action de son hôte : « Les Soudanais sont attachés à la Turquie parce que c’est le dernier état du califat islamique ». On ne saurait être plus clair !

Un intérêt grandissant pour l’Afrique

Depuis le début des années 2000 Ankara manifeste un intérêt grandissant pour l’Afrique tant par le montant de ses investissements que par le nombre de ses partenariats. Après le Soudan, Erdogan accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires et de chefs d’entreprises Turcs a fait un rapide passage par le Tchad pour signer avec Djamena six conventions sur la sécurité, les mines et l’eau. Et c’est par la Tunisie qu’il termine sa visite africaine, une visite hautement stratégique, là encore, puisque la Tunisie, comme la Turquie, ont en commun et pour des raisons différentes, d’avoir des relations compliquées en ce moment avec les Emirats arabes unis.

Trois étapes dans trois pays musulmans où il a été bien sûr question de géo-politique. Dans un monde islamique en pleine mutation fracturé entre un Iran chiite et une Arabie saoudite sunnite qui vit une révolution politique et sociétale sous l’impulsion du jeune prince héritier Mohammed Ben Salmane, l’ambitieux Erdogan pense que son heure est venue de lancer une OPA sur un monde musulman éclaté afin de replacer la Turquie sur la scène diplomatique.
Il a juste oublié que le véritable maitre du jeu dont il est censé être l’allié se trouve à Washington, qu’il s’appelle Donald Trump et que rien ne pourra se faire sans lui.

Alain MARSAUGUY




17 avril 1946, le dernier soldat français quittait la Syrie

Le 17 avril 1946, le dernier soldat de la mandature française quittait la Syrie après 25 ans de présence depuis la chute de l’Empire ottoman en 1920, un mandat attribué par la Société des Nations qui venait de naître. C’est en 1941 que les Forces françaises libres avaient accordé son indépendance à la Syrie après de laborieuses négociations (1). La date du 17 avril a été retenue comme journée nationale de l’Indépendance de la Syrie.

Le mandat français dura un quart de siècle au cours duquel la France dû faire face en 1924 à la création de la Confrérie des Frères musulmans par Hassan-al-Banna grand père de Tarik Ramadan, à la fermentation du futur parti Bass avec grèves et émeutes et à la coalition de la Syrie avec le gouvernement de Vichy, les Allemands et les Turcs. On le comprend, le contentieux entre la Syrie et la France est de taille.

Que nous réserve cette année le 71ème anniversaire de la proclamation d’indépendance de la Syrie ? L’année dernière, le 17 avril  a été marqué par le bombardement d’Alep par Al Assad et la prise de nouvelles positions stratégiques par l’Etat islamique et Al Nosra.  L’Etat français va-t-il faire officiellement amende honorable et battre sa coulpe en notre nom ? Nos candidats à l’élection présidentielle vont-ils se fendre d’actes de repentance ? L’Etat Islamique va-t-il faire péter ses munitions de fabrication française, que mijote-t-il de concert avec  Al Nosra pour la Syrie mais aussi en France ? Assad nous réserve-t-il une éclatante surprise avec l’appui de Poutine , de la Chine (3), de l’Inde et/ou des Iraniens avec le Hezbollah chiite qui se partagent déjà le gâteau de la reconstruction de la Syrie et de sa position stratégique (6) ? La Turquie lancera-t-elle une grande offensive contre les Kurdes des deux côtés de sa frontière (2)? L’Etat français va-t-il faire une importante livraison d’armes aux rebelles et à Daech par l’intermédiaire du Qatar,de l’Arabie saoudite et de la Turquie ?  L’Union européenne lèvera-t-elle l’embargo sur la nourriture et l’aide médicale médicale malgré l’opposition de la France  (4) ? Nombreux sont les Syriens qui nourrissent une forte rancune contre la France en sus de l’Etat islamique et autres djihadistes, sans oublier non plus que le 17 avril tombe le lundi de Pâques, une journée de nombre d’opportunités pour les terroristes.

