Tamerlan Tsarnaïev a raison : il n’y a rien de commun entre un Américain et un islamiste tchetchène

http://www.lefigaro.fr/international/2013/04/19/01003-20130419ARTFIG00590-la-derive-djihadiste-des-freres-tamerlan-et-djokhar-tsarnaiev.php

A un photographe américain, Tamerlan Tsarnaïev, le frère aîné responsable de la boucherie du marathon de Boston, confiait il y a peu à propos des Américains :

«  Je n’ai aucun ami américain, je n’arrive pas à les comprendre « .

La vérité sort -elle de la bouche d’un djihadiste ?

Que peut bien comprendre, en effet, quelqu’un qui se décrit comme »très religieux, qui ne boit plus plus ni ne fume plus » à un Américain vivant dans un pays très attaché à sa liberté d’expression, à son mode de vie consumériste, à sa liberté d’action ?

Quels points communs pourrait-il y avoir entre un monde – le sien- enfermé sur lui -même, régenté par des milliers de fatwas ( 1 )  et celui qui prône la liberté, la démocratie, l’individualisme ?

Qu’est-ce-qui pourrait rapprocher 2 univers que tout oppose définitivement ?

Le rapport au progrès, à l’innovation, à la création, à l’art, à la culture dans son ensemble, au sport ?

Celui qui harmonise les relations entre les hommes et les femmes, entre les frères et les soeurs ?

RIEN

Qu’est-ce que Tamerlan pourrait comprendre et accepter de l’égalité entre les sexes, d’une femme indépendante qui ne se voile pas, qui s’insère dans la société grâce à son travail, et qui décide de sa sexualité, lui qui fut arrêté pour violences sur sa petite amie italo-portugaise ?

Le djihadiste Tsarnaïev vit aux antipodes intellectuelles, scientifiques, affectives, sociales et même religieuses des valeurs américaines et occidentales, en général.

Même la relation au temps- en tant que Musulman-  de part sa perception restrictive du monde environnant se trouve être diamétralement opposée à celle des Européens :

– passé, présent, futur pour ces derniers.

– passé et présent en terre d’Islam. Le passé, c’est avant la Révélation,  c’est l’accompli révolu ;  le présent, c’est l’inaccompli, ce qui est en cours et jamais achevé, c’est l’Islam hic et nunc et permanent dans tous ses interdits.

Il n’y avait donc quasiment aucune chance pour que les frères Tchéchènes s’adaptent et adoptent les us et coutumes de leur pays d’accueil. L’avenir étant le grand sacrifié dans la religion Mahométane, aucune victoire dans la boxe ou ailleurs, aucune bourse d’étude généreusement accordée n’ auraient  jamais  été en mesure d’influencer la binarité avec laquelle ils appréhendaient l’ existence.

En revanche, tout échec ou vécu comme tel est durement ressenti, et, par incapacité mentale à regarder  leur avenir , c’est à l’extérieur qu’ils projettent  leurs frustrations présentes,  rendant alors responsable de leurs défaites ou de leurs erreurs cette monstrueuse société capitaliste,  quand bien même celle -là même leur avait donné leur chance.

Les Tasarnaïev, âgés de 16 et 9 ans en 2003, arrivés aux Etats Unis après avoir connu les atrocités de la guerre russo-tchéchène, 2 frères doués à qui l’Amérique a donné leur chance se sont retournés contre elle en perpétrant un attentat meurtrier dont la méthode est d’autant plus cruelle qu’elle ne visait  pas tant à tuer qu’à mutiler. 

http://www.directmatin.fr/monde/2013-04-16/billes-clous-les-bombes-de-boston-etaient-concues-pour-mutiler-438513

Concevoir des bombes visant avant tout à porter atteinte à l’intégrité physique des personnes signifie très clairement la volonté de ne jamais être oubliés des victimes et de leurs familles, et cela procède du désir morbide que la souffrance ne s’arrête jamais. 

Ici , maintenant et à tout jamais.