Mardi  dernier, un colloque (4) organisé par les députés qui suivent le drame syrien depuis 6 ans, s’est tenu au centre culturel russe , Jean-Marc Ayrault (5), ministre des Affaires étrangères, ayant banni l’accueil du ministre des affaires étrangères de Bachar Al Assad à l’Assemblé nationale. Il avait affirmé peu de temps auparavant qu’il fallait maintenir le dialogue avec la Syrie. Sans doute pensait-il plus aux insurgés et aux djihadistes qu’au gouvernement en place. Rappelons qu’Ayrault et ses comparses s’appuient sur le présumé usage par Assad d’armes chimiques (5) alors qu’aucune commission internationale ne l’a prouvé. Sur place les humanitaires attestent de morts et de blessés mais pas de l’identité des responsables. Etat islamique, Al Nosra, militaires dissidents, autres rebelles, Turquie ou autres puissances étrangères ?

Les députés organisateurs de ce colloque, des journalistes et les représentants d’associations caritatives présents  ne partagent pas du tout l’opinion de notre gouvernement, même quand, comme Gérard Pabst, ils sont dans le même parti. Ils compatissent avant tout au sort du peuple syrien et redoutent que la chute d’Assad ne conduise au même chaos que celui qui a muté en cloaque l’Irak et la Libye après la neutralisation de Saddam Hussein et Kadhafi.

Syria Cartoon

Le Chaos syrien, dec. 2015 : Coalition contre l’Etat islamique en Syrie. Tous le monde tire sur tout le monde à l’exception de l’armée syrienne qui se tire une balle dans la tête.

Le géopoliticologue Alexandre del Valle a dit, comme de nombreuses personnalités avant lui à travers les âges, que la crise syrienne était des plus complexes. On se rappellera ce vieux dicton syrien : Lors de la création du monde, l’Intelligence dit : « Je vais en Syrie ». L’esprit de Discorde ajouta : « J’y vais avec toi ». et ce constat de Joseph Kessel  en 1927, après les soulèvements nationalistes de 1925-26  Il apparaît que tous les systèmes y sont vains, car nul pays n’est plus complexe, plus difficile, plus révolté par nature que la Syrie.

Les relations franco-syriennes reposent sur un malentendu évoqué en 1939, par  Pierre Viénot, député, ancien ministre, L’origine du mandat français en Syrie a été la révolte des populations arabes contre la Turquie pendant la guerre. L’origine du mandat français au Liban remonte beaucoup plus loin. C’est la protection par la France des minorités chrétiennes du Levant, qui s’était exercée avec plus d’efficacité que partout ailleurs vis-à-vis des Maronites de la montagne libanaise. Au Liban, le mandat français était sollicité. Notre langue y est une langue populaire. De plus, en ce qui concerne notre action en Méditerranée, le Liban est pour nous une base importante et solide. Plus loin, Viénot explique que pour assurer la sécurité du Liban, il fallait contrôler la Syrie et que la France ne se souciait pas plus de cette dernière que d’une possession parmi d’autres.

Pourquoi la France soutient-elle et finance-t-elle les terroristes ?

Si la France a pu avoir de bonnes relations avec les communautés chrétiennes de Syrie, du fait de leur francophonie,  celles-ci l’ont complètement désavouée lorsqu’elle s’est engagée contre Bachar-Al-Assad alors que ce président alaouite les protégeait. Aujourd’hui, certains chrétiens demandent protection au Hezbollah chiite et surtout pas à la France. Les Syriens dans leur ensemble n’ont jamais pardonné à la France d’avoir bombardé Damas en 1925, 1926 et le 29 mai 1945 (ordre du général de Gaulle) pour mâter le parti Baas qui réclamait l’indépendance, les Frères musulmans et les représentants du régime de Vichy protégés par les Turcs et les Syriens alliés des nazis.

https://youtu.be/d-X_c_xoiYU

Le témoignage de cette religieuse francophone illustre la complexité de la société syrienne que le dictateur Al Assad parvenait à contenir. Le Hezbollah a réaffirmé son soutien à Bachar-al-Assad après les récentes frappes américaines.(8)

Il est dommageable pour tous que l’histoire de la Syrie depuis 527 et les relations compliquées que nous avons entretenues avec ce pays n’aient rien enseigné aux responsables occidentaux, ce qui fait le lit des pays asiatiques et de la Russie qui sont en train de tirer les marrons économiques du feu. Si nos dirigeants avaient compris que le plus grand danger qui guette notre civilisation est le djihad, ils auraient fait alliance avec Bachar-al-Assad contre l’Etat islamique et ses mercenaires mais, à en croire la plupart des candidats à l’élection présidentielle, nos meilleurs amis seraient les musulmans, ce qui vaut bien quelques accommodements raisonnables avec leurs menaces et leurs exigences exponentielles. Et tant pis pour le peuple syrien qui ne demande qu’à vivre tranquille.

La France de Hollande a prétexté le sauvetage des réfugiés syriens  chrétiens qui ont la sympathie du pays (7) pour ouvrir ses portes aux migrants musulmans d’Asie et d’Afrique qui constituent la majeure partie des arrivants. La plupart des Syriens sont restés pour défendre leur pays ou fuir pas trop loin, au Liban, en Turquie ou en Jordanie en espérant y revenir bientôt. Si l’Etat français avait réellement voulu aider le peuple syrien, il aurait soutenu Bachar-al-Assad et apporté une aide humanitaire aux réfugiés aux frontières de leur pays et ne serait pas allé sur place les encourager à émigrer au-delà de la Méditerranée.

Le 17 avril, nous verrons ce qui se passera en Syrie et en France sur le terrain de la guerre et si nos 11 candidats à l’élection présidentielle auront une pensée positive pour le peuple syrien malgré leur indigestion d’œufs de Pâques et de l’agneau de libération pour les juifs et de résurrection du Christ pour les chrétiens.

Alice Braitberg

Pour en savoir plus 

(1) Histoire de la Syrie de 527 à 2013 https://laconnectrice.wordpress.com/2013/09/03/france-syrie-et-liban-chronologie-dun-desastre-527-3-septembre-2013/

(2) Erdogan qui a soutenu Daech s’est allié à la France, aux US  et à la Grande-Bretagne contre Bachar Al Assad avant de rejoindre l’Arabie saoudite et le Qatar

La Turquie a donc insisté pour qu’Assad fasse des réformes. Face au refus de Damas, Ankara a pris le parti des opposants, en accord à l’époque avec les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Quand le parlement britannique, puis les États-Unis ont refusé l’intervention en Syrie en 2013, la Turquie et la France se sont retrouvées seules sur la ligne dure anti-Assad. Puis la France a lâché aussi, et Erdogan s’est retrouvé dans l’axe sunnite, aux côtés de l’Arabie saoudite et du Qatar, enfermé dans un positionnement confessionnel. http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/29/01003-20150729ARTFIG00305-entre-assad-daech-et-les-kurdes-l-impossible-equation-d-erdogan.php

(3) L’armée chinoise en Syrie. 16 milliards d’investissement dans l’exploitation du pétrole et accords de reconstruction des infrastructures de communication.  http://www.strategic-culture.org/news/2016/09/22/china-joins-russia-in-syria-shaping-new-anti-terrorist-alliance.html

(4) Vidéo des intervenants au colloque Syrie du 11/04/2017. Précis et court.  http://www.bvoltaire.fr/colloque-syrie-rendre-a-conflit-terrible-toute-complexite/

(5) http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/un-vice-ministre-syrien-en-colloque-a-paris-et-thierry-mariani-repondent-a-l-indignation-de-jean-marc-ayrault_2142164.html

(6) Importance stratégique de la Syrie pour les oléoducs et gazoducs https://laconnectrice.wordpress.com/2016/03/12/syrie-nos-dirigeants-nont-rien-appris-de-son-histoire/

(7) Les Français favorables à l’accueil des chrétiens de Syrie en 2014

la vice- présidente de l’ Association d’aide aux minorités d’Orient ( AEMO ) préfère voir le problème d’un point de vue économique . « La France n’a accueilli que 1850 chrétiens d’Orient depuis le début des conflits. Rien à voir avec les dizaines de milliers de migrants qui transitent. La France n’a pas la possibilité de tous les intégrer », souligne Elisabeth Gobry. Selon la militante, les migrants « ne sont pas tous éduqués et viennent souvent pour des raisons économiques  » là où les chrétiens d’Orient « ont des diplômes et ont vu leurs biens spoliés par les terroristes ».  » Calais , c’est quand même autre chose que Notre-Dame de Chaldée », s’emporte-t-elle, évoquant ainsi les risques d’une montée de la délinquance. Les seuls chiffres sur ce sujet proviennent des syndicats de police et n’ont jamais été confirmés par les autorités.  http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-sort-des-migrants-emeut-il-moins-que-celui-des-chretiens-d-orient_1712284.html