On pourrait comparer avec un arrêt sur image : rien ne bouge, rien ne change,  le temps reste figé dans un passé  et un présent identiquement douloureux puisque le pardon est rendu inaccessible par absence de vision à long terme. Qui plus est, le pardon ayant besoin de temps pour s’exprimer, l’Islam restant claquemuré entre un passé avant Mahomet qu’il combat encore et un présent qui fait du sur place, aucune rédemption ne peut être envisageable pour un Musulman envers son prochain, et , on s’en doute, à fortiori envers un non Musulman.

En exacte adéquation avec le dogme où les règles, les contraintes, les interdits, les obligations, les recommandations ( léger infléchissement pour ces dernières quand Allah décide qu’un progrès s’avère utile à la cause ) qui, comme tout dogme qui se respecte, est donc  immuable.

Et quelles conséquences sur les individus quand une société coercitive régente jusque dans les moindres détails leur vie quotidienne ?

Quelles conséquences sur la vie sociale, et sur la vie tout court quand 5 fois par jour, il est ordonné d’interrompre tout acte, tout travail pour se tourner vers la Mecque pour ânonner des incantations ?

Les intelligences sont tuées dans l’oeuf ramenant l’être humain à un monde sans nuance, prisonnier de lui- même  au sein duquel seule la barbarie trouve épanouissement.

Tamerlan et Djokhar, parce qu’ils sont Musulmans, n’avaient aucune raison d’être ni désireux ni capables de se fondre dans une société dont les aspects allant du social, du juridique, du privé, de l’intime, sont en contradiction avec les principes fondateurs du Coran.

Tamerlan et Djokhar, endoctrinés dès leur naissance, en quelque sorte façonnés par Allah en personne selon la croyance en un islam incrée, sont convaincus définitivement de détenir la Vérité, et en dépit probablement de doutes et quelques vacillements, ils ne peuvent intrinsèquement pas s’intégrer dans  une société toujours en évolution dans laquelle la notion d’avenir est indispensable en tant que dernier maillon de la chaîne du temps qui seul assoie les décisions présentes.

Les 2 Tchéchènes, Mohammed Atta, l’un des pilotes des attentats du 11 septembre, Zacarias Massaoui l’un de ses complices, les 4 kamikazes britanniques des attentats de Londres, et plus récemment Mohammed Merah nous donnent la preuve que bien que doués pour certains d’entre eux,  nés en Occident pour d’ autres, l’Islam n’a pas vocation à s’adapter, encore moins à se dissoudre, en revanche, il nous prouve par ces actes barbares sa volonté d’ expansion et d’asservissement.

Il n’y a de dieu qu’ALLAH !

Rappelons une nouvelle fois les très sages paroles de feu le roi du Maroc Hassan 2,  interviewé par Anne Sinclair :

Anne Sinclair :  » Est-ce que vous êtes pour ou contre l’intégration ? « 

Hassan 2 :  » L ‘exprimeront-ils, qu’ils ne le pourront pas « … » C’est possible entre peuples européens, la trame est la même  » ;  » Ce seront de mauvais Français « .

[youtube]WX8MSLCgFb0[/youtube] 

http://www.youtube.com/watch?v=WX8MSLCgFb0

Tamerlan Tsarnaïev ne pouvait donc devenir qu’un mauvais américain :  il a  pris le risque  de mourir en bon Musulman.

Ecoutons encore le roi du Maroc parler de la laïcité et du droit musulman :  :

 » A partir du moment où on est Musulman, on ne peut pas être laïc « 

 » Le droit musulman nous colle à la peau, qu’on le veuille ou non, tant sur le droit public que sur le droit privé « 

[youtube]TWaDh-QhXbY[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=TWaDh-QhXbY

Et après cela, qui osera encore dire  »  On se savait pas ? « 

Caroline Corbières

(1) fatwa = fatoua : consultation juridique

« Reconquista ou la mort de l’Europe »  de René Marchand.

 

 

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