(8) Les sacrifices auxquels se soumet le Hezbollah en Syrie pourraient finalement lui rapporter gros. L’espèce d’équilibre de la terreur en train de s’installer avec Israël est une assurance contre toute intervention militaire future de l’Etat hébreux et pérennise la présence du « parti de Dieu » au Liban. Il convient de mettre tout cela en relation avec la brusque décision de l’Arabie saoudite de couper son aide financière militaire à Beyrouth et des pétromonarchies fondamentalistes du Golfe d’appeler sans rire leurs ressortissants à quitter le pays, arguant de la « mainmise du Hezbollah sur l’Etat libanais ». http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/02/quand-le-hezbollah-profite-de-l-intervention-russe.html

 

 




La Turquie islamiste descend un chasseur russe : vers la guerre ?

erdoganetsafemme

La Turquie montre sa réalité et toutes les Merkel du monde ne pourront désormais suffire pour tenter de faire passer la Turquie pour un pays européen compatible à l’Union Européenne.
Assistons-nous aux prémices d’une prochaine guerre mondiale ? Il fut un temps où il suffisait de tuer un Archiduc et que crescendo, de fil en aiguille, peu à peu, par les effets des diverses alliances, une guerre européenne puis mondiale s’engagea.
Au tout début en France, c’était la fleur au fusil pour les soldats français aux cris de « Alsace, Lorraine », comme une vieille revanche pour une guerre perdue en 1871. Tout cela a fini par une guerre mondiale qui détruisit les Empires européens et, de fait, l’Europe au profit de l’émergence des Etats-Unis sur le théâtre mondial.
Cette guerre terminée se prolongea encore un peu jusqu’en 1922 (Pologne, Turquie) et permit de décortiquer l’Empire Ottoman et de mettre en place des états fabriqués sur mesure par les vainqueurs sans trop tenir compte des ethnies, aussi bien en Europe centrale d’ailleurs qu’au Moyen-Orient. Ces nouveaux états ont été le prétexte des nazis d’Hitler pour la deuxième guerre mondiale. Quelques répercussions en Irak et en Syrie vite matées par les Anglais et les Français.
Demain, c’est la suite ! La continuité d’une situation imposée aux populations datant de presque un siècle. Ces répercussions au Moyen-Orient seront, si l’on suit le raisonnement, le prétexte de la troisième. J’espère me tromper croyez-le.
L’Irak, la Syrie, le Liban, et dans une moindre mesure la Libye peuvent être le point de départ de ce conflit. Toujours se souvenir que les Kurdes furent les grands cocus du marché des états vainqueurs de 14-18. Le peuple kurde existe, sa culture est bien réelle, son existence patente et beaucoup de musulmans ignorent que Ṣalāḥ ad-Dīn Yūsuf dit Saladin le conquérant,  si ce n’est l’occupant de la Jérusalem chrétienne, était un musulman kurde, un Indo-Européen comme les Turcs, et non un Arabe.
Les Kurdes, à qui l’on avait promis un espace, un pays, ont été trahis par la France et l’Angleterre et se sont retrouvés à cheval sur trois pays, l’Iran, l’Irak, la Syrie. Un immense doigt d’honneur à la seule et réelle communauté nationale du Moyen-Orient. Cela a généré une rancune tenace et un foyer de révoltes permanentes.
Puis, après la seconde guerre mondiale, vint la politique d’imposition américaine sur le Moyen-Orient. Sa volonté de s’assurer (s’accaparer ?) le pétrole, sa complicité avec l’Arabie Saoudite wahhabite depuis 1945, son occupation de l’Irak en 2003, le refus de reprendre le personnel de l’administration de Saddam Hussein sont devenus le terreau de cette situation qui nous a menés au bord du gouffre. Tout cela avec la complicité des peuples européens dont la France, l’Angleterre et l’Allemagne.
Ce terreau sur le sable et le pétrole va s’enflammer. La Turquie s’ingénie à allumer des mèches. Cela l’arrange pour contrecarrer les Kurdes de Turquie. Cette Turquie refuse d’imaginer une région kurde autonome et aura donc probablement, à terme, une patrie kurde. Cela se fera dans le sang et les larmes. La Turquie dit s’attaquer à Daesh mais règle des comptes et bombarde surtout les Kurdes qui se trouvent en Syrie et en Irak. Première grande trahison de la Turquie que de bombarder des femmes et des hommes qui se battent sur le terrain contre l’islamisme et sont les sauveurs des chrétiens et des Yazidis.
Elle menace la Russie qui, dit-elle, survole son territoire. La belle affaire. Tant qu’elle menaçait ce n’était pas très grave, mais cette fois-ci elle a descendu en vol un chasseur russe, a tué au moins un pilote dans l’état de l’information, à l’heure où j’écris ce texte.
https://www.youtube.com/watch?time_continue=32&v=dtV7zpD0MSY
Nous connaissons les Russes, et surtout Vladimir Poutine, à travers l’histoire ancienne des Russes et celle récente de Poutine. L’image de la Russie dans le monde a été touchée, voire bousculée. Il y aura forcément des conséquences à terme.  Vladimir ne peut accepter si ce n’est vis à vis des peuples musulmans de Russie de ne pas répondre d’une manière où d’une autre. Pour le moment c’est un communiqué de Dimitri Peskov, porte-parole du président Vladimir Poutine qui déclare : Le Kremlin a qualifié mardi la destruction d’un chasseur-bombardier de l’armée russe en Syrie d’« incident très sérieux ». « Il est simplement impossible de dire quelque chose sans disposer de toutes les informations ». La Russie réagira c’est une évidence. La Turquie ne peut pas s’absoudre de son acte.

La Turquie a fait un choix ! Son « intégrité territoriale » est plus importante alors même que la guerre contre le terrorisme, le nazislamisme, est le but de ces « écarts » Russes, si toutefois ils existent (la Russie dément) dans le ciel de la Turquie. Un peu comme si la Suisse en 1945 avait descendu en vol un bombardier américain allant sur l’Allemagne nazie.

Les jours prochains vont être cruciaux.

Vladimir Poutine

La Turquie devra répondre de son acte belliqueux. Elle ne pourra pas faire oublier non plus sa passivité, si ce n’est sa complicité, avec les terroristes de Daesh qui passent par son territoire. Ainsi d’ailleurs que sa facilité à laisser passer des pseudos réfugiés (déserteurs) en Europe.
Il faudra bien un jour que Bruxelles prenne en compte ces réalités et cesse de vouloir nous imposer cette Turquie qui n’a rien d’européenne. Cette Turquie islamiste poursuit son rêve de restauration de l’Empire Ottoman. Les Hongrois l’ont bien compris, eux qui ont subi cet Empire totalitaire sur plusieurs siècles. Cet Empire esclavagiste, grand fournisseur d’esclaves blancs sur l’ensemble de son territoire. Les états centraux de l’Europe, eux, s’en souviennent.
Les Français n’apprennent plus l’Histoire dans les écoles et encore moins la chronologie. C’est une façon facile de tuer la réflexion historique des faits. Nos « savants pédagogiques » mélangent tout et mettent tout dans le même sac. À force de tout relativiser, ils auront fait d’un grand peuple un troupeau de moutons. Eux aussi sont responsables.
Pour conclure, j’adresse une pensée pour le génocide des Arméniens, cette épuration ethnique sanguinaire et monstrueuse de chrétiens, un peu comme celle des chrétiens en Irak et en Syrie aujourd’hui. Tout se tient et il n’y a rien de fatal, sauf si l’on souhaite mettre des mines sous les pas des générations futures.
Gérard Brazon (Le Blog)




Islam et bombe atomique iranienne : mes divergences avec MM. Pipes et Millière

Un ami de Résistance Républicaine vient de m’offrir un livre d’entretien entre l’islamologue américain Daniel Pipes et l’intellectuel français Guy Millière. Il est intitulé « Face à l’islam radical » et sous-titré « Un regard plus profond sur le Proche-Orient et le péril islamiste ».

Face à l'islam radical : Un regard plus profond sur le Proche-Orient et le péril islamiste
Cliquez sur le livre pour le commander sur Amazon

Ce livre de soixante-dix-sept pages nous donne à lire deux intellectuels lucides sur les dangers de l’islam radical. Le problème est qu’ils croient encore à la chimère de l’islam modéré qui pourrait,  selon leur hypothèse, contrer le premier ou même devenir la solution. C’est comme si l’expérience historique d’Atatürk – entre autres – n’était pas assez probante : l’islam, cette vision intrinsèquement totalitaire des êtres et du monde, tout autant que le communisme, il faut s’atteler, un peu plus me semble-t-il que le fondateur de la Turquie moderne, à le démanteler, à l’éradiquer (1), faute de quoi il  repousse avec une ténacité de chiendent (2) qui finit par submerger des pans entiers de la vie et par étouffer nos libertés individuelles et collectives.

Ces deux intellectuels sont d’autant moins excusables qu’ils connaissent l’histoire ancienne et récente de l’islam. On voit bien que leur approche à courte vue de nos problèmes avec l’islam leur fait escamoter les questions qui fâchent, celles qui permettent d’aller au plus profond des choses.

Exemple :

A la page 19, Daniel Pipes énonce ceci : « … L’islam radical avance. Il va continuer à avancer. Mais il n’est pas tout l’islam. Il doit être combattu en disant que l’histoire et la réalité de l’islam ne se résument pas à l’islam radical.
L’islam est une religion qui a existé avant l’islam radical, et qui existera après lui. »

Là, je m’attendais à ce que Guy Millière fasse preuve de quelque esprit pour mettre à nu ces phrases qui ne nous apprennent pas grand chose. Poser une question décisive permet de débusquer ce type d’illusions qu’on nous ressert si souvent : « Et Mahomet, beau modèle de TOUS les musulmans, fait-il partie de l’islam radical ou tuait-il les juifs et les mécréants avec modération ? ». Mais Guy Millière est trop conformiste pour poser une telle question.

Cette distinction factice entre « islam modéré » et « islam radical » amène Daniel Pipes à nous faire croire qu’il existe des chimères nommées « réformateurs de l’islam » (page 20). Et si vous vous demandez pourquoi ces réels mirages du désert islamique n’ont pas réussi à endiguer l’inexorable avancée expansionniste de l’islam radical, Daniel Pipes vous répondra tout simplement : « Dans les pays occidentaux où on pourrait les entendre davantage, on ne les entend pas parce qu’on ne leur donne pas la parole, ou beaucoup trop peu » ; « La voix des modérés est étouffée aussi au sein du monde occidental ». Autrement dit, c’est aussi de notre faute, braves gens !

En voilà une fausse affirmation que notre ami Guy Millière ne relève même pas ! Depuis le temps que nos médias nous bassinent avec ces soi-disant musulmans modérés et que nos éditeurs vont jusqu’à nous inventer, tenez-vous bien, un « islam des Lumières » et nous servir tant d’éloges des « nouveaux penseurs de l’islam », on se demande si nos deux auteurs n’ont pas fini par succomber aux charmes de ces écrans de fumée et s’ils n’aiment pas inhaler, à pleins poumons, ce succédané des opiacés. Nos auteurs ne sont pas encore prêts à considérer que l’islam ça ne se réforme pas, ça se combat, ça se défait, ça se démonte et ça se déboulonne, comme Staline, Saddam et Mahomet.

Et c’est à la page 30 qu’on découvre un peu mieux l’inconséquence des deux auteurs. Nonnie Darwich et Wafa Sultan leur servent de personnages qui donnent corps à ces réformateurs à qui l’on ne donnerait pas suffisamment la parole. Mais les auteurs évitent de préciser que, justement, ces deux femmes aux paroles authentiques et courageuses, tout autant que Ayan Hirsi Ali, se battent avant tout contre les fausses « bonnes idées » propagées par Daniel Pipes et Guy Millière. J’ose espérer que nos deux auteurs finiront par comprendre les propos tout à fait limpides de Wafa Sultan qui statue « Le problème c’est l’islam ! ». Tout simplement.

[youtube RFN8ahYN1b0 nolink]

Ouvrez bien les yeux et débouchez votre entendement, les amis !

Mais pourquoi est-ce que des intellectuels, aussi lucides et réputés que Daniel Pipes et Guy Millière, se révèlent sourds et aveugles face à ces quelques vérités basiques rappelées par cette dame qu’ils semblent apprécier ? Et pourquoi se concentrent-ils plutôt sur le conflit israélo-arabe requalifié en conflit avec l’islam radical ?

J’ose avancer quelques hypothèses :

Il est tout à fait étonnant que nos deux auteurs ne s’intéressent pas de plus près à l’Arabie Saoudite foyer historique de tout islam, autrement plus ancienne dans sa radicalité que l’Egypte et ses Frères musulmans, que l’Iran et ses mollahs, que la Turquie et ses fameux ‘islamistes modérés’. Daniel Pipes ne l’évoque que brièvement : « Face à l’avancée des radicaux, l’Arabie Saoudite, wahhabite, mais pas révolutionnaire, tente de faire exister un ‘bloc du statu quo’ » (p. 38).

Cet évitement du cœur de cible pourrait s’expliquer par le fait que l’Arabie Saoudite est un protégé historique et contractuel des Etats-Unis. Et c’est ainsi que le royaume wahhabite et ses satellites de la péninsule arabique se font facilement oublier par nos auteurs. Pourtant, c’est bien là que sont enfouis les radicaux qui secrètent et nous fournissent en ténèbres islamiques. C’est de cette contrée qu’est issue la majorité des terroristes du 11 septembre. C’est bien la monarchie wahhabite qui était, avec le Pakistan et les Emirats arabes unis, l’un des trois seuls pays à reconnaître et à soutenir le régime des Talibans. C’est bien ce charmant pays des Saouds qui nous a gratifié d’un célèbre et richissime fondateur d’al-Qaïda. Mais il est vrai que Daniel Pipes et Guy Millière ne sont ni les premiers ni les derniers à faire semblant de ne pas voir cette monstrueuse alliance contre-nature entre la plus puissante démocratie du monde et la plus rétrograde des monarchies islamiques. Cela leur évite d’aller au fond des choses et de commencer par dénoncer cette évidente duplicité islamo-américaine !

Tout aussi révélateur est le fait que nos deux auteurs n’évoquent pas le conflit pluriséculaire, y compris territorial, entre Arabes et Persans. Ils s’imaginent qu’on pourrait si facilement oublier ces pays arabes du Golfe ligués contre le peuple iranien qui avait tant souffert de la barbarie de ses propres mollahs et des persécutions de la police politique de sinistre mémoire sous le régime du Chah ; la Savak.

Contrairement à ce qu’écrivent MM. Pipes et Millière, il me semble qu’avec sa bombe atomique, l’Iran veut avant tout dissuader ses voisins arabes et sunnites. Politicien sans scrupules, Ahmadinedjad se hisse sur le dos des Libanais et surtout des habitants de Gaza auxquels ils n’a livré que des roquettes mal ajustées qui n’ont jamais réellement menacé les casernes israéliennes. Tout ce qu’elles atteignent comme objectif c’est de semer la terreur parmi des populations civiles et de livrer biens des civils aux raids d’Israël.

Contre ce dernier pays, déjà doté de la bombe atomique, et contre ses alliés occidentaux, l’Iran ne peut absolument rien. Israël sert avant tout de punching-ball verbal pour offrir un divertissement iranien aux peuples arabes, tant de fois dupés, nourris de mots haineux mais creux, se sachant incapables de tenir debout sur le ring des opérations. Et c’est ainsi qu’ils se satisfont de ces illusions symboliques que leur offrent les dirigeants de Téhéran et leurs semblables à Gaza, au Liban et dans les rangs des Frères musulmans.

Et pendant que Daniel Pipes et Guy Millière s’occupent surtout de cet affligeant  et lamentable spectacle du Moyen-Orient, de simples musulmans issus d’Afrique du Nord, de Turquie et d’Afrique saharienne continuent de consolider les murs de leurs ghettos islamiques dont les blocs élémentaires sont à base d’interdits alimentaires, vestimentaires, sexuels, matrimoniaux, bancaires, commerciaux et sépulcraux.

C’est bien l’islam et ses pratiques sociales, les plus quotidiennes et les plus banales, qui posent problème et qui sont à l’œuvre pour saper les fondations de la nation française et son ancestral creuset de fusion.

Tout compte fait, l’on peut légitimement se demander si l « islam radical » n’est pas un feu de diversion, support d’un trompe-l’œil magistralement exécuté.

Pascal Hilout, né Mohamed
______________________________________________________________

(1) – Les mots radical et éradiquer se réfèrent à la racine, à l’essence de quelque chose
(2) – Chiendent : graminée dont les racines longues et traçantes sont nuisibles aux cultures

 

 

Le 22 juin 2012, Guy Millière a publié une réponse à cet article : Cliquez ici pour la lire